Chapitre 10 : O' Christmas Tree
Voici le chapitre 10 sur l'air de mon beau sapin. Et oui l'interrogatoire se passera dans le salon faiblement éclairé par les bougies restantes sur le sapin.
Je viens de me faire peur. Si on regarde mon historique sur internet ça ressemble un peu aux mille et une façons de tuer quelqu'un…. Non je ne prépare pas un attentat j'écris une fic ! ^^
Merci pour les commentaires à la fois sur le forum et sur .
Reviews :
Janeandteresa : je ne sais moi-même pas encore comment ils vont s'en tirer bien que j'ai enfin terminé la trame de l'histoire. Je sais qui est ou sont le ou les coupable(s) et comment. Maintenant … pour le reste on verra. Merci encore.
s-damon-s : Première chose à faire JE DOIS LIRE TES FICS. Je ne l'ai pas encore fait faute de temps. Mais merci pour les compliments. J'espère ne pas te décevoir. Bien que je pense que ça va bouger un peu plus bientôt. Quand au Jisbon il va se compliquer un peu à cause d'une découverte capitale pour Jane dans ce chapitre. Je te laisse le découvrir. Merci encore.
Diamsley : Merci beaucoup de ta review. Je suis contente d'avoir réussi à recréer cette ambiance que je voulais tant tu me rassures. Je te laisse lire la suite. Merci encore.
Sur ce voici la suite.
Tandis qu'ils descendaient finalement les marches en silence, les hommes et le shérif ainsi que Kristina contemplaient dans un silence religieux les bougies.
Trois ne brillaient plus. Et un souffle d'air les narguait, faisant vaciller la flamme des bougies restantes et une question demeurait en suspend.
Qui serait le prochain sur la liste ?
Le salon ressemblait plus à une veillée funèbre qu'à une veillée de Noel et pour cause. Trois ou peut être quatre mort, tous dans des circonstances tragiques et le ou les tueurs se cachaient probablement parmi eux.
Jane ne pouvait que se remémorer ces instants où il avait vu cette petite fille, le visage désertée par la vie, blanche, innocente, sentant cette fragrance si spéciale que les jeunes filles aiment porter. La fraise. Ces dernières heures sur cette terre avait du être un cauchemar. Il se détestait de n'avoir rien dit pour défendre le projet de la mère de la laisser toute seule. Car lui aussi avait laisser sa fille et sa femme seule.
Il se perdit dans la contemplation presque maladive des bougies, à l'instar des deux policiers restants, les autres, sur les ordres de Lisbon, étant parti faire un brin de toilette.
C'est alors qu'il remarqua un détail sur l'une d'elle. Celle qu'il fixait était celle de Lisbon, dont la faille vacillait dangereusement, plus exposée à un courant d'air sans nul doute.
Il se leva sous le regard interrogateur de sa partenaire, ne prêtant aucune attention à la Kristina prostrée dans le fauteuil, ou aux deux policiers ramenant le café qu'il venait de préparer.
La conversation entamée entre Kristina et Lisbon ne lui apparaissait que comme enveloppée de brouillard. Le vent mugissait toujours autant et personne ne savait combien de temps le générateur fournirait de l'électricité. La neige parfois se détachait du toit et avec un bruit macabre s'échouait au sol, ombre passant devant les fenêtres que le peu de lumière parvenant à passer aux travers des nuages sombres, jouant avec leurs nerfs, tel un fantôme passant pour les happer vers les limbes…
Des fantômes avides.
« Kristina ce ne sont pas des fantômes. Il y a quelqu'un qui tue ces personnes et vous devez comprendre que nous vous soupçonnons. Mc Lean était enfermé avec vous dans la chambre. Et Jane, comme moi, pensons qu'il a été tué. Vous devez nous dire ce qu'il s'est passé. »
Kristina soupira. Si seulement elle en avait la moindre idée. Ici il n'y avait que la mort, des fantômes qui se nourrissaient de leur chair pourrissante sous le poids de leur pêcher. Elle allait y passer. D'une manière ou d'une autre.
Lisbon soupira. Une migraine commençait à poindre et elle voyait cette femme complètement renfermée sur elle-même. Elle savait quelque chose mais ne voulait rien dire. Elle devait insister, après seulement elle se servirait un café, maigre récompense l'aidant à tenir le coup.
Kristina se saisit en revanche de l'une des tasses que lui proposait l'un des adjoints du shérif. Elle n'en but qu'une gorgée, la tasse brulante lui réchauffant progressivement les mains, la réveillant progressivement de sa semi léthargie.
« Kristina, racontez moi ce dont vous vous souvenez. Commençons par la. »
« Je … Je suis montée me coucher dans la chambre avec Mc Lean. Il m'a dit de profiter en premier de la salle de bain, ce que j'ai fait. J'y suis restée environ quinze minutes je pense. J'ai ensuite défait ma valise, ce dont j'avais besoin et j'ai, j'ai pris le verre d'eau posé sur la table j'avais soif. »
« Kristina, ce verre d'eau : vous l'avez vu quand vous êtes entrée dans la chambre oui ou non ? Réfléchissez : avait-il un aspect étrange, un goût suspect ? Que faisait Mc Lean ? »
« Je… Je ne suis plus très sure… Je crois que Mc Lean était comme malade, il semblait pâle et bizarre mais il venait de perdre sa femme et sa fille. Il maugréait tout le temps que tout était de sa faute… et je crois qu'il s'est enfermé dans la salle de bain. »
« Savez-vous de qui il parlait ? »
« Non, je ne pense pas qu'il s'agissait de lui mais je n'en suis pas sure. Je l'entendais bouger dans la salle de bain mais je ne m'en souviens pas s'il en ait ressorti ou non. Je crois que je me suis endormie rapidement. Pourtant je ne dors pas rapidement… »
« Et ensuite ? »
« Je me suis réveillée en sursaut. Un grand bruit m'a tiré de mon sommeil et j'avais froid, je grelottais. Je sentais le vent s'infiltrer sous mes couvertures mais j'étais comme prisonnière de mon sommeil … vous comprenez. Je ne réagissais quasiment pas, et finalement j'ai réussi à me lever. Et un moment la lune a transpercé les nuages et je l'ai vu… Il … oh mon dieu… Il était suspendu dans le vide, et son corps… »
« C'est bon détendez vous Kristina. Avez-vous entendu quelque chose dans le couloir ? Etes vous sur que la porte était fermée avant de vous couchez ? »
« J'en sais rien ! C'était Mc Lean qui devait vérifier … »
« Très bien cela suffira. Buvez votre thé. »
Si la porte n'était pas fermée et que Mc Lean avait potentiellement endormi Kristina en la droguant avec quelque chose dans son verre d'eau, alors le meurtrier avait non seulement toute possibilité de tuer Mc Lean, mais il disposait en plus de la clé de cette chambre. Qui donnait un accès sur toutes les autres chambres. Lisbon se souvenait en effet que toutes les clés sur le trousseau de cet homme ouvrait tous, jusqu'à la chambre froide, le garde manger ou encore les garages.
Moralité le tueur se baladait dans la nature avec non seulement tout ce qu'il fallait pour les tuer mais sans laisser aucun indice. Tout était parfaitement programmé, organisé, parfois même jusqu'à leur réaction.
L'avis de Jane lui aurait été d'un grand secours mais il était absorbé par les bougies. Les souvenirs du passé devait être lourd, elle lui laissait finalement le temps de récupérer un peu.
Les deux autres adjoints revenus entre temps discutaient de l'affaire et des vivres restants dans la cuisine. La tempête ayant repris de plus belle, même si le jour devait être levé maintenant, constata Lisbon, la lumière serait réduite au minimum, et les possibilités de rejoindre la vallée nulle.
L'un des deux adjoints ayant finalement réussi à faire du café lui tendit une tasse qu'elle eut toute la difficulté du monde à tenir dans ses mains raides, encore rouges et boursoufflées sous ses bandages.
Alors qu'elle prenait la première gorgée de son breuvage bienfaiteur, un bruit émanant de Kristina, la figea dans son élan. Elle semblait avoir avalé de travers.
« Excusez moi, mon thé a un léger gout amer mais tout va bien, ce n'est rien j'ai juste été surprise.»
Lisbon ne fait aucune remarque spécifique mais elle regarda tout de même Kristina Frye du coin de l'œil. Elle semblait assez agitée alors qu'elle se maîtrisait tout le temps.
Pendant ce temps, Jane examinait le sapin de Noel, et les fameuses bougies. Il finit par se saisir de l'une d'elle. Celle de Sarah, plus précisément. Il la contempla un instant puis la retourna.
Une terreur glaciale et une colère sans nom vinrent souffler sur lui leur rage et leur peur.
Dessus un smiley rouge le contemplait. Le sang de Sarah ? Il n'en avait aucune idée. Mais il ne laisserait rien paraître de sa découverte. Pas maintenant. Il ne dirait rien à personne et surtout pas à Lisbon. Sa vengeance et son idée de revanche toujours présente, il garderait ça pour lui.
S'assurant du coin de l'œil que personne ne l'avait vu, il reposa l'air de rien tranquillement la bougie faisant maintenant mine de s'intéresser aux cadeaux.
Là aussi une autre découverte le frappa. Chacun des cadeaux portaient le nom des dix personnes présentes, mortes ou vives, dans le chalet.
Maintenant tout était clair net et précis. Il s'était fait piégé comme des débutants et aucun d'eux ne semblaient partis pour en sortir indemne.
Encore un plan de John Le Rouge pour les éliminer. Mais cette fois il ne laisserait pas passer sa chance.
Tandis qu'il se penchait pour ramasser l'un des dix paquets cadeaux présents à ses pieds, Kristina Frye se mit à tousser plus fortement, elle paraissait particulièrement agitée, à tel point que les policiers prirent sur eux de la maintenir tandis que Lisbon allait chercher une chaise et le shérif de la corde.
Elle délirait littéralement :
« Il est lààààààà ! Vous ne le voyez pas mais il vous regarde… Ses yeux rouges comme le sang mais vous ne comprenez rien ….. Il va tous nous tuer …. »
Elle pleurait et se débâtait comme une hystérique ses yeux injectés de sang, cherchant à griffer les personnes autour d'elle.
Une nouvelle fois, il avait frappé.
Dans un timing prodigieux, John Le Rouge avait à sa manière encore une fois bâillonné l'une des victimes.
Encore en vie mais pris au piège dans un esprit complètement ravagé par la folie, il semblerait que Kristina Frye vivent ses dernières heures dans une agonie pire que la mort.
Lisbon croisa le regard de Jane tandis que la malade, l'écume aux lèvres semblaient se calmer d'un rire hystérique.
Chacun d'eux se retrouvait pris au piège de ses propres démons.
Le shérif lança alors une phrase que jamais les acteurs de la pièce n'oublieront de leur vivant :
« Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour…. Je crois que notre coupable est devenue un monstre non ? »
Restait à savoir de qui il parlait…
Et c'est sur cette citation de Friedrich Nietzsche Extrait de « Par-delà le Bien et le Mal », que je vous quitte jusqu'au prochain chapitre.
Que contiennent les cadeaux ?
Que fera Jane ?
Kristina est elle la coupable ?
Comment sont morts les Mc Lean ?
Beaucoup de question peu de réponses… telle est mon crédo.
Bonne spéculation et bon week end.
MC.
