Note de l'auteur ; je m'excuse une fois de plus d'être aussi longue, faut dire qu'avec le bac aussi T.T J'ai peur que la suite ne soit trop facile à deviner, enfin, une partie de l'histoire dirons-nous^^ Mais peu importe, si vous trouvez que c'est nul, dites le ! Je peux recommencer autant de fois qu'il le faut...

Alors qu'elle s'approchait de sa chambre, sa cicatrice la brûla une seconde fois.

« Aïe... Bon sang mais qu'est-ce qu'elle a ce soir ?..

- Je ne resterai pas très longtemps, ne vous en faites pas. »

Dolorès tourna vivement la tête, les deux mains sur son ventre, se tordant légèrement.

« Mais il faudrait que nous allions dans votre chambre, pour plus d'intimité.

- Vous voulez dire pour que personne ne puisse nous entendre ? » Et voilà, question idiote. C'était à chaque fois pareil. Dolorès se trouvait en présence d'un centaure, alors elle se mettait subitement à sortir toutes les imbécilités possibles et inimaginables. Son cerveau se mettait à faire grève, le comble pour une fonctionnaire...

« Oui... Pour que personne ne puisse nous entendre bien entendu, et non pas pour autre chose... » Il n'y avait aucun signe de sourire sur le visage du centaure, seulement une sorte d'exaspération à peine cachée. Un centaure qui viendrait à avoir des rapports sexuels avec une humaine... Et puis quoi encore ? Dolorès n'était pas amusée non plus. Évidemment qu'elle savait que s'il voulait qu'ils soient dans un pièce fermée, c'était uniquement pour parler sans être entendus, mais la possibilité de rapports sexuels qu'un centaure pouvait contraindre une humaine à avoir avec lui, elle ne la connaissait que trop bien, pour avoir vu Sangus le faire sur sa mère. Elle détourna le regard et se dirigea vers sa chambre, suivie de Firenze.

« Je vais être très bref. Notre troupeau souhaite avoir quelques éclaircissements à propos de votre histoire, et de ce que vous savez, ou croyez savoir.

- Euh... -Dolorès serra les dents, la douleur de sa cicatrice s'amplifiait- Pourriez vous préciser votre question ? Je dois vous avouer que c'est assez vague pour moi là... »

Firenze soupira, en effet c'était trop vague, elle avait raison, il aurait dû avoir l'intelligence de poser directement la bonne question.

« Savez vous pourquoi vous avez survécu ?

- Et bien... J'imagine que c'est à peu près pour les mêmes raisons que celles pour lesquelles Harry Potter a survécu non ?

- Non... » Dolorès fronça les sourcils, en état de totale incompréhension.

« Votre mère n'a jamais usé de sortilège de protection par le sacrifice d'elle-même. La seule possibilité cohérente que nous avons trouvée... Enfin, cohérente, cela reste à prouver, mais ce serait que vous soyez vous même une centaure.

- Quoi ? » Dolorès avait eu un petit rire incontrôlé lorsqu'il avait dit ça, c'était tellement absurde... Firenze lui expliqua la protection que les poulains chez les centaures, protection dont seuls les petits centaures étaient censés bénéficier. Voyant que Dolorès elle-même ne comprenait pas pourquoi elle avait survécu, il lui demanda si elle avait trouvé des signes de futures attaques de centaures à prévoir. Dolorès fit un double de son carnet de notes pour que lui et son troupeau puissent avoir accès à ses recherches et trouvailles. Ce n'était pas qu'un double normal, si elle écrivait dans l'un des carnets, alors son écriture se retrouverait aussi dans l'autre carnet. Ainsi, si les centaures souhaitaient communiquer avec elle sans la voir, ils pourraient écrire dans ce carnet afin de lui poser des questions tout en lui faisant part de leurs propres trouvailles. Dolorès expliqua aussi à Firenze qu'elle comptait voir, comme prévu, le professeur Trelawney, qui lui ferait peut-être une vraie prédiction cette fois-ci. Firenze n'était pas convaincu, cela lui semblait absurde que cette vieille charlatante qui contait aux sorciers que les déplacements des planètes pouvaient prédire la journée d'un être en particulier puisse lui dévoiler des choses sur son futur et son passé. Néanmoins, elle l'avait fait pour Harry Potter après tout, et peut-être qu'il n'y avait rien de mieux qu'une voyante sorcière pour révéler la vérité à une sorcière. Ils se quittèrent ainsi, Dolorès était sur les rotules, elle se coucha immédiatement, sans prendre de potion de polynectar, elle avait besoin de se reposer dans son vrai corps.

Le lendemain, la journée se passa de manière très banale, des élèves un peu plus agaçants pour Dolorès, d'autres plus gentils, les serpentards, et des cours longs à ne plus en finir. Ce soir, il fallait qu'elle voit Sybille, même si ça n'était que son troisième jour ici.

« Sybille ? Vous êtes là ? » Dit-elle après avoir frappé, ouvrant la porte. Une forte odeur de xérès embaumait la pièce. Trelawney se hâta de fermer la porte derrière elle, elle ne voulait pas prendre le risque qu'un professeur respecté de Poudlard la voit en train de se saouler comme elle avait l'habitude de le faire. Dolorès avait vu le vin, après avoir senti l'odeur bien sûr, plusieurs bouteilles, dont une renversée à même le sol, étaient disposées sur une petite table basse. Aux autres coins de la pièce et fenêtres, se tenaient des bâtons d'encens allumés. L'odeur de l'alcool lui était assez insupportable, tant elle lui brûlait les sinus.

« Euh... Excusez moi Sybille mais... Pourrions-nous aller dans une autre pièce pour parler ?...

- Oh mais bien entendu ! »

L'alcool ne semblait pas avoir eu beaucoup d'effet sur Trelawney, si ce n'est une humeur légèrement plus aimable et guillerette. Elle devait avoir l'habitude, à force. Dolorès aurait cependant préféré qu'elle soit un peu plus sobre pour lui faire part de son histoire.

« Vous n'aviez rien de prévu ce soir j'espère ?

- Oh non ma soirée est complètement libre !

- Bien... Autant nous asseoir à présent, parler debout n'est peut-être pas la meilleure des idées que l'on puisse avoir...

- En effet ce que vous dîtes est ma foi vrai... Permettez moi de vous amener un peu de tisane afin que ceci soit plus convivial ! Proposa Sybille Trelawney.

- Est-ce que cela vous aide à vous détendre ?

- Un peu oui.

- Dans ce cas c'est parfait... »

Dolorès ne voulait pas que Sybille Trelawney soit tendue avec ce qu'elle allait lui annoncer. Plus elle serait apaisée, mieux ça irait. Une fois bien installées, elle commença à lui raconter toute l'histoire. Trelawney semblait plutôt sceptique, Dolorès voyait bien qu'elle était en train de la prendre pour une folle, qu'elle se retenait parfois de rire tout en la dévisageant d'une façon méprisante. Ainsi, c'était donc ça, pour lui faire croire à ces balivernes que la sous-secrétaire d'Etat s'était donné autant de mal, pour qu'ainsi elle croit qu'en fait, ce n'était qu'une pauvre petite et innocente victime que l'on se devait de plaindre ? A d'autres ! Trelawney haussa les sourcils en souriant, de façon à montrer clairement son amusement cette fois-ci. Dolorès s'arrêta de parler et soupira.

« Vous ne me croyez pas hein ?

- Oh si beaucoup ! » Se moqua Trelawney en riant. « Mais allez-y continuez ça me détend les histoires à dormir debout.

- Oh c'est donc pour ça que vous aimez en raconter chaque année à vos élèves ? Pour vous détendre je présume ? » Le sourire de Trelawney s'effaça, pour ne laisser qu'une expression indignée. Dolorès avait senti la colère monter, elle ne l'avait pas contrôlée cette fois-ci. Elle tenta de se reprendre avant que Trelawney ne finisse par lui en vouloir sérieusement.

« Excusez moi, mais j'ai du mal à supporter qu'on ne me croit pas quand pour une fois j'avoue la vérité à quelqu'un... » Trelawney avait ouvert la bouche pour la refermer : en parlant, Dolorès l'avait coupée dans son élan, et maintenant elle la regardait d'un air pas plus convaincu qu'avant.

« Mais je sais comment vous le prouver ! J'ai sur moi une potion de vérité, une seule gorgée suffit à n'importe qui pour qu'il reprenne sa vraie apparence. Et si cette personne est déjà sous son apparence réelle, rien ne se passe c'est sans danger ! »

Dolorès sortit la potion d'une des poches de son gilet noir. Elle prit les deux tasses de thé qu'il y avait sur la table et en versa quelques gouttes dans les deux verres.

« Je fais ceci... Afin que vous ne pensiez pas que c'est une potion de polynectar que je ferais passer pour de l'eau de vérité, ce qui signifie que vous pouvez vous même en boire pour le vérifier. » Voyant l'air pas très rassuré de Trelawney, Dolorès se dit qu'il fallait mieux qu'elle boive en premier, sinon Sybille pourrait penser qu'elle veut l'empoisonner. Avant, elle bloqua la porte à l'aide d'un sortilège, qui sait si, sous l'effet de la surprise, Sybille ne se mettrait pas à paniquer. C'est ainsi qu'elle se remétarmorphosa en elle-même, sous les yeux ébahis de Sybille, voyant non seulement son physique changer, mais aussi ses vêtements. Trelawney restait là, bouche bée, comme s'il lui était impossible de la refermer. Une fois la transformation finie, Dolorès se sentait comme mise à nue, elle avait peur, peur de la réaction de Sybille, tandis que la lumière présente dans la pièce l'éblouissait, bien qu'il n'y eut que quelques bougies allumées. Seulement, leur lueur était assez transperçante pour ses yeux clairs. Une fois qu'elle se fut reprise, elle regarda en direction de sa collègue, celle-ci n'avait pas bougé, et se trouvait dans un état de surprise et peut être d'horreur indescriptible. Dolorès prit peur à son tour, peut-être devrait-elle la rassurer ? Peut-être n'aurait-elle pas dû être si directe ?

« Ecoutez Sybille... Je sais que vous devez être assez étonnée et peut-être... Un peu apeurée mais... Mais je vous en supplie dîtes moi ce que vous pensez ! Tout ce que vous pouvez vous demander ou autre dites le moi ! »

Dolorès se retenait de se mordre la lèvre, très nerveuse, qu'est-ce que Sybille pouvait bien penser en ce moment ?

« Vous... Vous êtes...

- Oui ? Je suis quoi ? Dites le, n'ayez pas peur...

- Vous êtes belle... »

Et voilà, comment faire retomber toute la tension qu'elle ressentait en sortant une remarque complètement hors contexte... Dolorès se disait qu'en ce moment, si elle avait été une héroïne de manga, elle se serait très probablement rétamée par-terre d'exaspération... Enfin, malgré la stupidité de sa réponse, cela n'avait pas l'air de trop lui faire peur, et c'était déjà un point positif.

Après une autre heure à tout lui rééxpliquer, ainsi que ce qu'avaient pu lui dire les centaures, Dolorès lui demanda son aide. Trelawney ouvrit de grands yeux ronds.

« Mais vous savez bien que le troisième œil...

- Ne voit pas sur commande oui je le sais. Je ne vous demande pas de me faire une prédiction comme ça d'un coup, mais je me dis que si je vous montre certains documents, cela peut peut-être la provoquer...

- Je... Je ne sais pas, ça ne m'est jamais arrivé je crois... Enfin je veux dire de voir à partir d'un document ! Evidemment que j'ai déjà eu des visions... » Se corrigea Trelawney, non sans une pointe de fierté. Dolorès n'y prêta pas attention et continua.

« Les centaures m'ont dit que vous auriez très probablement des informations à me dévoiler, et que nous allions devoir rester ensemble pas mal de temps avant que cette affaire ne soit terminée...

- Oh vraiment... Et bien s'ils ont raison je crois qu'il va me falloir refaire un bon stock de tisanes...

- Si vous êtes désagréable avec moi en permanence en effet ! Et il m'en faudra aussi dans ce cas-là... Bref, ce n'est pas ce qui m'amène... Je n'ai jamais su qui était mon père, mais j'ai un de ses objets personnels auquel il tenait beaucoup apparemment.

- Vous ne pensez tout de même pas qu'avec ça...

- Sait-on jamais... »

Dolorès lui tendit un petit médaillon gris, à l'intérieur, se trouvait une photo de sa mère, et une d'elle lorsqu'elle n'était encore qu'un bébé. Dolorès l'avait reçue par courrier, grâce à une chouette. Son père avait accompagné ce colis d'une lettre dans laquelle il lui ordonnait de ne pas chercher à le retrouver, de ne pas chercher non plus à venger sa mère, jamais, en lui disant qu'elle pouvait malgré tout conserver ce médaillon, lui même ne supportant plus sa présence. Dolorès s'était longtemps demandé pourquoi il ne voulait pas la rencontrer, et elle ne pouvait pas lui envoyer de lettre, puisqu'elle ne connaissait pas son prénom, ni son nom de famille d'ailleurs. Il avait choisi de ne pas la reconnaître, elle ignorait toujours pourquoi, et portait ainsi le nom de sa mère.

Sybille prit le médaillon entre ses mains, Dolorès n'espérait pas trop qu'il y ait de réaction dès ce soir, sachant que ce serait vraiment avoir beaucoup de chance. Soudain, Sybille sembla manquer de souffle, elle prononça « Alan Renquina... » et s'évanouit sur le sol. Dolorès paniqua, elle se jeta sur elle

« Sybille ? Sybille ! Réveillez-vous... Sybille, vous allez bien ? Répondez !... »

En réalité, Sybille allait très bien, et dans ce sommeil profond, elle découvrait peu à peu la vérité sur cet homme.