Voici enfin la suite tant attendue. Pardonnez-moi pour ce ralentissement de mes parutions, mais en ce moment je suis littéralement débordée ! Quoi qu'il en soit, je continuerai à poster aussi régulièrement que possible ;). En attendant j'espère que ce chapitre vous plaira ! Et merci encore pour toutes vos reviews ^.^

Métamorphoses

Chapitre IV : Les battements de ce cœur

J'ouvre les yeux. Ses mèches noires dessinent de tendres arabesques sur son front. Je me redresse un peu, juste assez pour pouvoir contempler la totalité de ce somptueux visage endormi. Une fois de plus, je suis frappé par sa beauté. La beauté de Potter, unique, farouche et masculine. La précision hypnotisante de ses traits, encore miraculeusement teintés d'innocence, la douceur frappante de ses lèvres claires, la perfection de ses paupières closes et de ses cils si fins. Captivé par son visage, je prends brusquement conscience qu'il est toujours sous moi, et que je sens la confortable chaleur de son corps contre le mien.

L'atmosphère apaisée de la pièce se modifie alors, subtilement. Un profond et pénétrant désir vient s'ajouter à mon érection matinale, pressée contre son jean. Un désir qui a toujours été là, tapi au plus profond de moi, serpentant silencieusement dans ma chair, et qui ressurgit à cet instant avec une force inouïe. Je sens mon sang irradier de ce désir et le véhiculer vers le bas de mon corps, en étroit contact avec ce griffondor offert et endormi. Un griffondor dont je suis enfin si près…

Je passe ma langue sur mes lèvres, m'électrisant moi-même au contact de ma propre salive. Plus conscient que jamais de ma position dominante, je pose mes mains de chaque côté de sa tête légèrement tournée vers la droite, et me penche sur ses lèvres dont je goûte l'exquise saveur salée. Alors que je presse un peu plus mon visage contre le sien, je sens les battements effrénés de mon propre cœur qui résonnent bruyamment en moi, trouvant des échos dans tout mon être. Lorsque je me redresse sur les coudes, il ouvre lentement les yeux et son regard étonné vient se troubler au contact du mien. Je le contemple sans un mot, écoutant distraitement les pulsations de son cœur à lui qui viennent rejoindre la cacophonie du mien. Avec une délicatesse dont je ne me serais pas cru capable, j'écarte délicatement les mèches qui s'entremêlent sur son front. Au contact de mes doigts, son corps se tend presque imperceptiblement sous le mien, déclenchant en moi un impressionnant déluge de sensations et attisant encore mon désir. En réaction au flamboiement de mon regard, ou tout simplement à l'excitation évidente de mon corps dont il semble prendre conscience, une adorable rougeur vient colorer ses joues. Incapable de résister à cette vision à la fois innocente et délicieusement érotique, je me penche à nouveau vers lui et cueille ses lèvres, qu'il m'entrouvre lentement. Nous échangeons un doux baiser, où nos langues se caressent sensuellement, s'appréhendant, se découvrant, se mêlant confusément. Brusquement, ses bras se nouent autour de moi, ses doigts agrippent doucement la fine chemise blanche, parsemée de plis, qui recouvre mon dos. Je frissonne lorsque son corps se déplace sous le mien pour accompagner son étreinte, et notre baiser devient ardemment plus fougueux et passionné. Je suce sa langue, la mordillant avec tendresse pour la faire mienne, avant de replonger vivement dans la merveilleuse découverte de sa bouche. Il gémit, se presse contre moi, et je sens son corps qui commence à réagir au mien.

Ivre de ses lèvres si douces et de l'humide chaleur si tendre de sa bouche, je finis par me redresser légèrement pour apposer mon front contre le sien et ainsi plonger mon regard dans ses yeux brillants et fiévreux. Je souris doucement.

« Draco » murmure t-il.

Mon prénom, murmuré par ses lèvres rougies, sonne presque comme une question qui s'élève lentement dans la pièce, teintée d'étonnement, d'attente et de crainte. Je fais disparaître ses interrogations en scellant à nouveau mes lèvres aux siennes, et mes mains se perdent dans les froissements presque artistiques de sa chemise semblable à la mienne. Impatient de sentir sa peau sous mes doigts, je déboutonne le vêtement fluide en glissant mes mains entre nos deux torses. Il soulève légèrement son dos pour que je puisse le dévêtir, et sa bouche se perd dans mon cou, le léchant avec délice, recueillant les moindres nuances de ma peau. J'émets un gémissement rauque lorsqu'il me débarrasse à son tour de mon haut, et que nos deux corps retombent l'un sur l'autre. Je pars à la découverte de ce qui m'est dévoilé, usant sensuellement de mes mains puis de ma langue avide. Des merveilles m'apparaissent et se précisent sous mes yeux à mon savant toucher : son ventre plat et doux, son torse ferme, son nombril qui fait se cambrer tout son corps lorsque j'y glisse ma langue mutine, la pointe tendue de ses tétons, les creux tendres de ses clavicules, le subtil dessin de ses côtes, le fin duvet noir qui recouvre son bas ventre… j'appose ma marque partout où je l'ose, avant de remonter jusqu'à son visage enfiévré. Je lui trouve un petit air impatient, quoi que un peu perdu. Les mains crispées sur les draps défaits, il s'abandonne enfin à moi, et lorsque mes doigts se posent avec légèreté sur son jean, il gémit faiblement, les yeux mi-clos.

Je déboutonne ledit jean, et le fait descendre le long de ses jambes fuselées. J'embrasse ses chevilles, ses mollets, ses genoux, ses cuisses, et il se tortille délicieusement, amenant à hauteur de mon visage son boxer déformé. Je relève les yeux vers lui, et il détourne la tête en rougissant furieusement. J'abaisse délicatement son dernier vêtement, suffisamment pour dévoiler à mon regard affamé son membre puissant et gorgé de désir, et ses bourses à la peau si tendre. Mes lèvres se posent instinctivement à la base de sa verge dressée, et ma langue la remonte lentement. Je presse un peu plus fort mes lèvres à différents endroits de sa longueur, et j'entends sa respiration se précipiter agréablement. Je titille alors son gland pourpre de la pointe de ma langue, avant de happer son excitation chaude et frémissante. Il pousse un hoquet de surprise et de plaisir mêlés, et ses mains viennent se fourrer dans mes cheveux blonds, en une caresse nettement moins innocente que celle qu'elles m'ont prodigué la veille. En réponse à ses mouvements de bassin incontrôlés, j'entame de ma bouche de puissants vas et viens rythmés sur son membre ardent, dont j'enserre la base d'une main ferme et impatiente. Je sens son plaisir fuser dans mes propres veines à mesure qu'il grossit encore dans ma bouche, se contractant légèrement, m'emplissant du gout intensément suave de sa chaire brulante. Je finis par cesser ma langoureuse caresse, le découvrant la tête rejetée en arrière, perdu et plus offert que jamais. Son regard brumeux redescend vers moi, et je vois l'interrogation et le désir étinceler au fond de ses yeux profonds. Du pouce, j'effleure le bout de son gland d'un rouge soutenu où perle une première goutte de son plaisir, lui arrachant un nouveau gémissement étouffé.

« Harry… »

Ma voix est profondément rauque, impétueuse. Chaude, pour une fois, et dénuée de toute arrogance ou mépris. Il frissonne longuement, et je vois sa peau se hérisser sous mes yeux. Je le contemple, fasciné. Il se languit sous moi, attrapant mes mains et embrassant délicatement mes phalanges.

« Draco… déshabille-toi… je… je veux te voir nu… »

Son regard chavire lorsque j'ôte mes derniers vêtements, lui dévoilant ma nudité dans sa splendide blancheur. Il s'empresse de la parcourir de ses mains, caressant tendrement mon corps, y traçant des sillons enflammés. Il découvre mon torse comme j'ai découvert le sien, laissant peu à peu son hésitation disparaître. Lorsque son visage se retrouve à portée de mon membre tendu, il en embrasse délicatement le bout, le souffle court. Sa main s'enroule autour de mon excitation, et il lève vers moi son regard.

L'espace de quelques secondes, nous nous perdons chacun dans les orbes flamboyants de l'autre, goûtant à nos sensations entremêlées. Je tente d'analyser son regard, et y décèle toute son envie, toute sa crainte, toute son indécision. Mes mains viennent frôler son visage, puis se perdent dans ses cheveux, les caressant avec une tendresse infinie. Il ferme les yeux, s'abandonnant à la douceur dont je l'enveloppe. Je ne m'interroge même pas sur la raison de la tendresse que je lui témoigne, je sais juste qu'il en a besoin et que je désire le rassurer. Lentement, je le fais basculer sur le lit, sans cesser mes tendres caresses. Ses lèvres trouvent timidement les miennes tandis que je m'allonge sur lui à nouveau ; par-delà nos respirations qui se chevauchent, je perçois les battements de son cœur, aussi assourdissants que les miens. Je goûte avec délice à cet instant, tendre et décalé.

Je cesse notre baiser, toujours avec douceur, et ma voix vibrante s'élève dans la pièce lumineuse :

« Que veux-tu, Harry ? »

Il ferme les yeux. Sa respiration retrouve son rythme effréné, bien que sa voix ne soit qu'un infime murmure :

« Je veux toi en moi.

- Tu en es sûr ? »

Je veux en avoir la certitude. Je veux qu'il s'adonne à moi sans crainte, et surtout qu'il s'abandonne tout entier. Il rouvre les yeux, et dans son regard vif brille à nouveau sa détermination de griffondor, sublimée par son envie impérieuse.

« Prends-moi. »

A ces mots, pénétrants et délicieusement rauques, je laisse enfin mon désir pour lui prendre possession de moi. Mon corps se met à bouger contre le sien, frottant nos deux érections l'une contre l'autre et nous arrachant une cascade de gémissements. Il attrape à nouveau ma main et se met à sucer langoureusement mes doigts, m'embrasant du regard, me consumant de sa passion. Néanmoins, c'est sans me départir de ma douceur que j'introduis mes doigts en lui. Il se crispe fugitivement au premier, se détend légèrement au deuxième, et gémit faiblement au dernier, alors que mon autre main monte et redescend tortueusement le long de son membre. Je retire mes doigts et me positionne contre son antre. Immobile, je laisse mon regard se perdre à nouveau sur son visage parfait : ses joues rosies, sa poitrine qui se soulève rapidement, ses lèvres rouges et entrouvertes, ses yeux suppliants. Ses mèches sombres, qui retombent à nouveau sur son front, et entre lesquelles perle délicatement sa sueur. Ses jambes largement écartées…

Je fais appel à toute ma raison pour ne pas le prendre profondément, d'un seul coup de rein déchaîné. Refusant de céder ainsi à mes désirs impatients, je pénètre en lui doucement, appréciant sa chaleur qui se resserre sans cesse autour de moi à mesure que je m'enfonce en lui. Je me fige pourtant en remarquant qu'il se mord vigoureusement la lèvre, bien que rien ne transparaisse sur son doux visage aux yeux clos. J'embrasse tendrement sa lèvre meurtrie, et il me dévoile un regard d'excuse. Décidant d'être plus attentif à ses réactions, au moins autant que mon état d'excitation actuel me le permette, je me prépare à me mouvoir en lui. Je suis surpris lorsqu'il me devance, entrant en lui toute ma longueur, bien plus profondément que je n'aurais osé le faire.

Totalement encerclé par sa chair exquise, gémissant et criant des murmures entrecoupés de sons rauques, je me mets à faire d'intenses vas et viens en lui, me perdant dans ses bras, dans l'odeur de sa peau, dans la chaleur de son corps, dans la douceur de son membre dans ma main. Dans notre rythme délicieux et indescriptible. Dans les battements de son cœur que j'entends encore résonner en moi, lorsque nos deux torses se frôlent, se caressent farouchement.

Je lui fais l'Amour, je fais l'Amour à Harry Potter, et j'en tremble d'émerveillement. Nos corps en fusion se lient et se délient en une harmonie parfaite, dans ma vaste chambre ensoleillée, où l'orgasme finit par sublimer notre union si intense, si passionnée... si tendre.