La famille Keller est mon invention.
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Malgré ses réticences concernant l'enquête d'Helen, Evie avait pris la décision de suivre sa piste. Elle se rendit donc vers l'Aval, à destination de vieux « pontons » servant de prisons et d'un arsenal abandonné près du port de Deptford. Comme Helen était en proie à une insomnie – en partie dû aux ronflements d'Arthur – elle avait entendu la brune sortir de sa chambre et marcher dans le couloir. Par reflexe, elle avait regardé l'heure qu'affichait la petite montre à gousset sur sa table de chevet et avait poussé un long soupire. Il n'était pas encore six heures, il faisait nuit noire et elle frissonna rien qu'à imaginer les températures glaciales derrière ses rideaux.
Elle avait enroulé ses bras autour de son oreiller puis fermé les yeux, toujours à la recherche d'un sommeil réparateur. Sans succès. La présence de son meilleur ami avait beau la réconforter, son cœur lui hurlait de retrouver Jacob. Il avait disparu depuis plus de 72 heures maintenant, et jamais son absence n'avait été si difficile à supporter. Elle ignorait tout : où il se trouvait, ni dans quel état. Etait-il seulement vivant ? Elle refusait obstinément d'envisager le pire. La perspective d'une vie sans son imbécile de mari lui était insupportable.
Et pourtant.
Elle avait tant souhaité de le voir disparaître. Ces dernières années avaient été catastrophiques. Ils avaient passés plus de temps à se déchirer quand ils ne s'ignoraient pas, qu'Helen avait nourrit une rancœur viscéral envers lui. Elle l'accusait d'avoir gâché sa vie. D'avoir fait d'elle une femme sans ressource et sans avenir. De l'avoir enfermée dans une vie qui ne lui convenait pas puis de l'avoir abandonnée, comme si elle n'était qu'un mouchoir sale et roulé en boule au fond d'une poche. Elle s'était laissé aveugler par sa colère au point de se convaincre qu'elle et Jacob n'étaient plus qu'une histoire ancienne. Un reliquat d'une jeunesse révolue.
Helen se mordit la lèvre à plusieurs reprises, resserrant son étreinte autour du moelleux coussin. Elle ignorait si William lui avait été d'une aide quelconque pour ouvrir les yeux, ou si elle s'était débrouillée toute seule mais elle était sûre d'une chose : elle voulait passer le reste de sa vie auprès de Jacob Frye. Elle s'imaginait assise sur ses genoux tandis qu'il essaierait tant bien que mal de lire les nouvelles. Elle enfouirait son petit nez minuscule au creux de son cou, caresserait sa barbe naissante du bout des doigts puis à caresserait sa lèvre inférieure jusqu'à ce qu'il perde patience et la pousse en riant.
Son sourire lui manquait. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu'elle l'avait vu esquisser un sourire sincère. Oh bien sûr, il affichait toujours de la bonne humeur lorsqu'il trouvait le temps de petit-déjeuner et de discuter avec Hazel ou Ethan. Mais chaque fois qu'il levait ses yeux sur elle… Son cœur saignait de constater qu'il se fermait, comme à l'annonce d'une mauvaise nouvelle. C'était tout ce que sa présence lui inspirait. Des emmerdes et des cris.
Une larme perla sur le coin de son œil, et Helen attendit qu'elle se fasse avaler par le tissu qu'elle tenait serré contre sa joue. Comme il était loin le temps où sa seule présence suffisait à faire pétiller le regard de Jacob. Helen n'avait même pas le sentiment d'en avoir profité pleinement, naïvement persuadée que cet état durerait toujours. Qu'elle serait toujours tout en haut du podium, malgré sa tête de hareng sec, sa chevelure électrique et ses vêtements trop grands.
Cette succession de pensées désolantes fit naître une grimace sur son visage. Elle cligna plusieurs fois des paupières et renifla bruyamment. En réponse, Arthur eut un sursaut, puis ronfla de plus belle, passant d'un ronronnement paisible à un moteur à explosion.
Formidable.
/
Direction l'étage du baraquement. L'escalier… Des pas grinçants… L'impression satisfaisante de violer l'intimité même de l'éventreur. Evie essuya la lame de son kukri avec un mouchoir arraché de la poche du Gardien-Chef Billingsworth. Cet homme cinglé, à la solde de Jack, dont le corps gisait désormais sans vie, quelque part dans la neige. La jeune femme était frustrée. Elle n'avait rien apprit concernant l'endroit où pourrait être détenu son frère. Par contre, elle avait trouvé plusieurs templiers derrière les barreaux des prisons de Deptford. Ils étaient affamés mais également terrorisés. Ils ne savaient rien. Rien de plus.
L'assassin allait et venait, sa main en menton. Comment arrêter l'éventreur ? Elle arrivait à court d'informations et de temps. Plus les heures passaient et plus ses espoirs s'amenuisaient. Elle s'appuya sur le bord de la fenêtre, des flocons frôlaient la vitre, comme de petites perles de coton. En face d'elle se trouvait un bureau à côté duquel avait été entreposée une longue table sur laquelle trônait un téléphone. Evie s'arracha à ses angoisses pour composer le numéro du commissariat. Une longue tonalité s'en suivit, puis une voix féminine répondit à l'autre bout de la ligne.
« Scotland Yard, j'écoute ? »
« Je dois parler à Abberline, c'est extrêmement urgent »
« Je suis navrée Madame mais L'inspecteur Abberline n'est pas ici actuellement, puis-je prendre un m– »
Evie resserra sa poigne autour du combiné « Et bien où est-il ?! »
« Sur les lieux d'un meurtre. »
« L'éventreur a récidivé.. ? Où ? »
« Ce n'est pas encore confirmé mais il y a de fortes chances qu'il soit impliqué. Vous trouverez Mr Abberline au 13, Miller's court. »
« Très bien, et merci beaucoup... ATTENDEZ ! Alertez la police locale ! Envoyez le plus d'hommes possibles aux bateaux prisons. »
Elle raccrocha et demeura immobile, à contempler le papier peint délabré de la pièce d'un regard grave. Qui donc se trouvait au 13 Miller's court… ?
/
« Des œufs ? »
Arthur eut un interminable bâillement tandis qu'Helen arquait un sourcil en attente d'une réponse, poêle à la maison.
« Et que dirais-tu d'un petit-déjeuner français ? »
La rousse haussa les épaules en signe de résignation. « Ah, Monsieur Bennet réclame de la brioche. »
« Moi j'vais faire du thé. » Lança joyeusement Nellie.
Elle empoigna la bouilloire, attendit qu'elle se remplisse de 2/3 puis la plaça sur le feu, le regard vissé sur la maîtresse de maison. « Tu t'es dégottée un travail à la mine? »
Helen se figea, visiblement surprise qu'on lui reproche sa tenue. Elle était habillée comme au bon vieux temps : pantalon trop grand, chemise de bûcheron et veste mal coupée. Arthur n'y voyait rien de bon, en particulier quand ce grand benêt de William apparu à son tour pour compléter le tableau.
« Bien le bonjour ! » Le jeune homme s'empressa de retirer sa casquette qu'il déposa sur la grande table. « Ça sent bon. »
« Tu veux des œufs ? » Demanda mécaniquement Helen.
« J'ai déjà mangé, je vous remercie. »
Il s'installa sur la chaise à droite d'Arthur et esquiva volontairement son regard, un sourire amusé dessiné sur le visage.
« Helen. » Lança Arthur. « J'peux te parler ? »
L'interpellée se pencha en arrière depuis la cuisine afin de lui renvoyer une mimique suspicieuse. « Quoi encore ? »
« En privé. »
William ricana doucement. « Si vous avez quelque chose à dire concernant ma présence ici, je préfère en être informé dès maintenant. »
Le plus vieux le regarda consterné. D'abord décontenancé, il se leva et le pointa du doigt comme un enfant susceptible. « Oui ben justement, qu'est-ce qu'il fout encore là lui? Je croyais qu'Evie avait été claire à ce sujet : On reste ici tant que l'éventreur n'est pas mort ou arrêté. »
Nellie étouffa un rire, visiblement amusée par la guerre que menait Arthur contre ce rival. La jalousie était tellement palpable que ç'en devenait absolument grotesque. De son côté, Helen essuya ses mains dans un torchon qu'elle balança ensuite malicieusement au visage de son meilleur ami.
« D'abord, c'est chez moi ici, je rentre et je sors si ça me chante. Ensuite, Mr Jones m'accompagne voir Abberline, rien de plus. Je veux savoir s'il a du nouveau concernant Jacob. »
Les yeux d'Arthur se mirent à rétrécir dans leurs orbites. Il fulminait. « Et pourquoi tu ne me demandes pas à moi de t'accompagner ?! »
La jeune femme retira son torchon de sa tête et enroula ses bras autour de ses épaules tout en plaçant ses lèvres proches de son oreille. « Et bien, j'ai pensé que peut-être tu pourrais prendre tes testicules à deux mains et proposer à la charmante jeune femme en face de toi de prendre l'air.. ? Hm ? » Murmura-t-elle avant de déposer un rapide baiser sur sa joue. « Qu'en penses-tu ? »
« J'en pense que c'est une très mauvaise idée. Tu devrais attendre le retour d'Evie et… » Il semblait réfléchir à toute allure. « ..Et ensuite vous rendre toutes les deux à Scotland Yard. »
Helen bu une gorgée de son thé avant d'enfiler une autre veste par-dessus celle qu'elle portait déjà, achevant de déformer sa silhouette. « Nellie, je te confie Arthur. Promets-moi de lui changer les idées en attendant mon retour. Si vous voyez Evie, dites-lui où je suis, ça n'a pas d'importance. » Elle fit signe à William de la suivre. « Et fermez la porte derrière moi ! »
/
« Et beh… » Se décida à murmurer le jeune homme pour briser la glace, puisque cela faisait déjà quelques minutes qu'ils marchaient l'un à côté de l'autre dans un silence de mort. « C'est un sacré camarade que vous avez-là. »
« Arthur ? » Helen sortit son nez de son écharpe. « C'est le meilleur. Je n'sais pas ce que je deviendrais sans lui. »
William la regarda avec étonnement. « Et vous n'avez jamais pensé à… »
« À quoi ? » Demanda naïvement Helen, trop occupée à essayer de marcher là où la neige était encore intacte pour réfléchir à la finalité de cette question.
« Je m'excuse d'avance pour cette question incongrue mais… Pourquoi avoir épousé Jacob ? »
La rouquine se stoppa net, réalisant brutalement où son interlocuteur voulait en venir. Soudain elle se revoyait, bien des années auparavant, enceinte jusqu'aux oreilles, Arthur transit d'amour pour elle, ses lèvres sur les siennes. Elle se revit le repousser, et un sentiment de dégout l'obligea à déglutir pour avaler ce mauvais souvenir. Pourquoi avait-elle épousé Jacob Frye et non Arthur ? Voilà bien une question qu'elle ne s'était jamais posée.
« Vous les hommes… » Soupira-t-elle.
William s'arrêta à son tour, piqué par la curiosité.
« Incapables de vous rapprocher d'une femme sans vouloir la sauter. »
Surpris par la vulgarité de la réponse, le Rook s'empressa de secouer la tête. « C-ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. »
« Alors qu'est-ce que vous avez voulu dire, Mr jones ? »
Le duo reprit une marche tranquille au milieu de la foule des de nombreux flocons. William enfonça ses mains dans les poches de son manteau puis soupira à son tour, visiblement las. « Je n'aurais pas dû me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je suis navré. »
Helen acquiesça d'un simple mouvement de tête.
Ils montèrent dans un minibus qui les déposa juste en face de l'endroit où se trouvait le bureau d'Abberline. Depuis qu'il avait été promu inspecteur, il avait sa place au deuxième étage du grand bâtiment blanc, et bien qu'il ne l'ait jamais mentionné, Helen savait qu'il en éprouvait une immense fierté. Cette simple pensée la fit sourire derrière son écharpe à mesure qu'elle montait les marches…
Mais l'insouciance fut de courte durée.
Ce n'était pas Abberline qui les accueillit, mais sa secrétaire. Des hommes couraient dans tous les sens et le nom de Jack l'éventreur éclatait ici et là. Impossible de passer au travers. La femme – au chignon parfait et aux lunettes rondes – semblait au moins aussi nerveuse que les autres. Elle tenait contre sa poitrine plusieurs documents qu'elle maintenait serrés comme si sa vie en dépendait, et s'exprimait à toute vitesse.
« Mrs Frye. Que faites-vous ici ? »
« J-je… Je viens voir Abberline. »
« Il n'est pas là ! L'éventreur a encore frappé, vous ne devriez pas être dehors ! Mr Abberline n'a pas le temps de vous recevoir aujourd'hui ! »
Elle allait prendre congé quand – par reflexe – Helen attrapa son bras au niveau du coude. « Attendez ! Q-qui… » Ses mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Sa langue se colla à son palais et sa gorge se serra. Elle essaya de déglutir mais elle était paralysée.
« Qui quoi ?! » S'impatienta la secrétaire.
« Qui est mort. » Traduisit finalement William en incitant Helen à relâcher sa poigne.
« Ça j'en sais rien, vous n'avez qu'à lire les journaux, ils en parleront sûrement dès ce soir ! »
Elle leur avait déjà tourné le dos quand Helen l'attrapa à nouveau, arrachement un petit couinement à la pauvre femme. « Quoi encore ?! »
« Où est le corps ?! » S'emporta Helen, dont l'expression interdisait toute résistance de la part de son interlocutrice.
/
« HELEN ! »
Elle courrait à toute allure.
« HELEN ATTENDS ! »
Elle n'écoutait pas, elle n'entendait plus rien que son souffle erratique et les cris des passants qu'elle bousculait sans un regard en arrière. Plus rien ne comptait que sa destination. Son cœur battait à tout rompre et le vent glacé fouettait son visage devenu rouge écarlate. Chaque fois que la silhouette de Jacob apparaissait dans son esprit, elle devait se retenir de fondre en larmes et se contentait de sangloter sans cesser de courir. Et si c'était lui ? Et si c'était son corps qui avait été découvert dans cette chambre miteuse ? Et si l'éventreur l'avait laissé là sachant pertinemment qu'elle ne résisterait pas à l'envie d'en avoir le cœur net. La peur mélangée à la panique s'insinuèrent puis se mélangèrent dans sa tête. Son souffle se transforma en gémissements plaintifs mais elle ne ralenti pas la cadence jusqu'à ce que son regard ne rencontre un rassemblement important de policiers dans une ruelle minuscule.
« Helen… »
La jeune femme ignora William, lequel tendit désespérément le bras en sa direction, puis le laissa tomber pour reprendre son souffle.
Helen n'hésita pas à jouer des coudes pour se frayer un passage entre les policiers, puis se précipita dans la pièce d'où émanait une très forte odeur d'hémoglobine. Le cœur au bord des lèvres, la rousse s'avança doucement du lit où se trouvait le corps. Un drap blanc avait été posé dessus et elle fut incapable de déterminer s'il s'agissait oui ou non de son époux. La démarche chancelante, elle essuya nerveusement une larme, déterminée à découvrir l'identité de la victime quand une ombre se précipita vers elle et la plaqua contre le mur le plus proche. Avec des gestes précis, presque violents, on regroupa ses mains dans son dos et le visage d'Abberline apparu en face du sien.
« Qui est-ce ?! DITES-LE MOI ! » Hurla Helen en se débattant comme un diable.
« Vous le dire ? De quel droit ! Je suis membre des forces de l'ordre, pas de l'organisation secrète de votre mari ! »
« Easy Tiger. »
Evie ?
L'assassin apparue à son tour, fraîchement débarquée de la fenêtre. Ainsi que William, dans l'encadrement de la porte. Le quartet se mura dans le silence l'espace d'un court instant, puis Evie fit signe à Frederick de relâcher sa belle-sœur. Ce dernier s'exécuta à contrecœur, mais lui intima de ne pas bouger d'un pouce.
« Ecoutez-moi, Jacob sait… » Murmura Evie à l'intention de l'inspecteur, lequel perdit patience.
« Non VOUS allez m'écouter. Je n'peux pas vous couvrir plus longtemps, toutes les preuves incriminent votre frère, votre « confrérie », même vous… Vous allez m'apporter la tête de l'éventreur sur un plateau où je serais dans l'obligation d'ordonner à mes hommes de vous arrêter. »
Helen ouvrit de grands yeux ahuris. Si Jacob était encore accusé des meurtres de l'éventreur, alors… Elle tourna la tête en direction de la scène de crime et se mordit la lèvre inférieure. Ce n'était donc pas Jacob qui se trouvait sous ce drap.
« Vous aurez sa tête, même si je dois y laisser la mienne. » Répondit Evie, sûre d'elle.
Abberline tira une note de sa poche, qu'il tendit à la brune. Voyant le désespoir dépeindre les traits d'Helen, l'assassin lu à haute voix. « Un petit présent Miss Frye, il y en aura d'autres, tant que vous n'aurez pas obéit à Jack. Suivez la piste du sang de l'autre côté du miroir. »
Elle replia le mot et se dirigea vers le hall d'entrée, poussant William sur son passage. « Jack veut que je revienne sur les lieux de ses premiers meurtres… »
« Qu'avez-vous découvert ? » S'empressa de demander Frederick.
« Ce message... Le monstre veut me mener à lui, inspecteur. »
« Ne laissez pas la rage vous aveugler Miss Frye, Je n'tiens pas à vous perdre, vous aussi. » Puis il se tourna vers Helen et lui adressa cette fois un regard compatissant. « Mrs Frye… »
« Jacob n'est pas mort. » Trancha la rouquine, ses yeux immenses rougis par l'émotion.
« Je l'espère de tout cœur. »
/
« Que voulait-il dire par 'de l'autre côté du miroir' ? »
« Rentre chez toi Helen. »
Franchement lassée de s'entendre donner des ordres à longueur de journée, la jeune femme accéléra le pas jusqu'à rattraper Evie et la contraindre à lui faire face. Sur son visage constellé de petites taches de rousseur on pouvait lire la fatigue, mais ce n'était rien comparé à la détermination qui brûlait et incendiait chacune de ses veines.
« Hors de question Evie. Je t'accompagne ! »
Contrairement à ce qu'elle s'était imaginé, la brunette sourit. « Helen, nous touchons au but et c'est en partie grâce à toi, je dois l'admettre. Mais Jack est entraîné… Et… »
« Et nous aurons beaucoup plus de chance de le vaincre à trois que toi toute seule. S'il le faut je ferais le guet… Ou je peux même recharger tes armes ! Seigneur Evie, laisse-moi t'accompagner ! »
Elle fit glisser son regard entre elle et William et réfléchit quelques instants. Quand elle leva les yeux, Helen comprit qu'elle avait gagné.
« Très bien. Mais je n'suis pas responsable de ce garçon. » Lança-t-elle en désignant William.
« Je devrais m'en sortir, j'vous remercie. » Rétorqua ce dernier, un poil vexé.
« Alors ? » L'interrompit Helen. « Que voulait dire Jack ? »
Evie soupira au moment où ils pénétrèrent tous les trois sur les lieux du premier meurtre. « Annie Chapman. Première victime de l'éventreur. C'est ici qu'il veut que je me rende… »
« Et… ça ? » Demanda William.
Les deux femmes le rejoignirent et se retrouvèrent face à un grand muret sur lequel avait été écrit en lettres de sang devenu marron foncé au fil des jours.
« 'À quoi sert un crédo incapable de protéger les siens ?' » Lu machinalement Helen, comme hypnotisée.
« 'Un crédo mort, voilà ce que c'est…' » Acheva de lire Evie.
Le nouveau Chapitre est enfin là. Nous touchons bientôt à la fin de cette histoire !
J'ai eu un mal fou à écrire ce chapitre... Je suis navrée pour l'attente. Cela dit, ce sont les commentaires de quelques lecteurs fantômes qui m'ont finalement motivée à le terminer :] Merci !
