Coucou les mandragores !
Après un chapitre qui se terminait sur une annonce inattendue qui ne vous a pas laissé de marbre, il était temps que je sorte la suite ^^
Bonne lecture ! =D
Chapitre 9 : Santé défaillante
Les mots employés par Mathieu firent sursauter Rose.
- Antoine, te quitter ? Mais Mathieu, rien que d'y penser l'idée me paraît être incongrue !
- Je sais mais... Il y a des signes qui ne trompent pas...
Désolée pour son ami, la jeune femme passa son bras autour de ses épaules.
- Mathieu, qu'est-ce qui se passe exactement ? Sans vouloir être indiscrète, ce que tu me dis est troublant.
- On n'est plus aussi proches qu'avant.
Plus aussi proches qu'avant... C'est un bel euphémisme Mathieu !
La voix de Mathieu se voulait être la plus neutre possible, mais elle trahissait son impuissance et son malheur alors qu'il se confiait.
- Avant... On était très proches, très tactiles l'un envers l'autre. C'était naturel pour nous de se prendre la main, d'être dans les bras de l'autre, d'être en contact physique avec l'autre, quoi. Et nos quotidiens, malgré leurs différences, étaient très liés. Antoine n'hésitait pas à se lever en même temps que moi même s'il partait travailler plus tard, simplement pour vérifier que tout allait bien pour moi. Et il me disait régulièrement des mots doux, me parlait de ce qu'il faisait, m'invitait à partager ses activités... Là, plus rien, je suis comme un fantôme ! C'est à peine s'il me parle, touche, sait que je suis là. Je suis vraiment transparent ! On pourrait juste être des colocataires forcés de se côtoyer, on ne verrait pas de différence !
Mathieu s'empêcha de fondre en larmes. Ne pas craquer.
- Vous... Tu as essayé de lui parler ?
- Quelques fois oui. Mais il était toujours « trop occupé » pour qu'on puisse se parler.
A tous les coups il s'envoyait en l'air pendant que tu faisais autre chose ! Après tout, quand tu es au conservatoire, lui est chez nous, il peut s'en passer des choses. Tu ne peux vérifier s'il efface les traces comme les odeurs. Et ces relations extraconjugales, ce serait « pour le travail » !
- Et si c'était provisoire ? Après tout ce succès est venu plus rapidement qu'on ne le pensait et il doit gérer tout ça.
- Ça fait des semaines que ça dure et... Rose, même la voix est revenue !
Rose se figea en comprenant la situation. La voix dans la tête de Mathieu ne lui parlait que lorsque ça n'allait pour lui. Elle avait été vivace quand elle était apparue après la cécité et était devenue quotidienne par la suite. Puis était arrivé Antoine et au fur et à mesure que leur relation devenait forte, la voix s'était de moins en moins fait entendre, jusqu'à se taire complètement. Et cela faisait quelques années qu'elle ne s'était plus manifestée.
- Depuis quand te parle-t-elle à nouveau ?
- Pas longtemps, quelques semaines. Quand j'ai commencé à sentir l'éloignement.
Rose essayait de ne pas démontrer des signes d'inquiétudes.
- Mathieu, je ne peux pas interférer dans votre relation. Il faut vraiment que tu lui parles, que tu lui confis ce qui ne va pas.
- Et s'il dit qu'il est encore trop occupé ?
- Si tu insistes et s'il t'aime, vous pourrez vous parler.
- Ouaf !
Skellington entra dans l'appartement, suivi d'un Jack un peu fatigué d'une longue promenade. Le chien, tout content de reconnaître une odeur familière aimée, lécha abondamment la première main de Mathieu à portée de langue.
- Moi aussi je t'aime beaucoup Skellington.
- Ouaf !
- Mathieu, c'est sympa de te revoir !
Déjà Jack s'amusait à chatouiller son ami qui, en réponse, lui passa sa main baveuse sur le visage. Les années passaient mais ils restaient de vrais couillons.
- Je suis venu vous voir, ça faisait longtemps !
Rose, d'un signe de tête, fit comprendre à son compagnon qu'elle en reparlerait avec lui, aussi Jack ne chercha pas à s'étendre sur le sujet. Ils parlèrent tous les trois de tout et de rien, mais Mathieu désirant rentrer, ne s'attarda pas. Il quitta ses amis et rentra chez lui, plus troublé que jamais.
As-tu seulement envie de rentrer ? Tu as peur avoue, peur qu'il te frappe à nouveau...
Mathieu n'avait pas osé aborder ce sujet avec Rose, ne désirant pas que son homme devienne de la chaire à pâté. Pourtant, il ne pouvait nier ce que lui faisait parfois subir Antoine.
La violence conjugale.
Ça arrivait sans prévenir, seule la douleur subsistait. Puis Antoine redevenait absolument normal – même s'il restait distant vis-à-vis de Mathieu – avant que cela ne recommence. L'aveugle ne comprenait pas ce qui se passait, ni n'osait aborder le sujet, de peur d'aggraver la situation. De toute façon, parler avec son compagnon était impossible. Et il lui semblait impossible d'en parler à quiconque sans éprouver de la honte ou de peur d'attirer des ennuis à Antoine. Alors Mathieu se taisait et subissait.
Jusqu'à maintenant.
Car il se décida à prendre son courage à deux mains. Il allait parler à son petit ami et avouer ce qu'il avait sur le cœur.
Auras tu seulement le temps de parler avant de te faire roxer ?
Mathieu l'ignorait.
Il rentrait tout juste dans l'appartement que la voix d'Antoine, pourtant basse et provenant d'une autre pièce, lui parvint distinctement.
- C'est lui, il vient de rentrer, je te laisse !
Cela n'étonna même pas le plus âgé. Depuis quelques jours, le vidéaste était régulièrement en communication avec la même femme sur Skype. Antoine faisait toujours en sorte que Mathieu ne soit pas là lors de ces conversations, lui cachant des choses, mais le musicien entendait toujours des brides, lui faisant comprendre que cette relation était secrète.
Il te trompe sûrement avec cette pouffe et tu l'aimes encore, minable !
Refusant d'entendre la voix plus longtemps, Mathieu secoua négativement la tête et s'avança jusque dans le salon qui servait également de pièce tournage pour les What the cut. Antoine quittait sa session Skype.
- Antoine, il faut qu'on parle.
- Ça peut attendre un moment ? Je suis occupé là.
Il griffonnait des mots rapidement sur sa feuille.
- Non ça ne peut pas attendre !
Il avait haussé le ton.
- Antoine, depuis combien de temps on n'a pas fait l'amour ?
- Hein ?
- Tu ne me touches même plus ! Sauf si c'est pour me taper !
Il s'était promis de ne pas craquer mais c'était plus fort que lui. Une larme s'écoula. Le bruit d'une chaise de bureau qui se fait déplacer et de pas précipités se firent entendre.
Tu vas te faire frapper !
Antoine prit Mathieu dans ses bras et le serra fort contre lui.
- Mathieu, tout va bien ! Tu as encore eu une crise, c'est ça ?
Quel était ce ton inquiet et ces gestes protecteurs ?
- Une quoi ?
- Tes crises, amour. De temps en temps tu oublies ce qu'il s'est passé, ou tes souvenirs se modifient. Ça t'arrive parfois ces derniers temps. Ce n'est pas la première fois que je te le dis, tu as déjà oublié ?
Mathieu était complètement perdu. Qu'est-ce qu'Antoine racontait ?
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Calme-toi ! Tout va bien !
- Comment je peux te croire ? Ce que tu me dis me semble être invraisemblable !
Mathieu ne put voir l'expression peinée d'Antoine qui s'éloigna un peu pour s'emparer d'un objet posé sur une table.
- Tiens.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un dictaphone. Ton dictaphone.
Mathieu prit l'objet. Étrangement, il lui semblait familier. Il appuya sur le premier bouton que ses doigts rencontrèrent. Une voix – la sienne – retentit.
- 27 septembre. Antoine m'a acheté à ma demande ce dictaphone. Il ignore pourquoi, je n'ai pas voulu lui dire. Ces derniers temps je ne me sens pas bien, j'ai l'impression qu'il... Qu'il me manque des informations. Enfin qu'il me manque des pans de vie, comme si j'avais perdu la mémoire. Je ne comprends rien. Mais ça va peut-être changer.
30 septembre. Ça ne s'arrange pas. La voix est revenue. Elle est revenue putain ! Je ne comprends rien. Antoine ne sait pas, j'ose pas lui dire. Mais il doit se douter. Il est étrange et distant avec moi... Je suis perdu.
3 octobre. Ça y est, Antoine sait. Il parait que j'ai fait un cauchemar, que j'ai hurlé en pleine nuit parce que je revivais mon agression. C'est lui qui me l'a dit. Mais pourquoi j'ai l'impression que c'est lui qui m'a frappé ? Je n'ai mal nulle part mais je suis sûr que c'est arrivé ! Enfin, je crois...
10 octobre. J'ai remarqué tout à l'heure qu'entre mon réveil ce matin et cet après-midi, je ne me rappelle plus ce qu'il s'est passé. Antoine m'assure que je me suis comporté normalement, mais pourquoi la voix me dit le contraire ?
Et ça continuait ainsi, jusqu'à la veille, d'après le dernier enregistrement. Mathieu ne se rappelait d'aucun de ces moments.
- Ce... C'est vraiment vrai ? Mais… Mais je… Il se passe quoi... ?
- Je ne sais pas Mathieu. J'ai voulu que tu consultes des spécialistes, mais tu as refusé.
- C'est pour ça que tu t'éloignes de moi ? Je te fais peur ?
Les doigts d'Antoine entrelacèrent ceux de son amant.
- Mathieu, c'est toi qui t'es éloigné de moi.
- Non !
- Tu dors mal la nuit, tu insistes sur le fait que je te frappe en rêve et me défends te seulement penser à te toucher. Parfois tu imagines qu'il s'est passé des événements qui n'ont pas eu lieu puis tu oublies. Ce n'est pas la première fois que je te dis tout ça.
- Je ne comprends pas !
C'est bizarre...
- Tu as refusé que j'alerte les autres, mais j'ai quand même prévenu Annie et Nicolas. Ils m'ont fait promettre de t'obliger à voir un médecin si ça dégénérait.
- Mais... Mais... C'est moi qui t'ai obligé à t'éloigner de moi ?
- Je continuais à veiller sur toi, mais je gardais une petite distance pour ne pas que tu t'énerves. Il t'arrivait de perdre tes moyens et après tu changeais de comportement. J'étais paumé, mais je ne voulais pas te laisser tomber.
- Mais je n'imagine pas tout ! Tu discutais bien avec une femme tout à l'heure et tu me caches ça !
- C'est vrai...
- Tu me trompes parce que je deviens fou ?
Les doigts entrelacés se crispèrent.
- Tu ne deviens pas fou, Mathieu, ne dis pas ça ! Et non, je ne te trompe pas. Je suis en communication avec elle pour bien préparer ton cadeau de Noël.
- Mon cadeau ?
- Un chaton sacré de Birmanie. Cette amie a eu une portée et je voulais t'en offrir un. Comme tu semblais être de moins en moins bien ces derniers temps et que tu t'entends bien avec Skellington, je me suis dit qu'avec un chat qui est plus indépendant, ça te ferait du bien.
Alors qu'il devenait cinglé et le maintenait à l'écart, Antoine continuait à se préoccuper de lui. Comment avait-il pu seulement le soupçonner de violence à son encontre ?
- Antoine…
Mathieu laissa tomber le dictaphone et s'accrocha avec désespoir à son aimé.
- Antoine j'ai peur ! Aide-moi, s'il te plait !
- Bien sûr, amour. Je ne te laisserai pas tomber.
Mathieu consulta quelques spécialistes. Il ne souffrait de rien pouvant justifier son état, si ce n'était un énorme stress dû à ses craintes qu'Antoine se lasse de lui suite à sa nouvelle vie. Cela l'avait rendu nerveux au point que les conséquences s'étaient révélées assez importantes.
- Il va bien ?
C'était en janvier et Antoine était chez un pote à lui, Nyo. Il lui avait raconté les événements récents.
- Mathieu va mieux. Par mesure de sécurité il se rend parfois à l'hôpital et il consulte un psy régulièrement. Mais c'est surtout depuis qu'on a Wifi – notre chat – que Mathieu va vraiment mieux. Cette boule de poils est une véritable thérapie pour lui. Et comme sa famille et ses amis l'ont beaucoup soutenu, ça a aidé.
- Du coup plus d'oubli ou de déformation de la réalité ?
- Et plus de voix non plus depuis quelques jours. Mais on ne s'avance pas trop : Mathieu reste fatigué de cette expérience et il arrive que parfois ses craintes l'emportent sur sa raison.
- Mais sinon vous deux, ça va… ?
Nyo était gêné. Lui et Antoine s'étaient connu grâce à WTC et une solide amitié s'était nouée entre eux. Ils étaient comme des frères à présent et le dessinateur de l'internet jourait parfois dans les épisodes. Mais l'intimité du vidéaste n'était pas un sujet que le plus jeune abordait facilement.
- Presque revenu à la normale. Entre ses problèmes et ses peurs, ça a été compliqué, surtout qu'avec les rendez-vous médicaux, on avait moins de temps pour nous. Mais comme il a pris conscience de son état et que son esprit a cessé de lui jouer des tours, on peut dire qu'on a repris la routine d'avant.
- Je suis content pour toi et lui, sincèrement. J'espère que tes vilains cernes vont disparaitre maintenant !
Avec tous ces évènements, Antoine avait loupé bien des heures de sommeil à veiller sur son aimé. De gros cernes noirs en avaient résulté depuis, provoquant de l'inquiétude chez Nyo.
- Je recommence à dormir sereinement, ne t'inquiète pas pour ça. Par contre, j'ai besoin de ton aide.
- Pas de problème, bro ! Tout ce que tu veux !
- J'ai ma part de responsabilité dans ce qui est arrivé à Mathieu et…
- Ne dis pas ça, ce n'est pas vrai !
- Si Nyo, j'ai négligé certains points et en faisant ces erreurs, Mathieu a intériorisé ce qui lui a fait du mal. Maintenant je vais à des conventions, je rencontre des gens super comme toi, je suis invité à certains endroits pour des interviews, de tournages et autres, mais je l'ai pas associé à tout ça comme je le fais en lui faisant écouter les épisodes avant de les mettre en ligne. Au final Mathieu sait peu de choses sur ce que je fais, tout cela lui devient étranger et cette vérité nous a éloigné l'un de l'autre de façon involontaire. Avec son handicap, il ne peut même pas voir de quoi je parle parfois. C'est pour ça qu'il a eu peur que je le quitte et que sa santé mentale en a pris un coup. J'ai donc ma part de responsabilité – je le remarque trop tard malheureusement – donc je dois combler ces erreurs.
- Tu vas l'inviter aux tournages et conventions ?
- Dans la mesure où son emploi du temps et son envie le permettent, oui. Mais pas uniquement, et c'est là où tu interviens.
Nyo haussa les sourcils.
- Que veux-tu que je face ?
- Contacte les copains de YouTube et organise une soirée où on sera tous réunis, conjoints compris. Ce serait une soirée sympa, et je vous présenterai Mathieu.
- C'est vrai qu'on ne l'a jamais vraiment vu. Tu nous en parles souvent mais il reste un inconnu.
- Et ça doit changer. Je peux compter sur toi ?
- Je suis payé combien ?
- Des tranches de fromage de chèvre.
- Je prends !
- Tu m'emmènes où ?
- Tu me crois si je te dis chez nous ?
- Nan.
- T'as raison.
- C'est sensé me rassurer ?
- Je ne sais pas, tu es rassuré ?
- Tu sens le fromage de chèvre. Ces derniers jours quand tu sens cette odeur tu disparais de bonne humeur de façon temporaire pour revenir encore plus heureux et généralement après ça tu te jettes sur moi. Dois-je en conclure que là où tu m'emmènes, c'est lié à ce que tu me caches ces derniers jours ?
- Tu n'as jamais songé à te convertir en détective privé ? Même Sherlock n'est pas aussi doué !
Mathieu eut un vague sourire, mais Antoine restait toujours aussi admiratif des déductions de son compagnon. Le mois de février avait débuté depuis peu et entre eux, depuis la fin des problèmes du plus âgé, le bonheur s'était réinstallé entre eux. Mathieu ne souffrait plus de perte de mémoire, en grande partie du fait qu'Antoine était très prévenant et rassurant à son égard. Au fil des semaines – aidé par Wifi – le moral de l'aveugle était monté en flèche. Son état nerveux avait quant à lui diminué et cela avait eu des répercutions vu qu'il semblait s'être débarrassé de ses problèmes.
Le vidéaste avait attendu son compagnon devant la sortie du conservatoire et l'avait entraîné depuis sans lui indiquer où ils allaient. Le bras de Mathieu entourait celui d'Antoine. Le premier prit la parole.
- Antoine, tu t'occupes énormément de moi ces derniers temps…
- Je n'allais quand même pas te laisser tomber !
- Mais du coup, tu n'as pas eu de retard dans tes vidéos ? Je ne veux pas que ce que tu aimes faire en pâtisse, juste parce que je te cause des soucis.
Antoine s'arrête de marcher, stoppant également son amant.
- Mathieu, j'adore ce que je fais, mais tu es bien plus important ! Tant pis si je ne sors aucune vidéo pendant des mois, si à côté tu vas mieux ! Alors ôte toi tout de suite ces idées dans la tête !
- D'accord, je voulais être sûr.
- Si tu n'es pas bien, comment je vais m'éclater au pieu après ?
- Pfff t'es con !
Mais Mathieu rit un bon coup, rassuré.
- Plus sérieusement, tu ne m'as pas assez embrassé ce soir.
- Je vais réparer ça tout de suite !
Une main plaquée contre la bouche arrêta Antoine dans son élan.
- Que… ?
- Tu auras le droit de m'embrasser uniquement lorsque tu m'auras dit où on va.
- Et si c'est une surprise ?
- Faut donc pas que je sache ?
- Ce serait mieux.
- Alors je n'insiste pas.
- Mon bisou !
Et Antoine se jeta littéralement sur son interlocuteur, l'embrassant passionnément.
- Wow !
- Je suis doué pour embrasser, que veux-tu ?
- Bon maintenant on peut entrer.
- ON ETAIT DEVANT ?
- …J'ai peut-être oublié de le préciser. Mais j'ai pu t'embrasser, je ne regrette rien.
Avant que Mathieu ait eu le temps de répondre, Antoine lui prit la main et ils entrèrent dans l'établissement. Presque aussitôt, des éclats de voix et des rires se firent entendre. Complètement ahuri, Mathieu découvrit bientôt, entre les voix qu'il connaissait à travers les vidéos qu'il avait entendu et les présentations effectuées par Antoine, qu'il s'agissait d'une grosse réunion des gens de YouTube et de leurs proches. Il fut accueilli chaleureusement par les autres et reçut un nombre incalculable de câlins et de paroles chaleureuses. Il réalisa surtout que, vu comment il était le centre des attentions, que c'était Antoine qui avait organisé cette soirée. Il en fut très ému.
Il profita d'un moment de la soirée un peu plus calme pour lui parler.
- Merci, il fallait pas ! Je… Merci !
- Te voir heureux comme ça me donne le sourire, amour.
- Je suis heureux oui ! D'ailleurs, ça me fait penser que je ne t'ai pas annoncé la nouvelle !
Antoine le regarda, intrigué.
- Quoi ça ?
- Rose m'a appelé tout à l'heure : elle et Jack se marient en mai et nous sommes invités !
Voilà ! Une fin de chapitre cool, ça fait du bien non ? :D
Review ? ^^
Sinon, il ne reste plus que deux chapitres pour cette fic.
