Reviews:
Merci à so-evey et sooo-lost alias mes webmisses d'amour! )
Oui c'est vrai il est pas mal le ptit Adri hein? Juste un peu trop gentil... mwarf!
Merci aussi à Tarra pour sa pression, ça fait plaisir de voir que vous aimez ce que je fais!
Bonne lecture!!
Chapitre 10 : mariage ?
-Debra Sparrow… veux-tu m'épouser ?
Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer : il suffit d'un orage pour le détruire.
Le silence était infini. L'objet mystérieux contenu dans la main d'Adrian était finalement révélé.
Une bague, taillée en saphirs comme les yeux de Debra, montée sur un précieux anneau d'argent. Elle était fine, et belle, et envoûtante.
Le regard de Debra oscillait dangereusement entre les yeux verts émeraude du jeune homme et le bleu intense de la bague. Une tempête faisait rage en elle. Des sentiments contrastés se bousculaient. Une irréfrénable envie de crier « oui », suivie peu après par une peur incontrôlable…
-Je…
Le visage d'Adrian était en ce moment même l'allégorie de l'espoir, prêt à basculer dans la déroute la plus profonde ou la joie la plus extrême.
-Je ne sais pas si c'est le moment.
Les mots sortaient avec peine, à contrecœur.
-Debra… si j'étais aussi tendu ce matin et plus tôt, c'était de peur de voir tout ceci enlevé par le traître… Je n'aurais pu supporter l'idée de voir ce qui devait t'appartenir dans ses mains.
Elle voulut l'interrompre, mais il continua, la main toujours dans la sienne.
-Tu sais, ma mère… ma mère a fait tout ceci non pas pour moi, mais pour celle qui aurait été ma femme. La comtesse Baranovsky. Je n'en ai jamais connue aucune digne de porter ce nom, assez pure pour couvrir ses cheveux de ce diadème, pour porter cette robe. Seul quelqu'un qui a dans le sang l'amour de la mer pouvait en être digne.
Seule une fille de l'océan… seule une femme plus belle que ces saphirs, seule une femme comme toi, comme tes yeux ensorceleurs, comme ton portement fier… Tout ceci n'arrive même pas à ta hauteur, Debra… tu comptes plus à mes yeux que n'importe quel trésor. Et j'aimerais que tu sois ma femme. Ma mère l'aurait aimé, mais en cet instant, elle ne compte plus. C'est moi qui te le demandes.
Je t'aime, je t'aime, je suis fou de toi ! Ne me brises pas le cœur !
Les larmes coulaient maintenant copieusement sur le visage de la jeune femme, touchée par une telle démonstration d'amour. Elle s'en fichait de voir sa légendaire imperturbabilité froissée par ces larmes salées. Ce n'était plus de la tristesse, non, pour la première fois dans sa vie, c'était des larmes de joie qui coulaient sur ses joues roses et fraîches. Ses yeux étaient encore plus beaux, embaumés dans ce tendre écrin aqueux.
-Oui.
Elle le dit si doucement qu'Adrian lui prit le menton entre ses doigts et lui demanda, heureux mais n'y croyant pas encore :
-Oui ?
-Oui, oui, oui !
Les pleurs se mêlaient au rire clair de la jeune femme. Elle se précipita dans les bras d'Adrian après l'avoir laissé enfiler la bague sur son annulaire. Une longue étreinte, passionnée, heureuse.
Ana-Maria était presque sur le point de pleurer elle aussi en voyant cette scène. Elle était si heureuse pour Deb, qui était pour elle comme une fille.
Le visage de Jack discordait avec l'entourage. Il était sombre, amer. Il pouvait voir ce qu'il n'avait plus… Malgré son bonheur pour sa fille, c'était la tristesse et l'envie qui l'envahissaient. Gemma… encore elle, toujours elle, venait le hanter.
Il s'imposa de penser à autre chose. Il savait ce que tramait Adrian, mais il n'aurait pas pensé qu'il aurait utilisé le trésor qui lui restait, le trésor mis de côté par une mère aimante, comme –quel comble !- dot pour marier sa fille. Sa fille. Sa petite Debra. Mariée…
Le temps volait, décidément.
Les deux jeunes fiancés s'étreignaient encore, formant une symbiose parfaite, un tout indissociable.
Jack essaya de penser seulement à eux, seulement à leur bonheur. Enfin la joie prit possession quasi-totale de lui.
-Hey, les tourtereaux, il faut fêter ça ! Un mariage, c'est pas tous les jours sur la Perle, hein, An ?
Celle-ci souriait aussi, hochant la tête en signe d'approbation.
Adrian sembla se réveiller d'un rêve –doux et féérique.
-Ton père a raison, il faut célébrer ça. Il y a de l'autre côté de l'île, juste où la Perle est amarée, une plage délicieuse. Il nous manque seulement un prêtre…
Debra riait à l'envie de faire des deux personnes qui comptaient le plus au monde pour elle.
-Mais quel prêtre ! Le prêtre, ça sera moi ! Ne me dites pas que je suis une autorité moins reconnue ?
Sans attendre une réponse qui lui semblait évidente, Jack poursuivit :
-Bon, alors il ne faut plus attendre. Debra et Adrian vont se préparer et pendant ce temps on va retourner au navire avertir tout le monde et allumer deux-trois torches, histoire de faire un peu plus solennel. Vous allez nous rejoindre un peu plus tard…
Ana rigolait avec la jeune femme, touchée par tant d'attentions de la part de son capitaine.
Peu de temps plus tard, les deux jeunes gens restèrent seuls, les deux visages béats de bonheur. Ils échangèrent un autre baiser passionné, puis Adrian laissa la jeune femme revêtir la robe bleue et rouge. Pour sa part, il avait pris soin ce matin-là de revêtir une belle chemise blanche et des pantalons noirs qui arrivaient un peu plus bas qu'au genou. La chemise ouverte sur le torse bronzé, il faisait belle figure avec son visage aux traits parfaits et son physique puissant.
Il regardait autour de lui, dans l'immense salle vide, réalisant avec étonnement que le vol du trésor ne lui importait presque pas. Il voulait juste se venger… se venger et pouvoir recommencer une vie.
Aux côtés de celle qui serait dans quelques minutes sa femme. Il sourit à cette pensée. La sauvage, magnifique, douce et agressive, goéland et tigresse, femme qu'il chérissait. Sa femme. Sa femme… son épouse… la comtesse Baranovsky. Debra Baranovsky.
C'était parfait. Tout simplement parfait.
En ce moment-même, pendant qu'il pensait à la perfection de sa future femme, elle sortit de la petite pièce, telle Aphrodite sortant de l'écume.
Les longs cheveux blonds étaient détachés et adoucissaient son visage ému. Les yeux bleus brillaient comme les feux des saphirs qui recouvraient la masse dorée. La robe lui allait divinement, se mariant à la perfection avec la peau claire de la jeune femme, faisant ressortir la beauté de ses traits aristocratiques, la perfection de son visage. Les sourcils bien dessinés, la bouche pulpeuse et délicate, le nez droit. Et puis son physique élancé, ses formes élégantes. Les pieds de la jeune femme étaient nus, charmant écart à la solennité de la mise.
Elle était plus que belle.
Adrian était sous le charme, incapable de prononcer un mot. Elle était merveilleuse. Elle ne pouvait venir de la même terre que toutes les autres mortelles. Sa beauté éthérée et éphémère, sa perfection étaient divines.
-Alors, tu ne dis rien ?
Elle jouait avec lui, faisant la moue, feignant d'être courroucée par le peu d'intêret du jeune homme, alors qu'elle pouvait très bien voir son émerveillement.
-J'aurais envie de rester toute la journée à te contempler, mon ange.
-Ce ne sera pas pour aujourd'hui, dit-elle.
Elle était si belle, ainsi, tranquille et heureuse, le visage rendu encore plus splendide par la chaleur simple de ses sentiments. Elle oubliait tout en cet instant, savourant ce moment de bonheur qui était si éphémère…
Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer : il suffit d'un orage pour le détruire.
Le temps vole quand on est heureux.
-C'est impossible de te décrire mon bonheur, chérie… c'est le plus beau des rêves qui se réalise.
-Moi aussi. Pour moi aussi. J'espère être à la hauteur.
Le regard de la jeune femme était perdu au loin, cette fois légèrement mélancolique. La joie l'envahissait, mais une petite partie d'elle-même ne pouvait s'empêcher de penser au risque qu'elle courait à se donner ainsi.
Et s'il s'ennuyait d'elle ? S'il se rendait compte à quel point elle était imparfaite ? Si… s'il cessait de l'aimer, que ferait-elle ?
Tu es ridicule, se dit-elle. Ridicule. Il t'aime et tu penses à ceci…
-Bien sûr que tu seras à la hauteur ! Là n'est pas la question, tu es parfaite, tu es la plus belle de toutes les femmes, mon ange, ma princesse, mon trésor ! Et à jamais !
La jeune femme sourit, rassurée. Elle semblait en cet instant, malgré sa robe merveilleuse, l'incarnation de son nom (nda : sparrow, en anglais, signifie goéland). Le goéland, en toute sa splendeur, en toute sa pureté blanche. Sa timidité, aussi. Sa candide simplicité qui faisait son charme.
-Viens, allons-y.
Adrian lui prit la main et ils sortirent ainsi, sans une pensée envers les joyaux qu'ils laissaient dans la grotte. Hommage dû à la comtesse Raquel, prolongement infini de son charme.
Ils s'échappèrent de l'obscurité, de l'eau calme mais dangereuse. Ils s'enfuirent.
Ensemble…
Ensemble.
Ils savouraient le simple plaisir de n'être plus qu'un, de se comprendre sans se parler, de se regarder et de voir l'amour combler les yeux de l'autre.
Main dans la main devant les obstacles de la vie, ils avançaient décidés, ayant trouvé une nouvelle force, incontrôlable tant elle est puissante.
L'amour enveloppait tous leurs gestes, tous leurs regards.
Les pieds nus dans le sable chaud avançaient, se faufilaient un chemin vers le bonheur. Rue du Paradis.
Et la plage arriva. Malgré le soleil qui les réchauffait, les pirates, joyeux, avaient dressé des torches qui répandaient une belle lumière orange comme à vouloir rivaliser avec le soleil. Tous les attendaient. Tous admiraient la beauté des jeunes fiancés. Leur fille à tous, la petite Debra, qui était devenue une femme si splendide…
Tous les pirates de la Perle étaient à service depuis bien longtemps. Ils se réjouissaient donc de ces noces comme s'ils s'agissaient de celles de leurs enfants.
Et puis, mariage signifiait rhum à volonté, et ça, c'était toujours bien acueilli.
Jack, lui, les attendait un peu plus loin, sous l'ombre d'un palmier, recouvert d'un accoutrement extravagant que Debra n'avait jamais vu auparavant.
« Cadeau de Tia », selon Jack. Il était sûrement plus grotesque que « divin » comme il voulait être, mais il était charmant dans sa folie, comme toujours.
Debra sourit, attendrie. Ce n'était ni les torches ni le soleil qui la réchauffaient, il s'agissait du bonheur. Hors du temps, ailleurs.
Rue du Paradis.
Impossible de se séparer de ce sourire doux, ce sourire qui dévorait la vie et ce moment si parfait. Les pirates avaient installé une sorte d'autel surélevé et avaient formé deux groupes en laissant un couloir entre les deux. Les deux fiancés, main dans la main, n'ayant d'yeux que l'un pour l'autre, étaient en chemin pour rejoindre Jack, pour rejoindre leur futur. Un futur incertain, mais un futur qu'ils allaient affronter ensemble.
« Adrian Baranovsky, veux-tu prendre la ci-présente Debra Sparrow comme épouse, dans les bons comme les mauvais moments, dans la vie et jusqu'à la mort ? »
Les paroles étaient approximatives, mais elles reflétaient une tendresse extrême.
« Oui, je le veux. »
La voix du jeune homme était assurée alors qu'il ne détachait toujours pas son regard du lac bleuté qui lui faisait face.
« Debra Sparrow, veux-tu prendre le ci-présent Adrian Baranovsky comme époux, dans les bons comme les mauvais moments, dans la vie et jusqu'à la mort ?
-Je le veux. »
La voix n'était qu'un murmure, mais ce murmure était si puissant qu'il transmit l'émotion de la jeune pirate à tous les présents.
« Ainsi soit-il, par la volonté de Dieu, du Code, des pirates et du capitaine Sparrow, je vous déclare époux dans la joie du Seigneur ! »
Tous les pirates retenaient leur souffle pendant que les mariés s'échangeaient leurs alliances, Debra enfilant au doigt de son mari la bague qu'elle avait reçu après son premier baiser avec Adrian, cette bague qui représentait tant pour elle.
Et finalement, les deux jeunes époux purent s'embrasser avec passion sous le crépitement d'applaudissements et de cris joyeux de la part de l'équipage.
« Mesdames, messieurs, on n'a pas d'orchestre à notre disposition mais nous savons tous notre chanson, la chanson des pirates ! »
Yo-ho yo-ho a pirate's life for me, se mit à chanter Jack à tue-tête pendant que Debra fondait en larmes.
Mais cette fois, c'étaient des larmes de joie.
Bonjour tout le monde!!! )
Eh oui vous ne rêvez-pas c'est bien un nouveau chapitre! Je suis TROOP gentille je ne pensais pas réussir à le poster avant les vacances mais enfin... si! )
Je ne sais pas quand va arriver le prochain, bientôt j'espère!
J'espère aussi que tout ceci vous a plu!
Jvous embête pas plus!
Bon été!
