Je m'étais endormie sur lui, fatiguée et toute courbaturée de partout. En me réveillant, j'étais dans ma chambre, border comme une enfant de 4 ans avant de constater que mon père était assis à lire à mon chevet.
Il ferma son livre avant de me tendre le thermomètre que je calais sous la langue pendant qu'il préparait ses fioles. Je le regardais agir alors que je me refaisais toute la scène dans ma tête, même si je croyais en sa sincérité j'avais encore très peur de perdre à nouveau le contrôle et que cette fois, ça soit le drame.
- A quoi pensez-vous ? Demanda-t-il en me retirant le thermomètre de la bouche
- Pas …, commençai-je avant d'être interrompu
- Un seul mensonge et je vous place sur mes genoux pour une longue et douloureuse fessée, menaça-t-il, est-ce clair ?
- Très clair, répondis-je en baissant la tête
- Je vous repose donc la question, à quoi pensez-vous ?
- …, je fixais mes mains, ne répondant pas à sa question préférant tout garder pour moi
- Lily ! Dit-il avant de s'asseoir sur mon lit, regarde-moi !
- …, je levais les yeux vers lui sans rien dire
- Tu as le droit d'être en colère après toutes les méchancetés que je t'ai faite, commença-t-il alors que je baissais la tête à nouveau
- …, il me saisit le menton et m'empêcha de détourner le regard
- J'aimerais quand je parle que tu me regardes, non pas que je veuille te gronder mais que tu juges de la sincérité de mes paroles, précisa-t-il. Tu as le droit de m'en vouloir, même de me détester mais arrêtes d'avoir une si mauvaise estime de toi et cesses de croire que tous est toujours de ta faute !
- Ce n'est pas ça ! Répondis-je
- Alors quoi ? Demanda-t-il calmement
- Comment vous pouvez me faire confiance après ce que j'ai fait ? Demandai-je curieuse
- Tout simplement parce que je suis ton père et que tu es ma fille. Comprends que ces derniers temps je n'ai pas été présent alors que tu en avais énormément besoin et je ne pourrais jamais me le pardonner sur ce point. Dit-il en culpabilisant, je t'ai négligé alors que je refusais de voir ta détresse
- Mais c'est moi qui … laissez-tomber ! Me résignai-je
- De quoi as-tu peur exactement ? Demanda-t-il
- De tous ! J'ai fait une énorme bêtise et vous trouvez le moyen de me pardonner, répondis-je
- Premièrement, tu n'as rien à te faire pardonner et deuxièmement, des bêtises j'en ai fait aussi et même pire que les tiennes ! Dit-il en dégageant ma mèche, n'oublies pas que j'ai aussi été jeune. Ce n'est pas parce que je suis ton père que je n'ai pas été jeune
- C'est vrai ? Demandai-je intriguée
- Oui ! Affirma-t-il, la différence c'est que j'essaie du mieux que je peux de ne pas commettre les mêmes erreurs que j'ai faites
- Et vos parents ne vous gronder pas ? Demandai-je intrigué
- …, il me regarda un moment sans répondre alors que je voyais de la tristesse dans ses yeux
- Pardon, je … je n'aurais pas dû demander, m'excusai-je précipitamment
- On va dire que j'essaie d'établir un certain dialogue avec toi que je n'avais pas forcément avec mes parents, répondit-il.
- Pourquoi vous n'en parlez jamais ? Demandai-je intrigué
- Car ils n'en valent pas la peine, précisa-t-il
- Je parlais de vos bêtises, précisai-je en souriant alors qu'il avait l'air de s'enfoncer dans des souvenirs douloureux
- Parce que j'aimerais éviter à avoir à te donner une fessée, elle te convient comme réponse ? Demanda-t-il en souriant
- Oui, répondis-je en souriant
- Tu me pardonnes d'avoir était un véritable imbécile ses derniers temps ? Demanda-t-il coupable
- A deux conditions, la première que vous me faites un câlin et l'autre que vous arrêtiez de culpabiliser, dis-je en le regardant
Il m'en lassa avant de me changer les bandages. En voyant mon bras qui saignait, je détournais le regard pendant qu'il refaisait le pansement.
Mon rétablissement dura tout le week-end, il était resté à mes côtés matin et soir veillant à ce que je ne fasse pas de fièvre. Lorsque nous attaquions lundi, toute cette histoire était derrière nous, la vie avait repris son cours normale et moi j'abordais ma semaine plus sereine que la dernière fois. Malfoy qui ne cessait de me provoquer, c'était pris une retenue et se fit enlever 50 points par son directeur de maison. Il me lança un regard meurtrier avant de disparaitre, j'avais l'impression qu'il ne c'était pas attendu à ce coup.
Si moi j'allais mieux, Harry avait l'air de se replier sur lui-même. Je les avais un peu laissé pour ne pas avoir à lui hurler dessus mais son comportement m'inquiétait. Alors que je devais me rendre à mon dernier cours de la journée, je préférais rejoindre Harry qui était parti près du Lac. Il était occupé à lire pendant que je l'observais, lorsqu'il me remarqua enfin, il planqua sa lettre dans sa robe de sorcier
- Tu vas bien ? Demanda-t-il inquiet, on a entendu dire que tu n'étais pas bien !
- Je vais super bien mais toi tu n'as pas l'air dans ton assiette, remarquai-je
- Comment veux-tu que je sois dans mon assiette ? Ron ne me parle plus, j'ai la moitié de Poudlard à dos et pour couronner le tout, dit-il désespérer, on parle de nous depuis des jours dans la gazette du sorcier
- Je l'ai remarqué mais j'essaie de ne pas y prêter attention, expliquai-je
- On ne t'a pas vu la semaine dernière, remarqua-t-il
- Ce n'était pas la grande forme, j'ai fait la guerre à tout le monde, mon père en a payé les frais, informai-je avec amertume
- Et maintenant ? Demanda-t-il
- On s'est réconcilié lui et moi, même si j'aurais aimé que cela n'arrive jamais, dis-je en m'asseyant
- Tu te souviens de ce que disait ton cauchemar ? Demanda-t-il en se tournant vers moi
- Oui, répondis-je
- J'étais septique mais je la crois, Sirius m'a dit la même chose, expliqua-t-il en me montrant la lettre
- Comment tu veux rester soudé si t'as une bande d'abruti qui est prêt à déclencher la 3ème guerre mondiale ? Demandai-je outré
- Je ne sais pas et sincèrement je cherche toujours la réponse, dit-il en fixant le Lac
- Tu peux toujours compter sur moi, ajoutai-je en me collant à lui
- Au fait, tu n'as pas cours ? Demanda-t-il en me regardant
- Euh …, commençai-je hésitant à lui répondre
- Euh quoi ? Demanda-t-il sévèrement
- T'emballes pas Potter, ce n'est que DCFM, relativisai-je
- Mais Lily, commença-t-il, si Rogue te met la main dessus tu vas clamser !
- Il n'en saura rien ! Repris-je confiante
- Arrête de faire l'idiote et va en DCFM, tu pourras toujours inventer une excuse, dit-il en se levant
- Pas question, son cours je n'y mets plus les pieds et ça fait maintenant une semaine, j'aurais l'air de quoi en débarquant à l'improviste ? Demandai-je
- T'as intérêt à y aller, tu vas faire comment pour les cours ? Demanda-t-il énervé
- D'accord, je te le promets Potter, répondis-je en le rassurant même si ce n'était pas mon intention première
Après avoir longuement parlé, je me rendis à la bibliothèque où je rejoignis Hermione qui travaillait. Ron près d'elle se leva et m'ignora complétement, je me jurais de lui faire ravaler ses gestes à cet imbécile. Je ne comprenais pas pourquoi il refusait de nous parler alors que nous étions innocents. Devant son attitude, je m'étais levée et dirigée directement dans ma chambre, énervé de le voir agir ainsi. Alors que je descendais les escaliers, je rencontrais le professeur Maugrey qui passa juste près de mon père qui avait l'air de m'attendre. Il jeta un vif coup d'œil en arrière alors que je pâlissais comme un linge. Alors que mon père me regardait suspicieusement, j'accélérais le pas avant de reprendre ma course vers ma chambre.
Il ne restait que 3 semaines avant la première épreuve et je commençais sérieusement à avoir peur de ce qu'elle nous réservait. Ni Harry, ni moi étions préparé à cela, si Harry connaissait un peu le monde de la magie, je devais avouer qu'il m'était complétement et toujours inconnu.
Je m'étais assise réfléchissant aux dire du directeur des épreuves périlleuses nous attendait. Je ne savais pas ce qui me faisait le plus peur, la première tâche ou le fait que mon nom est celui d'Harry se retrouve comme par enchantement dans la coupe de feu et que ce Maugrey Fol Œil n'avait d'yeux que pour nous
J'aurais compris si j'étais la seule à penser à cela mais la lettre de Sirius était claire. Des choses graves allaient se passer, et je n'étais pas préparé à les affronter.
Trois jours plus tard j'eus la « merveilleuse » nouvelle de la part d'Harry qui m'informa qu'une journaliste viendrait en fin de semaine pour nous interviewer. En plus d'augmenter mon agacement, elle augmenta aussi l'animosité des élèves à notre égard.
Alors que je me promenais un peu, j'avais croisé Cormac qui me disait de l'accompagner alors qu'il se dirigeait vers les cachots.
Alors qu'il frappait doucement à la porte de mon père qui l'ouvrit comme à son habitude de la baguette. Je le vis me fusiller du regard, ne comprenant pas ce que j'avais fait mais au final lorsque je vis Maugrey s'appuyer sur sa canne mon cœur se mit à ralentir. Un long frisson passa dans mon dos alors que Cormac qui c'était retourné vers moi me demandait si j'allais bien. Rien ne sortit alors que mon père venait à notre rencontre.
Les ennuis reprennent, à la prochaine pour un autre chapitre :)
