Chapitre 10 :

Ce fut un rayon de soleil entré par je ne sais où qui me tira de mon sommeil. Ma tête reposait sur le torse de Rodolphus, ses bras m'enlaçaient. Je ne bougeais pas. J'étais bien, un petit sourire sur mes lèvres. Hier encore j'avais pourtant à assurer à Bella que jamais je ne me remettrai avec Rodolphus ... Le résultat était là. Mais je m'en fichais ! Il n'y avait que ces imbéciles de Gryffondors qui ne changeaient jamais d'avis.

J'entendis soudain du bruit dans la pièce d'à côté, mais je ne bougeais pas pour autant.

- Rodolphus ? T'es là ?

Et zut ... J'eus tout juste le temps d'attraper une couverture qui traînait au sol et de nous en recouvrir. Rodolphus avait été tiré de son sommeil par les cris.

Au même moment, la porte s'ouvrit en grand.

- Rodo ...

Rabastan stoppa net, un peu surpris. Son frère s'était assis, moi dans ses bras. Il lui jeta un regard noir.

- Non mais qu'est-ce que tu fiches ici ?

Rabastan n'eut pas le temps de répondre, il fut bousculé par Rusard qui entra dans la pièce. Le concierge de Poudlard eut un sourire narquois. Il prit son petit air satisfait.

- Tiens tiens tiens ... Je crois qu'on va avoir encore plus d'ennuis ...

Ce fut le « encore plus » qui ne m'inspira guère. Sentant son regard sur moi, je resserrai un peu plus la couverture contre moi avant de le toiser avec dédain. Le concierge de Poudlard sourit.

- Le professeur Slughorn souhaite vous voir ! IMMEDIATEMENT !

Il avait rugi ce dernier mot. Rusard tenait dans ses bras l'espèce de paillasson qui lui servait de chat, un vieux matou borgne qui répondait au doux nom de « Mister Cafard ». Il posa l'antique Fléreur au sol qui se mit à hérisser les poils de son dos et cracher en notre direction.

- Allez ! Ordonna Rusard. Debouts et en route !

Je voulus récupérer mes vêtements mais Rusard fit un petit claquement de langue et Mister Cafard se jeta sur ma robe et fit ses griffes dessus.

- Pas le temps pour ça, marmonna-t-il visiblement ravi de la tournure que prenaient les événements. Le Professeur Slughorn a dit immédiatement !

- MA ROBE ! Criai-je alors excédée tandis que le Fléreur s'en donnait à coeur joie. Vous savez combien elle m'a coûtée ?

- Miss Kered-Ann, au vu des événements, je crois que votre robe est le moindre de vos soucis ...

Rodolphus n'avait rien dit, mais je le sentais fulminer lui aussi.

Je lançai un autre regard noir et glacé au concierge et je m'enroulai avec une certaine dignité dans la couverture.

- Très bien, marmonnai-je. Satisfait ?

Il eut un petit rire moqueur.

- En route !

Rusard ouvrit la marche, Rodolphus lui aussi enroulé dans sa couverture me laissa passer. Il resta aux côtés de son frère, espérant sans doute avoir quelques explications, mais ce fut sans compter Rusard qui les reprit à l'ordre à chaque tentative de discussion. Pour couronner le tout, il nous fallut presque traverser tout le château et bien que la matinée ne soit guère avancée, en ce dimanche matin, les couloirs n'étaient pas déserts. Notre petite troupe attira rapidement les regards, les rires, les moqueries et les plus folles rumeurs se répandirent plus vite qu'un accio.

Il me sembla que Rusard faisait exprès de faire des tours et des détours, pour que le plus grand nombre nous voit. Au final, je n'en avais que faire : j'avançais fièrement tête haute, toisant avec dédain tous ceux qui croisaient mon regard dédaigneux.

Nous finîmes par atteindre les sous-sols de Poudlard. Les pierres de murs des cachots étaient beaucoup plus sombres que dans le reste du collège et les lueurs des bougies paraissaient atténuées. Rusard s'arrêta devant la porte du bureau de Slughorn et frappa trois coups. La voix énervée de notre directeur de maison l'invita à l'ouvrir. Rusard entra le premier, gardant sur son visage son sourire mauvais.

- Les voilà, Professeur Slughorn, ils étaient dans la salle sur demande.

Le concierge nous laissa entrer à notre tour. Tous les regards se tournèrent vers nous et je vis que Slughorn n'avait pas fait les choses à moitié : il y avait là, debouts devant son bureau, Severus, Bella et Lucius. Bellatrix me fit un petit clin d'oeil tandis que Rogue m'adressait un regard narquois comme à son habitude.

Slughorn se renfonça dans son fauteuil et nous dévisagea tous. Rusard était resté dans le fond du bureau, le prof s'en aperçut et s'empressa de le congédier.

- Merci, Argus, je pense que vous avez d'autres choses plus importantes à faire maintenant !

Le concierge s'en retourna avec son chat de malheur sur les talons.

- Bien, bien, bien ... marmonna notre directeur de maison.

Tout le monde était en ligne face à lui, sauf moi qui me trouvais devant Rodolphus. Il m'avait enlacé et sans savoir pourquoi, instinctivement, j'avais posé mes mains sur son avant-bras gauche comme pour en dissimuler aux yeux de tous sa marque.

Le regard de Slughorn s'attarda longuement sur nous deux. Il finit par toussoter et parla d'une voix fatiguée presque éteinte.

- Miss Kered-Ann et Monsieur Lestrange, votre tenue ... est des plus incongrues.

Je faillis sortir de mes gonds, mais ce fut d'une voix étonnement calme que je lui répondis.

- Rusard ne nous a pas laissé le temps pour passer autre chose ... Et son satané chat s'est jeté sur ma robe et l'a déchiquetée ...

Slughorn soupira mais ne répondit rien ...

Je commençai à avoir froid. C'est que les cachots ne faillissaient pas à leur réputation d'endroit le plus froid de Poudlard. Je me collai un peu plus à Rodolphus, recherchant sa chaleur. Je l'entendis murmurer quelque chose à son frangin, ce dernier grogna et détacha sa cape de fourrure pour la lui donner. Il m'en couvrit. Je lui chuchotai un discret merci.

Slughorn reprit la parole.

- Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici ?

Personne ne lui répondit. Il nous dévisagea lentement chacun à notre tour, espérant peut-être que son regard qu'il voulait menaçant nous délierait la langue. Mais ce fut peine perdue. Cela faisait bien longtemps que Slugorn ne nous faisait plus peur. Il arrivait encore à s'imposer auprès des premières années et encore ... Il poussa un drôle de soupir qui le faisait ressembler encore plus à un morse.

- Dois-je donc vous rafraîchir moi-même la mémoire ? Marmonna-t-il en se lissant la moustache.

De nouveau le silence régna dans son bureau.

Je dus faire un effort sur moi-même pour ne pas éclater de rire : tout dans son comportement le faisait ressembler au gros animal marin. Il ne lui manquait plus que les défenses.

- J'ai appris de source sûre qu'une petite fête avait été donnée par certains Serpentards ...

Je jetai un rapide coup d'oeil aux autres, pas plus que moi, ils ne semblaient savoir d'où venait la fuite.

- Votre attitude est tout simplement INACCEPTABLE !

Il avait ponctué ce dernier mot par un coup de poing sur la table de son bureau. Son visage était devenu d'un beau rouge écarlate, ses moustaches frémissaient sous le coup de la colère. Je dus me mordre la lèvre pour ne pas rire.

Finalement, Rabastan prit la parole.

- Je ne vois pas pourquoi, il est de notoriété publique que les Gryffondors font la même chose de leur côté !

Slughy fit un petit geste de la main pour balayer l'objection de Rabastan.

- Le problème n'est pas là ... répliqua sèchement notre directeur de maison.

- Quel est-il alors ? Demanda alors Bellatrix qui jusque là était restée silencieuse.

- Ce genre de chose ternit un peu plus la réputation de Serpentard ! Grogna le morse.

Nous le regardâmes tous avec un certain étonnement. Slughorn poursuivit.

- Serpentard n'a jamais eu une bonne réputation ...

Je ne pus m'empêcher de marmonner une petite réplique.

- Ca dépend auprès de qui ...

Il ne releva pas ma remarque et continua sur le même ton.

- Et dans les circonstances actuelles, n'importe quelle petite fête regroupant des Serpentards pourrait être mal interprétée ...

- Pour résumé, le coupa soudainement Rodolphus, vous nous reprochez non pas cette fête mais plutôt le fait qu'elle n'ait regroupé que des Serpentards ... Donc la prochaine fois, nous inviterons des élèves des autres maisons !

Nous eûmes du mal à ne pas rire. Rodolphus, je le sentais, était très fier de lui. Le seul à ne pas trouver cela marrant fut Slughy. Il ne dit rien et nous prîmes tous son silence pour un oui ...

- Génial, marmonnai-je.

Lucius prit la parole à son tour.

- Mais que nous reproche-t-on exactement ? Je ne vois pas en quoi cette « fête » pourrait être mal interprétée ...

Il fit semblant de réfléchir quelques secondes avant de continuer.

- A moins qu'on ne vienne à penser que nous puissions comploter ou quelque chose dans le genre ? Vous pensez que nous sommes tous des futurs partisans d'un certain mage noir ?

Le silence se fit plus pesant. Lucius avait dit tout haut ce que tous nous pensions tout bas et que Slughorn n'avait pas eu le courage de nous reprocher.

- C'est totalement ridicule, finit par lâcher Severus.

- Pas si ridicule que cela, Monsieur Rogue ! Répliqua enfin Slughorn qui sortit finalement de son silence. J'ai entendu certaines rumeurs ...

- Cela fait des années que des rumeurs courent sur les Serpentards, professeur, s'exclama Bellatrix. Déjà du temps de nos parents, de nos grands-parents ...

- Pas ce genre de rumeurs, Miss Black ... De plus, on m'a recommandé d'être vigilant !

Je levai les yeux au ciel. Severus avait raison : c'était ridicule ... enfin l'attitude de Slughorn !

- Soit ! Puisque ce ne sont que des rumeurs ridicules ... Vous ne verrez donc aucun inconvénients à relever vos manches !

Il eut un étrange regard comme s'il était tout à coup très fier de lui. Il eut droit à un concert de protestations où toutes nos voix se mêlèrent en choeur.

- Messieurs et Mesdemoiselles ! Gronda-t-il soudainement.

Il n'y eut plus un bruit, mais tous, sans bouger nous le dévisageâmes avec colère.

- Je veux voir vos bras, finit-il par répéter excédé. Si vous croyez que cela m'amuse ...

Finalement, le premier qui s'y colla fut Lucius, il releva sa manche et montra au professeur son avant-bras.

- Satisfait ? Marmonna le blond sorcier.

Slughorn ne lui répondit rien, mais nous fit signe de suivre l'exemple de Malefoy. Bella et Severus l'imitèrent. Puis ce fut à moi. Un petit regard moqueur sur le visage, je lui tendis mon avant-bras droit et le lui montra. De nouveau le silence accueillit ce geste. Rodolphus et son frère firent de même que moi. Ils exposèrent aux yeux de tous leur bras droit, sans rien dire. Mais je sentais que Rodolphus bouillonnait de rage. Il me serrait avec plus de force que tout à l'heure.

De nouveau, un lourd silence pesa dans le cachot humide.

- Bien, marmonna notre directeur de maison.

Il allait ajouter quelque chose quand il fut interrompu par Bella furieuse. Enfin, elle avait parlé si bas qu'un instant je me demandais si elle n'avait pas plus pensé à haute voix qu'elle ne s'était adressée au prof.

- Et la prochaine étape, c'est quoi ? Interdire aux Serpentards de se regrouper ...

Slughorn sauta sur l'occasion.

- Cela se pourrait bien, Miss Black.

Le prof ne l'avait pas regardée une seule fois ; ses yeux se posaient à tour de rôle sur Rabastan, Rodolphus et moi ...

- Avant de vous laisser partir, encore quelques petites choses ... Il est bien entendu que pendant tout un mois, vous aurez l'immense privilège de tenir compagnie à Monsieur Rusard pour toutes vos soirées ... Nul doute qu'il trouvera de quoi vous occuper jusqu'aux vacances de Noël ...

Génial ... C'était le bouquet ... Un mois de retenue avec Rusard.

- De plus, je suis au regret de devoir enlever cinquante points à Serpentard ...

J'entendis le petit soupir de soulagement de Lucius qui mentalement devait faire les comptes pour savoir si nous avions toujours notre avance sur les autres maisons. De nouveau, Slughy eut un petit sourire victorieux.

- Cinquante points pour chacun d'entre vous, bien entendu !

Nos visages se décomposèrent ... Nous venions de faire perdre trois cents points à notre Maison ...

- Des remarques ? Demanda alors notre prof.

Personne ne lui répondit.

- Je crois que vous pouvez y aller ! Nous congédia-t-il avec des airs de grand seigneur.

Nous fîmes tous demi-tour. Lucius avait la main sur la poignée de la porte, quand, de nouveau la voix de Slughy résonna dans son bureau.

- Pas tous ... Messieurs Lestrange et Miss Kered-Ann, restez donc encore un peu ...

Il avait dit cela sur le même ton que pour nous inviter à boire une tasse de thé. Nous stoppâmes net. Je poussai un soupir d'agacement. Bella me fit un petit clin d'oeil d'encouragement, mais je n'étais pas d'humeur pour lui répondre. Je me retournais et refis face au morse. Il avait croisé ses mains sous son menton et nous dévisageait avec une certaine suspicion. La porte de son bureau se referma brutalement et me fit sursauter.

Le morse parla de nouveau.

- Me prenez-vous pour un imbécile ? Demanda-t-il d'une voix cinglante.

Je ne répondis rien même si je pensais fortement que oui. Je jouai les étonnées ; ce qui au final n'était pas tout à fait feint : je me demandai ce que Slughy nous voulait encore.

- Non, professeur, finit par répondre Rabastan.

Je lui jetai un rapide coup d'oeil, il avait un petit narquois de défi.

Le gros morse ne répondit rien immédiatement, il nous jaugea de nouveau et soupira, l'air presque triste ou tout du moins résigné.

- Vos bras ! Ordonna-t-il.

- Mais ... Protesta Rabastan. Vous les avez déjà vus à l'instant !

Rodolphus lui asséna un violent coup de coude tout en lui jetant un regard noir.

- Idiot, lui marmonna-t-il.

- Bien, je vois qu'au moins vous, Monsieur Lestrange, vous voyez où je veux en venir, poursuivit Slughy à l'adresse de Rodolphus.

Il reporta son attention sur Rabastan.

- Vous m'avez montré votre avant-bras droit ... Or c'est le gauche qui m'intéresse ...

Rodolphus eut un petit rire.

- Vous semblez bien renseigné, Professeur ...

Pour ma part, je n'avais toujours rien dit ou fait. J'observais tout cela en silence et avec la plus grande attention. J'étais, je l'avoue, un peu perdue et ne savais guère quoi penser.

Je tournai la tête vers Rodolphus, son expression avait changé. Ses yeux d'un bleu presque noir avaient une férocité que je n'avais jamais vue. Un rictus haineux se dessina sur son visage lorsqu'il tendit son avant-bras gauche.

- Satisfait ? Grogna-t-il.

Slughy n'avait pas réagi. Son regard presque vide restait posé sur la marque noir qui tranchait avec la pâleur du bras. Il sursauta quand Rabastan imita son frère.

Finalement le morse fatigué posa ses yeux usés sur moi.

Vous en êtes également, Miss Kered-Ann, je suppose ... dit-il d'une voix éteinte.

Je lui montrai finalement mon bras vierge de toute marque.

- Vous voyez ... Vous vous êtes trompé, Professeur ... Je n'en suis pas ... enfin ... pas encore ! Crachai-je dans un souffle avec un petit sourire.

- Vous pouvez nous laisser, Miss Kered-Ann.

Je le toisai avec dédain et incrédulité.

- Non ! Répondis-je alors soudainement.

- Non ? Répéta le morse.

- Vous me demandez de rester et maintenant vous me chassez ... Il faudrait savoir !

- Cette histoire ne vous concerne plus ...

- Ce n'est pas ce que vous sembliez penser il y a quelques secondes encore auparavant ! M'énervai-je.

- Cela doit rester entre moi et vos deux camarades ! Gronda mon directeur de maison. Vous ne voudriez pas avoir encore plus d'ennuis ...

- Au point où j'en suis, marmonnai-je presque pour moi-même.

Rodolphus vint alors à mon secours.

- Elle peut rester ! De toute façon, si elle s'en va, elle saura tout ce qui a été dit après !

Le prof capitula et je remerciai Rodolphus d'un sourire. Il me sourit en retour puis reporta son attention sur le prof. En les observant, j'eus soudain l'impression que la situation était inversée. Rodolphus était très calme, sûr de lui comme s'il maîtrisait la situation et s'en délectait, tandis que face à lui, Slughy suait à grosses gouttes et paraissait mal l'aise. Il ne cessait de changer de position sur son fauteuil. Rodolphus prit la parole de nouveau, coupant le prof dans son élan.

- Et maintenant ? Lui demanda-t-il. Q'allez-vous faire ?

- Je pourrai tout à fait vous dénoncer ! Vous savez que vous pourriez vous retrouver à Azkaban pour cela !

Je ne pus m'empêcher de frissonner. Mais Rodolphus semblait ne pas se soucier des menaces du prof. Il lui parlait avec un aplomb que je ne lui connaissais pas.

- Dans ce cas, où sont donc les Aurors ? Si vous vouliez vraiment nous dénoncer, nous ne serions plus ici depuis longtemps, le Ministère aurait déjà débarqué ... et vous ne nous auriez pas convoqués dans votre bureau !

Slughorn ne répondit pas immédiatement. Il avait décroisé ses mains et tapota avec nervosité le bois noir de son bureau, mal à l'aise. Finalement, il parla d'une petite voix qui ressemblait à un miaulement terrorisé.

- Vous ne manquez pas de culot, Monsieur Lestrange. Rien ne vous dit que je ne vais pas prévenir le Ministère maintenant !

- Vous ne le ferez pas !

Rodolphus avait grondé ces mots et fit sursauter notre directeur de maison.

- Et pourquoi ne le ferai-je pas ? Vous semblez bien sûr de vous !

- Vous savez très bien la raison ... et surtout ce qui découlerait d'un pareil acte ! Murmura le jeune sorcier.

Le visage du gros morse prit une teinte d'un magnifique rouge écarlate que je ne lui avais jamais vue. La fureur mais aussi la peur se lisaient sur son visage. Il se leva d'un bond, faisant au passage tomber dans un bruit sec son lourd fauteuil. Il pointa sa baguette sur la porte du bureau qui s'ouvrit en claquant.

- SORTEZ ! rugit-il soudain. SORTEZ D'ICI !

Nous ne nous fîmes pas prier.

Alors que Rodolphus, le dernier, allait quitter le cachot, il se retourna et darda son regard noir sur le prof.

- Bien entendu, Professeur, nous attendons avec une certaine impatience votre invitation pour la petite soirée de Noël que vous ne manquerez pas d'organiser comme chaque année ...

- DEHORS !

Ce fut la seule réponse qu'il obtint de notre directeur.