Titre : Regret

Auteur : FayVerte

Genre : Sanglant évidemment

Rating : K ou K+

Discalmer : Je ne possède rien. Si le manga m'appartenait, on saurait exactement ce qu'il se passe pendant que Hibari est retenu au centre de Kokuyo. On aurait eu des détails sur l'entraînement qu'il a subit avec Dino. Byakuran et Irie porteraient leur bague à l'annulaire gauche et ce manga serait invendu.

Avertissement : Si vous n'avez jamais rencontré la magnificence (Hibari dix ans plus tard), ne lisez pas cette histoire.

Musique : OST de Kara no Kyoukai (demandez si vous voulez les morceaux) puis Naruto Main Theme - Toshiro Masuda

Personnage : TYLHibari

Regret

Hibari évoluait paresseusement dans les couloirs. Il se ressemblaient tous, lui donnant la désagréable impression de tourner en rond. Le gardien du Nuage détestait tout ce qui s'approchait de près ou de loin à une illusion, ceci comprenant les fausses perceptions. Il avançait donc sans se retourner en ligne droite, sa progression ne le contraignant étrangement jamais à tourner. Il se couvrit la bouche d'une main pour bâiller avant de replonger sa main dans sa poche. Il jouait avec les bagues qui s'y trouvaient, s'amusant inlassablement à redessiner les pierres et motifs les ornant. Il se sentait bien, détendu. Il avait pu livrer un bon combat avant de venir ici. Et long. Il se serait presque mis en retard à son rendez-vous en affrontant toutes les brigades qui avaient tenté d'envahir la base des Vongola. Mais il ne pouvait pas laisser passer ces intrus et leur permettre de vagabonder librement chez lui. Ces crétins auraient été incapable de faire la différence entre les deux fondations voisines et aurait fini par perturber la paix régnant dans son domaine. Ils auraient fini par établir des cartes pendant que lui venait prendre place sur l'échiquier. Il ne manquerait plus qu'il les ait laissé faire. Il avait créé assez de problèmes en annihilant toute trace d'invasion pour que les Millefiore se contente de jouer sur leur terrain, terrain qui par ailleurs lui revenait de droit et qu'il se rapproprierait bientôt.

Le gardien du Nuage jouait à rentrer et sortir ses tonfas, le geste répété l'apaisant. Il avait envie de se battre. Son chemin était à ce propos étrangement vide. Avec l'état d'alerte décrété, nul ne pouvait prévoir les mouvements de foule paniquée et pourtant, il n'avait encore croisé aucun groupe de dissident, pas la moindre trace d'uniforme blanc ou noir. Il se demanda un instant s'il ne ferait pas mieux de dévier un peu son itinéraire avant de disparaître de ce monde, profiter une dernière fois de la guerre déclarée et toutes les possibilités qu'elle lui offrait. Mais le temps passait. Et il détesterait être en retard pour l'affrontement final.

Hibari stoppa sa progression face à un mur. Il glissa l'une de ses bagues à son doigt, l'ayant pioché attentivement et laissa une douce flamme s'en échapper. Il regarda sa main tout en enregistrant les informations sur les personnes se trouvant de l'autre côté du mur. C'était le paradoxe de ce futur. Il se trouvait à ne pas pouvoir laisser sa colère s'échapper, toujours limité par les faibles moyens qu'on lui offrait. Il n'avait jamais voulu la bague Vongola et ne la regrettait pas. Mais il se demandait s'il existait une autre bague lui permettait de laisser éclater librement sa colère. Il rêva un instant, en laissant s'échapper son hérisson, qu'il ait disposé, en plus de la bague, d'un Mukuro prêt à l'affronter. Mais dans ce futur-ci, cela n'arriverait jamais.

Le mur éclata, les débris pleuvant dans la pièce adjacente. Comme il l'avait deviné, il aperçu Yamamoto et Lal Mirch. Il ne s'habituait toujours pas au visage adolescent du gardien de la Pluie mais éprouvait une certaine satisfaction à le voir plus petit, plus insignifiant que l'adulte qu'il croisait parfois. Il haussa imperceptiblement un sourcil en constatant l'ampleur de leurs blessures. Pour qu'il soit dans cet état, son adversaire devait mériter qu'on le regarde, au moins quelques secondes.

La bague à son doigt éclata. Il s'y était tellement habitué qu'il n'esquissait plus depuis plusieurs années la moue boudeuse des premiers temps.

Son adversaire était ridicule. De sa tenue à ses sourcils, tout en lui appelait au jugement disciplinaire. Il se demanda si l'Autre aurait la même réaction en le voyant.

Les illusions se répandirent autour d'eux. Et il laissa son sourire poindre. Il fallait que ce soit son dernier adversaire. Un illusionniste. Un égocentrique décérébré abrutit par sa propre paresse intellectuelle se contentant de végéter des idées préconçues et les appliquer à une réalité qui ne devrait souffrir qu'une chose, la justice et non pas les pérégrinations aventureuses d'un herbivore qui ne mériterait pas même de figurer dans quelque arbre phylogénétique que ce soit.

Hibari inspira profondément, se laissant aller aux échanges de coups. Finalement, il s'amusait de plus en plus. Son opposant était rapide, pas assez pour qu'il s'emporte complètement et oublie de compter ses bagues mais il devait lui accorder de l'intérêt. Les illusions se dissipaient, emportées par les enchaînements. Le gardien Vongola sourit, étonné qu'un tel adversaire puisse manquer de concentration. Il fallait croire qu'il n'avait encore jamais rencontré d'ennemi digne de ce nom.

Il laissa une moue vaguement écœurée transparaitre sur son visage en voyant des limaces – des limaces vraiment – tomber du ciel. Il sortit rapidement une nouvelle bague et sa flamme apparu, éclatante, juste un peu plus importante que ce dont il avait réellement besoin.

Et déjà, il ne lui restait plus que ces trois bagues. Ces trois affreuses bagues qu'il n'avait pas pensé avoir à utilisé ici. La flamme de la Brume apparu, débordante et l'enrageant d'autant plus. Il baissa son intensité en l'introduisant dans la boîte, ne tenant pas à détruire cette dernière. Le hérisson était un compagnon très agréable qu'il appréciait énormément. Son compagnon. Il se demanda un instant ce que l'Autre en pensait, s'il l'aimerait aussi, s'il saurait l'utiliser. L'animal tenait dans ses mains, calme. La sphère s'élargit, les entourant de son halo lumineux. L'éclat s'effaça au profit d'un ciel nuageux criblé de piques. Il sourit. Avant de replonger dans le combat.

Sang.

Le premier.

Le sien et celui de son adversaire. Il avait envie de rire, il se contenta de sourire. Voilà qu'il regrettait de manquer de temps. Il aurait pu continuer, poursuivre encore longtemps. Le faire mourir à petit feu, l'effrayer. Déjà, il voyait la crainte apparaître dans son regard, le doute, l'inquiétude. Il se laissait dépasser. Trop facilement. Encore un adversaire qui s'échappait. Encore un adversaire face auquel il disparaissait, pour un rien. Juste un rendez-vous qu'il ne pouvait malheureusement pas manquer. Juste la jalousie et l'envie qui éclatait dans sa tête contre cet Autre. Il poursuivit les coups, se laissant emporter par l'excitation. Il frappait, évitait, dansait contre les quatre sabres qui cherchaient tous à l'atteindre, à le blesser. Le sang coulait, le sien, mais peu importait. Il repensait à tous les combats que ce conflit avait pu lui apporter, tous les adversaires qu'il avait pu lui apporter et que l'Autre ne croiserait jamais. Mais voilà qu'il devait s'effacer, disparaître. Il se demanda quels ennemis l'Autre croiserait.

La peur. La crainte. Le bébé lui avait parlé d'une histoire de charisme, de sa présence qui terrorisait. Il s'en fichait. Tout ce qu'il voyait c'était les failles de son adversaire, exposées, dévoilées pendant qu'il s'amusait à le torturer. Il voulait le tuer, l'abattre, ce stupide illusionniste qui ne comprenait rien, qui respirait à grande peine, trop peu prévoyant, trop prévisible. Il avait cru pouvoir suivre le rythme avec ses illusions, se cacher derrières elle. Il aurait préféré qu'il se dévoile immédiatement, qu'il profite plus longuement de leur échange, qu'il discute plus longtemps au son des coups d'acier, au bruit du tranchant des lames qui se croise, au rythme des gouttes qui tombent au sol. Il saignait ? Hibari sourit encore en entrechoquant ses lames à celles de Genkishi. Tout ça à cause d'une bague. Pas celle des Vongola non, il ne l'avait jamais voulue. Mais cette bague de la Brume qui lui conférait une force supplémentaire ridicule. Il se demandait s'ils auraient eu la même puissance sans elle. Il n'en était pas certain.

Sa main se tendit, comme pour saisir cet adversaire qui avait tellement cherché à s'effacer. Mais c'était à lui de laisser sa place. Il espéra que l'Autre saurait profiter du cadeau, que cet affrontement ne soit pas gâché. Ses yeux brillaient, ils brillaient comme le sang venait glisser sur sa langue, comme ses mèches voletaient accompagnées de fines gouttelettes carmines.

« Je suis si jaloux. »

Il se redressa, souriant toujours. Toujours. Avant de disparaître, Hibari se demanda pourquoi, à chaque fois qu'un combat pouvait s'avérer intéressant, il devait s'effacer. Il espéra juste que cette fois, Tsunayoshi ne lui pique pas sa proie. Il demanderait à Kusakabe. Et si les choses se passaient mal, il reviendrait. Et il les mordrait tous à mort.

Note de fin de l'auteur : A savoir, j'ai peur des limaces. Comprendre que je hais, je hais VRAIMENT, Genkishi. Qui possède effectivement des sourcils d'un ridicule mortel. Vous avez remarqué vous aussi ? Hibari n'a jamais la chance de pouvoir terminer les adversaires qui lui plaisent. Mukuro déjà (même si c'est discutable), Reborn, Dino, Genkishi et j'en passe pour éviter les spoilers. En tout cas, merci à toutes les personnes (3,7 personnes) venant laisser un message. Mon mot du jour est un cadeau. Il s'agit du début de mon pseudonyme lorsqu'il est mal prononcé. Un drabble aux personnes qui trouveront!

Merci également à eric clutter pour ses reviews. Pour la petite histoire, un drabble est une histoire courte, plus courte qu'une nano/microfiction qui fait très exactement 100 mots, pas un de plus pas un de moins (même si certaines personnes bazardes ça en ne respectant pas cette règle). Je ne propose pas d'écrire de nano/microfiction, je trouve ça un peu trop facile dans le sens où du coup, fonction de mon inspiration pour le thème donné les histoires seraient plus ou moins longues. Avec le drabble, tout le monde est à égalité. C'est un exercice très intéressant que je conseille. Sinon, comme tu as trouvé les mots pour les chapitre 5 et 6, je me retrouve donc avec deux drabbles cadeaux à te faire! Tu les auras mais ce soir, je suis légèrement en retard. Si au cours du temps tu veux apporter certaines informations supplémentaires, n'hésite pas. Un lecteur n'est jamais ennuyeux, surtout pas quand il fait une proposition ou discute de ce qu'il aime. Alors, pourquoi Hibari appellerait un cheval Dino. Je me suis appuyée sur deux choses : HiBird et BariNezumi (ou Roll). Et surtout, en 100 mots je n'arrivais pas sinon à reproduire ce que je voulais ^^ ! Oui, c'est ce qu'on appelle les trucs et astuce de l'auteur. N'hésites pas à laisser une review.