Vous n'avez pas aimé le chapitre discussion ? En fait il avait rien à faire dans la fic (il est même pas dans le plan) mais j'avais pas du tout, mais alors pas du tout envie d'écrire le chapitre que vous attendez. Mdr ! Je sais c'est sadique. Mais après tout, Ellana est bien plus cruelle que moi ! D'ailleurs la semaine dernière je me demandais si on faisait compétition pour être la fic du haut. Mdr.
Désolée si le chapitre n'a pas été posté avant, mais j'ai pas mal de soucis en ce moment.
Chapitre 9
Jack s'installa en face de la jeune femme.
-Et si vous me disiez tout ?
Elle lui jeta un regard de défi.
-Mais il n'y a strictement rien à dire. J'attend un bébé de mon fiancé, c'est une petite fille, et vous me virez ! C'est tout, et j'ajouterais même : c'est la vie !
Et puis c'était quoi cette phrase «je suis votre supérieur et j'assure votre avenir» ? Vous faites dans l'assurance maintenant ? L'armée ne paye pas assez bien ses officiers généraux ?
O'Neill s'appuya sur le dossier de sa chaise. Carter en colère, faites vos prières !
Incroyable comment elle pouvait se montrer agressive ! Il ne l'avait jamais vu comme ça, prête à lui sauter à la gorge.
-Alors déjà, je ne vous vire pas. Je vous éloigne momentanément d'un lieu dangereux pour vous. Ensuite, croyez moi, vous verrez quand vous prendrez possession de mon fauteuil un jour, qu'être général est extrêment payant. Dans tous les sens du terme.
La serveuse s'approcha d'eux timidement. En cinq ans d'expérience, elle avait appris qu'il valait mieux se tenir éloignée d'un couple en pleine scène de ménage. A moins de vouloir se faire prendre à parti. Ou se faire insulter.
Mais c'était sans connaître le duo Carter/O'Neill. La jeune femme, furieuse de ne pas réussir à lui faire perdre son flegme, détourna la tête en la voyant arriver, O'Neill par contre lui fit un clin d'oeil et s'éclaircit la gorge pour s'adresser à sa compagne.
-Carter ? Votre café ?
-Noir !
-Euh... Si vous n'y voyez pas d'inconvénient j'aimerais que vous vous absteniez de le prendre noir, vous êtes suffisamment énervée comme ça.
Sam serra les dents. A croire qu'il la cherchait. Tant pis pour lui. Elle n'en ferait qu'une seule bouchée. Et elle ne doutait pas que ça ferait un bien fou.
-Enervée ? Moi ? Evidemment ça fait des mois que vous vous acharnez sur moi ! J'ai plus rien à faire à la base, vous me mâchez tout, vous faites rester SG-1 sur Terre et mon labo se ferme automatiquement à 20 heures pour ne se rouvrir qu'à 8 heures le lendemain !
Jack décala sa chaise pour se rapprocher d'elle. Elle le regarda faire, plus surprise que gênée.
Quand il posa la main sur sa cuisse, elle fut complètement perdue. Bien que toujours en colère, elle n'eut pas le réflexe de bouger.
-Je peux savoir ce qui vous prend ?!
Il ignora complètement la question et rappela la serveuse. Après avoir commandé un petit déjeuner complet, il se tourna vers elle pour s'apercevoir qu'elle le foudroyait du regard.
-J'espère que ce n'est pas pour moi. Je ne mangerai pas.
Les lèvres de Jack s'étirèrent. Si elle voulait jouer...
-Pour me faire plaisir...
Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du sien. Sam ne recula pas, mais ne fit rien non plus pour l'encourager.
-Non.
Elle gémit quand il effleura ses lèvres des siennes. Tant pis, elle renonçait, il avait gagné. Non, il l'avait gagnée.
Jack sourit encore davantage contre sa bouche. Et recula, franchement amusé par son air frustré.
-Vous mangez tout ce qu'il y a dans votre assiette Carter et je vous embrasse.
Espèce de... Et d'après les sensations dans son ventre, sa fille pensait la même chose. La jeune femme se leva brusquement.
-Pas question.
Puis elle sentit sa tête tourner et un liquide chaud se répandre sur ses jambes ainsi qu'une douleur atroce. Jack la rattrapa au moment où elle tombait, complètement paniqué.
-Carter !
Elle s'accrocha à lui, désespérée. Non, c'était impossible.
-La maternité...
Jack se pencha sur elle et demanda un taxi, manifestement affolé. Il tenta, en vain, de la rassurer.
-Ca va aller Carter... Je suis là.
Pour un peu, elle aurait pleuré.
-Ce n'est pas une fausse couche, hein ?
Il regarda ses jambes un moment.
-Non, ce n'est pas une fausse couche, vous n'avez pas perdu de sang. Calmez-vous.
Comment pouvait-elle se calmer ?
Elle ne comprenait rien à ce qui lui arrivait.
Et elle n'aimait pas ça.
A suivre.
