Libertinage au crépuscule - 10
L'entretien avec la nièce s'était bien passé. Émilie avait été aux anges d'apprendre que je cédais à ses suppliques et me remercia vivement. Si elle savait. La petite avait l'air plutôt farouche, mais elle s'apprivoisa bien vite quand je lui fis miroiter une récompense conséquente pour son dévouement à mon service. Je lui indiquais mes réserves sur d'éventuels personnels indélicats, des visiteurs non souhaités et insistais sur son sens de la justice pour m'en rendre compte discrètement. Elle sembla très sensible à ce discours. Flatter le sens de la justice chez la jeunesse et ils sortent leur glaive vengeur! J'aime cet enthousiasme quand il est à mon service.
Je regrettais un peu son manque d'embonpoint et de formes, mais cette jeune plante sèche pourrait un jour donner de jolis fruits. Je pourrais peut-être récolter ainsi ce que le temps aura maturé. Je n'hésitais pas à mettre les points sur les i à tous les membres de mon personnel concernant l'arrivée de la jeune Léa. Les activités libertines devaient se dérouler en dehors de sa présence, sinon, je laissais Émilie prendre la suite, ce qui était une menace bien plus efficace que si je m'en étais occupé personnellement. Les grands couteaux que ne manquaient pas de manier ma cuisinière avec dextérité eurent tôt fait de faire baisser les mains de mes deux grands pleutres vers leurs bijoux de famille. De son côté, Lorraine ne broncha pas d'un pouce. Évidemment, c'est elle qui s'occuperait de prendre la jeune soubrette en main et cela flattait son orgueil.
De la même façon, nous nous arrêtâmes en chemin à l'échoppe de Quart-l'ail, rue de la Ferronnerie. Celui-ci nous accueillit avec grand plaisir. Je suppose que sa vie de boutiquier manquait un peu d'action pour un homme aussi dynamique que lui. Son sourire luisant m'indiqua bien vite que de nouvelles affaires synonymes de luxure lui seraient agréables. Je pénétrais dans son antre de parfums d'herbes séchées et d'arômes divers, pour le trouver derrière son comptoir pendant que son apprenti remettait des bocaux, en hauteur dans les casiers de bois, après que ceux-ci eussent été utilisés.
- Bienvenu en mon humble commerce, jeune chevalier. Que puis-je pour vous servir en ce jour radieux?
- A n'en pas douter beaucoup, mon bon Quart-l'ail. J'ai une mission, qui je l'espère vous ravira.
- Dites-moi tout. Me répondit-il un sourire gourmand aux lèvres.
- Aimez-vous aller à laudes à Saint Germain de l'Auxerrois ?
- Ma foi. Il faut voir comment est la belle…Je ne suis pas du matin et encore moins de l'aurore. S'esclaffa-t-il.
- En fait, c'est un peu plus compliqué que nos transactions habituelles, cher Quart-l'ail.
- Je vous écoute. Je regardais de part et d'autre et baissait la voix pour exposer mon affaire.
- Charles du Cygne aurait une gouvernante du nom d'Aimée. Il faudrait que vous entriez en contact avec elle pour en apprendre plus sur ce qui se passe dans sa maison. Je veux dire en apprendre plus sur les jeunes personnes qui s'y trouvent.
- Je vois. Recherchez-vous des renseignements sur une personne en particulier ?
- Sur deux personnes pour tout vous dire : Isabella, dite Bella qui semblerait être la fille dudit Charles du Cygne et Alice qui semblerait être sa femme de chambre.
- Hum, vous semblez bien soupçonneux dans votre ton. Dois-je me méfier ?
- Je vous le conseille. Je n'ai pas beaucoup plus d'informations à vous communiquer malheureusement.
- Bien, je vais voir ce qu'il en est. Dès que j'ai du nouveau, je vous enverrai mon apprenti Paul.
- Je savais que je pouvais compter sur vous. Lui dis-je avec un sourire entendu. Bonne journée Quart-l'ail.
- Bonne journée à vous Monseigneur. Me répondit-il d'un ton empreint de respect.
Les épaules moins lourdes, je pus me précipiter dans ma voiture afin que Maille-Queux me conduise chez ma cousine au Palais-Royal. En remontant dans cette direction, je ne pus me retenir de jeter un coup d'œil à l'hôtel particulier qui faisait l'angle de la rue de l'Arbre Sec. Nous nous éloignions déjà quand je vis la porte de côté s'ouvrir pour laisser passer une femme aux cheveux caramel, de belle allure, d'âge mûr avec un visage qui respirait la bonté suivie d'une jeune femme blonde sérieuse aux yeux angéliques. Il me semblait que derrière d'autres personnes de même stature les suivaient mais je ne pouvais en être sûr. Peut-être venais-je de croiser la fameuse Aimée ?
Le temps d'arriver chez ma cousine, il était quatre heures tout juste. Je me fis annoncer et elle me reçut rapidement, certainement anxieuse d'avoir des nouvelles de son Aimé-Théodore ! Suzon me conduisit à travers le dédale de ses appartements, vers son boudoir.
- Édouard ! Mon bon. Viens tout de suite me voir. me dit-elle pour me témoigner son bonheur à me voir.
- J'arrive chère cousine. Lui répondis-je sur le même temps en me débarrassant auprès de Suzon. Vous êtes bien émoustillée de me voir. Est-ce ma personne qui vous met dans cet état ? Continuais-je narquois.
- Tu sais bien méchant personnage ce qui met dans cet état. Alors? Raconte. Elle se rallongea nonchalamment sur son sofa à peine couverte par un déshabillé en mousseline de soie. Galamment, je m'assis à ses pieds pour les lui masser, son péché mignon.
- Rosie, si tu arrives à attraper ce poisson là dans tes filets, tu seras certainement heureuse de sa disposition philosophique. De plus, cet homme sait tirer l'épée et il a une très bonne condition physique. Ce qui ne gâte rien considérant ce que tu as en tête pour lui. Et pour terminer je dirais qu'il est simple et aimable et que je n'ai pas rencontré de compagnon plus agréable depuis longtemps en tout bien tout honneur…
- Humm, répondit-elle songeuse. Je me sens comme emportée par ta description. Elle s'étira comme une chatte une main derrière sa tête et en laissant l'autre parcourir son corps posément de l'épaule à son apex. Vu mon état de nerfs, sa petite démonstration me faisait un effet considérable. La tension que Lorraine avait expurgée de mon corps ce matin était déjà revenue. Mes mains progressaient lentement mais surement en s'éloignant des pieds et en se rapprochant de son temple. Elle s'attrapa la lèvre inférieure avec ses dents, ses yeux voilés par le désir. Ma chère cousine. Sans que je la touche, je savais déjà que le foutre s'exhalait de ses lèvres intimes, qu'elle était prête pour que je la prenne. L'attente de nouvelles avait du la tuer.
- Je veux que ce soit aussi sauvage que possible. M'ordonna-t-elle en me fixant.
- Aujourd'hui cousine, tu n'auras pas à me le dire deux fois, de la colère et de la sauvagerie, j'en ai à revendre ! A quatre pattes sur le bord, jambes écartées et pas un mot ! Je me positionnais derrière elle et défis rapidement ma culotte en me branlant deux, trois fois pour finir de durcir mon vit. J'enfilais une poche vénitienne et la pénétrais d'un trait. Un gémissement nous échappa sous la violence de ma poussée, j'étais possédé. Je sortis lentement et enfonçais mon pieu aussi fort que possible, le gémissement se fit plus fort. Je la travaillais ainsi en alternant avec des claques sur ses fesses, puis son clitoris. Elle finit par mordre un coussin, dépassée par la force de ses propres cris tout en continuant à s'accrocher au dossier. Ses genoux devinrent flageolants mais elle ne faiblit pas. Brave Rosalie. Je lui pinçais ses seins ce qu'elle apprécia fort, je finis par les lui taper aussi, ce qui lui fit le même effet. Je continuais ainsi jusqu'à ce que je croie qu'elle perde l'esprit.
- De grâce Chevalier, je ne peux plus décharger…encore.
- Mais je ne fais que commencer, lui dis-je étonné, ne voyant pas où était la différence avec nos pratiques habituelles. J'avais juste un peu mal aux jambes.
- Voilà deux heures que tu me fouts! Et effectivement une pendulette sonna les six heures. Je recherchais l'origine de ma colère et la vit devant mes yeux, moqueuse, mutine et sensuelle. De grands yeux chocolat me contemplaient.
Je fermais les yeux et me laissais aller en criant. Rosalie s'affala sur le meuble pendant que je tombais à genoux, vidé.
Les halètements de ma cousine finirent par s'espacer pour se transformer en petits rires cristallins.
- Mais que t'a donc fait cette enfant ? dit-elle boudeuse.
- De quoi parles-tu? Lui demandais-je en sortant de mes pensées embrumées.
- Bella.
- Quoi Bella ? Continuais-je perdu.
- C'est le nom qui t'a fait décharger, mon cher.
- Oh non ! Oh non. Il fallait se rendre à l'évidence. La sorcellerie existe et je venais d'être envouté. Je me toilettais et me rhabillais prestement, soucieux de ce retournement de situation. Je me concentrais pour me souvenir de ce qui s'était passé ce matin avec Lorraine. Qu'avais-je dit en déchargeant dans sa bouche ce matin ?
Les choses continuent à se mettre en place et le mystère s'épaissit. Y aurait-il de la sorcellerie? Les soeurs Halliwell à la rescousse!
Merci de vos vœux pour mon rétablissement, comme vous le voyez je me porte bien mieux!
Hello Sophie et Jackye les revieweuses anonymes et fidèles, ouvrez un compte! Je pourrais répondre à vos questions.
04/02/11: 81 reviews - 24 favs - 42 alerts et 400 lecteurs pour le derniers chapitre. MERCI.
