Disclaimer : Merci à Tite Kubo! Et je précise au cas où, ce qui n'est pas à lui est à moi...

Auteur : Crazyitachi-la-malade-de-Shaka~

oXoXoXo

Bouh ! On ne m'aura jamais vu publier aussi vite n'est-ce pas ?

Bon, je n'ai absolument aucune idée de comment le chapitre précédent a été reçu, mais je publie quand même une suite ! Sachez que vous avez cette suite grâce à Lovedei, qui a très gentiment accepté de jouer ma secrétaire pour aujourd'hui ! (Merci mon chouuuuu !)

Bonne lecture à tous !

Warnings : M POUR lemon avec sextoys (Xiara voilà ta requête de casée !), un Grimmjow plus uke et un Ichigo plus seme (mais toujours GRIMMICHI), et du fluff plus un poil de drame/angst


La Sérénade d'anniversaire

Partie 2

Je grogne. Depuis ce matin, je fais que ça. Comment j'ai pu me tromper de jour ? Sérieusement ! C'est trop débile ! Je suis con, je suis con, je suis con ! Je me suis trompé d'un jour pour l'anniversaire de Berry. Alors que j'y faisais tellement attention !

Le pire, c'est qu'Ichigo fait comme si de rien n'était alors qu'il le sait très bien ! Il continue de sourire gentiment, m'embrasse dès qu'il le peut. Mais mon humeur reste massacrante. Alors que je m'assieds à table pour le petit-déjeuner, il vient se mettre sur mes genoux.

« Arrête de grogner, Chaton…

-Mais… Je me suis gouré d'un jour pour ton anniversaire ! Le premier que je peux te fêter ! »

Berry fronce les sourcils et finit par soupirer.

« C'est pas grave. Le principal, c'est que tu y aies pensé.

-Mais non !

-Et puis, c'est le plus bel anniversaire que j'ai eu. Très spécial et le final était tout simplement splendide. »

Je baisse les yeux et grognant, agacé. Ça n'empêche rien. Je me suis trompé.

« Mais tu m'en veux pas ? »

Berry éclate de rire.

« T'en vouloir ? Pourquoi ? C'était génial, je te dis ! »

Il m'embrasse sur le front, mais il voit bien que je suis pas satisfait.

« Tu veux te faire pardonner malgré tout ? »

Je hausse un sourcil.

« Evidemment !

-Tu me promets de faire ce que je vais te dire ?

-Oui !

-Bien ! »

Il sourit, mais étonnement, ce sourire est un peu plus espiègle que la normale.

« Alors quand on sera seul après la fête de ce soir, tu devras porter les oreilles et la queue neko ! »

Je tombe des nues. Depuis quand Berry fait des plans aussi machiavéliques mettant du sexe en cause ? Serait-il moins prude qu'avant en fait ? Et je ne m'en serais pas rendu compte ? Je fronce les sourcils. Mais j'ai promis. Je grogne.

« D'accord. »

Il sourit largement et m'embrasse sur les lèvres.

« Alors maintenant, tu arrêtes de grogner ! »

Ça va être dur mais je vais faire un effort. Je soupire et il se penche lentement pour m'embrasser sur les lèvres et dans le cou.

« Ce soir, ils ont organisé une fête à Soul Society, tu viens, n'est-ce pas ? »

Je sais pas tellement pourquoi, mais Berry veut toujours être sûr qu'il ne me force pas la main. J'ai vécu pire, faudrait qu'il arrête de s'inquiéter autant pour moi.

« Evidemment ! Je me demande comment se porte Gin !

-Pourquoi ? demande-t-il intrigué.

-La dernière fois, il a triché à action ou vérité. Quand je l'ai revu, il était dans un état bizarre…

-Ce grand sourire carnassier me dit que tu n'as pas tellement de peine pour lui !

-Bien sûr ! Après tout ce qu'il nous a fait subir à Las Noches ! »

Ichigo rit doucement et se relève. Il sert le petit-déjeuner et vient se rasseoir sur une chaise.

« Ce midi, ça sera l'anniversaire avec mes sœurs et mon père. Tu y es aussi invité. Yuzu meurt d'envie de te voir !

-Ah ?

-Je crois qu'elle t'aime bien… »

Je hausse les épaules. Tant mieux pour elle, hein. Si la famille de Berry m'aime autant que lui, je crois que je peux dire que j'ai tout pour être heureux. Je sais pas vraiment encore ce que ça implique mais… parfois, j'ai l'impression qu'on m'a offert une seconde chance. Je mange mon repas sans plus de commentaires. Malgré tout, je suis encore en rogne contre moi-même pour m'être gouré de jour.

« Je ne leur dirai pas, tu sais.

-Ah ? Pourtant, tu pourrais te marrer un bon coup avec eux.

-Oui, mais je crois que ça te blesserait. »

Je tique et le regarde, étonné. Je suis pas encore habitué aux gens qui me disent qu'ils feront attention à ne pas me blesser. Surtout moralement.

« Ah… C'est… gentil. Merci, Berry.

-De rien, je veux que tu sois à l'aise. »

Il continue de me sourire. Ce qui est étonnant. Quand les autres sont là, pas sa famille, il fronce toujours les sourcils. Il a l'air content, mais c'est comme s'il surveillait tout autour constamment. Quand il n'y a que moi, son visage est détendu et il sourit tout le temps (sauf quand je viens de lui faire un sale coup).

« On part à dix heures, le temps de prendre la…

-Quoi ? Mais on y va en sonido, non ?

-Tu es dans ton gigai, Chaton. Et moi dans mon vrai corps. »

Je me tape le front de ma main. Ah oui ! Ces saletés de gigai… C'est bien pratique ouais, mais qu'est-ce que c'est embêtant parfois. Enfin, Ichi est très content que j'en porte un. Il m'a dit que le masque en os faisait un peu mal quand il voulait m'embrasser… Mouais.

« Tu viens prendre une douche ? »

Il me regarde malicieusement. J'aime bien quand il est comme ça. Légèrement allumeur, mais je devine qu'il est encore un peu timide. Je l'adore comme ça. Il prend le rôle de la proie et ça lui plaît autant qu'à moi. Je me lève et le suis jusqu'à l'étage.

oXoXoXo

« Non je ne te laisserai pas le volant !

-Mais ! Laisse-moi au moins essayer !

-Tu sais pas comment ça marche et t'as même pas ton code ! »

Je râle. Berry est franchement pas drôle. Ce truc, là, qu'ils appellent voiture, ça a l'air trop fort. J'en ai déjà vu oui, je suis pas né de la dernière pluie, mais je me demande bien comment ça marche ! Quand Ichi met la clé, y'a un gros truc qui se met en marche (le moteur il m'a dit) et après il appuie sur des pédales et bouge un levier…

« Non ! Ne touche pas au changement de vitesse ! T'es pire qu'un gamin, Grimm ! »

Je le dédaigne et détourne le regard en grognant. Pas drôle, je vous jure. Il dit qu'il veut pas que je crashe la voiture dans un arbre. Il a même dit, l'autre jour, qu'il s'en fichait bien que je me fasse mal avec la voiture, mais si elle était cassée, son père lui tomberait dessus. C'est dans ces moments que je comprends que je suis pas dans mon monde, que je suis loin de pouvoir me faire passer pour un humain.

Je suis un hollow. Et globalement, je changerai pas. Je peux faire semblant d'être un humain mais c'est tout. Je serre un peu les poings. Semblant d'être humain.

« Je t'apprendrai, Grimm. T'inquiète pas. »

Je tourne la tête vers Ichigo qui sourit calmement. Des fois, je me demande s'il sait pas lire mes pensées. Il m'apprendra à conduire ? Ou il m'apprendra à être humain ? Je ne sais pas ce qu'il a voulu dire… Mais j'aime bien.

Après un bon moment à rouler, nous entrons enfin dans Karakura. Berry connaît bien la ville car il s'est mis à fredonner la musique qui passe à la radio. Il est moins concentré sur la conduite. Je trouve ça marrant quand il fait ce genre de trucs. C'est comme s'il n'avait vraiment pas peur de moi.

Il se gare devant la clinique et je sors rapidement pour assister à la surprise que son père lui a préparée. Cette fois, c'est un coup de pied sauté normal. Dommage, le plus drôle sera pour une prochaine fois.

« Grimmjow ! »

Je me retourne et récupère la balle que Karin me lance dessus. J'avais raison quand je disais qu'elle était moins naïve que son frère. Elle a deviné que j'étais pas un humain normal et pour le moment, je lui dis juste que je suis un pote de shinigami. Son frère ne sait absolument rien des capacités de sa sœur… Yuzu par contre n'a pas l'air de deviner. Elle a peut-être pas de pouvoir.

« Hey, Grimm, tu restes planté là ? »

J'aperçois Ichi qui rentre déjà dans la maison. Je lance sa balle à Karin.

« Alors, il a toujours rien deviné ?

-Ton frère est pas une flèche niveau reiatsu.

-J'avais vu… Et sinon, tu vas bien ? »

Je hausse un sourcil et commence à avancer vers la porte.

« Bah pourquoi ça irait mal ?

-Je suis pas débile, t'es pas un shinigami. Alors tu t'adaptes peut-être pas aussi facilement qu'eux à la vie sur Terre. »

Je reste silencieux. Cette gamine est très loin d'être bête. Je ne lui réponds pas et entre dans la maison. Il y a des limites. Je ne parle de ça qu'avec Berry, instinct de survie. A peine entré, la deuxième me saute dessus et me fait un câlin. Vu qu'elle est plus petite, elle m'arrive à peine à la taille. Je sais pas trop comment réagir.

« Essaye de lui répondre un peu, Chaton. »

Je lance un regard à Berry qui vient de chuchoter. Je fais donc un effort et tapote la tête de la fillette.

« Euh… Comment ça va, Yuzu ? »

Je comprends vraiment pas pourquoi elle m'aime autant, j'ai pourtant rien fait pour être sympa. Enfin, je vais pas m'embêter avec ça. Quelques minutes plus tard, on avance dans le salon et Berry est agressé par une armée de confettis et une énorme banderole est accrochée au mur.

« Joyeux anniversaire ! »

Toute sa famille semble très heureuse. Je sais pas trop mais… je me sens pas tellement à ma place. J'essaye de pas garder une mine renfrogné mais sourire béatement ne fait pas partie de mes habitudes et ne le sera jamais. Alors je me contente de regarder et d'intervenir de temps en temps.

Le repas se déroule bien, l'après-midi aussi. Ils voulaient faire une sortie en famille. Ils sont allés dans un parc, ils se sont promenés. Et le mot 'famille' ne les a pas dérangés pour m'inviter… Je sais pas ce que je ressens. Joie ? Soulagement ? Tristesse de perdre ce que j'étais ? Je réfléchis trop, ça me gonfle.

A la fin de la journée, le père prend un air vachement sérieux. Il parle d'un truc avec Masaki. Je sais pas qui c'est tiens. Ils vont voir quelqu'un ?

Un peu plus tard, je comprends qui était cette femme. Berry m'a parlé deux ou trois fois de sa mère. C'est un sujet toujours très dur pour lui alors je le laisse me parler quand il en a envie. Et là, on va voir sa tombe. J'avais cru comprendre qu'ils n'y allaient qu'une fois par an d'habitude. Pourquoi changent-ils ? Surtout pour l'anniversaire de l'aîné…

Arrivés devant la tombe, les deux fillettes déposent des fleurs. Yuzu verse une larme tandis que Karin la réconforte. On reste quelques minutes et quand le père fait signe de partir, je commence à marcher mais Ichi me retient. Ah, il veut qu'on reste que tous les deux. Une fois les trois partis, il me prend la main et la serre.

Il reste silencieux pendant un moment et me regarde finalement.

« Tu as l'air de lui plaire. »

Je hoche la tête. Est-ce que Berry parle de sa mère ?

« Tu ne lui dis pas bonjour ?

-Mais… c'est une tombe… ? »

Je comprends rien. Il a l'air de l'avoir vu car il sourit, amusé.

« Je suis sûr qu'elle peut nous entendre. »

Mais moi, je ne peux pas parler. Je détourne le regard et attrape Berry pour le serrer contre moi. Il vient lover son visage dans mon cou. Il avait ce regard triste, mélancolique. Je n'aime pas le voir comme ça. Faut-il que je fasse un effort ? Mais qu'est-ce que je peux dire ?

« J'vais prendre soin d'Ichi, M'dame… Promis. »

Il se serre un peu plus contre moi et je l'enlace plus fort. Visiblement, j'ai dit quelque chose de bien. Il finit par se détacher et, de nouveau souriant, il me tend son bouquet de fleurs pour que je le dépose. Ça me fait bizarre de fleurir une tombe.

Quand on repart, je me pose des questions… Toutes ces tombes. Elles portent toutes un nom. De la plus belle à la plus vieille. Il n'y a pas d'exception. Est-ce que…

« Est-ce qu'il y a un tombe quelque part qui porte mon nom ? »

Je sais pas pourquoi j'ai dit ça. Un réflexe ? C'est vrai quoi… Je suis mort, non ? Avant, je devais être un humain.

« Peut-être. Répond Berry. Mais cette tombe-là, on s'en fiche. »

Ah ?

« Parce qu'aujourd'hui, Grimmjow Jaggerjack est vivant et juste devant moi. Celui qu'il était avant n'a pas d'importance. Moi, je préfère l'arrancar fier de ses origines. »

Je ricane brièvement et passe un bras autour de l'épaule de Berry. Moi aussi je préfère l'arrancar que je suis. Et j'ai pas besoin de me poser des questions sur ce que j'étais. Mon présent me satisfait pleinement.

« On rentre ? »

oXoXoXo

Ah ces tarés de Soul Society ! J'hésite à dire qu'ils m'ont manqué… Ou pas. Je crois qu'ils vont tous très bien. Le duo de psychopathes se porte comme un charme, Tête d'ananas, Face d'ampoule, toute la clique est là. Même le blond inquiétant avec son pote au 69. Y'a aussi le gars au kimono rose. Celui-là, il est trop étrange. Je croyais que les capitaines étaient sérieux… (Clochette est une exception) et lui, il passe son temps à boire. Ça change de Monsieur-j'ai-un-balai-là-où-je-pense. D'ailleurs, il est venu saluer Ichigo qui l'a appelé par son prénom.

Après, il a parlé de cette jeunesse sans respect. Deux points pour Berry ! Il est trop fort quand il met en rogne ce capitaine. Mais je suis pas sûr qu'il le fasse exprès. Du coup, moi aussi je l'appelle Byakuya et moi, je le fais vraiment exprès. Les gens coincés comme lui, ça me rappelle Tôsen, et celui-là, j'ai jamais pu le piffer.

« Allez Ichi ! Un verre pour ton anniv' ! »

C'est Mademoiselle bonnet F qui parle (la copine de Gin pas Inoue). Gin tend une coupe de saké à Ichigo avec son sourire de serpent. Berry ne veut pas boire, c'est catégorique. Il dit qu'il est mineur et que c'est pas permis. Tss… Pourtant, légèrement pompette, je suis sûr qu'il doit être marrant.

Je regarde rapidement tout autour de nous. Nous sommes à une grande table basse, ronde, le saké coule à flot, la nourriture aussi. Il y a de la musique en fond (nous sommes dans un bar) et personne n'est encore saoul. Juste à côté de moi, il y a Berry. Après, ce sont ses amis les plus proches. Inoue, le grand black qui décroche jamais un mot, le lanceur de cure-dents… Dans les shinigamis, ils ont pas invité Clochette, il paraît que dès qu'il voit Berry, il lui court après. Mais y'a Tête d'ananas et Miss-petit-trou-dans-le-ventre. Je crois que ce sont ses meilleurs amis de Soul Society. Et puis y'a aussi Nell qui est toujours aussi barge.

Dans ce genre de moment, je me rends compte qu'Ichi a un putain de pouvoir. Tout le monde quasiment… Tout le monde se rassemble autour de lui. Il a le pouvoir de rallier tout le monde à sa cause. Ce que j'aime pas, c'est que je fais partie de ce 'tout le monde'… Enfin, tous n'ont pas les mêmes avantages que moi.

« Une idée perverse, Grimmjow ? »

Celui-là c'est Yumi-quelque chose, je crois. Obsédé par la beauté. Il me rappelle un peu cette horreur de Culhourne, sauf que lui (ou elle ?) était vraiment très moche. Yumi, il m'aime bien parce qu'il me trouve super canon. Et ça réveille la jalousie de Berry. C'est drôle, alors j'encourage Yumi à continuer même si son pote Face d'ampoule aime moins.

« Ouais, et une belle.

-Hm, notre Ichigo a donc une vie nocturne des plus savoureuses… »

Il soupire, rêveur. Bah, lui et Face d'ampoule finiront bien par se mettre ensemble un jour. Le rentre-dedans, est une bonne méthode.

« CADEAU ! »

C'est Yoruichi qui vient de gueuler ça. Elle et son pote de toujours sont déjà pompettes (ou ils font semblant, ce qui m'étonnerait pas). La première à donner son cadeau, c'est Rukia (oui ,je me souviens de son nom de temps en temps). Après ce sont ses amis humains. Je m'en contrefous un peu, je sais même plus ce qu'ils ont offert.

Rangiku et Gin offrent du saké, en association avec le capitaine bourré. Les autres de la onzième lui offrent le droit de venir se fritter avec Clochette. Je suis pas sûr que ça soit les penchants de Berry. Il l'aime bien un peu brutal mais il est pas maso (comprenez ce que vous voulez). A un moment, tous les regards se tournent vers moi. Curieux… Je pensais que c'était la fête de Berry, pas la mienne.

« Si vous proposez un action ou vérité, j'vous poutre tous, sans exception.

-Et ton cadeau ! Crétin ! »

Rukia m'aime bien elle vient de me frapper. (Selon Ichigo c'est une preuve d'attention et d'attachement.) D'ailleurs…

« Un cadeau ?

-Quoi ? T'as oublié l'anniv' de ton copain ? »

Yoruichi me dit ça comme si elle était choquée. Mais je vois qu'ils ont préparé un sale coup. Puis, Berry leur fait signe de baisser un peu le volume et il lance :

« Il m'a déjà fait un très beau cadeau. »

Je le regarde fixement, il ne leur dira pas, hein ? C'était vraiment personnel, je refuse qu'il le dise à quelqu'un !

« Mais c'est mon secret ! »

Il dit ça d'un ton malicieux et passe un bras autour du mien. Je me penche et l'embrasse comme il me le demande. Ils se mettent tous à gueuler des « kawaiiii » (attention, accentuation importante sur les derniers 'i') ou ils se mettent à chanter des chansons paillardes, les psychopathes en première ligne.

C'est ça… Profitez du moment de répit… Berry se sépare finalement mais reste accroché à mon bras. Il sourit gentiment mais n'est pas complètement détendu. La soirée continue encore un bon moment et, vers trois heures du matin, on commence à dégager la zone.

Berry est le plus sobre de tous presque. Et il le faut bien, vu ce qu'il compte me faire ce soir… Seulement, j'ai une petite surprise. La tarée et son acolyte au bob sont des gars bien tout compte fait. Ils m'ont glissé un paquet en douce tout à l'heure avec de quoi m'amuser. J'ai presque pareil que l'attirail de Berry, mais en orange.

« Ça va, Chaton ? »

Je ravale mon sourire de prédateur.

« Hm… On rentre ?

-Oui. Je suis pressé… »

Il rougit légèrement mais en même temps, je vois une lueur de désir différente dans ses yeux. Il meurt d'envie de me dominer. Je n'aurais jamais imaginé ça de lui. De toute manière, il peut toujours rêver avant que ça se concrétise. J'ai accepté qu'il joue avec ses nouveaux jouets, pas que je sois en-dessous.

Quelques minutes plus tard, nous sommes dans une chambre dans un grand hôtel du Seireitei. Je sais pas si c'est vraiment un hôtel, et pour tout dire, je m'en fiche. Je sais que c'est loin de tout et les murs ont l'air épais. Je me déshabille rapidement sous l'œil étonné de Berry.

« Bah quoi ? Je me douche, on pue l'alcool. »

Ichigo semble tiquer et acquiesce. On prend la douche rapidement donc et, à peine sortis de sous l'eau, on en est déjà à s'embrasser profondément, à s'allumer mutuellement. On rejoint rapidement le lit (Berry a déjà déposé ses jouets et les miens mais sans s'en rendre compte près du lit) et il m'allonge pour se mettre au-dessus. Il ne fait pas mine de vouloir prendre des initiatives. Je pense qu'il aura encore besoin de beaucoup de temps avant d'oser vouloir me faire prendre dans un lit.

Il se mord la lèvre. Trop mignon. Il en meurt d'envie mais n'ose pas. Bon, je vais pas le laisser se maltraiter les lèvres comme ça.

« Si tu commençais par m'allumer, Berry ?

-Je…

-Je vais te dire quoi faire, t'inquiète pas. J'sais reconnaître ma défaite maintenant. »

Il rit doucement, encore un peu gêné. Il se penche lentement vers moi. Il est assis sur mon bassin, et avec la température qui monte, il m'excite vraiment. Ses lèvres caressent mon visage, mon cou, mes clavicules. Il perd une main dans mes cheveux, l'autre caresse mon torse. Ses mains sont si fines, parfois, il me donne l'impression d'être une brute de deux mètres d'envergure tant son corps et ses gestes sont fins. Fins mais pas frêles.

« Ouais, comme ça, Berry… »

Je ferme les yeux alors qu'il lèche consciencieusement mon torse et mes abdominaux. Après un moment je prends son menton dans ma main et le rapproche pour l'embrasser profondément. Quand il commence à manquer de souffle, je le relâche et murmure de ma voix la plus chaude à son oreille :

« Commence par me préparer. Et quand ça sera bon, tu prépares aussi l'objet… »

Il déglutit et acquiesce. Je l'embrasse à nouveau pour réveiller un peu ses instincts. Il se contient trop. Berry est capable d'être une bête pire que moi, mais il n'ose pas. Je sens tout à coup qu'on glisse quelque chose sur ma tête. Ah oui… ces oreilles… Je grogne mais le laisse faire. Il glisse sa bouche dans ma nuque et soupire :

« T'es trop mignon, Chaton… »

Tss… Je suis pas prêt de me faire avoir une nouvelle fois. Il me regarde, cherchant mon soutien. Je soupire et le prend contre moi. Ses doigts sont prêts, il n'ose quand même pas.

« Glisse-en un lentement… »

Je ferme les yeux et le laisse faire en même temps. Après, je lui dis de faire comme quand c'est moi. Il retient son souffle, trop mignon. Il a si peur de tout rater ?

« Nnh… »

J'ai pas pu m'empêcher de soupirer plus fort. Ça remonte à si loin la dernière fois que j'ai senti ça. Et c'était avec quelqu'un que je haïssais. Mais là, c'est quand même mieux. Il entre un second doigt et commence à les bouger. J'entrouvre les paupières et je le vois qui me regarde avec attention et une pointe de désir. Profite, Berry, tu me verras pas tous les jours dans cet état.

Il entre bientôt un dernier doigt et je rejette un peu ma tête en arrière en lâchant un grognement rauque de plaisir. Je ne suis pas du genre à crier, si Berry veut voir l'effet qu'il me fait, il lui suffit d'ouvrir les yeux et de regarder mon visage.

« T'es doué, Berry… Ouais… »

J'aime ça. J'aurais jamais pensé, mais j'aime ces sensations. Il doit être plus confiant à ma vue, car il commence à caresser mon membre en même temps. J'enroule mes bras autour de lui et le baisse pour pouvoir lui dire :

« Allez, continue ou je vais être frustré… »

Il m'embrasse sur le bout des lèvres et retire ses doigts. Un peu plus tard, je sens un objet. Comme je lui ai dit, il l'a préparé aussi. Il me regarde, un peu anxieux. Je lui fais signe de s'approcher et attrape sa nuque.

« D'quoi t'as peur ? J'suis très résistant. »

Il semble être un peu rassuré et place l'objet à mon entrée. Il le fait glisser lentement, avec douceur. Je ne ressens aucune douleur. Quand il l'a mis au bout, je me rends compte que je serre les dents. Il me caresse la mâchoire des lèvres.

« Ça va… ?

-Oui… Très bien… »

Et je mens pas. C'est étrange de se sentir comblé. Ça me rappelle des mauvais souvenirs mais en même temps, ça les efface. Il se penche vers moi et se frotte à mon corps, me faisant ressentir son membre tendu. J'attrape ses hanches de mes mains et les fais glisser sur ses fesses, le taquinant en les écartant un peu.

« Alors ? T'attends… le déluge, Berry ? »

Ma voix est un peu tremblante, il vient d'appuyer sur le bouton. Je rejette la tête en arrière et pousse des soupirs rauques de plaisir. Je ne regrette pas finalement. Vraiment pas. Ma vue doit l'exciter comme pas deux car il se met à caresser tout mon corps de ses lèvres avec avidité. Je ricane un peu et tâtonne.

« Que cherches-tu ? »

Sa voix est aussi sombre de désir que la mienne. Je le fixe droit dans les yeux avec mon expression la plus perverse possible dans mon état. Je lui montre le petit sac et il fouille dedans pour trouver les mêmes objets. Il se met à rougir et je profite de ce moment pour inverser nos positions.

Je dois pas être malin avec mes oreilles et cette queue, surtout avec le visage transpirant de désir, mais Berry sera pas mieux. J'attrape les oreilles et les lui mets rapidement. Je m'occupe de le préparer tout aussi vite, ne lui laissant pas le temps de se rebeller.

Mon cerveau est un peu déconnecté avec tout ce que je ressens. Mais faire l'amour relève plus de mes instincts, et ça, ça n'a pas de lien avec mon cerveau.

« Aah… Grimm… »

Il est bien plus vocal que moi. J'adore ça. Quand je lui mets enfin sa jolie petite queue de neko, il manque de s'étouffer par manque d'air. Il se met à haleter. La nouveauté surprend, je suppose.

« C'est… »

Je le coupe d'un baiser et appuie moi aussi sur la petite télécommande. Il pousse un cri bref, étonné. Il commence à se tortiller sous moi et j'observe ça, avidement. Bien entendu, je suis toujours soumis à cette queue perverse mais c'est trop bon pour que je veuille que ça s'arrête.

« C'est injuste… »

Berry arrive à dire ça entre deux gémissements. Je me laisse tomber plus ou moins sur lui, mes bras ont un peu du mal à supporter mon poids.

« Pourquoi tu… tu résistes mieux… ? »

Je ricane comme je peux et glisse à son oreille :

« J'suis juste plus résistant… Raté pour voir le chaton soumis… »

Il continue de gémir, fronçant un peu les sourcils pour montrer son mécontentement. Mais il ne se laisse pas faire. Malgré son état bien plus critique que le mien, il me pousse sur le côté et se met à m'embrasser avidement, le baiser s'interrompant régulièrement à cause de ses gémissements incontrôlés. Il finit par poser son front sur mon épaule, incapable d'aligner deux mots autres que des onomatopées de plaisir. Je l'adore comme ça.

Il glisse lentement et se remet à lécher mon torse et mon ventre avec ardeur. Je roule des yeux. Quand je le vois comme ça, je me dis qu'il est vraiment loin l'adolescent vierge qui avait la trouille que je l'embrasse. Il arrive à hauteur de mon sexe et il le prend dans sa main sans cérémonie. Puis il se met à le lécher avec application, tout en touchant le reste de mon anatomie.

« Aah… »

Il me lance un regard noyé de désir où perce une étincelle de victoire. Il veut me faire craquer, hein ? Mais il a zappé un détail. J'ai sa télécommande et il a oublié la mienne sur l'oreiller… Quand il englobe mon membre, je grogne de contentement. J'adore quand il me fait ça. Il ne le fait pas souvent, trop timide, mais il le fait très bien.

Je rejette la tête en arrière il va finir par me faire jouir. J'esquisse un sourire carnassier. Mais je serai pas seul. J'appuie sur la télécommande et augmente les vibrations. Il pousse un cri surpris et écarquille les yeux avant de les clore à moitié, excité par ce qu'il ressent. Il redouble d'ardeur, je caresse ses cheveux, il continue de gémir et résonne tout contre mon membre. C'est divin.

Je finis par jouir, je ne suis pas résistant à ce point. Il se redresse, haletant bruyamment et je vois aux coins de ses yeux de petites larmes de plaisir. On dirait vraiment un chaton suppliant, le visage rougit, les yeux embués, le corps tremblant. Il meurt d'envie de jouir aussi mais n'en a pas assez. J'enlève cette queue bleue ridicule et attrape Ichigo pour le rapprocher à moi. Le rythme de l'objet est toujours aussi rapide, mais j'ajoute ma main sur son sexe. Je le masturbe durement, comme il aime et ses bras viennent se refermer autour de mon torse, ses ongles griffent mon dos.

Quand il se relâche enfin, je lui retire la queue histoire qu'il ne soit pas encore stimulé et je le garde contre moi. Je suis aussi crevé que lui et je m'écroule sur le lit, sur le dos. Il repose sur mon torse sans se soucier de m'écraser mais ça va, il n'est pas lourd.

Après un long moment dans le silence, à recouvrir nos esprits, il bouge un peu mais seulement pour ramener la couverture sur nous. Il m'embrasse dans le cou et murmure fébrilement, comme s'il avait peur de faire une bêtise.

« Ce… Ce n'était pas la première fois pour toi que… que quelqu'un te… »

J'ai l'impression qu'il est blessé à l'idée de savoir que j'ai eu d'autres coups. Je soupire. De quoi s'inquiète-il ? Je n'ai jamais aimé quelqu'un à part lui. Mais je sens que ça lui tient à coeur. Dire la vérité m'est dur, mais je ne veux pas qu'il croit que je lui mente.

« La vie à Las Noches était sur pas mal de points... une torture. »

Il se tend de tout son long.

« Que veux-tu dire ? »

Sa voix tremble d'inquiétude. Il n'a presque plus l'air fatigué. Je soupire et remet sa tête dans mon cou, je ne veux pas qu'il me voit.

« Disons que du point d'vue d'un certain connard, j'suis beau et mon caractère ne d'mande qu'à être soumis. Et comme il me dominait sans problème, il en a... bien profité. »

J'ai pas besoin de donner plus de détails, heureusement. Je me rends compte seulement maintenant, alors que j'essaye d'en parler, que cela me blessait. J'ai toujours tout enfoui au plus profond de moi, me persuadant que j'étais une bête. Et Berry me rend humain alors… tout ressurgit…

« Je…

-T'es pas obligé d'dire quoi qu'ce soit. C'est loin. »

Il se défait de mon étreinte et se redresse, assis sur moi. Il me prend la tête entre ses mains et me lance un regard déterminé.

« Je ne laisserai plus personne te faire du mal ! Je vais te guérir et… et tu n'auras plus jamais mal ! Personne ne doit avoir à vivre ça… Je te protègerai ! »

Je souris furtivement et détourne le regard, attendri. Berry et ses instincts protecteurs… Enfin, ça fait du bien de se sentir aimé. Je le ramène contre moi en lui murmurant merci. Après un court instant j'ajoute :

« Même si ça aurait été plus crédible sans les oreilles. »

Il s'empourpre.

« Et toi alors ! »

Je ricane. Il se redresse juste pour m'embrasser et il enlève nos deux paires d'oreilles qu'il lance dans la chambre. Après, il me regarde malicieusement.

« Un jour, je serai au-dessus. »

Il semble convaincu, je ricane encore et affiche un sourire goguenard.

« J'te souhaite bien du courage, Berry. »

FIN


J'espère que cela vous aura fait rire/pleurer/sourire etc, mais pas enrager… M'enfin, si vous avez des critiques, j'attends, je prends tout ! :)

Dès que je reviendrai de voyage, je ferai un edit pour répondre aux anonymes comme il se doit et faire une petite annonce au sujet de cette fic (ce n'est rien d'énorme hein ! ^^')

Merci pour celles et ceux qui m'auront laissé un mot, même si je ne peux le voir !