Coucou ! Voila le cahpitre 10 de ma fic, désolé pour l'attente mais je dois avouer que je suis plutôt satisfaite de celui la !

Bonne lecture

Bisous


Chapitre 10 : Edward veut bien faire les choses

La belle Volvo argentée s'arrêta en douceur, Edward prit un moment pour regarder la grande maison qui s'étalait devant lui et où il avait passé tant d'années de sa vie.

À chaque fois qu'il revenait ici, une douce mélancolie l'envahissait… Il y avait toujours les mêmes arbres dans le jardin, la vielle balançoire, aujourd'hui à l'abandon et qui semblait attendre patiemment le jour où elle verrait de nouveau les rires et les cris d'enfants la recouvrir, la cabane abritée dans un chêne centenaire et qui était si peu abîmée qu'un coup de peinture l'aurait fait passer pour une jeunette !

Le jeune homme secoua la tête et sortit de l'habitacle. Même le bruit de ses pas sur le gravier était familier.

Il entra sans frapper car il voulait faire une surprise, la maison était baignée d'un doux silence. Pas un silence macabre ou anxieux, non, c'était plus une sorte de sommeil paisible.

Le jeune homme passa une tête dans la cuisine : personne. Il tenta les autres pièces sans d'avantage de succès. Alors qu'il passait devant les escaliers, il s'arrêta et tendit l'oreille.

Un petit sourire éclaira le visage du jeune homme qui commença à monter les marches et peu à peu, une douce voix féminine se fit entendre sur celle de la musique, évidemment elle chantait l'amour ! Quoi d'autre ?

Edward avança sans faire de bruit jusqu'à la porte entrouverte, son sourire s'élargit à la scène qu'il avait devant les yeux.

Esmée Masen était en train de peindre dans son atelier, elle chantait doucement tout en laissant son pinceau virevolter sur la toile.

Edward fit un bond dans son enfance, quant il pensait que sa mère était une fée aux pouvoirs magiques, il se souvenait être souvent venu l'espionner dans cette pièce ; plus que sa mère, c'était le sentiment de joie qu'il ressentait en voyant ses toiles dont il se rappelait.

Se sentant un peu voyeur d'être là à son insu, Edward décida de se dévoiler :

- Tu devrais faire American Idol !

La belle rousse sursauta en se tournant vers lui et un énorme sourire envahit son visage d'une croyable jeunesse.

Elle se précipita pour l'embrasser et le serrer fort dans ses bras.

- Edward !

Il lui rendit son étreinte plus timidement alors qu'elle se dégageait pour l'inspecter comme seul une mère peut le faire.

- Dieu Edward ! Tu as l'air épuisé !

Le jeune homme sourit :

- Je vais prendre des vacances, je te le jure.

Elle lui lança un regard qui disait qu'il avait intérêt à tenir sa promesse et enleva sa blouse couverte de peinture.

- Tu aurais du prévenir, ton père aurait changé sa garde et j'aurais préparé un gâteau au citron.

- Ne t'en fais pas pour ça maman...

- Quant même !

Ils descendirent à l'étage et prirent place sur la véranda.

- Tiens !

Edward prit la tasse de chocolat chaud que sa mère lui tendait et s'installa dans l'un des grands fauteuils coquille, alors que sa mère s'assit dans le rocking-chair. Elle commença la conversation :

- Alors dis-moi, comment va l'entreprise ?

- Bien, on est surchargés en ce moment.

- J'ai cru comprendre ! Je suis obligée de harceler Emmett pour enfin avoir le droit à une visite !

Edward retint un soupir, il l'aimait mais parfois elle était vraiment envahissante.

- Tu exagères, je t'appelle tous les jours.

- A peine bonjour et au revoir et tu raccroches ! Je n'appelle pas ça un coup de téléphone, on dirait que tu fais juste ça pour m'assurer que tu es vivant !

Elle avait un peu raison sur ce coup-là.

Voila pourquoi Edward était toujours réticent à l'idée de venir la voir ; bien sûr, il se sentait en paix dans cet endroit, mais en même temps il avait l'impression d'avoir à nouveau 8 ans et devoir rendre des comptes.

- Je vais essayer de faire un effort

- Merci, sinon raconte m'en plus ! Comment ça va ta vie en dehors du travail ?

Edward se tendit, ça aussi c'était récurent ! Le rêve de sa mère était qu'il s'ouvre aux autres et qu'il accepte enfin de « laisser ses ailes se déployer » comme elle appelait ça.

En temps normal, il s'en serait sorti comme d'habitude par une pirouette, mais cette fois l'image de Bella s'imposa à son esprit et instantanément, une vague de sentiments déferla sur lui comme chaque fois qu'il pensait à elle, à ses yeux, ses cheveux, son visage, son corps, à la force qui se dégageait d'elle sans même qu'elle ne le sache.

- Edward ? Appela sa mère

Le jeune homme se tourna vers elle, elle avait un sourire énigmatique sur les lèvres et il se sentit obligé de faire taire ses illusions.

- Il n'y a rien à dire sur ma vie privée maman !

- Pourtant ton frère m'a dis que…

- Emmet est con ! L'interrompit-il

- EDWARD !

Il se reprit.

- Désolé...

Sa mère le regarda un long moment avant de se lever pour venir s'asseoir à ses cotés.

- Que ce passe t-il Edward ?

- Rien.

Elle soupira, sachant qu'il n'y avait pas grand-chose à faire quant il était dans cet état d'esprit. Elle porta son regard dans le jardin baigné dans la douce lumière de cette fin de journée. Edward suivit son regard.

- Tu te souviens quant tu étais enfant ? Tu pouvais t'allonger pendant des heures par terre pour regarder les nuages.

Edward se souvenait parfaitement.

- Tu avais tant de couleur dans les yeux, même en grandissant tu a gardé cette flamme... rêvassa sa mère

Edward se leva et posa sa tasse.

- Cela ne m'a pas toujours été utile ! J'aurais mieux fait d'aller jouer au foot, de sortir avec des potes dans la rue pour voir des filles comme le faisait Emmet.

Sa mère tourna un regard peiné vers lui.

- Je sais que tu penses ne pas avoir le droit au bonheur, que tu crois faire souffrir les gens en t'approchant d'eux, mais te refermer sur toi-même comme ça n'est pas la bonne solution.

Il enfila son manteau qu'il avait enlevé.

- Arrête de rêver du petit garçon que j'ai été, maman...

Elle s'approcha de lui et passa une main délicate sur la joue de son fils qui ressentit une bouffée de tendresse pour cette femme qui n'avait jamais cessé de l'aimer.

- Je sais que toutes ces couleurs sont quelque part en toi, un jour il y aura quelqu'un qui ira les chercher pour toi, peu importe que tu le veuilles ou non, elle saura lire dans ton cœur et fera ressurgir cet enfant qui voulait mettre des étoiles dans les yeux des gens.

Le cœur du jeune homme rata un battement, il repensait à tous les sentiments que Bella déclenchait en lui et qu'il avait du mal à contrôler.

- Tu n'es pas dangereux mon chéri, tu es une chance !

Les larmes dans les yeux de sa mère firent venir les siennes, il avait tellement envie de la croire, croire qu'il pouvait se laisser aller.

Mais sa mère n'avait aucune idée d'à quel point son cœur était traître et qu'il ne pouvait pas prendre le risque de lui faire confiance, car il savait qu'il en paierait le prix sinon.

- Je dois y aller, j'ai un gala ce soir.

- D'accord.

Il se dégagea d'elle et sortit de la maison sans se retourner. Son cœur était comme chamboulé, les paroles de sa mère associées aux images de Bella tournaient dans sa tête comme dans un bal, elle se frôlaient, se touchaient, s'éloignaient pour mieux se percuter ensuite.

Une fois rentré, il resta un moment chez lui à attendre une heure raisonnable pour se rendre au gala Volturi, puis il enfila un costume noir.

Le lieu de la réception n'était qu'à quelques rues de chez lui, ainsi il décida de marcher lentement jusqu'à l'immeuble.

De la rue, il regarda l'étage où la fête se déroulait, il y avait de la musique, de la lumière, des éclats de voix s'échappaient par moment.

Le jeune homme hésita, il n'était plus sûr de ce qu'il devait faire… Depuis leur altercation de lundi, Bella et lui avaient entretenu des relations professionnelles en apparence sans histoire, elle ne lui avait pas parlé des fleurs, il avait pris sur lui pour être correct, ne pas trop la regarder à la dérobée.

Il s'était excusé auprès de Rosalie de l'avoir laissée seule dans un moment pareil et il avait reprit quelque peu la boîte en main. Il était conscient qu'il allait devoir faire des changements s'il ne voulait pas se aller droit dans le mur.

« Allez, courage mec ! »

La montée à l'étage fut désagréable, il avait l'impression de ne plus arriver à respirer.

Quand il entra finalement dans la salle, il resta un moment stupéfait par ce qu'il avait sous les yeux : la majesté de la pièce était renforcée par de beaux rubans noirs en soie discrètement accrochés au plafond sans pour autant le cacher.

L'estrade où devait avoir lieu le défilé était déjà prête, les instruments pour le groupe étaient eux aussi en place.

Sur le coté de la pièce, un magnifique buffet avec des mets tous plus délicieux les uns que les autres était dressé. Des serveurs en costumes élégants passaient agilement entre les nombreux invités avec des plateaux de coupes de champagne ou de petits fours à la main.

Visiblement, la soirée était déjà bien avancée et tout semblait se passer à merveille,

- hummm !

Toutes les conversations cessèrent, les regards se tournèrent enfin vers l'estrade où une Bella à tomber par terre de beauté dans une magnifique robe rouge décolletée venait de prendre la parole dans un micro :

- Mesdames et Messieurs, vous allez à présent assister au défilé de lancement de la nouvelle gamme de produits et parfums pour homme de la société Volturi.

Edward vit Monsieur Volturi faire un sourire satisfait devant la scène.

Bella lança un regard vers James qui baissa la lumière.

Les rideaux s'ouvrirent et le défilé commença au son du groupe qui avait lui aussi pris place.

Mais Edward ne vit pas tout cela puisqu'il n'avait pu s'empêcher de suivre Bella du regard… Il l'avait observée repousser délicatement une mèche de cheveux derrière son oreille avant de descendre de l'estrade, elle avait relevé un peu sa robe pour ne pas se prendre les pieds dans l'escalier et il avait sentit une vague de chaleur l'envahir en voyant la peau laiteuse de ses jambes.

Des jambes dont il se souvenait encore de la sensation d'étau autour de sa taille.

Puis, le tissu de la robe avait couru sur son corps quant elle avait marché pour se rendre auprès d'une femme jeune qu'Edward ne connaissait pas.

Malgré la faible lumière, Edward pouvait voir son visage inquiet observer tous les faits et gestes des mannequins.

Alors que la musique se faisait plus profonde, que l'air se chargeait d'une certaine électricité du fait que les mannequins défilaient torse nu, Bella passa sa douce petite main sur son cou, la fit ensuite glisser le long de son flan, effleurant ses seins pour finir sa course sur son ventre plat.

Edward était statufié, le corps en ébullition. Il aurait voulu être cette main, il aurait voulu pouvoir courir vers elle pour l'embrasser à en perdre la tête.

Seulement il ne pouvait qu'être là, à la dévorer du regard.

Heureusement pour sa santé mentale, le défilé se termina, la lumière revint et il y eu un instant de silence complet avant que toute la salle ne résonne d'applaudissements fournis et de cris d'admirations.

Bella avança de nouveau vers l'estrade, les joues rouges de gêne.

- Merci ! À présent, place à la musique !

On dégagea l'estrade à une vitesse record et le groupe se mit à jouer plus fort.

La soirée reprit de plus belle.

Edward vit Bella dire quelque chose à la jeune femme de tout à l'heure avant de se diriger vers une porte de service pour sortir.

Sortant enfin de sa léthargie, le jeune homme courut presque pour la rattraper, se fut de justesse qu'il la retint par le bras.

Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent, il ancra ses prunelles dans les siennes. Le groupe entama un slow et Edward ne lui laissa pas le choix, il fit glisser sa main le long de son bras pour venir attraper la sienne et tout en reculant, il l'entraîna sur la piste.

À son grand étonnement, elle le suivit sans résister, tout en la rapprochant de lui, il fit glisser son autre main sur sa taille et ils entamèrent de bouger ensemble au son de la musique.

Edward ne pouvait détacher son regard de ses yeux profonds, il avait très chaud car leurs corps étaient proches, il savourait la douceur de sa main dans la sienne.

Ils n'étaient pas vraiment dans une position optimale pour bien danser, mais rien n'aurait pu le faire bouger, une intense paix intérieure l'avait envahi, ses pensées ne tournaient plus, il n'avait plus l'impression d'être dans un tourbillon infernal mais seulement d'être à sa place.

Il était à sa place

Quand la musique se termina, ils restèrent un moment immobiles avant qu'Edward ne lui prenne à nouveau la main pour les amener dans un endroit peu fréquenté de la salle. Il guida Bella pour qu'elle s'adosse contre le mur et se mit face à elle.

- Vous avez fait du bon travail, Isabella

Il voulait lui faire comprendre qu'il estimait ce qu'elle faisait.

- M…Merci

Tout le reste du monde n'existait plus, il y aurait pu avoir un éléphant derrière lui qu'Edward s'en fichait totalement.

- Vous êtes éblouissante ce soir.

La jeune femme se teinta aussitôt d'une couleur pivoine en tournant la tête.

Mauvaise idée car il avait à présent une vue parfaitement dégagée sur sa nuque.

- Il faut que j'aille voir si tout se passe bien.

Elle se redressa pour partir, mais il l'empêcha en se décalant.

- Vous avez assez travaillé pour aujourd'hui.

Elle s'adossa à nouveau contre le mur en se mordant la lèvre inférieure.

Encore une fois, ce fut une mauvaise idée : le jeune homme fut aussitôt attiré par ce geste et n'eu plus qu'une envie, l'embrasser !

- Arrêtez de martyriser cette pauvre lèvre, Isabella.

Elle se tourna vers lui, faisant doucement bouger ses longues boucles brunes contre sa peau blanche.

- Vous allez bien ? demanda-t-elle comme si elle pesait chacun de ses mots.

Un moment absorbé par le mouvement de ses lèvres pour former les mots, Edward répondit d'une voix perdue.

- Je ne sais pas

Il y eu un nouveau silence, la fête semblait plutôt bien s'engager : le défilé avait eu lieu, le repas était visiblement excellent et aucune personne n'avait lancé de tomates sur le groupe !

- Partons...

Bella se figea en le regardant, ahurie

- Partons ! Répéta-t-il

Et comme pour la danse, il ne lui laissa pas le loisir de se dérober puisqu'il lui empoigna la main pour l'attirer vers lui.

Mais cette fois-ci, elle résista.

Il la regarda, elle ne semblait pas fâchée mais... perdue.

- Qu'est-ce que vous faites ?

Edward eu un petit rire, si seulement il le savait !

De son autre main et avec la douceur d'une plume, il replaça une mèche folle derrière l'oreille de la jeune femme.

- Je répare ce que je vous ai fait.

Elle frissonna, il vit sa respiration s'emballer.

Dieu, il adorait pouvoir déclencher de telles réactions chez elle !

Il cru à peine entendre quant elle murmura

- Si nous devons aller dehors, laissez-moi simplement prendre mon manteau.

Elle s'éloigna, il la suivit du regard pendant qu'elle prenait son vêtement. Tous ses gestes respiraient la délicatesse, le charme.

Elle revint vers lui et ils sortirent en silence. Dans l'ascenseur, Edward garda une distance raisonnable entre eux, le parfum de la jeune femme venant juste le titiller de temps en temps.

Quant ils arrivèrent sur le trottoir, Bella s'arrêta et demanda :

- Et maintenant ?

C'était une excellente question, il n'avait aucune idée de ce qu'il était en train de faire.

- Vous avez dîné ?

Elle le regarda, il pouvait voir l'incompréhension grandissante dans ses beaux yeux chocolat.

- Non.

- Alors allons dîner !

Il lui tendit un bras qu'elle fixa comme s'il s'agissait d'une bombe.

« Elle a raison » se dit-il. Ce qu'il était en train de faire risquait bien de leur exploser à la figure un jour ou l'autre. Il ne voulait pas voir Bella finir comme Tanya et Lucie.

Alors qu'il pensait la situation foutue, il sentit le petit bras de Bella s'enrouler autour du sien. Il retint à grande peine le tremblement de son corps à ce contact.

- Il y a un restaurant dans la rue juste à coté...

Elle ne parla pas mais hocha la tête. Edward aurait donné beaucoup pour savoir à quoi elle pensait.


Alors ? est-ce que l'attente valait le coup ? Reviews ?