Bonjour bonjour ! Un énorme merci pour toutes vos reviews, mises en alertes et favoris ! On approche des 200 ! En 10 chapitres ? WAHOU ! Merci beaucoup ! Merci aussi à ma Beta Phika17 !
Bibi : C'est vrai que le couple Angela/Ed surprend ! Le rapprochement Ed/Bella arrive au chapitre 12 ! Courage ! Merci beaucoup pour ta review !
Aussidagility : On ne peut pas lui voler son honnêteté ! Lol. PS. Je commence à chercher des moyens de protections anti chiens ! Lol Merci pour ta review !
brune59 : C'est vrai qu'on pourrait croire à un Angela/Ed, mais le rapprochement est dans deux chapitres ! Merci beaucoup pour ta review !
Les persos. Sont à Stephenie M
Angela écrasa mon réveil quand celui-ci eut le malheur de nous réveiller. Je dégageais ma jambe qui s'était intercalée entre les siennes et partis nous faire à manger.
- Tu peux aller prendre ta douche, je me suis lavé hier.
Je sortis ce qu'il fallait pour le petit-déj' pendant qu'elle prenait sa douche. Je fus pris de panique quand elle cria.
- Angela, ça va ?
- J'ai vidé ton ballon d'eau chaude. Je ne m'en suis pas rendue compte.
- Il a une petite capacité. Désolé.
- Pas grave ! Au moins, je suis réveillée !
Je ricanais avant de retourner préparer le petit-déj'. Elle me rejoignit 10 minutes plus tard vêtue d'une mini serviette. Je crus baver mais me ressaisis en avalant du jus d'orange. Je ne pouvais pas la regarder dans les yeux. Elle avait un beau corps. Très beau. Je ne savais pas de quoi je pouvais lui parler. J'arrivais à peine à la regarder dans les yeux.
- Je vais m'habiller, annonça-t-elle.
Elle me planta seul à la table et j'en profitai pour préparer mon sac et ma nourriture. Nous descendîmes jusqu'au Starbuck et nous servîmes nos cafés habituels. Elle ne me prêtait presque pas attention. Nous étions deux inconnus au travail. Ça me brise le cœur. Elle a honte de moi. Je ne fis rien transparaitre jusqu'à 7 heures 30. Je remontai prendre mon sac quand une belle blonde à l'étage m'intercepta.
- Edward, il faudrait qu'on parle toi et moi… ce soir… annonça Rosalie.
- Monte vers 20 heures, ok ? Je te dois un diner. Je plaquais un baiser sur sa joue et récupérais mes affaires. Je laissais mes clefs dans le casier d'Angela pour qu'elle récupère ses affaires. Je traversai la route, comme tous les matins.
Ce fut avec une joie très, très, contenue que je me dirigeais en solfège. Faire de l'analyse musicale sur la musique du film 'danse avec les loups', ça va cinq minutes, mais deux heures… Ca saoule un peu !
J'eus instinctivement peur car j'allais devoir affronter la honte et le ridicule avec Dunter. Lui seul savait ce qu'il nous avait réservés.
En entrant dans la salle, il nous fit signe d'aller directement vers les paravents. Garrett noua le bandeau et je retirais mes fringues en aveugle.
- Tends le bras droit… Le gauche… Je sentis qu'il fermait des boutons. Attends, je vais passer la cape. La cape ? Mais pourquoi j'ai pas de fut' sur moi ?
- T'as pas oublié le pantalon ? Demandai-je.
- Y'en a pas…
Je passais la cape noire et enlevais le bandeau. Je me sentais comme chez le coiffeur avec la cape. On attendit que le prof ait fini son café (ils sont cool ici !) avant de commencer.
- Toi ! Il me pointa du doigt. Pourquoi toujours moi en premier ? Ma tronche ne lui revient pas ?
Je me levais et montais sur cette estrade que je haïssais de plus en plus. Bella était au premier rang et je pouvais voir qu'elle attendait le bon moment pour se foutre de ma gueule. Il faut dire que je m'étais lâché hier quand elle était montée vêtue comme un cow-boy.
Je pris le bas de la cape et la remontais au dessus de moi. Et je me mis à espérer qu'un astéroïde tomberait sur la salle. J'étais avec une blouse d'infirmière, très courte. On voyait mes jambes poilus, mes converses à moitié déchirées, et, surtout, et c'est ça le pire, on pouvait apercevoir le bas de mon boxer, autant préciser l'endroit des bijoux de famille.
J'eus pour premier réflexe de cacher le bas avec la cape. Quand je me rendis compte que l'hilarité avait remplie la salle, je ne pus m'empêcher de rougir. Très, très fortement. Pour vous donner un ordre d'idée, même Bella dans sa période gentille n'avait pas pu l'atteindre. Le prof me fit signe de descendre au bout de trois minutes, durant lesquelles j'ai regardé le mur et imaginé, dans ma tête, mon morceau de piano préféré.
Je redescendis et me hâtai de retirer cette blouse ridicule. Je remis mon jean et mon tee-shirt manches longues avant de ressortir. Je ne me sentais pas à l'aise de rire de ces pauvres personnes sur l'estrade. J'étais passé par là, et, après, vous êtes changés.
- Jeudi prochain, on verra la synthèse de ce que vous devez retenir !
Tout le monde partit en courant de la salle. Le soleil venait d'apparaitre dans le ciel, pour le bonheur de tout le monde.
- Ca vous dit, on va manger au parc ? Proposai-je. Les deux acceptèrent derechef et nous nous installâmes dans l'herbe (toujours humide) du parc, à 250 mètres de l'école.
Chacun parla de sa vie. J'appris que les parents de Tyler était divorcés et les deux s'étaient remariés. Il était l'ainé dans les deux familles. Du côté de sa mère, il avait 3 petites demi-sœurs, des triplées. Et du côté de son père, il avait un demi-frère.
Garrett, lui, avait quatre grandes sœurs. Son père tenait absolument à avoir un garçon. Il était le dernier de la famille. Son père l'initiait à la boxe, au catch, à la mécanique et à la drague. Il n'osait pas lui dire non, il était heureux de voir son père dans cet état d'euphorie. Je me mis à penser à ma propre famille, à ce que c'était d'avoir un père présent, qui vous apprendrait la mécanique… Mais je ne trouvais aucune réponse. Mon père, la seule mécanique qu'il connaissait, c'était celle des organes.
Brutalement, deux bras fins serrèrent mon cou et je fus entrainé en arrière, les pieds regardant le ciel.
- Bonjour bel homme aux cheveux caramel.
- Bonjour belle brune. Angela plaqua ses lèvres sur les miennes tendrement. Je perdis la notion de la réalité, jusqu'à ce que Garrett toussote.
- Oh, excusez-moi. Angela, je te présente Tyler et Garrett.
- Salut ! Elle leur tapa joyeusement la bise, avant de venir se caler dans mes bras. L'amertume concernant ce matin s'était un peu apaisée, mais une partie restait sagement calée dans ma poitrine.
- Tes clefs ! Elle sortit mon trousseau que je mis dans ma poche.
Elle interrogea Tyler et Garret sur le conservatoire, la vie là-bas, etc.… Quand il fut temps de partir, elle me serra contre elle une dernière fois. L'amertume disparut presque complètement.
Je courus pour aller en classe de piano.
- Alors, ça va mieux ?
- Oui, merci.
- Tu as mangé ? Histoire que tu ne retombes pas comme hier, dit-elle en rigolant.
- Pas de risque.
- Allez, joue.
Je m'installais sur le même tabouret et essayais de me concentrer pour arriver à jouer ses trilles de malheur ! Bizarrement, je me ratais, encore une fois.
- Bon, tu as réussi à jouer le morceau globalement. Mais je ne veux pas que tu le joues de manière électronique. On va bosser les trilles, et, ensuite, tu feras attention aux nuances. Fais-moi de la place… je me décalais pour qu'elle puisse s'asseoir à côté de moi. Merci. Maintenant, regarde mes doigts. Je reprends mesure…23. La musique emplit la pièce et je ressentis toute la beauté de la musique. Tout ce qu'elle annonçait.
- Il faut que tu joues ça avec les trois derniers doigts. Oui, même le dernier. C'est contemporain je te rappelle. Reprends lentement. Je jouais en suivant sa technique.
- Voila. Reprends depuis le début, mais lentement.
Je travaillais les nuances et la composition du morceau jusqu'à ce que ce soit parfait de son point de vue.
- Si tu continues, tu remporteras haut la main. 'Rivers flows in you' est un morceau que le jury appréciera beaucoup, il est moderne, et surtout, Yiruma est un des plus grands pianistes du siècle. Allez, à vendredi.
- A vendredi.
La prof m'avait tellement parlé que je n'eus pas droit à la pause. Je dus directement aller en bio. Je m'assis à ma place habituelle, c'est-à-dire, seul contre le mur quand la prof arriva, suivi d'une autre élève que je ne pouvais voir.
- Bonjour. Vous avez une nouvelle élève dans ce groupe, Isabella Swan. Va t'asseoir là. La prof montra du doigt le tabouret libre à côté de moi et commença l'appel.
Je me collai le plus possible contre le mur et attendis. La position était très inconfortable, car un tuyau passait pile sur ma cuisse. Je m'efforçais de ne pas bouger. Je regardais ma montre toute les trente secondes. Jusqu'à ce que la sonnerie m'annonce la fin du calvaire. Je repliai mes affaires et partis le premier, en faisant attention à la crampe que j'avais contracté en restant dans la même position durant une heure.
Je traversais la rue et décidais d'essayer de faire une nouvelle machine sans me tromper. Je versais moins de 20 grammes de poudre nettoyante avant de refermer la machine. Espérons que je ne doive pas encore appeler le plombier de Rose.
Je décidais de faire un truc spécial à manger : des pommes de terre et du poisson pané (je sais, ça fait gamin, mais je ne savais pas quoi faire d'autre). Les seuls cours de cuisine que ma mère m'avait donnés avant de partir consistait à : éplucher des légumes et ouvrir des boites de conserve.
Je pris les pommes de terre qu'Alice avait dues amener vendredi ou samedi et commençai à trier. Je m'en sortis pas trop mal et mis tout dans le four. Je pris quatre bâtonnets pannés et les sortis quand on frappa à ma porte
- Entre, c'est ouvert !
Rose passa la porte et je vis qu'elle avait pleuré. Son mascara avait coulé, laissant des trainés noirâtres sur son beau visage. Je m'empressais de la serrer contre moi, laissant mon plat à l'abandon.
- ROSE ! Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Rien… rien de grave !
- Un ami doit être présent, dans n'importe quelle circonstance. Raconte-moi !
- Non ! Pas… pas tout de suite !
- D'accord. J'embrassais le haut de son crane et elle se dirigea vers la salle de bain pour se laver. Elle ressortit quelques minutes plus tard, joyeuse.
- Ca va mieux ?
- Pourrait-on éviter d'en parler, s'il te plait.
- Comme tu veux.
- J'ai amené du vin. A partir de maintenant, tu as 21 ans, d'accord.
- J'ai toujours voulu gouter du vin.
- Rêve exaucé !
Je terminais la préparation de mes assiettes pendant que Rose s'installait sur le canapé, retirant ses hauts talons pour déposer ses pieds sur la table basse et détachant ses cheveux, laissant un torrent jaune se déverser sur ses épaules.
- Tiens. Bon, ce n'est pas original, mais bon…
- Bon appétit !
Nous trinquâmes avec le vin. Je portais le liquide rouge sang dans ma bouche et elle guetta ma réaction, qui fut de courir jusqu'à la cuisine pour cracher cette horreur. Elle me suivit en rigolant. Ce faisait plaisir de la voir comme ça.
- Tu viens de découvrir l'horrible vin américain ! Si tu as l'occasion, goute le vin français, il est meilleur que… ça !
Nous rigolâmes et je changeai de boisson, optant plutôt pour le coca.
- Alors, qui est cette brune avec laquelle je t'ai vue dimanche ? Ne me dis pas que c'est l'autre garce ?
- Alors, l'autre garce s'appelle Bella, et elle c'est Angela. Elle m'appréciait et au ciné… ben elle m'a embrassé !
- Tu ne crois pas que tu vas vite dans cette histoire ?
- C'est-a-dire ?
- Tu as eu le cœur brisé par elle, et, en 24 heures, tout va mieux. Y'a deux possibilités : Ou tu n'aimais pas la garce Bella, ou tu veux te venger ou l'oublier.
- Sincèrement, je ne sais pas. Alice me disait d'oublier Bella le mercredi et j'ai regardé les autres filles, notamment Angela, et je l'ai trouvé belle.
- Tu l'aimes ?
- Elle me plait, et on a des points communs. Comme notre gout pour la musique.
- Ok.
- Et aussi le fait que ce soit la cousine de Bella… Je me cachais derrière un coussin. Elle prit une gorgée de coca avant de parler.
- Jure-moi que tu ne te venges pas d'elle en faisant souffrir cette fille.
- Je ne savais même pas que c'était sa cousine. Je le sais depuis hier !
- Mouais.
- Crois-moi. Je me sens mieux avec elle. Je ne pense plus à Bella. Elle était à côté de moi en Bio tout à l'heure, et je n'ai pas fantasmé sur elle durant toute l'heure.
- Tu guéris en gros.
- Ouais. Et toi avec Emmett. Tu l'as contacté ? A ma grande surprise, ses yeux s'emplirent de larmes et elle colla sa tête dans le creux de mon épaule.
- Il se moque de moi ! Réussit-elle à prononcer en hoquetant.
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A samedi prochain pour la suite ! ROBisous !
