Crédits : tous les personnages appartiennent à Maki Murakami, je me contente de les emprunter le temps de cette courte histoire !

Voilà, c'est terminé... Merci à Spicy marmelade et Kris pour leurs reviews, et à tous ceux qui auront lu cette histoire dont voici l'épisode final, le...

Chapitre X

DIMANCHE 4 FÉVRIER

Pas grand-chose à dire du voyage de retour, sauf qu'il a été un peu plus rapide que l'aller, que nous sommes partis plus tôt, et qu'il a été (du moins pour moi) assez inconfortable car j'ai dû rester dans la même position près de trois heures, la jambe gauche étendue, tandis que Saki et Fujisaki se partageaient tant bien que mal l'autre bout de la banquette.

La petite en a profité pour fièrement me montrer les photos qu'elle avait prises lors du concert improvisé de « Bad Grasper » avec l'appareil numérique de sa mère. Pas trop mal, dans l'ensemble, si l'on tient compte de l'âge du photographe… Le seul ennui, c'est que ce sont presque toutes des photos de Noriko. Je ne peux pas en vouloir à Saki… Il y a aussi trois photos de Fujisaki (mais pourquoi ?), et même une de Kumagorô ! Celles de Ryûichi sont malheureusement presque toutes floues. Là encore, mon Ryû-chan adoré bouge beaucoup sur scène, et il a un déhanché à faire se damner n'importe qui. Enfin, il y en a tout de même une qui est très réussie, celle qu'a prise Noriko et où il tient Saki dans ses bras. La gamine a promis qu'elle me l'enverrait par mail. Toujours ça de gagné !

Nous sommes arrivés à Tôkyô vers midi, et Mika nous attendait déjà dans le hall de N-G Productions. Elle est sortie en nous voyant et, Kami, elle avait sa tête des mauvais jours ! C'est tout juste si elle a salué Noriko et Ryûichi, a superbement ignoré Fujisaki, m'a saisi par le bras sans tenir compte le moins du monde de mon état et m'a jeté dans sa voiture. Quelle brute ! Je parie qu'elle fait marcher Tôma à la baguette !

Ryûichi, adorable comme il est, a placé mon sac dans le coffre et, alors que Mika avait déjà mis le contact, s'est penché à ma vitre et m'a dit, avec un grand sourire :

« On s'est bien amusés, pas vrai Tat-chan ? Il faudra qu'on remette ça, na no da ! »

Sur quoi ma sœur a effectué une raide manœuvre, et nous avons filé vers Kyôto.

Bien évidemment, j'ai eu à subir les doléances de Mika pendant tout le trajet ; mais, quoi, je n'avais tout de même pas fait EXPRÈS de me casser la jambe ! Manifestement, soit Ryûichi n'a pas parlé des circonstances de « l'accident », soit Noriko a jugé plus sage de ne pas les répéter à ma sœur.

De retour à la maison, j'ai cette fois subi les foudres de père, qui a crié haut et fort qu'Eiri et moi finirions par le faire mourir avant l'heure. Tu parles ! J'ai eu quelques échos de ses frasques de jeunesse… mais il aurait été assez malvenu d'en parler en cette occasion.

Au final, je suis consigné six mois à Kyôto, avec obligation de ne pas m'éloigner de la maison en dehors de mes heures de lycée et de service au temple, et sous le coup d'une aggravation de peine à la moindre incartade. Six mois ! Avec un peu de chance, d'ici le mois prochain, tout sera oublié. Contrairement à Eiri, je suis doué pour faire le chien couchant…

De toutes manières, tant que je traîne ce maudit plâtre, je ne peux pas faire autre chose qu'attendre… et repenser, encore et encore, à tout ce que j'ai vécu avec Ryûichi Sakuma au cours de cette semaine.

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Tatsuha reposa son stylo et referma son fidèle cahier à couverture cartonnée. Il le déposa dans un tiroir qu'il referma à clef, puis alla s'allonger sur son lit. Ce plâtre était vraiment une malédiction… dire qu'il en avait pour des semaines à se le traîner, sans compter les séances de rééducation !

Mais il n'avait pas vraiment le choix aussi ferma-t-il les yeux et, avec un soupir béat, se laissa aller au souvenir du contact des lèvres veloutées de Ryûichi contre sa joue… juste au coin de sa bouche.

En fin de compte, la vie était belle.

FIN