Chapitre 20 : En ce jour d'équilibre
« James, j'aimerais vraiment que tu ne fasses pas cela. »
James se tint ostensiblement dos à Remus alors qu'il prenait une poignée de Poudre de Cheminette. « Je sais, Remus, » dit-il calmement. « Tu m'as dit plusieurs fois à présent que tu voudrais que je ne fasse pas ça, que tu penses que c'est la mauvaise chose à faire et que cela ne va pas avoir d'autres conséquences que de me faire détester par Harry. » Il s'interrompir et regarda par dessus son épaule, en direction de son plus vieil ami qui lui restait à présent – à moins que l'on ne compte Peter, et James ne pensait toujours pas le pouvoir. Probablement encore moins qu'avant, après ajourd'hui. « Mais tu ne comprends pas. Harry peut me détester. Mais au moins il sera vivant. Je vais le sortir de Poudlard et lui enseigner à Lux Aeterna pour l'année. De cette manière, aucun Mangemort ne pourra l'attaquer de la façon qu'ils semblent le faire en permanence à Poudlard. »
« Et Severus ? » les mains de Remus étaient serrées le long de son corps, ses yeux ambrés pulsant du loup. Cela rappelait à James le jour où Remus avait essayé d'éloigner Harry de la maison à Godric's Hollow, et où James l'avait poursuivi avec de l'argent. Il se mordit la lèvre. Il ne voulait pas se rappeler de ce jour là. « Penses-tu qu'il te détestera moins avec ça, James ? »
« J'espère plutôt qu'il ne le fera pas, » dit James, et il frotta la poudre entre ses doigts. « Il n'aurait jamais du essayer d'éduquer mon fils s'il ne pouvait pas le garder à l'abri. J'y vais, à présent, Rémus, » ajouta-t-il, puis il jeta la poussière dans le feu. Les flammes virèrent au vert.
« Je pense que tu es en train de faire une erreur, » murmura Remus.
James secoua la tête et s'avança d'un pas, disant, « Département des Familles Magiques et de Services à l'Enfance ! » Remus essayait toujours de le persuader de ne pas suivre ce qu'il prévoyait de faire, mais il ne pouvait pas lui offrir une rationalisation de ses arguments, autre que le fait que c'était la mauvaise chose à faire. James aurait besoin de raisons plus fortes que ça.
J'aurais du faire ça il y a longtemps, pensa-t-il, alors qu'il tourbillonait à travers les cheminées. Je n'aurais jamais du écouter Harry. Il essaye, Merlin le sait, mais il ne peut pas protéger sa propre vie de la manière dont il protège celles des autres. Il va toujours prendre des risques tant qu'il pense qu'il le doit. Alors il faut juste que tu le mettes à l'écart du monde extérieur, et ne laisse personne autour de lui qu'il croit qu'il doit sauver, et il devrait être en sécurité.
C'était une solution tellement simple que James était franchement surpris qu'elle ne soit jamais venue à l'idée de Snape. Il n'avait jamais pensé que l'homme était stupide. Bûté, tête de mûle, un bâtard, oui, mais pas stupide.
Cela ne fait que prouver que Harry ne lui importe pas vraiment, décida James alors qu'il sortait de la cheminée qui était sa destination. Il y avait un petit paillasson pour attraper la cendre qui venait avec lui. S'il lui importait vraiment, il aurait pensé à cette solution et m'aurait demandé de reprendre Harry moi même.
« Mr. Potter ! » s'extasia la sorcière assise derrière le bureau, se levant pour lui serrer la main. « Nous avons tellement entendu parler de vous. Je vous en prie, asseyez vous ! Voulez-vous une tasse de thé ? Mon nom est Hellebore Shiverwood. Le Professeur Snape et votre fils devraient arriver d'un instant à l'autre. »
James serra la main de la femme, et la regarda avec attention. Hellebore Shiverwood semblait être une sorcière rationnelle d'une quarantaine d'années, habillée du genre de robe noire confortable que la plupart des employés du Ministère étaient vêtus. Ses yeux verts étincelaient en le regardant avec quelque chose proche d'une admiration envers un héro, cependant. James supposa que c'était la cause de son extase.
Eh bien, ne disons jamais que je ne pourrai pas l'utiliser à mon avantage.
Au lieu de laisser partir la main de Hellebore après l'avoir serrée, il referma sa poignée sur son poignet et le monta à ses lèvres, embrassant sa paume. Hellebore rougit alors qu'il murmurait, « Je m'excuse, madame. Mon choc m'a dépassé, et j'ai oublié mes bonnes manières. Une telle beauté peut faire ce genre de choses à un homme. »
La sorcière inclina la tête et dit, « Enfin, Mr. Potter, voyons. » Mais elle lui fit signe de prendre la chaise devant son bureau, avec un geste bienveillant. « Alors, êtes vous sûr que vous ne voulez pas une tasse de thé ? »
« Ce serait adorable, merci. » James regarda autour de lui, détaillant la pièce. Elle était presque nue, avec seulement un portrait au centre de chaque mur. Les portraits étaient tous des enfants. James cligna des yeux en réalisant que l'un des enfants était habillé comme s'il venait d'une famille Sang-Pur Sombre, un autre comme s'il venait d'une famille Sang-Pur de la Lumière, un d'une famille de Moldus – cela était renforcer par le vélo Moldu à côté d'elle, qu'elle frappait innocemment avec un pied lorsqu'elle n'était pas en train de sourire dans le portrait – et l'un d'une famille d'un héritage varié. Je ne m'attendais pas à ce que ce bureau soit aussi ouvert sur le fait qu'il servait tous les enfants magiques.
Hellebore Shiverwood revint à son bureau, et lui donna la tasse de thé. James l'accepta, l'étudiant. Cela serait une erreur de la sous estimer. La sorcière qui pouvait décorer son bureau de cette manière prenait probablement les devoirs liés à sa position sérieusement, et si elle pensait que Harry était mieux avec Snape, alors elle n'hésiterait pas à le lui assigner.
Mais Hellebore lui souriait, et James se détendit. Elle l'aimait bien, se rappela-t-elle. En outre, elle aurait un penchant naturel envers la famille biologique à moins qu'elle ne fasse face à une situation d'abus la plupart des sorciers et sorcières en avaient un.
« Et les voilà, » dit Hellebore, relevant brusquement le regard alors que la porte de son bureau s'ouvrait. « Ah, bienvenue, bienvenue ! Une joyeuse fin d'été à vous ! »
James eut un sourire grimaçant en se levant sur ses pieds pour regarder celui qui lui avait volé son fils. C'est trop d'espérer qu'il aurait pu reprendre connaissance de lui-même, ou aurait pu être capable de gérer ça d'une autre manière. Mais Snape a toujours été intimidé par les démonstrations de force brute.
« Ardesco ! »
Snape hocha la tête alors que le sortilège de Flammes Intenses de Hary fit prendre feu de l'intérieur à la sculpture de bois la plus proche, la faisant se consumer de l'intérieur et ne laissant que des cendres. Harry recula et se tourna calmement pour lui faire face. Harry était presque toujours calme ces derniers temps, avait remarqué Snape, le boulversement que Snape pouvait sentir à travers leur lien passif se transformant en silence argenté. C'était de toute évidence un signe que le traitement marchait. Harry semblait également s'être adapté à la perte partielle de Draco, et ne le harcelait plus. Tout fonctionnait.
Bien sût que ça fonctionne, dit la voix du scorpion de glace à l'intérieur de lui. Lorsque tu deviens calmes, tout a beaucoup plus de sens, et tout va pour le mieux.
Snape ne pouvait pas comprendre comment il s'était débrouillé avant, lorsque chaque attaque sur Harry faisait trembler et s'emballer son cœur. A présent il savait comment les empêcher avant qu'elles n'arrivent.
« Mieux, » accorda-t-il. « Mais tu auras besoin d'être plus rapide. J'ai vu que tu ne pouvais pas choisir ta cible pour plusieurs secondes. Lorsque beaucoup d'ennemis chargent en même temps, tu dois choisir directement et invoquer pour tuer. »
« Oui, Monsieur, » dit Harry, et Snape pouvait sentir ses pensées tourbilloner dans son esprit, aussi excitées qu'elles pouvaient l'être, absorbant les informations, les étudiants, et les mettant soigneusement à leur place. Il se détendit l'instant suivant et pencha la tête. « N'est-ce pas presque l'heure de la rencontre avec Madame Shiverwood et mon père, Monsieur ? »
Snape renifla malgré lui. « Ne l'appelle pas ton père, » dit-il, se tournant vers le chaudron dans le coin. Oui, la potion avec la bougie flottant dessus était prête. Snape en extrait une louche et la versa dans la fiole qu'il avait déjà, avant de la mettre dans ses robes. Il pouvait sentir le pointe de surprise de Harry, mais lorsqu'il se retourna vers son pupille, celui-ci avait les yeux sur le sol à nouveau.
« Oui, Monsieur, » dit-il.
Snape fit un geste en sa direction. « Nous prendrons la Cheminée depuis le bureau du Directeur jusqu'à celui du Ministre, » dit-il. « Il veut évidemment nous parler avant que nous ne rencontrions Madame Shiverwood et Potter. »
« Oui, Monsieur, » répéta Harry, presque les seuls mots qu'il utilisait avec Snape ces jours cis, puis il se tourna et marcha à sa suite.
Snape laissa la rage froide emplir ses propres pensées jusqu'à ce qu'elles soient figées et étincelantes, comme de la glace. La fiole dans sa poche pourrait avoir fait un trou, ce qui aurait été une bonne plaisanterie, étant donné ce qu'elle devait faire. Snae n'avait pas encore décidé de lui donner un nom en particulier, et il y réfléchit, dans la froide rationnalité de son esprut, alors qu'ils attendaient que la gargouille glisse sur le côté et montaient les escaliers jusqu'en haut.
Un nom vint à lui, un myhe, une légende, une histoire, et Snape sentit ses lèvres se courber d'amusement, le seul genre d'amusement qu'il ressentait ces jours là.
La Potion Méléagre. Oui, je pense que ça lui irait assez bien.
Appréciant sa propre plaisanterie, Snape ne remarqua presque pas qu'ils étaient entrés dans le bureau du Directeur avant que la voix de Albus ne les entoure. « Ah, les garçons, » disait-il, alors qu'il tendait une pincée de Poudre de Cheminette à Harry. « En route pour rencontrer le Ministre, alors ? »
« Oui, Monsieur, » dit Harry.
Snape plissa les yeux. Pourquoi est-ce que cela sonne presque pareil que lorsqu'il me parle, en disant ça à Harry ? Qu'est-ce qui ne va pas avec le garçon ? Je sais qu'il n'a pas confiance en Albus, et je pensais qu'il me faisait confiance.
Il se fit une note mentale de parler à Harry plus tard, et renifla et voyant l'étincelle dans les yeux du Directeur alors qu'il regardait Harry lancer la poudre dans les flammes et invoquer, sans plus de cérémonie, « bureau du Ministre Fudge ! »
Les flammes devinrent vertes, et ils les traversèrent.
Ils émergèrent dans une pièce bien, bien trop décorée pour l'homme qu'elle devait servir, pensa Snape, reniflant longuement. Il y avait des portraits des anciens Ministres sur les murs – des originaux. Il y avait un grand fauteuil derrière le bureau – assez large et confortable pour contenir le gardien des clés à moitié géant. Le bureau lui-même était fait de bois de fer poli – unluxe pour quelqu'un comme Fudge. Snape toucha à nouveau la fiole dans sa poche, et la décapuchonna avec des doigts expérimentés. La Potion de Méléagre s'écoula lentement, épaisse et visqueuse, recouvrant ses doigts. Ce n'était pas grave. Cette potion, contrairement à celle qu'il avait donné à Potter, devait être ingérée pour être active.
Et elle sentait le chocolat, alors ce n'était pas un problème.
« Ah, ah, Professeur Snape, Mr. Potter ! » Fudge venait de derrière son bureau vers eux, sa main déjà tendue. « Je suis ravi de vous revoir, et en de meilleures circonstances que celles de la dernière fois ! » Il hocha la tête envers Snape avec un sourire stupide.
Snape renifla simplement, mais étendit avec répugnance sa main recouverte de potion pour qu'il la serre. Fudge la serra, puis cligna des yeux et regarda ses doigts.
« Mes excuses, Monsieur le Ministre, » dit doucereusement Snape. « J'ai été interrompu... plutôt brusquement dans mon travail, et j'ai bien peur que certains des produits que je brassais étaient encore sur ma main. J'ai un morceau de tissu qui - »
« Non, non, » dit Fudge, avec une faible lueur d'absence dans les yeux. L'odeur de la potion a des propriétés enivrantes lorsqu'elle est prête, nota Snape pour lui-même, alors qu'il regardait Fudge lécher joyeusement la potion de ses doigts. C'était quelque chose qu'il avait soupçonné, mais n'avait pas pu tester, pour des raisons évidentes. « J'aime bien le chocolat, » dit Fudge, avec un clin d'oeil pour Snape, lorsqu'il eut terminé. « Et, bien sûr, vous ne pouvez pas faire de poisons tout le temps, peu importe à quel point vous êtes lugubre ! N'est-ce pas ? Hein ? »
Snape le regarda à peine, et le sourire de Fudge se dissipa. Il se tourna vers Harry. « Bonjour, jeune Mr. Potter. C'était un article plutôt virulent que vous avez publié contre moi, vraiment ! » Il secoua la tête et claqua la langue. « Vous aimez bien inventer des histoires, n'est-ce pas ? »
L'esprit de Harry garda son calme. Snape plissa les yeux. Comment est-ce que le garçon a fait ça ? L'occlumencie, de toute évidence, mais je n'avais aucune idée qu'il était avancé à ce point. Je dois lui rappeler de tout me dire.
« Ce n'étaient pas des histoires, Ministre Fudge, » dit Harry. « C'était la vérité. Vous le savez. Vous étiez là, tout comme moi. »
Le sourire de Fudge s'évanouit à nouveau. Il essaya de récupérer sa contenance en le remplaçant par un sourire encore plus large, plus brillant, mais l'effort était évidemment forcé. Il retourna derrière son bureau et sortir quelques rouleaux de parchemin, regardant ses mains comme si elles allaient lui donner la réponse d'un instant à l'autre.
« Le fait est, Mr. Potter, » dit-il enfin, relevant les yeux, « que j'ai eu des lettres très... déplaisantes suite à votre article. »
« Des Beuglantes, Monsieur le Ministre ? » demanda Harry, comme s'il était réellement intéressé.
« Pas seulement des Beuglantes, pas seulement des Beuglantes, » dit Fudge, et il toussa. « Autre chose. Il y a apparemment, euh, beaucoup de citoyens de notre belle île qui s'intéressent bien plus à notre gouvernement que je ne l'ai jamais su. Il y a, en particulier, une attaque – c'est à dire, une série de messages virulents venant de la part de certains d'entre eux, suggérant que j'abdique. » Il se pencha et regarda directement dans les yeux de Harry, comme si cela allait changer quoi que ce soit. « Les familles Sombres de Sang-Purs. »
« Je vous crois, » dit poliment Harry.
« C'est, eh bien, quelque chose qui me prend beaucoup de temps dernièrement, et de même pour Madame Ombrage, » dit Fudge, avec un rire forcé. « J'apprécierai, Mr. Potter, si vous pouviez leur dire qu'il n'y vraiment rien de quoi s'inquiéter. Cela aurait une grande signification, si vous pouviez être à mes côtés dans l'un des articles de Ms. Honeywhistle et les rassurer que ce que vous avez dit qu'il s'était passé n'était pas du tout aussi grave que tout cela. »
« Mais ça l'était, Monsieur le Ministre, » dit Harry.
Snape le fixa à nouveau. Le garçon était un mur impénétrable. Ses boucliers ne laissaient aucune émotion filtrer excepté du calme, un intérêt poli, pas même une pointe d'amusement. Snape fronça les sourcils. Je sais qu'il peut bien se protéger, mais pour se débrouiller aussi bien, il doit avoir une motivation cachée. Et il ne m'en a pas parlé, non plus. La glace à l'intérieur de lui s'agita.
La bouche de Fudge s'ouvrit, et resta ainsi un moment. Puis il la ferma avec un petit click. « Vous n'allez pas, euh, vous ne changerez pas d'avis, alors ? » demanda-t-il.
« Non, Monsieur. »
Snape regarda Fudge essayer de se tenir droit et de lancer un regard sévère à Harry. Il aurait tout aussi bien pu regarder sévèrement un nuage. Harry le regarda simplement, puis le Ministre se détourna et fit la moue, tel un enfant.
« Très bien, dans ce cas, » dit-il. « Allez à votre réunion avec votre père et Madame Shiverwood, Mr. Potter. J'espère que vous trouverez plus de quoi vous satisfaire que ce que vous semblez trouver ici avec moi. »
« J'en suis certain, Monsieur le Ministre, » dit Harry, si doucereusement que Snape ne remarqua même pas l'insulte vicieuse avant qu'ils ne soient presque sortis du bureau. Puis il secoua la tête et rejoint Harry alors que son pupille étudiait une carte sur le mur, localisant le Département des Familles Magiques et des Services à l'Enfance.
« Pourquoi est-ce que tu te caches derrière tes boucliers comme ça ? » siffla-t-il à Harry, simplement pour s'assurer qu'ils n'étaient pas entendus. Un sorcier déambulait dans le couloir derrière eux, en direction du bureau de Fudge.
Harry se retourna vers lui. « J'ai réfléchi à ce que vous avez dit, Monsieur, » dit-il, gardant également une voix basse et précautionneusement correcte. « Que j'aurais du vous faire confiance, et passer du temps à l'écart de Draco. Mais je ne peux pas passer tout mon temps séparé de Draco parfois il veut que je sois là. Alors je me dissimule les émotions qui pourraient m'empêcher d'atteindre ces objectifs, et je ne laisse passer que celles qui aideraient. » Il haussa les épaules et adressa un petit sourire à Snape. « Vous aviez raison, Monsieur. Cela marche bien mieux. Et je suis plus productif et heureux depuis que j'ai commencé à me comporter comme cela. »
Il l'était certainement, Snape devait l'admettre, avec une anxiété qu'il ne pouvait faire taire. Draco avait prospéré, parlant à d'autres Serpentards en dehors de Harry à props de certains sujets qu'il avait découvert au cours de ses recherches, monopolisant avec joie le temps de Harry lorsqu'il le voulait à ses côtés, et occasionnellement venant voir Snape pour lui demander d'autres livres que la bibliothèque de Poudlard ne possédait pas. Et Harry avait perfectionné ses sorts de Magie Noire avec plus de détermination et de dévouement, et ne posant pas à Snape autant de questions, ce qui en retour lui laissait plus de temps pour continuer avec ses potions et d'autres méthodes de défense qui protègeraient la vie de Harry.
Il supposait que ce qui l'avait déconcerté était l'entièreté et la fulgurance du changement de Harry. Mais lorsque le garçon décidait de faire quelque chose, il le faisait.
Il hocha la tête vers Harry et recula. « Tant que nous sommes d'accord sur le fait que c'est la seule raison pour laquelle tu dissimules tes émotions, » dit-il.
« Bien sûr, Monsieur, » dit Harry, l'air confus. « Je veux seulement vous rendre heureux ainsi que Draco, pour réparer l'inquiétude que je vous ait fait traverser. »
Je ne peux pas trouver quoi que ce soit à redire là dedans, pensa Snape, une tension dont il n'avait pas réalisé la présence s'évaporant.
« Excusez moi, » dit une voix derrière l'épaule de Snape. « Je détesterai vous interrompre, mais je viens de sentir le pouvoir du garçon, et il me semble familier par rapport aux articles dans les journaus. J'ai pensé que je devrais me présenter. »
Snape se retourna et renifla automatiquement en voyant le sorcier. Il avait de longs cheveux dorés tressés avec des cloches en or, et ses robes étaient épaisses et lourdes, élaborées avec des caractères dorés que Snape savait être des sorts de protection. Ses yeux étaient bleus, et d'une franchise saisissante. Il croisa le regard de Snape sans cligner des yeux avant de regarder Harry.
« Mon nom est Augustus Starrise, » dit-il.
Harry inclina la tête, poliment. « Comment allez-vous, Monsieur ? »
Starrise hocha la tête en retour. « Nous avons reçu votre réponse, » dit-il. « Nous réfléchissons à comment vous envoyer la notre. Vous êtes vraiment un maître des mots écrits, Potter. Je vous félicite. » Il sourit, l'air perçant. « Cela ne signifie pas, bien sûr, que nous arrêterons de conseiller le Ministre. J'espère que votre rencontre se passera bien, et que vous serez de retour sous la tutelle de votre père d'ici la fin de la journée. Un enfant devrait être aux côtés de ses parents. » Ses yeux parcoururent Snape de haut en bas, et ses sourcils s'élevèrent. « Pas avec quelqu'un qui pourrait lui apprendre la Magie Noire, peu importe à quel point il est bien intentionné. »
Snape combattit l'envie pressante de gronder. Il détstait les sociers Sang Purs de la Lumière encore plus que ceux des Ténèbres. Ils affichaient bien plus leurs opinions, étant donné qu'ils considéraient que c'était une affaire d'honnêteté et d'honneur.
« Vous étiez celui qui a organisé cela, alors ? » demanda Harry, et ses émotions s'agitèrent brièvement.
« Bien sûr. Fudge n'est pas assez intelligent pour inventer ce plan par lui même. » Starise secoua la tête, faisant tinter les cloches dans ses cheveux. « A présent, si vous voulez bien m'excuser, je dois me rendre à une rencontre avec notre cher Ministre. »
Il se retourna et descendit le long du couloir. Snape serra la main sur la fiole de Potion de Méléagre et regretta de ne pas encore savoir ce qu'il se passerait s'il en transmettait à un second sujet avant qu'elle n'ait pris effet sur le premier.
« Allons-y, Monsieur. »
La main de Harry était sur son bras, la voix assez basse pour le calmer. Snape se laissa apaiser, et se crispa. Il se demandait quand leurs positions avaient été inversées, et Harry était devenu celui qui lui offrait du réconfort.
Lorsqu'il a changé, je suppose.
Ils trouvèrent le bureau de Madame Shiverwood assez facilement, et entrèrent. Snape pu voir James Potter se lever alors qu'ils le faisaient, un sourire dur sur les lèvres.
Snape posa sa main sur sa baguette dans la poche de sa robe et murmura, « Augesco. »
Puis il regarda avec satisfaction sa potion agir.
Harry s'était endurci en prévision du premier regard de son père. Cela le frappa comme une lame de couteau entre ses omoplates, comme le sortilège Lamina Alba de Madame Ombrage, il fut capable de séparer la surface de son esprit, recevoir le choc, et l'absorber à nouveau, l'avalant comme une pierre coulant au fond d'une piscine.
« Bonjour, James, » dit-il, se rappelant juste à temps que Snape ne voulait pas qu'il parle de lui comme de son père.
James insipira comme pour répondre, puis serra les lèvres. Un gloussement étrange et aigu franchit ses lèvres.
Harry cligna des yeux et regarda Snape, seulement pour voir ses yeux à moitié fermés et verrouillés sur le visage de James. Une expression de plaisir paresseux était là, même si Harry était certain qu'un observateur extérieur aurait seulement remarqué que Snape avait un sourire en coin.
« Mr. Potter ? » demanda avec inquiétude la sorcière derrière le bureau.
« Mon nom n'est pas Mr. Potter, » dit James, secouant la tête, comme s'il était un enfant. « Mon nom est Mr. Ragglemuffin, roi des Raggle, et j'insiste sur le fait que vous me traitiez comme tel. Où est mon trône ? »
Harry dégultit. Cela doit être le plan de Snape, alors. Je suppose qu'il ne pouvait manquer l'occasion d'humilier son vieux rival.
Pus il se fustigea pour avoir pensé ça. Il ne connaisait pas les motivations de Snape, pas toutes, mais il savait que l'une d'entre elles était sa devait être reconnaissant pour cela, pas se plaindre au sujet de ce que cela ne pouvait être.
La sorcière le fixa à nouveau, puis envoya un regard sévère à Snape. « Professeur, si vous avez ensorcelé Mr. Potter - »
« Je vous assure, ma bonne dame, » dit Snape, « vous pouvez examiner ma baguette, et celle de Mr. Potter également. Je n'ai pas lancé le moindre sort qui lui ferait du mal. » Il sortit sa baguette et la pressa dans la main de Madame Shiverwood.
« Où est mon chat violet ? » James scrutait dans la pièce, et ses mains frappaient ses genoux comme s'il ordonnait à un animal réticent de venir jusqu'à lui. « Viens ici, minou minou minou ! » Brusquement, il aperçut Harry, et son visage s'éclaircit. « Un chat argenté ! Cela fera l'affaire. »
Il bondit vers Harry et tendit les bras. Harry recula d'un pas, incertain de ce qui allait arriver s'il se laissait être enlacé, et ne le désirant pas vraiment de toutes façons. Il s'étit habitué à ce que Draco le touche au cours des dernières semaines, lorsqu'il le voulait, et à ce que Snape mette sa main sur l'épaule de Harry pour le guider de temps en temps. A part ça, personne ne l'avait fait, et cela convenait parfaitement à Harry.
James l'attrapa tout de même, écrasant presque le visage de Harry contre son épaule. « Non, » dit-il. « Tu n'es pas un chat argenté, pas vrai ? Tu es un petit lapin, un joli petit lapin ! » Il embrassa le sommet du crâne de Harry. « Est-ce que tu veux des carottes, petit lapin ? »
Harry fit discrètement passer sa magie dans ses muscles et parvint à s'arracher à l'étreinte de son père avant qu'il ne se sente trop mal à l'aise. Il recula à nouveau de quelques pas et regarda avec impuissance Madame Shiverwood.
James s'allongea sur le sol et commença à enlever ses robes, tout en chantant une chanson sans queue ni tête. « Alors que je marchais au milieu des salades, vint le chef des hiboux et il dit, il me dit, oh nonya nonya no- »
« Je- » Madame Shiverwood secoua la tête et lança un sort sur la baguette de Snape que Harry identifia comme étant Piror Incantato. Une image fantômatique d'un enfant gloussant s'éleva, confirmant que Snape s'était lui même lancé un sortilège de réjouissemen. Madame Shiverwood secoua à nouveau la tête, et rendit sa baguette à Snape. « Vous étiez inquiet au sujet de cette rencontre, Professeur Snape ? » demanda-t-elle.
« Je l'étais. » Snape hocha la tête et fixa James, qui essayait tant bien que mal de se dépêtrer au milieu de ses robes comme s'il avait oublié l'existence des boutons. « Je vois que je n'aurais pas du l'être. » Il regarda la sorcière et renifla. « A moins que vous ne donniez la charge d'un enfant à quelqu'un qui a clairement une case en moins ? »
Il n'a pas une case en moins, pensa Harry, mal à l'aise. A part ce que Snape y a mis. S'il pensent que Papa est fou d'une manière ou d'une autre, alors il pourrait perdre la garde de Connor, également, et avec qui est-ce que Connor irait ? Remus ne peut pas légalement le prendre, et Snape n'accepterait jamais de le faire.
Il réprima la panique qui voulait se manifester. Snape avait dit de lui faire confiance. Harry le devait. Et Snape avait dit à la fin de Mai que Harry comptait pour lui comme il l'était. Cela voulait sûrement dire que tout ce qu'il faisait par affection pouvait être pardonné ? Que cela le devait ?
« Regardez moi ! » cria James, faisant remonter ses robes jusqu'à sa tête. « Regardez ce que je peux faire ! »
Harry ravala son embarras vis à vis des actions de son père et regarda Madame Shiverwood, pour la voir le regarder.
« Comment te sens-tu à l'idée de rentrer à la maison avec ton père, Harry ? » demanda-t-elle prudemment. « La délcaration qu'il a remplis incluait une pétition pour te retirer de l'école, afin de pouvoir terminer ton éducation dans la maison familiale. Il disait que tu y serais plus en sécurité qu'à l'école. »
Harry soupira. « Avec tout mon respect, madame, ma sécurité dépend des barrières, » dit-il en regardant à James. « Et les barrières obéissent à James. Je ne pense pas qu'il puisse me maintenir à l'abri s'il se comporte comme ça. Il pourrait laisser entrer les Mangemorts en ayant l'impression qu'ils sont les Chefs des Lapins. »
« L'as-tu jamais vu se comporter comme cela auparavant ? » demanda Madame Shiverwood.
Harry secoua la tête.
La sorcière regarda durement Snape, qui lui retourna son regard avec une expresion parfaitement neutre. Puis elle soupira. Il y avait de la colère, de la déception et du dégoput dans ce soupir, mais également de la résignation. « Je ne peux pas envoyer un enfant dans une maison avec quelqu'un qui se comorte ainsi, » accorda-t-elle. « Vous pouvez conserver la garde temporaire de Harry Potter, Professeur Snape. Nous - »
« Dois faire pipi ! » cria James.
La forte odeur d'urine quelques secondes après confirma le fait qu'il ne plaisantait pas. Harry essaya désespérement de ne pas regarder en sa direction.
La sorcière cligna des yeux quelques fois, lentement, puis dit, « Je pense qu'il serait mieux que vous partiez maintenant, Professeur, Harry. Je vais m'assurer d'escorter Mr. Potter chez lui. » Elle hocha la tête avec une sorte de désespoir envers Harry. « J'espère que tu seras heureux avec le Professeur, Harry, et que ce problème sera résolu aussi vite que possible. » Ses yeux glissèrent vers Snape.
Snape la regarda simplement en retour, puis se détourna et sorti du bureau. Harry trottina pour le rattraper.
« Est-ce permanent, Monsieur ? » demanda-t-il, une fois qu'il fut sûr d'être assez loin du bureau pour que Madame Shiverwood ne puisse pas les entendre.
« Je ne désire pas te le dire, » dit Snape.
Harry tiqua à la froideur de son ton, et se rappela, à nouveau, qu'il avait résolu d'arrêter de poser autant de questions à Snape. Son gardien était ocupé, et avait toujours son intérêt à cœur. Il prit la préoccupation et la glissa derrière ses boucliers. C'était à lui de s'assurer que James ne serait pas blessé de manière permanente par la potion. Snape ne pouvait pas être dérangé.
Il attendit que le soulagement et la joie fassent surface, étant donné qu'il était sous la tutelle de Snape.
Lorsqu'ils vinrent, ils étaient assez... faibles, vraiment.
Harry soupira et regarda ailleurs que le visage frappé de Connor. « Je ne sais pas, » dit-il calmement. « Je vais juste m'assurer que ce n'est pas permanent, c'est tout. Je pense que je connais certains des ingrédients que Snape a utilisé dans la potion. Je les ai reconnu à l'odeur, et tu sais qu'il m'a enseigné la théorie des potions cet été. Je suis relativement sûr que je pourrai brasser un antidote d'ici peu. » Il adressa un sourire optimiste à son frère. « Mais, bien sûr, Snape pourrait aussi en annuler les effets avant, une fois qu'il aura décidé que James ne va pas essayer de me récupérer à nouveau. »
Connor secoua lentement la tête et s'adossa au mur de la Grande Salle,fermant les yeux. « Je ne comprends toujours pas, » murmura-t-il. « Je- tu m'as appris, Harry, à ne jamais prendre plaisir à la souffrance de quelqu'un d'autre. Comment peux-tu simplement le laisser sous l'effet de la potion, humilié ainsi ? »
Harry grimaça. Il se demanadait ce qu'il aurait pu faire pour à la fois garder la confiance de Snape et éviter de blesser son frère. Il ne lui semblait pas qu'il y ait quoi que ce soit à faire, donc il aurait à vivre avec ces conséquences également. « Je l'inverserai, » dit-il. « Je te le promets. »
Connor ouvrit ses yeux et le regarda d'un air morne.
« Veux-tu toujours que je te donne ces leçons, demain ? » lui demanda doucement Harry.
« Ouais, je suppose, » dit Connor, et il se traîna dans la Grande Salle. Harry le regarda partir avec un petit froncement de sourcils, puis tourna la tête. La table des Serpentards se remplissait pour le dîner, et il se dirigea vers celle-ci avec un petit sentiment de confusion. Tout se passait si bien depuis quelques jours, et à présent... cela. Premier échec.
Snape est un imbécile, affirma Regulus.
Harry sourit un peu malgré lui même, seulement parce que cela ressemblait beaucoup à quelque chose que Sylarana aurait dit. Qu'est-ce qu'il y a, cette fois ? demanda-t-il, alors qu'il s'asseyait à côté de Milicent et attrapait la corbeille de pain.
C'est parce qu'il aurait du savoir que tu aurais des questions sur la potion, mais ne s'est pas fatigué à y répondre. Regulus fit ce qui ressembait à un bruit de dégoût profond de fond de sa gorge, et Harry se demanda comment il pouvait faire ça, étant donné qu'il n'avait pas de gorge pour le faire actuellement. Quel genre d'adulte responsable fait cela ?
Le genre occcupé, dit Harry en retour, et il fit changer de sujet à Regulus. La plupart des gens aimaient parler d'eux mêmes plus qu'ils n'aimaient parler des problèmes des autres. En outre, c'était un problème qui nécessitait de l'attention. Quand vas-tu baisser les barrières et laisser Narcissa rentrer au Square Grimmauld pour te chercher ?
Silence obstiné.
Harry soupira et étala du beurre sur son pain. Tu sais que tu devras le faire, tôt ou tard.
Silence agacé.
Harry secoua la tête, et la leva en voyant deux hibou entrer par les fenêtres de la Grande Salle. C'était presque l'heure du coucher de soleil, le plafond enchanté reflétant la lumière rouge et dorée à travers la fenêtre, et cela faisait briller les hiboux alors qu'ils volaient vers lui.
Harry murmura son remerciement et nourrit la chouette effraie avant d'accepter la lettre de l'autre hibou avec un hochement de tête grave. C'était Julius, le hibou Grand-Duc de Lucius Malfoy, et cela aurait été une insulte de le nourrir. Il secoua ses plumes près de Harry à la place, et sortit par la fenêtre, rapidement suivi par la chouette.
Harry ouvrit la lettre du Grand-Duc en premier. C'était un message court, comme il s'y attendait. Ils en étaient presque à la fin de la danse.
Harry :
J'ai hâte de vous revoir à l'occasion de la nuit la plus longue. En attendant, en cette nuit de lumière et ténèbres mélangées, en équilibre parfait, je vous demande une faveur. Je ne vous demanderai pas de la remplir maintenant, mais je vous demande de le garder à l'esprit. Mon cadeau est la chance pour vous d'avoir une dette envers moi.
Lucius Malfoy.
Harry hocha la tête. Il demanderait à Mr. Malfoy une faveur en retour, mais il attendrait et réfléchirait à ce sujet avant de lui envoyer la lettre faisant la requête formelle. Après tout, s'il trouvait une utilité immédiate à la faveur, il pourrait aussi bien l'utiliser au lieu d'en demander une. Et il avait jusqu'au soltice d'hiver, et la fin de la danse, pour répondre.
Il ouvrit la seconde lettre, qui portait uniquement son nom sur l'enveloppe, et se figea en reconnaissant l'écriture.
Cher Harry :
Il y avait un poète Moldu, il y a un temps. Ou c'est ce qu'ils disent. En vérité, sa famille portait du sang de sorcier français, par un de mes cousins éloignés. Il aurait lui même pu être un Cracmol. Sa magie mineure faisant de son mieux pour le protéger aurait expliqué comment il est resté en vie à de si nombreuses reprises alors qu'il semblait si déterminé à se tuer. Il n'y avait rien qu'il n'essayait pas : escalader la Colline Culver, nager dans les eaux glaciales du Nord, boire presque jusqu'à la mort, se rendre dans des bordels de flagellation.
Il écrivit de nombreuses choses étranges, étranges et fabuleuses, mais aucune ne fut plus étrange que ce qu'il vit longtemps après sa supposée cure et purification, son passage de la sauvagerie des Ténèbres à la Lumière civilisée. Il l'appela une vision, une nymphe. Je pense qu'il a peut être rencontré Pan dans les bois.
Seigneur Dieu de la vie et de la lumière et de toutes les choses justes, chanta-t-il.
Seigneur Dieu des ravins et des ruines et de toutes les choses mauvaises...
Certains observent, Harry, et sache que personne au pouvoir ne peut être à la fois « de la vie et de la lumière et de toutes les choses justes » et « des ravins et des ruines et de toutes les choses mauvaises ». Ne pense jamais te soustraire à nos yeux.
Evan Rosier.
Harry secoua la tête et reposa la lettre sur la table. Milicent l'attrapa, et Harry ne trouva même pas la force de l'arrêter.
« Etrange, » commenta Milicent, puis elle s'interrompit lorsque ses yeux atterrirent sur la signature. Elle fronça les sourcils en regardant Harry. « Pourquoi acceptes-tu des courriers de la part de gens qui ont essayé de te tuer ? »
Harry secoua la tête et commença à répondre, mais à cet instant, la plupart des dernières couleurs du coucher de soleil disparurent du ciel, et la douleur expolsa dans sa tête, sa cicatrice.
Harry haleta, courbant la tête, trop ébahi pour essayer de se cacher, et senti des mains se refermer sur ses épaules. Mais ce n'était rien comparé à l'emprise dans son esprit, le pressant et le tirant comme si quelqu'un essayait d'envoyer son cerveau à travers l'arrière de son crâne.
Il entendit Regulus crier, une fois, d'une voix si horrifiée et dévastée que Harry essaya de l'atteindre, essayant de suivre ce lien qu'il n'avait jamais été capable de sentir.
Puis Regulus disparut.
Harry atterrit avec la tête sur la table, haletant, essayant désespérément d'apaiser la douleur emboruillée dans sa tête, et de s'accrocher à sa santé mentale, et de comprendre ce qui avait bien pu se putain de passer.
