Hello everybody !

Voici le chapitre 10, j'espère qu'il vous plaira ! (en tout cas, il y a mon instant préféré ^^ tout subtignon (subtil et mignon)

La playlist Spotify

Elvis Preysley – Can't help falling in love (Lexa)

Hayley Reihnart – Can't help falling in love (Clarke)

Wham – Last Christmas.

PS: vous savez pour ceux qui me suivent à quel point je défends mes histoires bec et ongles devant les remarques parfois peu constructives et à quel point je peux être susceptible (parfois). Donc, pour le guest qui est "loin de te faire des reproches Flowerskepa mais je crois que t'as oublié de prendre en compte des petits détails" en mode j'aime le récit mais je cherche quand même la petite bête, petites explications:

1) la FF a été écrite en 3 jours et est publiée en premier jet (seul 1 chapitre a été intercalé): pas le temps de niaiser avec des descriptions fournies comme dans Galway Girl

2) perso, quand je vais me doucher, je fais pas gaffe à la buée (n'est pas Sherlock qui veut hé oui...), Lexa non plus vu qu'elle est un peu perdue dans ses pensées à cet instant avec de la musique dans les oreilles.

3) cabine de douche désigne ici dans mon imaginaire, une petite douche à l'italienne, avec un mur et une toute petite paroi mais bon, n'étant par architecte j'avais un peu la flemme de dessiner les plans et de les partager avec tout le monde, jusqu'à donner la couleur de la mosaïque de la salle de bain.

4) "en plus, logiquement si les parois sont transparentes" et non... parce que s'il y a de la buée, la paroi ne peut pas être transparente, donc Lexa ne peut pas voir Clarke (dans ta configuration) ;)

5) l'important est qu'elles se soient retrouvées dans la même douche et que cela était largement possible avec les conditions précédemment installées.

Voilà, voilà, kiss à toi quand même guest anonyme, profite bien de ce récit de Nowel


Le repas se passait tranquillement. Entre les délicieux plats préparés par Mrs Woodsen, la chaleur de la cheminée, les blagues d'Anya, les cousins et cousines qui jouaient près du sapin, et la soudaine amabilité du père de Lexa, tout était parfait.

La brune aux yeux verts était déconcertée par l'aisance dont Clarke faisait preuve: elle riait et discutait avec la plus grande des facilités, prenant part à certaines conversations, faisant rire les invités avec quelques histoires, et plusieurs fois elle s'était sentie rougir lorsque la blonde l'avait caressé de ses grands yeux bleus tout en ventant aux autres à quel point elle était incroyable en affaire.

Ne sachant plus sur quel pied danser en présence de la blonde, et les images de son corps collé au sien lui parvenant comme des flash et lui déclenchant des bouffées de chaleur, elle se décida à quitter la table pour prendre l'air, sous le regard curieux de Clarke.

- Je vais juste prendre l'air, la rassura-t-elle dans un sourire.

De la terrasse, appuyée contre la rambarde, laissant l'air glacial s'emparer de son corps, elle espérait se remettre les idées en place. En vain. Surtout lorsqu'elle voyait Clarke, son verre de vin à la main, rire de bon coeur avec sa grand-mère alors qu'Anya leur racontait une nouvelle anecdote, qu'une de ses cousines était installée sur ses genoux, et que son père, un petit sourire aux lèvres lui servait une part de tarte. C'est comme si Clarke avait été faite pour s'intégrer parfaitement à cette scène, et même si ce soir il manquait définitivement quelqu'un à cette table, le coeur de Lexa se faisait bien moins lourd face à tant de joie. Tout semblait en parfaite harmonie. Semblait. Clarke était son assistante avec qui elle avait conclut un pacte.

Alors qu'à travers la grande baie vitrée, elle la fixait s'esclaffer une nouvelle fois, la blonde saisit son regard, plongeant ses deux océans dans ses émeraudes. Peu à peu Clarke cessa de rire, sa bouche grande ouverte se transformant en un léger sourire alors qu'elle pouvait sentir ses joues rougir.

Comme si tout n'existait plus autour d'elle, seul le regard de Lexa, plongé dans le sien la maintenait encore sur Terre. Jamais on ne l'avait regardé de cette manière… Cet instant, aussi plaisant que bref fut interrompu par la voix de Mrs Woodsen qui lui proposa une nouvelle part de tarte. Clarke répondit poliment, avant de retrouver une dernière fois le regard de Lexa qui leva son verre en sa direction comme pour lui porter un toast. Et Clarke se dit soudainement, que la terrible Lexa Woodsen, son petit sourire en coin, et ses yeux verts dans lesquels les flammes de la cheminée dansaient, pourrait bien la faire craquer.


Clarke était désormais couchée sur le canapé dans lequel elle dormait depuis plusieurs nuits. Lexa avait disparue. La brune aux yeux verts était seulement censée prendre l'air, mais lorsque Clarke l'avait cherché du regard, elle ne se trouvait plus sur la terrasse. Deux bonnes heures étaient passées sans qu'elle ne réapparaissent. Mais Clarke ne s'inquiétait pas, Lexa était un loup solitaire qui profitait sûrement d'une balade nocturne à la lumière de la lune et des aurores boréales.

Le téléphone de Clarke affichait une heure douze du matin. Elle en déverrouilla l'interface. Elle ne pouvait même pas appeler Raven, son téléphone professionnel n'étant bourré que des numéros des personnes travaillant chez Women une chose pourrait la distraire : la photo de Lexa dormant à poings fermés et sur laquelle elle glissa un doigt, dessinant les contours du visage de la belle brune, un sourire bête s'étirant sur son visage.

- Vous ne dormez pas ? Demanda Lexa en entrant dans la chambre par la baie vitrée, et faisant sursauter Clarke qui s'empressa de verrouiller son téléphone.

- Je me demandais où vous étiez passée.

- Simple balade, répondit Lexa, en se déshabillant et glissant sous sa couette.

Un silence s'installa. Pas de ceux qui font peur ou qui mettent mal à l'aise. C'était un silence plaisant, confortable, propice aux confidences. Un silence que Lexa troubla en soufflant légèrement, pas de déception ou d'agacement, mais comme si elle se donnait un peu de courage.

- Mon livre favoris est Orgueil et préjugés de Jane Austen… Je déteste les bégonias… J'ai des origines amérindiennes par mes deux parents et norvégienne par ma mère. Elle est décédée dans un crash d'avion quand j'avais seize ans. Ma relation avec Costia n'était pas… Enfin on ne couchait même plus ensemble les derniers mois, j'aime le chocolat mais que celui avec des noisettes entières… Je préfère les pantoufles à mes talons. J'ai pleuré après ma dispute avec Charles… Le tatouage, est le même que celui de ma mère, une référence à nos origines… Je me suis cassée le nez à un cours de boxe. J'ai toujours rêvé d'aller en Inde. Et ma chanson préféré en décembre est Last Christmas… révéla Lexa, ponctuant chacune de ses phrases par un petit silence que Clarke respecta religieusement.

- Je comprends votre frustration si ça fait un bail que vous n'avez couché avec personne… taquina la blonde pour détendre l'atmosphère.

Lexa lui lança un énorme coussin pour faire taire ce ricanement qu'elle savait faussement moqueur et se recoucha.

- Je me livre en pâture et vous ne retenez que ça ! Fit-elle mine de s'offusquer.

Clarke rit de nouveau, avant de laisser le silence de la nuit les envelopper une nouvelle fois durant quelques secondes.

- Je le pensais quand je disais que vous étiez incroyable en affaire, enfin vous êtes incroyable tout court. Et je vous trouve merveilleuse Lexa… Vous devriez vous comporter de cette manière à la rédac'…

- Et moi je vous trouve drôle Clarke, et je trouve que vous vous adaptez plutôt bien à l'environnement, et vous devriez retirez votre image de petite pourrie gâtée… contra Lexa pour la taquiner.

Un nouveau silence se fit, la brune aux yeux verts se sentait bien là, en compagnie de son assistante. Elle aurait même pu l'inviter dans son lit, telle une amie pour ne pas la laisser dormir sur le canapé, mais elle savait que si elle franchissait cette limite, la frontière d'une possible amitié risquait d'être rapidement dépassée, surtout lorsque les flash du corps de Clarke refaisaient une nouvelle fois surface dans ses pensées.

- Last Christmas, I gave you my heart, But the very next day you gave it away, commença à chanter Clarke.

- This year, to save me from tears I'll give it to someone special, enchaîna Lexa.

- Quelle version au fait ?

- Celle de Wham bien évidemment…

- J'en étais sûre…

Sur ces dernières paroles, pleines de confidences, les deux jeunes femmes s'endormirent un sourire collé aux lèvres et des doutes plein la tête…


Le soleil perçait doucement à travers les fins voilages accrochés aux fenêtres. Lexa s'éveilla sans un bruit, s'étira en silence, et observa son assistante endormie. Sur le ventre, un masque de nuit recouvrant ses yeux, sa bouche était à demi-ouverte et son bras pendait dans le vide depuis le canapé.

Sans savoir pourquoi Lexa sourit, se leva et marcha à pas de loup jusqu'à sa coiffeuse, sur laquelle elle saisit sa crème pour le teint et sa brosse. Rapidement elle s'activa à ressembler à quelque chose, en se donnant bonne mine et en se coiffant légèrement, avant de se remettre au lit.

Soudain son coeur rata un battement. Venait-elle vraiment de s'apprêter de bon matin pour finalement se recoucher et paraître belle au réveil aux yeux Clarke ? Lexa se mordit la lèvre devant tant de débilité. Il fallait qu'elle se ressaississe rapidement, Clarke était son assistante, elle était sa patronne, et lorsqu'elles retourneraient à New-York tout rentrerait dans l'ordre.

Lexa venait à peine de sauter dans son lit que le bruit d'un poing s'abattant sur la porte la fit légèrement paniquer.

- Clarke ! Chuchota-t-elle pour la réveiller.

Mais la blonde, profondément endormie se contenta de se retourner et de s'envelopper dans la couverture.

- Clarke ! Essaya-t-elle de nouveau en lui lançant un coussin.

La violence du choc fit sursauter l'assistante qui, l'esprit embrumé se demanda ce qu'il pouvait bien se passer.

- Quoi ?! Quoi ?! S'exclama-t-elle en relevant son masque de nuit.

- Mes chéries je peux entrer ? Demanda la voix chevrotante de Mrs Woodsen.

- Venez-là tout de suite ! Chuchota Lexa, en faisant une place dans son lit, une seconde grand-mère !

- Merde, merde, merde, souffla Clarke en enjambant les nombreux coussins et autres couvertures, ah putain, pas le faiseur de bébé ! S'écria-t-elle en frôlant l'attrapeur de rêve.

- Venez dans mes bras !

- Vous êtes maquillée ? questionna Clarke en relevant un sourcil.

- Moi ?! Non !

Clarke saisit le menton de sa patronne entre ses doigts et l'observa plus minutieusement avant de conclure:

- Si vous l'êtes !

Clarke se blottit aussi confortablement que prestemment dans les bras de sa patronne, et la petite grand-mère entra accompagnée de Anya qui portait un plateau plein de victuailles.

- Bonjour les filles ! Vous avez bien dormi ?

- Parfaitement ! Répondit Lexa en faisant mine de bailler.

- Menteuse ! Lança Anya dans un regard goguenard.

- Toi va te trouver un mec ! Répondit la brune aux yeux verts.

- Pas de dispute les filles ! Bien Clarke, je voulais vous proposer de venir avec nous en ville pour commencer à regarder les robes de mariée.

La blonde avala difficilement sa salive tout comme Lexa qui se sentit presque défaillir à cette annonce.

- Oh ne fait pas cette tête Lexa, on avait convenu que tu porterais celle de ta mère, continua Mrs Woodsen.

- Oui, bien sûr.

- Prenez votre temps Clarke, je serais en bas, annonça la grand-mère avant de sortir de la chambre suivit de Anya.

Les deux jeunes femmes attendirent quelques secondes que les Woodsen s'éloignent et Clarke se prit la tête dans les mains avant de s'écrier :

- On était censées être fiancées ! Pas préparer un mariage !

- Je sais mais elle ne doit pas s'en apercevoir !

- Mais si ça arrivait ?! Votre grand-mère mourrait si elle savait ! Et je ne veux pas qu'elle nous claque entre les doigts !

- Vous vous souciez de ma grand-mère ?

- Bien évidemment ! S'exclama Clarke, ahurie que Lexa prenne toute cette histoire à la légère.

- Hé… Relax, ça va aller, ce n'est pas pour la vie… Nous allons rentrer à New-York après Noël, je dirais que nous nous sommes séparées parce que vous êtes allée voir ailleurs, et tout rentrera dans l'ordre, la rassura la patronne en la câlinant un peu et en lui servant une tasse de café qu'elle lui tendit.

- Hé ! Mais pourquoi ça serait moi qui irait voir ailleurs ?! Et vous me servez maintenant ? Demanda Clarke intriguée.

- N'y prenez pas trop goût, comme je l'ai dit, en rentrant à New-York on reprendra les bonnes habitudes et…

- Je vous porterai votre Gingerbread latte, lait de soja, un trait de cannelle jusqu'au 31 décembre… finit Clarke en souriant.

Sourire que Lexa lui rendit, finalement peu convaincue par le fait de reprendre leur bonnes vieilles habitudes.