Bonjour à tous. Je suis désolée pour mon retard, je n'ai pas eu le temps de le corriger pour hier soir. Mais voici donc un chapitre, qui vous plaira je l'espère. Je ne posterai plus qu'un chapitre tous les quinze jours car j'ai commencé un nouvel OS et que j'écris aussi Paris en même temps ^^
Donc bonne lecture et à dans quinze jours!
Réponse aux reviews anonymes:
Li-san:
Je suis contente que tu aimes ^^ Est-ce qu'ils vont trouver ce qu'il a? Mystère... Voici la suite. Bonne lecture et à bientôt!
Chapitre 7
Quelque chose me réveille en sursaut. Grognant, je m'enfouis sous mes couvertures. Mais le bruit persiste et m'empêche de me rendormir. Las, je sors ma baguette et lance un « Tempus » chuchoté. Il est sept heures du matin et nous sommes un mercredi. Cela fait trois semaines que je suis à Saint-Mangouste.
Le bruit persiste. On dirait des coups contre la vitre. Regardant à nouveau l'heure, je me lève brusquement. Un sourire un peu idiot nait sur mon visage lorsque je vois une chouette blanche au regard courroucé.
« Hedwige! »
Je me précipite pour lui ouvrir la fenêtre et elle vole jusqu'à mon bureau. Je m'approche et elle me tourne le dos pour montrer son mécontentement. Avec un sourire d'excuse, je lui dis:
« Je suis désolé ma belle. Tu sais bien que je ne suis pas du matin. Si je pouvais lui répondre, je dirai à Harry de ne pas t'envoyer si tôt. Mais tu sais que je n'en ai pas le droit. »
Mais yeux se baissent. Mon moral est retombé à zéro maintenant que je me rappelle ma condition. Sentant mon mal-être, Hedwige se retourne et me mordille le doigt pour me consoler. Je retiens mes larmes et la caresse.
Après ce moment de complicité avec ma nouvelle et précieuse amie à plumes, je récupère le précieux présent. Plusieurs feuilles de cours sont enroulés dans une lettre plus longue. Tous les cours de hier sont soigneusement écris par Harry. Je les pose sur un côté de mon bureau et je déplie le dernier parchemin.
« Mon cher amour,
Comme tous les matins, je me lève tôt pour t'envoyer les cours de la veille. Je les ai relus hier soir pour être sur qu'ils soient lisibles. Mais ne crois pas que je manque de sommeil. Il me semble que je ne pourrai retrouver le repos que lorsque je serai dans tes bras. Donc oui, le sommeil me fuit. Mais mes notes se sont fortement améliorées grâce à toi. Si je réussis mes Aspics, je ne le devrai qu'à toi. Et je te dois déjà tant de chose mon ange.
Pour les cours, tu verras, il n'y a pas vraiment de notions difficiles. Enfin, à part pour la divination mais c'est une matière que je maitrise très mal! J'espère que mes notes te permettent de rattraper ton retard.
Je n'ai toujours pas de nouvelles de toi. J'espère que tu vas bien. Te languis-tu de moi? Je l'espère de tout mon cœur, et j'attends avec impatience le moment de nos retrouvailles.
Un fan club a vu le jour en ton honneur à Poudlard. Comme je suis ton plus grand admirateur, on m'a demandé d'en être le président. J'ai bien sur accepté. Tout est mis en œuvre pour que ton retour se passe du mieux possible. Mais je ne te dis rien de plus. Je veux que tu le découvres par toi-même.
Dans ma dernière lettre, je te parlais de la nouvelle association d'Hermione. Tu seras surement heureux de savoir que sa demande de subvention a été accordée par le ministre de la magie. Les créatures magiques ont désormais une chance de s'intégrer à notre monde. J'en suis très heureux! Et je sais que, avec ton amour pour notre monde, tu es heureux toi aussi de cette nouvelle. Et si tu voyais Hermione! Elle est toute excitée. C'est assez marrant en fait! Ron a du mal à la suivre.
Je sais que tu ne veux pas que je touche à tes chers Serpentards. Et je m'excuse de ne pas avoir respecté tes désirs. En effet, je n'ai pas pu supporter l'hystérie de Deber quand elle a apprit que j'étais le président de ton fan-club. J'étais tellement en colère que j'ai teins ses cheveux en rouge et or. Je sais que c'est bas comme vengeance, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. J'espère que tu me le pardonneras!
J'ai beaucoup parlé avec Blaise et Théodore. Même si on s'entend plutôt bien depuis la guerre, j'aime encore plus parler avec eux maintenant car ça me rapproche de toi. J'espère que tu apprécie mes efforts et, si ça ne suffit pas, je suis prêt à faire plus. Si seulement tu pouvais me répondre pour que je sache quoi faire pour te contenter.
Je vais te laisser mon amour. Je dois me préparer pour les cours et confier cette lettre à Hedwige avant d'aller manger. Elle est mon seul lien avec toi et elle m'est plus précieuse encore.
Je t'aime mon ange. Je t'aime de tout mon cœur et de toute mon âme. J'espère que nous nous retrouverons bientôt. À demain.
Ton Harry »
Maintenant habitué, je ne verse pas de larme. Je sais que l'amour d'Harry n'est pas réel. Et toutes les lettres de mes fans me renforcent dans mes convictions. Même si cela me fait souffrir, je me fais peu à peu une raison. Il ne sera jamais à moi. Ce rêve n'était qu'une illusion.
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Je suis allongé sur un lit d'opérations magiques et le docteur Ress pointe sa baguette sur mon crâne. Il m'endort d'un sort informulé.
Plusieurs heures après, je me réveille. Je suis un peu ensuqué mais ça ne m'empêche pas de remarquer les airs sombres de Severus, du docteur Ress et de sa femme. Un peu plus réveillé, je me relève et m'adosse à la tête de lit.
« Qu'y-a t-il? Qu'est-ce que mon cerveau vous a apprit? »
Severus pose sa main sur mon épaule et Jenny Ress me prend la main.
« Je n'ai rien appris.
-Rien? »
Il acquiesce. Mes yeux se baissent et les larmes coulent sur mes joues.
« Mais alors! Vous m'avez fait tous les tests possibles et imaginables. Si je n'ai rien, je ne devrais pas attirer les gens ainsi! Je ne comprend pas.
-Nous non plus Drago.
-Et ce n'est même pas le plus grave. »
Inquiet, je me tourne vers mon parrain.
« Quoi? Que se passe t-il?
-A la fin de la guerre, les hôpitaux magiques et moldus ont été débordés par les blessés. Il y a très peu de place à Saint-Mangouste. Et tous les examens que le docteur Ress a fait montre que tu n'as rien. D'après les nouvelles lois en vigueur pour éviter la surpopulation dans les hôpitaux, tu ne pourras pas rester ici.
-Mais je suis malade!
-Pas d'après les examens que je t'ai fait. Théoriquement, tu n'as absolument rien. »
Fatigué et déçu, je fond en larme dans les bras de Jenny.
« Qu'est-ce que je vais faire alors?
-Tu vas rester ici quelques jours encore. Je te prendrai encore du sang pour l'envoyer à des confrères. Je vais faire d'autres recherches. Des sorciers japonais étudient déjà ton cas. Je te promets de tout faire pour résoudre cette énigme.
-Merci docteur. »
Jenny et Thomas Ress me laisse avec Severus. Quand nous sommes seuls, il me prend dans ses bras. Cela est suffisamment rare pour me refaire pleurer. En fait, je ne fais que ça de mes journées, pleurer.
« Severus, je peux te demander quelque chose.
-Oui, bien sur. »
Je m'éloignes de ses bras et essuies mes larmes. Fièrement, du moins, avec le peu de fierté qu'il me reste, je me redresse et relève mon visage vers celui de mon père de substitution.
« Ça fait longtemps que je suis ici et je ne pourrais certainement pas aller voir mes parents de sitôt. Je sais que tu n'aimes pas ça et je te le demande comme une faveur particulièrement importante. Peux-tu te rendre auprès de mes parents pour t'assurer qu'ils vont bien?
-Je le ferai.
-Merci. »
Après m'avoir serré l'épaule, il s'en va. Refusant de me laisser aller à nouveau, je sors de ma table de nuit la montre à gousset de mon père. La serrant contre moi, je me fais la promesse de ne plus pleurer. Enfin, plus autant.
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Nous sommes mercredi soir et je lis un des romans fantastiques que Mathilde m'a prêté quand un coup contre la fenêtre me surprend. Voyant un hiboux roux, je m'approche de la fenêtre et lui ouvre. Je récupère la lettre qu'il me tend et je le laisse se reposer dans le coin que j'ai fait pour les hiboux.
Je m'attend à une lettre d'un de mes fans, je suis donc très surpris lorsque je vois une écriture que je connais très bien. En fait, il y a quatre feuilles, écrites chacune par une personne différente. La première est d'Hermione.
« Très cher Draco,
Je suis inquiète car nous ne recevons pas de tes nouvelles ici. J'espère que tout va bien et que les docteurs trouveront vite ce que tu as! À Poudlard, rien n'a vraiment changé, si ce n'est le nombre de tes fans. Je me languis que tout rentre dans l'ordre et que tu puisses reprendre tes études rapidement. C'est que les aspics avancent à grand pas!
Sinon, j'ai une super nouvelle! Ma demande de subventions a été accordé par le ministre. Mon combat rassemble de plus en plus de monde. Je suis sure qu'un jour les créatures magiques auront autant de droits que nous!
Bon rétablissement et à très bientôt!
Hermione. »
Je souris. Hermione ne changera jamais! Je passe alors à la lettre suivante et je suis surpris de lire la signature:
« Malfoy,
Je ne sais pas vraiment quoi écrire mais Hermione m'a demandé de te mettre un mot et, comme je ne peux rien refuser à ma Hermy, ben voilà. J'espère quand même que tu vas bien. Et que cette histoire va vite se finir parce que je ne reconnais plus mon meilleur ami. Et parce que Hermione est dingue à l'idée que tu pourrais rater tes Aspics. Elle est plus inquiète pour toi que pour moi, c'est pour te dire!
Bon, ben soignes-toi bien et à bientôt.
Ron. »
Je suis touché par ce mot. Même si je n'ai jamais été proche de Weasley, il reste le meilleur ami de l'homme que j'aime. Refusant de m'attarder sur le fait qu'il ne reconnaisse plus son meilleur ami, je range sa lettre avec celle d'Hermione et je passe à la suivante.
« Coucou mon p'tit Dragon!
Et oui, moi aussi je t'écris. On fait un convoi commun pour réduire les frais de livraison. Non, je plaisante. Enfin, tu le sais qu'on ne paye pas de frais de livraison, hein?
Tu me manques frangin. J'espère que tu ne déprimes pas trop tout seul à Saint-Mangouste, même si je ne me fais pas trop d'illusions sur ton état. Je m'inquiète beaucoup, et tu sais que ce n'est pas de moi!
J'espère que tu reviendras rapidement avec nous. Je t'aime fort mon frère et je sais que toi aussi tu t'aimes alors reprend toi! À bientôt!
Ton Blaisou. »
Je lève un sourcil vexé. Pourquoi tant de mièvreries? Qu'ai-je fais pour mériter ça? Ne m'attardant pas plus sur une lettre qui me touche malgré moi, je passe à la dernière lettre.
« Cher Draco,
J'espère que tu vas bien et que les médecins ont pu trouver une solution à ton problème. Tout va bien à Poudlard, même si c'est un peu bruyant. Blaise ne me laisse pas un moment à moi. Tu crois que c'est normal? Enfin, vivement que tu récupères ton lit pour qu'il se calme un peu.
A bientôt.
Théodore. »
Un sourire discret apparaît sur mes lèvres. Typiquement Théodorien. Je me languis de les revoir, même si je ne risque pas de dire qu'ils me manquent. Enfin, je ne suis pas sur que Weasley me manque vraiment mais bon...
Je pousse un soupir. La personne qui me manque le plus est bien sur Harry. Mais il ne faut plus que j'y pense. C'est ainsi...
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Lisa m'accompagne jusqu'à la porte de la chambre. Des plateaux volent derrière elle. Elle me fait un grand sourire et me dit:
« Bon appétit Drago!
-Merci. »
Je lui fais un léger sourire et m'empare d'un des plateaux repas. J'entre dans ma chambre et y trouve Severus. Celui-ci est entrain d'afficher des dessins d'enfant qui me bouleversent.
« C'est les dessins de mes parents?
-Oui. Tu leur manques alors ils t'ont fait des dessins pour que tu ne les oublies pas. »
Je m'étais promis que je ne pleurerai plus mais c'est difficile.
« Ils vont bien?
-Oui. Ils sont même très heureux. »
Son regard est douloureux. Je sais à quel point il tient à mes parents. Même si il ne l'avouera jamais. Je pose mon plateau sur le bureau et lui fait le sourire le plus sincère possible.
« Tu partages mon repas Severus?
-Non, tu es trop mince. Il faut que tu manges! »
Je le fusille du regard.
« Même pas vrai! »
Il me sourit moqueusement. Je n'aime pas quand il ne me prend pas au sérieux comme ça. Quelque chose doit lui venir à l'esprit car il me demande, étonné:
« Mais tu peux sortir? Je croyais que tu étais confiné dans ta chambre! »
Je lui fais un sourire sincère. Mais seulement car je ne peux pas le retenir:
« Un docteur japonais a envoyé une sorte de remède au docteur Ress. Mais c'est un semi-remède.
-Un semi-remède?
-Oui. Les personnes qui ont été contaminées avant sont toujours attirées par moi. Mais je ne fais pas de nouvelles victimes.
-C'est déjà bien.
-Oui! Donc je peux sortir maintenant.
-Tant mieux. »
Nous nous sourions. Je ne suis pas guéris mais l'avenir s'annonce un peu moins sombre.
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Nous sommes jeudi et il est seize heures. Je lis la fin du livre de Mathilde pour éviter de penser à mon départ de Saint-Mangouste. En effet, je n'ai plus le droit de rester ici. Je ne suis pas assez « malade ». Je vais bientôt rentrer à Poudlard alors que mon problème n'est pas réglé. Même si je ne contamine plus d'autres personnes, tous les élèves de l'école ont été en contact avec moi. Et eux, ils ne sont pas guéris!
Ma lecture est interrompue par l'entrée précipitée de Jenny Ress.
« Je suis désolée Drago. Je ne peux pas leur interdire le passage.
-Qui ça? »
Je suis inquiet de son air paniqué. Elle est obligée de libérer le passage et Remus Lupin entre avec un air sombre sur le visage. Il est vite suivit par le ministre de la magie, Rufus Scrimgeour, et par Harry. Celui-ci tente de s'approcher de moi mais le directeur de Poudlard l'attrape par les épaules pour qu'il se tienne tranquille.
Cachant ma terreur et ma tristesse, je leur lance un regard hautain et leur demande froidement:
« Que puis-je faire pour vous messieurs? »
Le ministre se racle la gorge.
« Monsieur Potter ici présent a eu l'honneur de me demander votre main. En tant que ministre de la magie, je la lui ai accordé. Nous venons donc régler certains détails. »
Je lui dis, d'un ton qui ferait frémir un iceberg:
« Comme mon consentement par exemple? »
Il me fait un sourire dangereux et me répond:
« Oh, cela est acquis j'en suis sur. D'autant plus que vos parents seraient ravis de cette alliance. Enfin, ils le seraient si ils n'étaient pas des enfants, n'est-ce pas? Et les enfants sont très fragiles. Il ne faudrait pas qu'il leur arrive quelque chose, non? »
Lupin voit rouge:
« Vous n'êtes pas entrain de menacer un de mes élèves devant moi. N'est-ce pas Rufus?
-Bien sur que non. »
Le ministre est gêné. Les élections sont proches et il ne peut pas se permettre de se mettre Lupin à dos. Mais Harry est la personne la plus influente du monde magique aujourd'hui. Et, si il veut m'épouser, je sais qu'il y arrivera d'une manière ou d'une autre. C'est pour ça que, le plus fièrement possible malgré mon cœur brisé, je dis:
« J'accepte. Passons donc aux détails. »
