Bonjour tout le monde !
Voila je suis de retour avec un 10ème chapitre ! Et comme son nom l'indique, il est révélateur... ^^
Avant tout je tiens à remercier ma correctrice Lilas666 pour sa correction ;) Et puis bien entendu vous tous qui me soutenez avec tous vos encouragements et vos messages ! Ils me touchent énormément ! Donc un immense merci à Pouille, bsx, georgette2006, ootoo, Aodren, Poison Ivy, fanaplume, dragoncelte, NiniWeasley, Cath, Luxiole, nini, choupamelle, hamataroo ! Et un gros bisou en plus à celles qui me suivent depuis pas mal de chapitres maintenant, elles se reconnaitront !
J'espère que vous aimerez cette suite !
Je vous laisse à l'histoire, bonne lecture !
Rappel: Malfoy l'aida à se soulever pour qu'elle ne rouvre pas sa plaie au ventre puis il se pencha vers la blessure. Il la soigna rapidement, de la même manière des les autres, puis l'aida à se redresser pour qu'il puisse plus facilement enserrer le bandage. A peine eut-il fait un tour autour de sa cuisse qu'il s'arrêta un plein mouvement comme tétanisé. - Pourquoi tu … Commençât Hermione. Mais elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Malfoy attrapait violemment sa cuise pour la tourner légèrement vers l'extérieur. Le redressement d'Hermione lui avait fait légèrement entrouvrir les cuisses révélant une marque rouge sang en forme de S près de son entrejambe. - Qui t'a fait ça Granger … ?
Chapitre 10 : Révélations.
- Lâche-moi Malfoy ! S'écria Hermione. Ca ne te regarde pas !
Sur ces mots, la jeune femme saisit violemment un bout de tissu crasseux, seul vestige de sa magnifique robe de lin blanc, recouvrant ces cuisses dénudées dans l'espoir de cacher la découverte du sang pur.
Mais c'était sans compter sur l'aide de ce dernier. Enervé par l'attitude de sa domestique, Malfoy attrapa l'étoffe et l'envoya dans le coin le plus reculé de la salle de bain, découvrant une fois de plus la monstrueuse marque.
Sans prêter attention attentions aux protestations d'Hermione, il se pencha sur la trace et l'effleura de ses doigts fins.
Elle était rouge, rouge douleur, rouge sang… La forme en « s » était maladroitement tracée, comme faite à la hâte. Les traits s'enfonçaient légèrement dans la peau et apparaissaient comme parfaitement lisse. Le résultat certain d'un marquage par le feu.
-« S » murmura Malfoy après avoir examiné la jeune femme. « Sang de bourbe… »
- Et alors ça t'étonne ? S'exclama-t-elle avec colère. C'est ce que je suis, non, pour vous les mangemorts ?!
Hermione souffrait. Pourquoi lui faisait-il volontairement revivre de mauvais souvenirs ?
Le sang pur soupira puis répéta :
- Granger qui t'a fait ça ?
Après quelques secondes, voyant qu'elle ne répondrait pas, il reprit :
- Hermione, demanda-t-il avec douceur, donne moi le nom de l'homme qui a abusé de toi…
Cette phrase eut l'effet escompté ; elle déstabilisa complètement la domestique. Le fait de mettre un nom clair et sans équivoque sur cette atroce partie de sa vie d'esclave la rendait mille fois plus insupportable. La réalité venait de lui apparaître encore plus douloureuse, encore plus cruelle qu'autrefois. Elle avait été violée. Elle se sentait sale, souillée jusqu'au plus profond de sa chair. Et surtout elle se sentait seule et abandonnée…
N'y tenant plus elle laissa échapper une larme silencieuse le long de sa joue, la seule qu'elle pouvait encore pleurer après tant de douleur passée.
Ce n'est que quand le jeune homme répéta sa question qu'elle revint à la réalité.
Elle redressa les épaule, détourna la tête et dans un effort presque surhumain, elle lui répondit que ça ne le regardait pas et qu'elle ne voulait pas en parler.
- Je suis désolée Malfoy, mais je ne peux pas… Ajouta-t-elle pour s'expliquer.
- C'était quand ? S'enquit-il tout de même, ignorant la supplique d'Hermione.
- Il y a quelques mois, au printemps dernier. Avoua-t-elle dans un murmure à peine audible, la tête détournée.
- Tu … tu sais je pourrai la faire disparaître…
Mais elle secoua la tête.
- Tu ne pourrais pas, il m'a jeté un sort de perpétuité, elle est ineffaçable…
Draco fronça les sourcils, il avait déjà entendu parler de ces sangs purs qui étaient passé maîtres dans l'art de laisser une empreinte indélébile sur le corps de leur victime, leur rappelant ainsi chaque jour de leur vie le calvaire qu'elles avaient subi. La souffrance d'avoir été souillée.
Et maintenant que le nouvel empire avait été complètement instauré, ces viols redoublaient en nombre et en violence.
Il ne comprendrait jamais comment certains hommes prenaient plaisir à violer. Lui-même, alors qu'il haïssait les sangs-de-bourbes au plus haut point, n'avait jamais, ne serait-ce que pensé à abuser, de l'une d'elles.
Sans dire un mot, plongé dans son silence, Draco soigna la blessure superficielle infligée quelques heures auparavant, puis sortit de la pièce laissant Hermione à ses pensées.
***
Lorsqu'elle sortit enfin de la salle de bain, étant parvenue à sceller de nouveau ses souffrances passées, elle découvrit deux petits êtres l'attendant plein d'inquiétude devant l'entrée.
- Flobby ! Flissy ! Qu'est ce que vous faites là ? Vous attendez depuis longtemps ?
En entendant la voix de leur amie, les deux créatures qui se tenaient recroquevillées contre le mur, bondirent sur leurs pieds à son encontre. Ils lui adressèrent un grand sourire sincère mais leurs traits et leurs yeux trahissaient cependant l'inquiétude qu'ils subissaient depuis une heure. On pouvait même deviner une trace sous les yeux de Flissy, sillon asséché et dernière empreinte de larmes abondamment déversées.
- Oh Miss, vous allez bien ! S'exclama Flissy. On a eu tellement peur ! Quand le maitre est sortit, il ne nous a rien dit et il avait l'air grave et puis vous ne sortiez pas et… Oh Miss…
Les mots avaient surgit telle une avalanche mais au lieu de terminer sa phrase elle s'effondra littéralement en larmes, causant d'ailleurs beaucoup de difficultés à Flobby qui peinait à la soutenir de ses petits bras.
Même après avoir tenté de les rassurer sur sa santé, rien de parvenait à la calmer. Finalement ce n'est que quand son compagnon lui rappela qu'il était l'heure de préparer le diner du maitre qu'elle parvint enfin à retenir ses sanglots.
Ses amis la raccompagnèrent donc à sa chambre et la laissèrent à regret devant retourner en cuisine.
Hermione quant à elle s'étendit sur le lit, épuisée, son ventre et sa cuisse toujours douloureux, ne revenant toujours pas des événements qui venaient de se dérouler. Elle repensa à l'étrange attitude de Malfoy. Il l'avait défendue. Mais après tout Mary, sa filleule, était aussi en danger. A partir de là, il aurait pu la laisser mourir mais non, au lieu de ça, il l'avait ramenée au manoir, l'avait soigné dans sa salle de bain personnelle ; elle s'en était rendue compte en regagnant sa chambre. Mais là où décidemment elle ne comprenait vraiment pas, c'est pourquoi avait-il utilisé des potions aussi onéreuses pour la vulgaire sang-de-bourbe qu'elle était. Le prix qu'il aurait payé pour une nouvelle esclave était de loin bien moins élevé que celui qu'il allait débourser pour une nouvelle fiole de cruoria… Et puis il n'avait fait aucune remarque sur son passé douloureux, comme s'était empressé de faire son précédent maître. Il ne l'avait ni traité de trainée, ni de sang sale. Il ne s'en était même pas réjouit. Il avait même plutôt eut l'air en colère…
Son esprit revenait sans cesse sur cette dernière réaction avec une unique question : pourquoi ?
Elle n'entendit même pas les faibles coups de Flobby venu lui apporter son repas. Elle s'endormit rapidement et profondément, rejoignant ainsi le doux et calme pays de Morphée…
***
Le lendemain matin Hermione fut tirée de son sommeil réparateur par un vacarme infernal qui venait du rez-de-chaussée.
Elle regarda sa montre : déjà 11h30. Par Merlin avec les événements de la veille, son horloge biologique s'était complètement déréglée. Elle avait presque dormi 17 heures. Elle se redressa mais fut brusquement retenue dans son élan par une violente douleur lancinante au ventre. Même si la blessure avait été totalement été soignée et refermée, les séquelles d'une importante magie n'en étaient pas moins présentes.
C'est donc avec plus de précautions qu'elle entreprit de se doucher et de s'habiller. Et à peine fut-elle sortir de sa chambre qu'elle fut accostée par une note volante en forme d'oiseau. Ca lui rappela vaguement le système utilisé au ministère de la magie il y a quelques années… avant…
Hermione attrapa au col l'étrange imitation d'animal et déplia tant bien que mal les ailes agitées de l'oiseau.
« Viens me retrouver immédiatement dans mon bureau. D.M. »
Un peu offusquée par le ton, elle songea instinctivement à ignorer tout bonnement son ordre mais elle se ravisa bien vite et commença son ascension vers les étages supérieurs.
A peine arrivée devant la porte, cette dernière s'ouvrit comme par magie. A l'intérieur Malfoy se trouvait assis derrière son grand bureau de chêne étudiant quelques papiers. Le chevalet de bois avait été retiré et tous les dossiers qui trainaient lorsqu'elle y était furtivement entrée étaient soigneusement rangés.
Il ne la salua pas, pas plus qu'il ne la regarda. Il lui ordonna seulement de s'assoir sur la chaise qui lui faisait face. Quand elle fut installée, il consentit enfin à lever les yeux de son parchemin.
- Granger, aujourd'hui on reçoit une visite très importante, commença-t-il, celle de mon père. Il était parti à l'étranger mais maintenant qu'il est de retour, il vient au manoir. Veille donc avec l'aide des elfes à ce que tout soit prêt et en ordre pour son arrivée. Il sera là vers quinze heures.
Elle acquiesça et pensant qu'il n'avait rien d'autres à ajouter elle amorça un mouvement pour se lever.
- Qu'est ce que tu es en train de faire là exactement ? L'interpela-t-il.
- Mais… je pensais que…
- Suis-moi. Lui ordonna-t-il en se levant à son tour.
Il se dirigeait déjà vers une porte attenante au bureau. La pièce sombre dans laquelle elle pénétra ne comportait aucune fenêtre et peu de meuble. Seul un siège et un tapis rond se tenaient au centre. Sur les murs, reposaient bien quelques étagères pleines de potions, de vieux parchemins ou encore de gros livres poussiéreux. Mais rien de comparable à la très belle bibliothèque du manoir.
Tandis que la domestique patientait, silencieuse au milieu de la pièce, le jeune homme, lui, semblait chercher un objet sur une des étagères. Et après avoir retiré quelques parchemins, il en sortit une petite fiole verte. Il sortit également de sa poche une fine boite de bois qui d'aussi loin qu'était Hermione ne semblait rien contenir. Cependant à la vue de ses doigts pincés, Malfoy y avait manifestement vu quelque chose. Il déboucha ensuite la fiole et y laissa le mystérieux élément.
Immédiatement la potion changea de couleur et prit une teinte violette. Il examina rapidement le contenu puis le tendit vers Hermione.
- Bois !
- Tu regrettes à ce point de m'avoir sauvée hier ? Tu essayes déjà de m'empoisonner ? Lui lança-t-elle les sourcils haussés.
- Idiote c'est du polynectar ! L'informa-t-il. Ca te fera changer d'apparence.
- Je sais reconnaître du polynectar, Malfoy ! Et je connais aussi ses effets, pas la peine de me faire un dessin. Ce dont je doute ce sont tes talents dans la concoction en potions complexes…
Il soupira exaspéré par cette Gryffondor décidemment trop têtue.
- Je sais parfaitement préparer une potion, Granger, alors maintenant, arrête de faire ta tête de mule et avale ça !
Le femme attrapa la fiole tendue vers elle avec un sourire en coin et la vida d'un trait. Le gout âpre et la texture visqueuse lui provoqua une grimace de dégout.
A peine quelques secondes plus tard, elle commença à sentir sa peau s'enflammer, par endroit sa chair semblait se consumer, par d'autres se détendre. Elle sentit ses os craquer, fondre tel du métal brulant, ses cheveux s'enfoncer dans son crâne. Elle sentit enfin son corps commencer à se calmer et les flammes du feu s'éteindre aussi rapidement qu'elles s'étaient allumées. La transformation était achevée.
Hermione, curieuse, regarda se mains. Elles étaient aussi fines qu'auparavant mais ses nouveaux doigts étaient plus courts. Elle toucha ensuite ses cheveux. Ceux-ci étaient mi-longs et parfaitement lisses.
Elle regarda machinalement Malfoy et fut surprise de ne pas le trouver directement ses yeux à la hauteur des siens. Elle avait bien du perdre une dizaine de centimètres.
Devançant alors la demande de la jeune femme, il sortit sa baguette et fit apparaître un grand miroir.
Elle s'avança. S'arrêta. Elle n'était pas si mal. Enfin, elle s'était attendue à bien pire venant de sa part. Aucune verrue apparente, ni dents pourries ou encore moustache récalcitrante. Rien, elle était normal, banale, presque transparente.
Tout en s'observant elle ne l'avait pas vu se diriger à nouveau vers son étagère et remplir une petite gourde de plusieurs des même fioles que celles du polynectar ni y rajouter une nouvelle fois quelques cheveux.
C'est pourquoi elle sursauta lorsqu'elle lui mit l'objet sous le nez.
- Tu n'oublieras pas de prendre ça une fois par heure. Il ne s'agirait pas que tu retrouves ta réelle apparence en plein diner.
La jeune femme acquiesça mais elle ne put refréner la question qui lui brulait les lèvres depuis plusieurs minutes maintenant.
- Mais en faite, pourquoi dois-je changer d'apparence ? Ton père ne serait pas heureux en réalité de me voir réduite à être ton esclave ?
- Arrête de poser des questions inutiles, Granger. Gronda-t-il. Tu fais ce que je te dis un point c'est tout.
Hermione n'insista pas, après tout elle préférait qu'il en soit ainsi, au moins elle ne devrait pas subir les sarcasmes de Malfoy père.
Ils quittèrent donc le bureau et redescendirent dans le hall. Alors qu'ils allaient se séparer, Draco l'interpela.
- Une dernière chose, n'oublie pas les règles que tu es sensée suivre. Tu dois agir comme une parfaite esclave, m'appeler maître et surtout le plus important, tu ne dois pas lui tenir tête sous aucun prétexte. Tu m'as bien comprit ?
- D'accord. Acquiesça-t-elle. C'était certainement la meilleure chose à faire à moins qu'elle ne veuille être renvoyée à Fangiale et cela, pour la dernière fois…
Entre les préparatifs et le ménage quotidien, le début de l'après midi passa très vite. Il fut néanmoins ponctué par de nombreux trébuchages de la jeune femme pas encore tout à fait habituée à son nouveau corps. Au moins elle avait du temps devant elle pour paraître complètement à l'aise. Les elfes avaient manifestement été mis au courant du changement temporaires de l'apparence d'Hermione car aucuns ne parut très surpris. Ils parurent même très contents qu'elle soit méconnaissable.
Robbly, égal à lui même avait maugréé qu'elle n'était pas si différente. Elle ressemblait toujours à une vieille citrouille toute pourrie. Remarque bien évidemment immédiatement réprimée férocement par Flissy à coup de cuillères en bois.
Quelques minutes avant quinze heures, Hermione et les elfes se rassemblèrent dans le hall. La jeune femme avait enfin finit de s'accommoder à ses nouveaux pieds et se tenait bien droite près de la porte.
Puis, soudain, à l'heure exacte de quinze heures, la porte tonna. Robbly, qui considérait Malfoy Senior comme un véritable dieu vivant se précipita sur la poignée, effrayé par l'idée de devoir faire attendre son idole ne serait-ce que quelques secondes.
A peine la porte fut elle ouverte que Lucius Malfoy entra, sa canne d'ivoire à la main, un elfe apeuré à sa suite. Il s'avançait déjà vers son fils qui arrivait alerté par les coups retentissant de la porte.
Sur son passage, tous les domestiques s'inclinèrent. Hermione, imitant ses deux amis en fit de même. Après tout, elle avait promis de se montrer aussi soumise que possible.
En guise de salut, le sang pur jeta dédaigneusement sa cape à la jeune femme, sans même un regard.
Cette dernière vit immédiatement Draco lui lancer un regard inquiet. Craignait-il qu'elle la lui relance à la figure, le visage outré par cette attitude cavalière ? Non, elle n'en ferait rien. Elle la prit calmement et alla l'accrocher soigneusement dans la pièce attenante prévue à cet effet.
Quand elle revint, les deux hommes se dirigeaient déjà vers le salon des invités.
La tension était palpable chez les elfes, ceux ci ne connaissaient que trop bien les soudaines humeurs colériques et parfois violente de Malfoy père.
Flissy se mettait en quatre pour éviter tout mécontentement, nettoyant à nouveau plusieurs fois chaque tasse, chaque couvert, arrangeant les plateaux dans une symétrie parfaites et choisissant avec soin les feuilles de menthe à mettre dans le thé.
Robbly quant à lui paraissait on ne peut plus heureux. Il s'évertuait à préparer toutes sortes de gâteaux et pâtisseries chaque fois plus raffinées les unes que les autres.
Quelques minutes avant dix sept heures Hermione fut envoyée dans le salon pour y apporter le thé. Elle frappa puis entra après y avoir été invitée. Les deux sangs purs étaient assis autour d'une grande table ronde en bois, des dizaines de parchemins étalés devant eux.
Quand elle arriva près de la table son plateau dans les mains, Draco la débarrassa d'un coup de baguette. La jeune femme y déposa le tout puis, peu désireuse de rester en leur compagnie, amorça silencieusement un mouvement de recul. Mais ce fut sans compter sur le bon vouloir de Lucius Malfoy.
- Ainsi donc, mon fils, tu t'es finalement décidé à prendre une sang-de-bourbe ? Je commençais à ne plus y croire…
- Oui père, elle est ici depuis quelques mois.
- Tu l'as prise où ? A Fangiale ? Ou dans une des ces prisons écossaise ?
Il parlait d'Hermione comme si elle n'avait aucune existence propre, comme si elle n'avait même pas la condition nécessaire pour pouvoir être considérée comme un être vivant à part entière. Un objet voilà comment il la voyait, un vulgaire plumeau destiné à faire le ménage. Hermione s'était à présent habituée à être traitée de la sorte. Et à la réflexion, il valait même mieux parfois qu'il en soit ainsi. Ses dernières humiliations cuisantes n'étaient encore que bien trop présentes.
- Bien très bien. C'est la meilleure des prisons, la bas au moins, ils sont un minimum éduqués à coup de doloris, pas comme dans ces vulgaires établissements étrangers… Mais elle n'a pas vraiment l'air d'une esclave avec ces vêtements. Observa-t-il avant de se retourner vers son fils. Je t'ai déjà dis que tu n'étais pas assez ferme avec tes esclaves. Ce n'est pas ainsi que tu te feras craindre mon fils.
- Père, objecta Draco, je n'ai aucun problème de discipline. Et je n'ai pas non plus envie de les voir défiler en haillons crasseux dans ma demeure.
- Ca ne change rien, tu as toujours été trop coulant, Draco !
Puis comme si il venait de se remémorer soudainement un événement, il fronça les sourcils et daigna pour la première fois la regarder avec plus d'insistance.
- Mmh, dit-il seulement après avoir examiné la jeune femme. Pourquoi n'as tu pas choisi une plus vieille, avec plus d'expérience du ménage ? Serais-tu nostalgique Draco ?
Hermione ne comprenait rien, pourquoi Malfoy serait-il nostalgique ?
- C'est comme pour les haillons père. Je tiens à garder un bel intérieur.
Mais cette explication ne semblait pas lui convenir. Il semblait pensif… Puis tout à coup :
- Tu n'as rien d'autres à faire sang-de-bourbe ? Aboya-t-il à Hermione.
Ne s'attendant pas à ce soudain revirement, la jeune femme sursauta. Puis sans un mot, un peu effrayée, elle se détourna non sans avoir remarqué le regard inquiet de Draco et sortit calmement.
Trop curieuse de connaître la fin de la conversation, Hermione colla son oreille à la porte aussitôt après l'avoir refermée. Pourquoi Malfoy père semblait si inquiet à l'idée que Draco engage une sang de bourbe jeune ? Et pourquoi lui avoir demandé s'il était nostalgique ? Ses interrogations furent interrompu par la voix de Lucius Malfoy.
- Fais attention Draco, tu as en pris une jeune, d'accord mais tu connais ton abominable penchant pour ses répugnantes sang-de-bourbe.
- Je n'ai aucun penchant, père. Ce n'est arrivé qu'une seule fois. Et ça ne se reproduira plus.
- J'espère bien mon fils, mais écoute moi bien, cette fois ci je ne te laisserai pas de seconde chance.
Hermione se plaqua encore plus contre le bois sinueux de la porte. Son oreille s'écrasait véritablement, elle ne voulait rater aucune syllabe de cette conversation.
-Maintenant que le nouvel empire est en place, je n'ai plus rien à craindre de mes actes envers ses détritus. Celle-ci, ça ne sera pas comme celle de Poudlard, je ne te laisserai pas de délai et je la tuerai directement…
