Chapitre 10 : La fin de la traque.

Duo :

Regardant une dernière fois la voiture qui se rendait jusqu'à la demeure de Treize, je pris ma décision. Ajustant mon fusil, je vis feu. Treize s'écroula alors sur son lit, mort. Ce que je redoutais eu alors lieu. La voiture de police obliqua vers moi. Je me mis alors à démonté mon fusil en quatrième vitesse avant de le ranger.

Heero :

Alors que l'on se dirigeait à toute vitesse vers la demeure de Treize, je vis un flash rompre l'obscurité de la nuit. Changeant aussitôt de direction, je me dirigeais vers l'endroit d'où se flash lumineux provenait. Trowa me dit :

Tu penses à ce que je pense ?

Oui, ça ressemblait très fort à la flamme sortant d'un fusil à lunette. Si c'est bien cela, il est trop tard pour Treize, mais son assassin ne peut pas être loin.

Trowa sortit alors son arme. Tenant le volant d'une main, j'en fis de même. C'est alors que je vis un mouvement dans l'ombre. Freinant, je m'arrêtais dans un dérapage. Sortant de la voiture d'un bon, je dis aussitôt :

Haut les mains.

Je savais qu'il y avait quelqu'un. Je distinguais faiblement sa silhouette dans le noir. Trowa se mit à joue, tout comme moi. Quelques secondes s'écoulèrent avant le premier mouvement. En un éclair tout fut terminé. Je vis notre suspect plonger dans les broussailles tandis que j'appuyais sur la détente. Le coup claqua comme un coup de tonnerre. Je ne savais pas si je l'avais touché. Trowa s'élança aussitôt à sa poursuite. Je suivis mon coéquipier. Alors qu'il était chargé d'un lourd sac, je le vis se faufiler et courir tel un renard poursuivis par une meute de chien. Je vis Trowa trébucher, continuant à suivre notre assassin, je fini cependant par le perdre de vue. C'est comme s'il s'était tout d'un coup évaporer. Je continuais cependant à le chercher pendant quelques minutes. Soupirant, j'abandonnais cependant les recherches en rebroussant chemin. J'entendis alors Trowa m'appeler :

Heero, vient m'aider.

Arrivant à sa hauteur, je vis qu'il était tombé dans une sorte de petit ravin. Heureusement pour lui, ce dernier n'était pas très profond. Lui tendant la main, il l'a saisi sans attendre. LE tirant vers moi, il se remit sur pied dès que possible. Je lui dis alors :

Je l'ai perdu. Le terrain descend un peu plus loin, et il fait trop sombre pour voir quoi que ce soit.

Je m'en doute, je n'avais pas vu ce stupide trou.

J'ai l'impression qu'il n'avait pas choisi cet endroit par hasard. Tu as remarqué ? Il y a des trous et des brouissons épineux par tout.

Une vraie souricière, il semblait bien connaître le terrain.

Possible.

Sur ce, je repris le chemin jusque notre voiture. Mais à peine quelques pas fait, Trowa me dit :

Vient m'aider, je me suis tordu la cheville.

Retournant auprès de mon ami, je passais une main dans son dos afin de l'aider. Une fois à la voiture, je repris le chemin jusqu'à la demeure de Treize. Me garant, j'aidais Trowa à sortir avant d'aller sonner. Une étrange effervescence régnait dans la demeure. On ouvrit cependant rapidement. Ce fut une jeune femme en pleure qui nous ouvrit. Je me dépêchais de me présenter :

Bonsoir madame, je me présente Heero Yuy et voici Trowa Barton, nous faisons partie de la police. Nous avons pourchassé un individu suspect rodant autour de chez vous. Malheureusement, il nous à échapper. LE terrain autour de votre maison lui a été favorable pour nous semer.

Je vis de retrouver mon cousin, mort dans sa chambre.

Pouvons-nous entré ?

Bien sûr.

Elle se décala alors pour nous laisser entrer. Elle fit son maximum pour cesser ses pleurs, en vain. Entrant dans la demeure, je lui demandais :

Où se trouve le corps de la victime ?

Dans sa chambre. 1er porte à gauche en haut de l'escalier.

Merci madame.

Je vais rester ici Heero, j'appelle Sally pendant que tu jettes un œil.

Très bien.

Je montais alors l'escalier avant de pénétrer dans la pièce en question. Je vis aussitôt les rideaux voler au vent nocturne. Mon regard se posa ensuite sur le corps, étendu face à la fenêtre. Une balle en pleine tête, rien à dire. Encore et toujours un travail de pro. Me penchant sur le corps, j'examinais la blessure sans pour autant toucher la victime. Il ne fallait pas que je contamine la scène de crime. La plaie était nette mais il ne me sembla pas voir l'éclat d'une balle dans cette dernière. Nous avions pourtant vu, Trowa et moi, l'assassin tirer. Il devait donc y avoir une balle, ce n'était pas possible autrement. Me plaçant à la fenêtre, je ne vis rien de suspect. Si ce n'est le corps étendu derrière moi, tout semblait normal.

Sally arriva relativement rapidement, ainsi qu'une autre équipe. Notre médecin légiste examina le corps mais ne retrouva aucune balle. Soupirant, je la remerciais tandis qu'il fit embarquer le corps. Une autre équipe s'occupa des draps et autres tandis que Trowa prit la déposions de la cousine de la victime. Une fois le tout fini, j'accompagnais Trowa jusque chez lui. Une fois Trowa rentré, je pris le chemin de ma maison. Arrivé sur place, je me dépêchais de rentré, alla me doucher et partit dormir sans manger. Je n'avais pas vraiment faim.

Duo :

Cette fois cela avait été chaud. Je m'étais tapis dans les broussailles afin d'échapper à mes poursuivant. Je sentais cependant du sang couler le long de mon bras. Le tire d'Heero m'avait effleuré. Heureusement je m'en sortais relativement bien. Tandis que j'observais Heero et Trowa remonté reprendre la voiture et continuer leur chemin jusqu'à la maison de ma victime, je me permis de souffler. Me redressant un minimum, je partis sorti discrètement de mon sac un flacon d'ammoniaque. Il était hors de question qu'il me piste avec des chiens. Je rependis donc le liquide âcre là où j'étais passé et aux endroits où mon sang avait touché terre. Une fois ma piste impossible à suivre, je retirais mon masque avant de prendre la direction de mon studio. Lorsqu'enfin je rentrais chez moi, il était presque 1h du matin. Aussitôt la porte fermée, Yuna vint me renifler. Lorsqu'elle sentit l'odeur du sang, il se frotta à moi avec force. Aussitôt, je la rassurais :

Ça va ma belle, rien de grave. Allez viens, je vais aller me doucher puis dodo.

Entrant dans la salle de bain, je vis Yuna me suivre. Elle resta cependant éloignée un maximum de la baignoire. Me débarrassant de ma combinaison avant de la mettre à laver. Je M'en occuperai demain. Réglant le jet d'eau bien chaud, j'entrais alors dessus en dénattant mes cheveux. Me lavant rapidement, je fini par mes cheveux avant de les placer du côté droit de mon corps. Je ne voulais pas qu'il soit souillé de sang. Sortant de la douche, je désinfectais la blessure avant de la recouvrir d'au pansement. Je me séchais ensuite les cheveux un maximum avec l'essuie avant de les tresser et d'aller dormir. Une fois coucher, Yuna s'installa tout contre moi.

Lorsque mon réveille sonna, je soupirais avant de me lever en ronchonnant. Attrapant mon réveille, je le remis sur la table de nuit avant d'aller faire un brin de toilette. Dans la salle de bain, j'enlevais le pansement de mon bras. La blessure était belle. Ni pus, ni infection. Parfais. Désinfectant le tout, je remis un propre bandage avant de m'habiller et d'aller déjeuner. Donnant une caresse à Yuna, je pris ensuite mon vélo pour me rendre au zoo. Une fois sur place, je m'occupais des affaires courantes sans trop de problème. Mais arrivé dans les enclos des lions, je vis Scar faire des siennes. Aussitôt, je m'avançais avant de dire :

Faut la paix à Simba emmerdeur.

Le lion me regarda avant de grogner. M'avançant d'un pas, je lui tendis la main. Il se figea. Je savais qu'il ne me ferait pas de mal mais je m'en méfiais quand même. Scar ne contrôlait pas sa force lorsqu'il me donnait des coups de patte. Attendant quelques minutes, il finit par se coucher. Souriant, je lui caressais alors la tête.

Là tu vois, gentil.

Je restais à le caresser pendant cinq bonnes minutes. Il finit cependant pas se lever avant d'aller se coucher plus loin. Le laissant tranquille, je m'occupais de remplacer l'eau des abreuvoirs. Une fois cela fini, je sorti de l'enclos. Mais alors que je m'étendais, j'entendis quelqu'un m'appeler. Me retournant, je vis qu'il s'agissait de Quatre. Souriant, je me rendis près de mon ami avant de dire :

Salut Quatre, quel bon vent t'amène ?

J'avais envie de discuter un peu avec toi.

Ok, pas de soucis, mais pas trop longtemps parce que si Wufei me vois, il va encore me traiter de tire au flan.

Ne t'en fait pas, je ne reste pas longtemps.

Il se mit alors à me parler de son dernier rendez-vous avec Trowa. Mais alors qu'il me disait comme sa soirée c'était terminée, il m'attrapa par le haut des épaules avant de me secouer en me disant :

Tu t'imagines. Je ne le connais que depuis peu et déjà nous avons…. Ça va Duo ?

Je ne pus retenir une grimace. Quatre appuyait assez fortement sur la blessure faite par Heero. Je le fis alors lâcher avant de lui dire :

Oui ça va, juste une égratignure au bras.

LE visage de Quatre s'assombri soudain. Je suis qu'il avait deviné. Il avait toujours été très doué pour connaitre ce que je voulais lui taire. Alors que ses yeux me lançais des éclairs, il me dit :

Ne me dit pas que c'est toi ?

De quoi Quatre ?

Ne fait pas l'innocent avec moi. L'information n'a pas encore été officialisée mais dans le monde des affaires ont dit que le fiancé de Réléna Peacecratf, Treize Khusherenada, a été assassiné cette nuit.

C'était un homme pourri Quatre et puis il me semble que ce n'est pas l'endroit pour en parler. J'ai du travail.

Sur ce, je m'éloignais rapidement. Quatre me rattrapa tout de même avant de me dire :

C'est bon je te laisse mais s'il te plait, je t'en supplie Duo, arrête. Cette fois tu as été blessé, la prochaine fois tu risques bien de te faire tuer.

Je ne sais pas Quatre, laisse-moi réfléchir.

Je laissais alors Quatre au milieu de d'allée avant d'entrer dans l'enclos des tigres. Je savais que Quatre ne pourrais pas m'y suivre. Jetant un œil derrière moi, je le vis s'éloigné. Je sentis alors un museau me pousser. Me retournant, je vis qu'il s'agissait de Luna. Cette dernière semblait avait du mal à se déplacer. Lui caressant la tête, je la fis s'allonger dans le coin de la cage qui était invisible des visiteurs. L'examinant rapidement, je vis qu'elle n'allait pas tarder à avoir ses petits. M'activant, j'attrapais ce qu'il fallait avant d'appeler le vétérinaire du zoo grâce à mon Gsm. Ce dernier arriva rapidement. Lorsqu'il entra dans la cage, Luna se mit à rugir fortement. Elle essaya de se relever afin de chasser l'intrus de son périmètre de défense. Je l'empêchais cependant de se relever en lui posant une main sur le cou en lui disant :

Calme toi ma belle, tout ira bien.

Duo si elle s'agite ainsi je vais devoir la tranquilliser, je n'ai pas ton don.

Ça va allez, je te jure qu'elle sera sage Peter.

Je te fais confiance mais au moindre mouvement suspect je la tranquillise.

OK.

Sur ce, je fis mon maximum pour qu'elle reste tranquille. Les petits virent au monde sans trop de problème. Quatre petites boules de poils. Tandis que Petre les examinait un à un, il me les passait dès qu'il avait fini. Les prenant délicatement, je les plaçais ensuite contre le ventre de leur mère. Dès le premier petit contre elle, Luna émit une sorte de ronronnement puissant. Lorsque nous fûmes certains que tout allait bien, Peter sorti le premier tandis que je le suivis de près. L'homme d'une cinquantaine d'année me salua alors avant d'aller prévenir Wufei de la naissance de 4 petits tigres en parfaite santé. Jetant un œil à mes vêtements, je décidais d'aller me changer avant de vaquer à mes occupations. Je repassais pourtant souvent voir comme la petite famille allait. Lorsque le zoo ferma, je fini mon travail avant de rentré. Sur le chemin du retour, je me mis à penser à Quatre. Il était vraiment inquiet pour moi. Lentement mes pensées dévièrent vers Heero. Il m'avait avoué avoir des sentiments pour moi. J'avais préféré finir ce contrat avant de lui répondre. Mais maintenant que Treize était mort, qu'allais-je faire. Si nous sortions ensemble, n'allait-il pas finir par savoir qui j'étais ? Soupirant, je m'arrêtais devant un magasin vendant des vêtements de bébé afin d'en acheter quelques-uns. J'avais bien l'intention d'aller rendre visite à Hilde qui se trouvait encore à la maternité. Je n'oubliais pas non plus d'aller chercher le diner de Yuna. Une fois rentré, je donnais à manger à Yuna avant de préparer mon souper. Rien de bien difficile é réaliser. Purée, salade et un blanc de poulet grillé. Une fois le tout fini, je débarrassais avant de m'installer dans le divan. Yuna se coucha de tout son long sur moi. La caressant machinalement, je zappais avant de trouver un film potable. Lorsque minuit arrivé, je partis me coucher avec l'intention d'aller rendre visite à Hilde demain. Je fus réveillé en sursaut au milieu de la nuit par le tonnerre. Un orage grondait non loin. Soupirant, je me retournais pour voir qu'il était 3h 20 du matin. Soupirant, j'essayais de me rendormir. Ce fut mon réveil qui me tira du sommeil. M'étirant, je retins un gémissement lorsqu'un élancement me parcouru le dos. Soupirant, je me levais alors avec énormément d'attention. Attrapant mon pantalon, je me baissais afin de l'enfiler. C'est alors qu'un nouvel élan de douleur me cloua sur place tandis que le tonnerre grondait non loin. Yuna grogna. Etendant mon bras pour la rassurer, je fus à nouveau prit en traitre par cette foutue douleur, Ramenant mon bras contre moi pour diminuer la douleur de mon épaule, je fus déséquilibré par un élancement dans mon dos. Sans rien pouvoir faire, je chutais alors. Je vis Yuna arrivé vers moi, mais je sentis une vive douleur me transpercer le crâne tandis que je me cognais sur le bord de ma table de nuit.

Heero :

Foutu temps. Pourquoi fallait-il toujours que ma voiture tombe en panne alors qu'il allait bientôt tomber des cordes. Le ciel était gris acier tandis que les éclairs zébraient le ciel à intervalle régulier. Resserrant ma veste, je pressais le pas. J'avais promis à Solo et Hilde de passé aujourd'hui. Un bruit attira cependant mon attention. Relevant la tête, je fus ébloui par l'éclat de la foudre. J'entendis alors un rugissement étouffé. Je me rendis compte que je me trouvais devant chez Duo. C'est vrai que pour prendre le bus pour aller à l'hôpital, il fallait passer par ici. Me précipitant jusqu'à la porte du studio, je toquais avec insistance. Personne ne vint m'ouvrir. Alors que je me préparais à frapper de nouveau, la porte s'ouvrit. Une patte noire se glissa alors dans l'interstice tandis que Yuna tirais la porte à elle. Restant sans bouger, elle avança sa tête contre ma jambe avant de mordre dans mon pantalon et de tirer en grognant. Je fus obligé de faire un pas en avant. Je n'avais jamais imaginé que Yuna pouvais avoir tant de force. La panthère de Duo me tira ainsi jusqu'à ce que je sois complètement entré. Fermant la porte d'une main, je décidais d'appeler :

Duo ?

Aucune réponse. Yuna me lâcha alors avant de s'avancer jusqu'à une porte précise. Elle me regarda alors avant de rugir. M'avançais prudemment, je la vis entré dans une pièce que je savais être la chambre de Duo.

Duo tu es là ?

Toujours aucune réponse. Entrant à mon tour dans la pièce, mon cœur rata un battement lorsque vis le jeune homme étendu par terre, il était torse nu et avait un jean non fermer pour seul vêtement au-dessus de son boxer. Yuna lui léchait le visage dans le but, je supposais, de le réveillé. M'agenouillant près du natté, je pris aussitôt son pouls. Ne remarquant rien d'étrange, je dis alors à Yuna :

Recule-toi Yuna, je vais le mettre dans son lit.

Elle me regarda avant de m'obéir. Attrapant le jeune homme, je constatais qu'il avait une belle bosse derrière la tête. C'était-il cogné ? Le couchant, je vis également un pansement sur le haut de son bras gauche. Intrigué, je décidais de le retirer. Ce que je vis me laissa sans voix. Il s'agissait d'une plaie faite par une balle. Ça j'en étais certains. Et pour cause, j'avais déjà eu ce genre de blessure. Une image se rappela alors à moi. Une ombre se jetant dans les fourrés tandis que j'appuyais sur la détente. Ainsi, celui que Trowa et moi poursuivions c'était Duo. Mais pourquoi faisait-il ça ? Je ne savais plus quoi faire. Mes pires doutes étaient devenus réels. J'allais devoir arrêter Duo pour le mettre en prison. Je vis alors Duo remuer. Lorsqu'il ouvrit les yeux et qu'il croisa mon regard, je vis de la surprise se peindre sur son visage.

Heero. Que faites-vous chez moi ?

Devant mon manque de réaction, il sembla se méfier. Je vis alors ses yeux se poser sur le pansement que j'avais toujours en main. Un rapide coup d'œil à son épaule et je vis qu'il avait compris, que je savais qui il était. Sa réaction me laissa sans voix. Duo me sourit avant de me tendre les poignets et de me dire :

C'est bon, vous pouvez m'arrêter monsieur le policier, je ne nie pas.

Yuna se mit alors à grogner. La regardant, je vis qu'elle s'aplatit sur le sol, prête à me bondir dessus. Aussitôt la voix de Duo s'éleva dans la pièce :

Non Yuna, suffit.

Celle-ci arrêta de grogner avant de venir se coucher le long de Duo. Il se mit à la caresser. Je ne savais pas quoi faire. Duo leva alors les yeux vers moi avant de dire :

Eh bien, vous ne m'arrêtez pas ?

Je veux d'abord savoir pourquoi.

Je le vis soupirer. Il me dit alors :

Allons dans le salon, nous serons mieux pour discuter.

Mais alors qu'il essaya de se relever, je le vis grimacer avant de retombé sur son lit. Son souffle était court. Je lui demandais :

Ça va ?

Ce n'est rien, c'est mon dos.

Sur ces mots, un éclair se fit entendre. Prenant place au bout du lit, je lui dis :

Nous pouvons très bien discuter ici.

Il me regarda avant de s'installer et, en se mettant à caresser Yuna, il me dit :

Par où commencer ?

Je le vis poussez un long soupire avant de me raconter son passé.

J'ai été enlevé étant petit par un homme qui m'a ensuite élever pour que je devienne son arme. Il m'a appris le maniement des armes. Pistolets, révolvers, fusil à lunette ou non, couteau et bien d'autre. Peu à peu il me spécialisa dans l'assassinat. Je devais être furtif, plus discret qu'un courant d'air. Si ce que je faisais ne lui plaisait pas, il me frappait. Je n'étais qu'un numéro. 02, c'est comme ça qu'il m'appelait. J'ai grandi. Et un jour j'ai tenté de fuir. G m'a vite rattrapé. Je suis resté sans pouvoir bouger pendant deux bonnes semaines tellement les coups furent nombreux. Il m'utilisait pour supprimer ses ennemis sans qu'ils ne se rendent compte de ce qu'il leur arrivait. Je suis spécialisé dans le tire longue portée et le combat aux couteaux. Puis G c'est fait tuer. Un homme est arrivé chez lui et l'a descendu d'une balle dans la tête. J'étais une mission pour G quand c'est arrivé. Lorsque je suis rentré je l'ai trouvé baignant dans son sang. Je suis alors parti. J'ai erré plusieurs semaines dans la rue. J'ai fini par atterrir devant l'orphelinat Maxwell. Une fois sorti de là, j'ai été dégouter par les hommes véreux qui faisaient pourrir le système de l'intérieur. J'ai décidé de débarrasser ce monde des pourritures dans le genre de G.

Mais que viennent faire Réléna, Dorothy et Treize dans tout ça. Ce n'était qu'un contrat de plus et peu importe qui tu devais éliminer ?

Non, j'ai toujours fait des recherches avant de tuer quelqu'un. Les trois que tu viens de citer faisait pourrir le système. Ils ont fait fermer un grand nombre de laboratoire faisant des recherches sur les maladies enfantines et infantiles. Ils ont également fait raser énormément d'orphelinat afin de construire des centres commerciaux. Ils ont reçu des dessus de table pour ça. Tout ce qu'ils voulaient c'était amasser du fric et se faire connaitre. La presse ne montre que le bon côté des choses. Moi, grâce à l'argent que je recevais des contrats exécutés, je faisais des dons pour lutter contre les maladies, pour sauver des orphelinats de la destruction afin qu'ils puissent faire des travaux et des aménagements pour les enfants.

Comme pour le toit de l'orphelinat Maxwell.

Oui. Le toit était vraiment en mauvais état. Il allait finir par s'écrouler. Je ne voulais pas que les enfants souffrent comme j'ai pu souffrir.

Comme quand le bâtiment c'est effondré sur toi ?

Je le vis acquiescer de la tête. Il me dit alors en baissant les yeux :

Voilà, maintenant tu sais tout. Je ne t'ai plus rien caché.

Toutes les zones d'ombres étaient enfin levées. Les quelques informations qu'il m'avait fourni trouvais enfin leur place dans le puzzle qu'était le passé de Duo. Je me souvins lorsqu'il m'avait fait comprendre qu'il ne voulait plus être un simple numéro. Il était une personne à part entière. Une question me traversa alors l'esprit.

Lorsque nous avons fait des recherches sur toi, nous avons eu l'idée qu'en effet, tu pouvais être un enfant disparu. Nous avons trouvé un enfant qui pouvait-être toi. Mais Duo n'était pas son prénom. Alors d'où t'appelles-tu Duo ? C'est à l'orphelinat qu'on t'a donné ce prénom ?

Non. Lorsque je suis arrivé à l'orphelinat, c'est moi qui ai dit m'appelé Duo. G m'appelais 02, donc j'ai choisi Duo comme prénom. Je voulais montrer à G que même sous ses coups je pouvais exister.

Je comprends.

Le silence s'installa dans la chambre tandis que nous écoutions l'orage s'éloigné. Après une dizaine de minutes, Duo releva alors les yeux vers moi avant de me demander :

Que comptes-tu faire de moi maintenant ?

Je n'en savais rien. Soupirant, je remarquais que depuis le début de cette conversation Duo ne m'avait pas vouvoyé. A la simple idée de mettre Duo derrière des barreaux, mon cœur me fit mal. Je le vis reporter son attention sur Yuna, toujours couchée à ses côtés. Son regard semblait à la fois tendre et triste. Ce faisait-il déjà à l'idée d'être séparé de Yuna. De plus, Duo était claustrophobe. Qu'allait-il advenir dans une cellule. Décidais de laisser ma raison de côté et de laisser parler mon cœur, j'attrapais le menton de Duo avant de l'attirer à moi et de l'embrasser. Duo paru surprit mais il répondit bien vite au baiser. Posant une main sur sa nuque, je profitais du contact avec sa peau. Je sentis la langue taquine du natté se frayer un chemin pour venir me chatouillé le palet. Après un long baiser, je rompis le contact avant de venir lui murmurer à l'oreille :

Je t'aime Duo.

Il me sourit un instant avant de se pencher à l'oreille de Yuna et de lui murmurer quelques mots. La panthère le regarda avant de descendre du lit et de sortir. Duo lui dit alors :

La porte Yuna.

Je la vis passé une patte avant de tirer la porte afin de la fermer. Une fois Yuna partie et la porte fermée, je demandais à Duo :

Je vois qu'elle sait ouvrir et fermer les portes.

Elle est douée pour ça donc…

Je le vis se lever avant de faire un tour de clé et de revenir près de moi. Sa démarche semblait un peu raide, je lui demandais :

Ton dos te fait toujours souffrir ?

Oui mais la douleur commence à s'estompé.

Alors qu'il reprenait place devant moi, je passais une main dans son dos avant de la descendre jusqu'à la cambrure des reins. Je lui demandais alors :

Tu es sûr ?

Certain. Je t'aime Heero.

Duo repris alors possession de mes lèvres tandis qu'il me débarrassait de ma veste. Il se mit bien vite à déboutonné ma chemise. Ses mains coururent alors librement sur mon torse. Après quelques caresses, Duo m'en débarrassa avant de s'attaqué à la fermeture de mon jeans. Laissant mes mains vagabonder sur le dos du natté, je fini bien vite par attraper le bout de sa tresse. J'eu alors une hésitation, laisser son élastique ou lui enlever. Il était si beau les cheveux lâcher, j'avais envie de le revoir ainsi. Rompant le contact de nos lèvres, Duo vint me murmurer à l'oreille :

Tu peux le faire si tu en as envie.

Il me mordilla alors le cou tandis que je retirais l'élastique et lui détressais les cheveux. Il plongea alors son regard dans le mien. Le poussant sur le lit, je glissais une main entre son boxer et son pantalon, suivant la courbe des fesses, je fis glisser son jean. L'en débarrassant, il en fit de même avec le mien. Venant mordiller son oreille, je lui murmurais :

Je n'ai pas de préservatif sur moi Duo.

Il perdit un instant son regard améthyste dans le mien. Il me sourit alors avant de dire.

Ce n'est rien Heero.

Lui souriant, je l'embrassais fougueusement. Le reste s'enchaina assez rapidement. Duo glissa ses mains sur mes fesses afin de me débarrasser de mes sous-vêtements. Il retira ensuite lui-même son boxer. Entre caresse et baisser, je le préparais doucement à ma venue en lui. Entrant doucement dans son intimité, je pris son sexe en main afin de lui imposer un rythme relativement lent. Je le vis fermer les yeux et tandis qu'il soupirait d'aise, ses hanches suivirent mon mouvement. Duo perdit ses mains dans mes cheveux tandis que je l'entendis gémir. Soudain Duo enroula ses jambes autour de moi avant de me murmurer :

Plus vite Heero.

J'obéis. J'accélérais les mouvements de ma main et de mes hanches. Brusquement je sentis Duo se resserrer autour de moi tandis qu'il se laissait allé aux douces sensations de l'orgasme. Je suivis bien vite le même chemin tandis que murmurais son prénom. M'écroulant sur lui, je tentais de reprendre mon souffle tandis que je sentis les lèvres de Duo s'activer au niveau de mon cou. Après quelques instants, je me décalais avant de venir m'allongé à ses côtés. Duo, les yeux fermés, semblait appréhendé ce qui allait se passé. Lui caressant la joue, je lui dis :

Promet moi d'arrêté Duo.

Qu'est-ce que ça va changer puisque je vais finir en prison.

Si je m'arrange pour que l'enquête s'égare, tu me promettais d'arrêter ?

Tu feras ça pour moi ?

Il s'était soudainement redresser. Son regard empli d'espoir posé sur moi. Capturant ses lèvres un court instant, je lui dis alors :

Bien sûr. Je ne supporterai pas d'être séparé de toi. Pas maintenant, pas après ça.

Je le vis enfuir son visage dans mon cou tandis qu'il me disait :

Je te le promets Heero.

Le serrant contre moi, je profitais de sa présence. Regardant l'heure sur le réveil de Duo, je vis qu'il était 10h45. Caressant la joue de Duo, je lui dis :

J'avais promis à Hilde et Solo de passé ce matin, ça te dit de venir avec moi ?

Il me sourit avant de se lever. Mais à peine debout, je le vis se retenir de justesse à la table de nuit. Aussitôt je me levais pour le prendre dans mes bras en disant :

Ça va Duo ?

Oui ce n'est rien. Juste une lancée dans mon do, ça va passer.

OK, mais fait attention.

Il hocha la tête avant de me dire :

Ça te tente une douche ?

Oui, je pense que c'est plus que nécessaire.

Sur ce, Duo m'emmena dans la salle de bain avant de réglé la température de la douche. Il y entra avant de me faire signe de le rejoindre. Je ne me fis pas prier. Mais alors que l'eau entrait en contact avec ma peau, je ressortis aussitôt en disant :

C'est brulant. Comment peux-tu rester là dessous ?

Et bien quoi, tu n'aimes pas les douches chaudes ?

Chaude si, brûlante non.

Ok, je vais diminuer la température.

Tandis qu'il réglait à nouveau la température de l'eau, je me glissais, prudemment cette fois, sous le jet d'eau. Voyant que ça allait, je souris à Duo avant de commencer à me laver. Mon amant en fit de même. Une fois propre, sec et habiller, je vis Duo refaire sa natte en quelques secondes. Il me regarda un instant avant de dire :

Viens, j'ai quelque chose à te montrer.

Devant son air sérieux, je sentis une légère angoisse m'enserrer le cœur. Le suivant dans sa chambre, je m'arrêtais à côté du lit. Duo s'agenouilla sur ce dernier avant de soulever le cadre qui se trouvait sur le mur. Il passa une main sur le mur avant de s'arrêter à un endroit précis. Retirant la croix qu'il portait au cou, je le vis la glisser dans un petit trou dans le mur. Un déclic se fit entendre sur le mur opposé. Me retournant je vis qu'un panneau s'était ouvert. Duo alla alors l'ouvrir, me laissant ainsi apercevoir un grand coffre. Il siffla un coup sec et Yuna arriva presque aussitôt. Duo posa un genou à terre devant le coffre avant de mettre son index sur un lecteur digital. Un petit orifice s'ouvrit juste au-dessus du lecteur d'empreinte. Ce fut Yuna qui se plaça devant. JE compris qu'il s'agissait d'un scanner d'iris. Une fois le tout terminer, apparu un clavier numérique. Duo y tapa un code de 5 chiffres. Enfin, le coffre s'ouvrit. Duo l'ouvrit en grand, me laissant ainsi voir un très grand nombre de liasse de billet. Dans un compartiment sur la droite du coffre, reposais un étrange étui tout en longueur. Duo le retira avant de l'ouvrir. Il se mit alors à monter devant moi son fusil. Une fois celui-ci prêt, il me le tendit en me disant :

Voilà, je te le donne. Comme ça tu es sur que je ne m'en servirai plus.

Prenant le fusil, je vis Duo attendre nerveusement. Examinant l'arme, je la trouvais étrange. Je me souvins alors que nous n'avions jamais retrouvé de projectiles. Regardant le chargeur, je vis qu'il avait un système que je ne connaissais pas. Je demandais alors à Duo :

Ton arme est bien étrange Duo.

C'est un fusil unique au monde, il a été modifié par G afin que je ne laisse aucune trace lorsque je devais éliminer ses ennemis.

Oui, nous n'avons jamais retrouvé de balle dans les plaies des victimes.

C'est parce qu'elles fondent.

Elles fondent ?

Oui, les projectiles sont en glace. Une fois dans le corps, ils fondent rapidement. Le corps humain à quand même une température de 37°C en moyenne.

Des balles de glace. Jamais je n'aurais pu imaginer ça.

Souriant au natté, je lui tendis son arme avant de dire :

Garde-le. J'ai confiance en toi Duo. Tu m'as promis de ne plus recommencer, je te crois. Laisse-le dans ton coffre.

Duo le repris avant de me sourire. Il démonta l'arme en quelques gestes habiles avant de remettre les pièces dans son étui et de remettre le tout dans son coffre. Il le ferma alors avant de refermer le panneau qui le dissimulait. Il se releva ensuite avant de m'embrasser. Il caressa Yuna en souriant. Je décidais de faire un test. M'accroupissant à hauteur de sa panthère, je lui demandais :

Je vais maintenant partager ma vie avec Duo Yuna, tu m'acceptes pour prendre soin de ton maître ?

Sur ses mots, je lui tendis ma main. Yuna me regarda avant de venir se frotter contre moi. Elle me fit bientôt basculer avant de me faire une lèche sur la joue. Duo me tendit alors la main tout en souriant. L'attrapant, il m'aida à me remettre sur pied. Essuyant ma joue, je dis à Duo :

Je pense qu'elle m'a accepté.

Oui, et franchement, j'en suis très heureux.

Bon Duo, si nous ne nous mettons pas en route maintenant, nous allons finir par nous faire tuer par Hilde.

Il se mit à rire avant d'aller chercher deux paquets cadeaux. Devant mon regard interrogatif, il me dit :

J'avais promis à Hilde d'apporter quelques vêtements pour ma filleule.

Lui souriant, je lui attrapais alors la main avant de l'entrainer dehors. Mais à peine la porte ouverte, je vis qu'il tombait des cordes. Soupirant, je dis à Duo :

J'espère que tu as des parapluies, ma voiture est au garage, elle est en panne.

Duo ouvrit un placard avant d'en sortir deux grand parapluies. L'on se mit alors en route pour la clinique. Une fois sur place, Duo toquais à la porte avant d'entrer. Solo nous accueilli les bras ouvert avant de nous dire :

Salut vous deux, comment ça va ?

Très bien Solo.

Duo se dirigea directement vers Hilde avec les paquets. Aussitôt, il se mit à faire un câlin à la petite Fae. Après quelques minutes, Solo reprit sa fille. Je remarquais qu'Hilde me regardais depuis quelques minutes maintenant. JE lui demandais alors :

Qui a-t-il Hilde ?

Tu sembles étrange Heero, plus lumineux je dirais.

JE vis Duo me sourire avant de se mettre devant moi et de déposer un chaste baiser sur mes lèvres avant de dire :

Pas touche Hilde, chasse gardée.

Hilde nous sourit tandis que Solo nous félicitais, après avoir reposé sa fille dans son berceau. La petite n'apprécia cependant pas d'être tenue à l'écart. Elle se mit à pleurer quelques secondes après avoir été déposée dans son lit. Duo la prit alors dans ses bras avant de lui mettre le bout de sa tresse dans sa petite main. Fae se calma bien vite avant de sourire. Attendri par cette scène, je me rendis compte qu'en ayant conseillé Duo pour être parrain, nous allions avoir une petite Fae super gâtée. L'on ne resta pas longtemps à l'hôpital afin de ne pas fatiguer inutilement la maman. Une fois dans le bus, je dis à Duo :

Il faudra mettre Trowa au courant.

Je m'en doute.

Ne retardons pas ce moment plus longtemps Duo. Si nous voulons pouvoir étouffer l'affaire, il nous faut agir le plus vite possible.

Demande à Trowa s'il est libre cette après-midi. Si oui, je lui montrerais ce que je t'ai montré avant de venir et je lui raconterais mon passé.

Très bien. Et Quatre ?

Quoi Quatre ?

Il sait ?

Ce que je fois, oui. Mais il ne connait rien de mon passé.

Duo avait baissé les yeux. Lui attrapant son menton, je lui fis relever le visage avant de capturer ses lèvres. Qu'importe les regardes des autres personnes dans le bus, tout ce qui comptait pour moi, c'était de montré à Duo qu'il ne serait pas seul pour traverser cette épreuve. Je mis fin au baiser avant d'attraper mon téléphone et de composer le numéro de Trowa. Ce dernier répondit relativement vite :

Allo.

Salut Trowa, dit tu as quelque chose de prévus cet après-midi ?

Eh bien, ça dépend qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai quelques choses d'important à te dire.

Tu ne peux pas me le dire maintenant ?

Non, pas au téléphone.

Tu en fais un mystère. Ecoute, ici je suis avec Quatre, si ça ne te dérange pas qu'il soit là, on pourrait se voir une petite heure.

Ok, attend.

Eloignant mon téléphone, je demandais à Duo si Quatre pouvait-être présent. Il me fit signe que oui. Je repris alors la conversation là où je l'avais arrêtée :

Pas de soucis Quatre peut venir. Je t'attends à 2h chez Duo.

Chez Duo ?

Oui, tu as l'adresse ?

Non mais Quatre me fait signe qu'il la connait donc pas de soucis, on sera là.

Ok merci, a tantôt.

Sur ce, l'on rentra chez Duo manger un morceau. Attendant ensuite que nos amis arrivent.

Dans l'épilogue: Duo va révéler son passé à Quatre et Trowa. L'affaire va alors être mise au rebus. Pourtant Heero réserve une surprise à Duo.

Une petite review, merci, arogatu, danke shone, grazzie, gracias, dank u wel, thank you,…