Bon… Normalement celui-ci est le tout dernier chapitre que j'écris durant mon stage xD

A l'heure où j'écris nous somme vendredi 31 mars et je n'ai pas encore posté les chapitres précédents donc je n'ai aucune idée de si cela vous plait ou pas.

Enfin bref, on va y aller au talent ^^ ! (talent que je n'ai pas xD)

Je sens que je vais avoir le syndrome de la page blanche d'ici peu parce que j'ai écrit sans m'arrêter pendant une semaine xD

16/05/17 : Bon bah j'actualise. En fait pas de syndrome de la page blanche en vue, j'ai déjà les brouillons pour les trois prochains chapitres. Ah oui ! Et plus que trois semaines de cours et après j'ai tout mon temps pour vous écrire la suite et alterner avec la traduction de Santana's Crush.

31/05/17 : Je sais… J'ai du retard… NE ME FAITES PAS DE MAL SVP ! Pour ma défense, j'ai fait un chapitre un peu plus long que d'hab' ^^

Laura (La guest, pas KHP, parce que y'a trop de Laura ça me perturbe) : Merci beaucoup, j'apprécie beaucoup ^^ ! Un peu moins de Blaine dans ce chapitre mais c'est pour plus de Quintana *-*. Hâte d'avoir ton retour sur ce chap ^^

KeepHopePrincess (L'autre Laura... Y'a trop de Laura pour mon cerveau de gamine de 15 ans xD) : Niiiionnn, j'ai pas de pyjama Pikachu :'c T'en as un toi ? *o* Sinon, on parle de Artie et Finn ? Parce que niveau "je fais croire que j'ai des couilles alors qu'en vrai ma copine a plus de virilité et de dignité que moi" ils sont pas mal aussi xD Nan mais j'aime bien le p'tit Blaine... Même si une fois sur deux il a moins d'intérêt que Mike et Matt réunis. Bon.. Dans ce chapitre un peu de San' conasse, un peu de Quinn connasse mais surtout un peu de Quinn sensible et réfléchie comme on l'aime. Oui... J'essaie de la faire remonter dans ton estime... Mais une fois sur deux quand je lui dis d'être gentille elle veut pas m'écouter :c

#JeSuisUneTaréeMaisJeLeVisBien


POV Quinn

Je suis dans la salle du Glee Club, cela fait très exactement deux semaines que Lopez et Pot de Gel sont ensembles. Tous ces couples me donnent envie de vomir. A chaque coin de couloir, je croise de nouveaux membres du Glee Club se bécoter comme des ados en manque (ce qu'ils sont).

Au plus les jours passent et au plus mon moral redescend. Je ne supporte plus ma mère, mon père, Monsieur Schuster, le coach Sylvester et même le Glee Club en général. Depuis la soirée, tout va mal… Mais pourquoi en fait ? Je veux dire, j'ai seulement couché avec une fille…

- Qui s'appelle Santana Lopez…

La ferme ! Certes, si mon père apprenait ce qui s'était passé cette nuit-là, je serais sans doute déjà morte mais je sais que c'était seulement un écart. J'étais mal, je me sentais seule et il y avait juste cette magnifi… Heu… Cette fille qui était là. Que je déteste certes… Mais ça, ce n'est qu'un détail.

- Tu ne la déteste pas…

Hey ! Je t'avais dit de la fermer… Et puis qu'est-ce que t'en sais de si je la déteste ou pas ?

- Je suis ton subconscient, je sais tout…

Pffff… Tu m'énerve !

Je reprends mes esprits pour voir Mike embrasser Tina à pleine bouche, Sam fixer Mercedes comme si elle était un énorme et délicieux hamburger, Brittany qui s'assoit gentiment sur les genoux d'Artie, Puck qui louche étrangement sur les seins de Lauren, Finn continuer à lorgner sur Rachel et Kurt observer avec jalousie le petit Blaine qui roule une énorme pelle à Santana. Beurk ! Ils me dégoutent tous. Tout cet amour me dégoute !

Houuuuuuuuu… Il faut que je trouve un truc pour me détendre moi ? Je me demande s'ils ont des balles anti-stress à l'infirmerie. Je veux dire, ils ont bien réussi à nous faire avaler de la lessive en poudre en nous faisant croire que c'était de la vitamine D alors pourquoi pas hein… Puis ce n'est pas comme si…

- Quinn ta gueule !

Héééé ! On n'me parle pas comme ça ! Et puis d'abord, si j'ai envie de parler comme Berry, je parle comme Berry. Je suis en colère aujourd'hui alors ne me fais pas chier !

La cloche finit miraculeusement par sonner et je me précipite vers la sortie.


POV Santana

- Hey San' !, me dit mon désormais petit ami en courant après moi.

- Oui ?, je lance en me rendant à mon casier.

- Voilà… En fait… Le père de Kurt est garagiste tu sais. Et il a une vieille voiture en réparation, une Ford Mustang…

Ah bah ça va… On s'fait pas trop chier !

Et en fait… Kurt voulait me la donner mais j'ai déjà la mienne alors… J'me suis dit que tu la voulais peut-être…

Ok… Ok… Calme San, calme… RHOOO ET PUIS MERDE !

- MERCIIIIIIIIIIIIIIIIII JE T'ADOOOOOOOOOORE ! RHOOOOO ! C'EST TROP BIEEEEEEEN !, hurlais-je dans tout le couloir en sautant dans ses bras.

- Heu… De rien. Mais… Faudra la rénover tu sais… Ça va prendre un petit peu de temps…

- C'est pas grave, c'est pas grave. T'inquiète !

Pile à ce moment-là, Kort… Heu… Kurt ! Rhaaaa faut vraiment que je retienne son prénom ! – Finit par arriver. Il me regarde d'un air gêné alors que je lui souris de toutes mes dents. Il regarde le brun quelques instants puis lui fait un petit sourire en coin que je ne relève pas.

- Il faut que tu viennes chercher la voiture ce soir vers 18 heures, demande Burt, c'est mon père, affirme Kurt.

- Merci, je souffle munie d'un sourire éclatant digne de Rachel puis je finis par détaler comme un lapin, devant me rendre en cours d'anglais.


17h30

La cloche sonne la fin des cours et je me précipite sur mon fidèle vélo. Le tonnerre gronde et la pluie commence à tomber, dégageant l'odeur du béton mouillé des chaudes pluies d'été. J'adore cette odeur… Je ne me préoccupe pas plus des gouttes qui tombent sur mon visage et enfourche ma bécane pour me rendre chez le père de Kurt.

Je pédale à toute vitesse, arrivant finalement devant une grande enseigne aux néons lumineux… Un peu kitch mais c'est un garage après tout…

Je pénètre dans le bâtiment et une odeur de pneu éclaté et de de cambouis m'assaille les narines. Je me dirige vers un vieux monsieur et lui demande gentiment si il peut me montrer le dénommé Burt. Il s'avance dans les rangées de voitures surélevées et je le suis de près, impatiente de découvrir le bijou. Il me montre du doigt un homme avec une casquette armé d'une clef à molette. Je le salue puis m'avance vers l'homme supposé être Burt.

- Heu… Monsieur…, dis-je peu sûre de moi contrairement à mon habitude.

- Ah bah oui là quand c'est important y'a plus personne…

- Oui ?, dit-il en se retournant vers moi, ne s'attendant sûrement pas à voir une jeune-fille dans un garage rempli de grosses voitures et d'hommes sentant la transpiration.

- Hum… Je suis Santana, une amie de Kurt, il m'a dit que vous souhaitiez vous débarrasser d'une Ford Mustang¸ dis-je en reprenant peu à peu contenance.

- Ah oui ! Bon et bien voici la bête, sourit-il en me montrant une voiture en piteuse état qui il fut un temps dut être magnifique…

- Hum… Merci…, dis-je un peu décontenancée.

Il me détaille quelques instants puis me fait un… Heu… Clin d'œil ? Merde ! C'est peut-être ce sale Kort qui m'a coincé avec un pervers qu'il fait passer pour son père. Rhaaa ! Fait chier…

- Ok… On va faire un truc…

Un truc ? Ça sent pas bon du tout ça. De toutes façon, des études ont prouvés que la plupart des tarés pervers et pédophiles ayant une obsession pour le sexe sont totalement sains d'esprit….

Est-ce que t'as quelques notions en mécanique ?

Mécanique ? Gnié ?

- Heu… Je connais les trucs de base ouais… Remplacer les freins, le moteur, les pneus, ce genre de trucs…

- Parfait. On va passer un petit marché toi et moi. Si tu bosses pour moi au garage tous les soirs pendant deux heures pour remplacer un collègue, je rénove ta voiture en à peine quelques jours si t'arrive à trouver des bons plans pour les pièces¸ dit-il avec un sourire en coin semblable à celui de son fils. Il me tend la main : Marché conclu ?

- Yep m'sieur !, dis-je joyeusement en serrant sa main.

Après tout… Passer deux heures par jour c'est pas si terrible. Puis c'est déjà plus intéressant que les cours de maths.


POV Quinn

Bon… Y'en a marre de tout cet amour dégoulinant ! C'est écœurant ! Je dois absolument faire quelque chose. Parce que plus ennuyante comme ambiance, tu meurs !

Mon cours de sciences finit, je sors précipitamment de la salle pour attendre Karofsky et Azimio à la sortie de leur classe. Une fois sortis, j'agrippe les deux footballeurs et les traine à ma suite.

- Qu'est-ce que tu veux Princesse ?, déclare Azimio en haussant suggestivement les sourcils.

- Rien de ce genre si c'est ce que tu crois, je réplique avec hardeur.

- Comme tu veux, alors, de quoi t'as besoin ?

- Là maintenant ? Que vous m'enfonciez bien les membres du Glee Club… Excepté Brittany et le binoclard sur roulettes.

- Ça marche votre majesté !¸répond Karofsky tandis que son idiot de copain ricane.

Ils s'écartent et me dépassent alors que j'entends leurs commentaires sur le « corps de rêve » de Lana Parrilla et le mien… Quelle bande de débiles !

Je décide de commencer les hostilités par moi-même et me dirige vers le distributeur de barbotine pour lance un délicieux slushi cerise sur Pot de Gel et une certaine latina que je vois arriver au loin. Une fois le gobelet rempli jusqu'à ras-bord je m'avance vers eux, un grand sourire hypocrite aux lèvres. Alors que mon corps les avait à peine dépassés, je lance majestueusement le slushi que j'avais caché dans mon dos. Alors que je continue mes pas, je pivote mon corps pour regarder mon œuvre. Pot De Gel se tient légèrement fléchi, les mains au visage, les larmes aux yeux à cause de la substance qui le brule. Santana reste quant à elle impassible comme à son habitude, ne voulant pas montrer une seule once de faiblesse. Je lui adresse un petit sourire moqueur mais pas méchant puis repars.

POV Santana

Alors là ma vieille, si tu crois que tu vas pouvoir t'en sortir comme ça… Tu vas douiller ! Je me tourne vers mon copain pour voir s'il va bien mais déjà Kurt et Puck sont autour de lui pour savoir comment il va.

- On va se venger¸ dis-je calmement.

Blaine se tourne vers moi et me fait signe que non de la tête. Je cherche alors dans le regard de Puck pour qu'il approuve mes dires mais il détourne la tête…

- Oh, allez quoi !

- Très honnêtement Santana, je pense que tu as déjà suffisamment de problèmes comme ça pour te mettre plus en danger, énonce Kurt.

QUOI ?! Pffff… Quelle bande de mauviettes !

Je grogne et les bouscule brusquement pour me diriger vers une petite brune qui discute avec ses amies au loin. Je rejoins donc Rachel qui discute gentiment au casier avec Mercedes et Tina puis l'agrippe par le bras pour l'emmener un peu plus loin. Elle me suit sans faire d'histoire et je m'arrête enfin pour lui dire le fond de mes pensées.

- Rach, tu te souviens quand tu m'as dit que tu pourrais faire n'importe quoi pour moi ?

- Heu… Oui. San, qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est toujours valable ?

- Oui ça l'est toujours.

- Ok, alors j'ai besoin de toi, rendez-vous chez moi ce soir à minuit, ramène des vêtements sombres et ta caisse.


00h02

La sonnette retentit et j'enfile mon sweat noir à capuche avant de me précipiter sur la porte. Je l'ouvre à la volée, manquant de donner un coup à Rachel. Elle me regarde immobile, le regard éberlué et comme demandé, vêtue d'un horrible pull bleu marine et d'un pantalon de treillis noir.

- Bon, on fait quoi maintenant ?, me demande-t-elle naïvement.

- On va aller donner une petite leçon à Fabray, je ricane.

Elle approuve sans grandes convictions mais m'indique tout de même d'un mouvement de tête de monter dans sa voiture. Je monte au volant et démarre. Pendant que je conduis, je détourne le regard vers Rach qui, je viens de le noter, a une énorme branche dans les cheveux.

- Il t'est arrivé quoi ?, je lui demande en pouffant de rire.

- Tu sais ce que c'est quand tes deux papas gays veulent te voir au lit à seulement 21h et que le seul moyen de sortir et d'escalader le toit, de descendre par un arbre et de tomber comme une merde dans les buissons ?, s'écrie-t-elle hystérique alors que je dois m'arrêter sur le bas-côté pour ne pas faire un accident en me tenant les côtes, à bout de souffle.

- Rachel Barbra Berry jure maintenant ?

- La ferme !, lâche-t-elle un sourire en coin.

Le reste du trajet s'effectue en silence et je prie silencieusement pour ne pas m'être trompée d'adresse. Nous nous garons au trottoir opposé à une grande maison typique des banlieues blanche. J'ouvre la portière pour me cacher derrière un buisson, Rachel à ma suite.

- Bon, ok… Je t'explique. Tu vois la fenêtre là-bas ?, dis-je pendant qu'elle opine de la tête. C'est la chambre de Fabray, continuais-je en sortant de mon sac à dos un énorme poisson emballé dans du cellophane. Et ça, c'est la surprise du chef !

- T'es une tarée San, me lance Rachel en retenant un petit rire. Je lui souris en retour et lui indique de la tête de me suivre. Je m'avance, jambe fléchie pour ne pas me faire repérer et prie de tout mon cœur pour que Blondie ait le sommeil lourd. Je donne mon sac à Rachel et commence à m'agripper à la gouttière que je monte en mode commando. J'arrive finalement sur le rebord de la fenêtre et regarde la petite brune pour qu'elle me jette désespérément le sac. Mes membres tremblent sous le coup de l'adrénaline mais je souris jusque aux oreilles. Je tente de réguler ma respiration et franchit le pas. J'ouvre le plus doucement possible la fenêtre de Fabray et me glisse à l'intérieur. Elle ne ronfle pas mais j'entends son souffle régulier alors que je note qu'une touffe de cheveux blonds sort de la couette. Je m'accroupis alors et avance à pas feutrés vers ce que je suppose être une armoire, incapable de voir clair avec seulement le reflet de la lune dans la pièce. Je bute soudain contre quelque chose et me rétale dans un gros bruit sourd.

PUTAIN ! Fait chier !

Je me tiens immobile quelques instants, craignant que la blonde se soit réveillé. Je décide après quelques instants de me relever pour atteindre la petite porte et je l'ouvre. Je découvre un immense dressing avec diverses paires de chaussures et de vestes puis je sors le fameux poisson de mon sac. J'enlève l'emballage et dépose avec précautions l'animal dans la manche d'un manteau de fourrure qui doit bien valoir 2000$. Je ricane déjà en pensant à Fabray cherchant d'où vient l'horrible odeur émanant de son dressing.

Je fais demi-tour sans encombre et arrive à redescendre de la fenêtre sans trop de danger. Je fais un clin d'œil à Rach et l'agrippe par le bras pour la diriger vers la voiture. Je reprends le volant et me dirige dans la direction opposé à ma maison.

- Tu fais quoi ?, lance-t-elle soudainement paniquée.

- Hé ! J'ai jamais dit qu'on en avait fini. On va rendre une petite visite à de vieux amis.

- Qui ?

- Dis bonjour à la magnifique voiture de ce gros con d'Azimio, je m'exclame en me garant devant une magnifique Maserati.

Je sors de la voiture et sors de mon sac le reste du papier céllophane et commence à l'enrouler sur la voiture du footballeur.

- Bon tu viens m'aider Rach ?

- Hein ? Heu… Oui, oui !, dit-elle en se précipitant pour me prêter main forte.

A deux, il nous faut un peu moins d'une heure pour enrouler la totalité de la voiture. Je recule de quelques pas pour admirer notre travail, un sourire satisfait sur le visage.

- Bon allez viens, on en a pas encore fini !

- Quoi ? Mais bordel Santana, il est quasiment trois heures du matin et habituellement, je me lève dans deux heures pour faire mon sport matinal et mon soin du visage.

- Bah tu feras grasse mat', je lance sans pression.

Nous reprenons la voiture de Rachel et nous finissons notre périple devant l'immeuble de Karofsky. Nous patientons quelques minutes jusqu'à ce qu'un vieux junkie daigne ouvrir la porte pour rejoindre son appartement. Je saisis l'occasion et mets un pied derrière la porte juste avant que celle-ci se referme. Nous entrons dans le hall de m'immeuble et je me dirige vers les boites aux lettres pour connaitre le numéro de l'habitation de Karofsky. Le 22. Par précaution, nous ne prenons pas l'ascenseur mais les escaliers pour ne pas se faire choper. Nous arrivons enfin devant la fameuse porte noire signée d'un 22 en lettres d'or. Rachel me regarde dubitative et je sors un trombone tordu de ma poche arrière préparé au préalable. Je croche la serrure et ouvre la porte qui grince légèrement. Je m'introduis à l'intérieur, Rachel me suivant comme mon ombre. Je cherche du regard la chambre du gros bouffon quand je vois une porte portant le nom Dave marqué au marker rouge suivi de plusieurs panneaux portant des inscriptions comme « interdit », « danger » et d'autres conneries. Je tire la brune par le bras et nous entrons dans la chambre pour découvrir Karofsky dormant à point fermé dans des draps… Heu… Des draps Winnie L'Ourson.

Oh mon dieu San, ne rigole pas !

Malgré moi, des soubresauts s'emparent de mon corps et je dois sortir de la chambre pour reprendre ma respiration. En re-rentrant, je passe une crème dépilatoire à Rachel alors qu'elle me fixe comme si j'étais E.T.

- Quoi ?, je chuchote.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je te donne ton heure de gloire. Tiens, dis-je en lui tendant la crème.

- Qu'est-ce que tu attends de moi ?, demande-t-elle en s'emparant de l'objet.

- J'sais pas… Fais parler ta créativité, je pouffe.

Elle fait alors couler la crème sur ses mains et l'applique en énorme quantité sur les soucils de Karofsky avant d'attendre quelques secondes et d'enlever les résidus puis de frotter ses mains sur son pantalon.

Oh putain…. Cette scène est tellement jouissive. J'ai… J'ai en face de moi la plus grosse brute du lycée, sans sourcils qui suce actuellement son pouce dans un lit à l'image de Winnie L'Ourson et Porcinet.

J'crois… J'crois que j'vais crever. Je sors malgré moi mon téléphone de ma poche arrière et prend une photo du jeune-homme.

Rachel reste sans bouger devant lui, les mains sur les hanches, un petit sourire fier aux lèvres. Je m'empresse de lui tirer le bras quand j'entends du bruit dans la cuisine et nous nous avançons dans la pénombre. Nous passons la porte et quelques secondes plus tard je vois de la lumière émaner de l'appartement tandis que nous nous précipitons dans les escaliers, les dévalant à toute vitesse. Nous grimpons dans la voiture et nous nous regardons dans le blanc des yeux, de grands sourires aux lèvres, à bout de souffle.

- Merde, démarre San, me dit Rachel avec un petit rire.

Je secoue la tête et appuie sur l'accélérateur, dépassant largement la limite autorisée. Nous arrivons très vite devant chez elle et je dois attendre qu'une voiture passe pour garer celle de la brune discrètement. Nous sortons toutes les deux du véhicule et claquons doucement les portières.

Elle me fait un petit signe de la tête et escalade l'arbre alors que je lui fais un petit signe de la main tout en m'avançant dans la rue. Puis soudain, je me mets à courir, l'adrénaline continuant de couler dans mes veines et crie à pleins poumons… J'ai sûrement l'air d'une tarée mais je n'en ai strictement rien à foutre. Je continue de courir avant d'arriver devant chez moi, à moitié essoufflée et morte de rire pour un rien.


6h00

- BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP !

Putain non… Pas encore… Pfffiou… Je me lève et éteins calmement le réveil, prenant cette fois soin de ne pas le casser. Je sors des draps, m'étire puis dévale les escaliers pour me remplir un bol de céréales. Tandis que je prends une première bouchée, je sors mon téléphone de ma poche arrière et consulte mes notifications. Tiens… Un sms et deux appels manqués d'un numéro inconnu.

+01758364989

Salut Santana, c'est Burt.

Kurt m'a donné ton numéro, tout ça pour te dire que ta voiture est prête. Passe ce matin ou en fin d'après-midi. Et rendez-vous ce soir !

- YESSSSSSSSSSS !

Super… Et voilà que tu causes toute seule comme une folle.

Rhhoooo. Ta gueule !

Je m'empresse de finir mon petit-déjeuner et monte à l'étage pour prendre une bonne douche chaude. Je ressors, enfile des habits propres et me lave les dents, regardant mon reflet dans le miroir. Oh putain ! J'ai l'une de ces gueules ! Et c'est quoi ces cernes HIIIIIIIIIIIIIIII !

En même temps Santana… Quand tu rentres à trois heures du matin, faut pas s'étonner…

Pfffff… Je descends les escaliers, me saisis de mes clefs et quitte la maison à toute vitesse, enfourchant mon vélo et pédalant comme une tarée. Je finis par arriver sans encombre devant le garage de Burt et je claque littéralement mon vélo par terre avant de me précipiter vers la porte. Je m'arrête quelques instants, jette un coup d'œil à mon reflet dans la vitre, remets mes cheveux en place puis passe la porte.

J'aperçois tout de suite le père de Kurt et m'avance à grandes enjambées vers lui pour lui serrer la main. Depuis quand j'suis sympa moi d'ailleurs ? Il m'indique de le suivre et nous nous dirigeons vers une magnifique voiture bleu foncée. Je m'installe de suite à l'intérieur et note que l'intérieur est refait. Les sièges sont désormais dans un cuir noir immaculé et la console a été remplacée par une plus récente rétroéclairée.

- Allez file, tu vas être en retard sinon… Et n'oublie pas pour ce soir !, lance Burt avant de me tendre les clefs et de s'éloigner vers un client.

Je ricane, le salue de la tête puis démarre la voiture. Le puissant moteur se fait entendre et je ne peux que sourire plus grandement encore. Je m'avance vers la route et prend le chemin jusque le lycée, fenêtre grandes ouvertes, cheveux au vent.

Je me gare devant les autres lycéens et remarque Puck qui admire l'engin que je conduis. Je sors de la voiture et m'avance vers lui, sourire aux lèvres.

- Ouahhh San ! Tu t'es pas loupée, lance-t-il avec un grand rire.

- Faut croire que sortir avec Blaine a ses avantages, je réplique en le tirant par le bras pour que nous rejoignions notre cours d'histoire.

Nous nous asseyons côte à côte et le cours commence. Je note à ma droite Fabray qui me regarde d'un air menaçant. Je crois que si un simple regard pouvait tuer je serais morte sur le champ… Je fais un petit sourire en prenant conscience qu'elle a dû découvrir ma petite surprise aux pieds de son armoire quand deux personnes rentrent en trombe dans la salle. Les autres élèves découvrent ébahis Karofsky, actuellement sans sourcils et sans dignité accompagné d'Azimio, complètement essoufflé.

- Désolé M'dame, je… Ma… Ma voiture a été, comment dire… Hum… emballéedansducellophanequandjmesuislevé…

- Comment ?, lance notre professeur alors que des rires s'élèvent dans la classe, la moitié des lycéens étant hilares devant la tête de Karofsy

- Hum… Ma voiture… emballée… Dans… Du, du cellophane ? Je… J'ai dû appelé Dave pour me conduire, souffle-t-il.

- Bien… Ça ira pour cette fois, dis notre prof avant que les deux débiles ne s'asseyent en silence, gênés par la situation.


POV Quinn

- Bon les filles, mission commando dans deux heures, pas de discussion, on défonce Lopez, je commence sans scrupules.

Elles hochent la tête, terrorisées mais Mandy finit quand même par l'ouvrir.

- Pourquoi Quinn ?

- Parce que…, dis-je en serrant les poings, les larmes de colère me montant aux yeux.

Parce qu'elle est magnifique, qu'elle est parfaite, qu'elle sort avec un type qu'elle n'aime même pas et parce que j'ai putain de couché avec elle.

Je suis là… Devant la putain de voiture de Lopez avec une batte à la main et la rage au ventre. Les autres filles sont là, autour de moi, ne comprenant pas pourquoi je les entraine avec moi dans un tel acte. Certaines ont le sourire aux lèvres, soit parce qu'elles n'apprécient pas la latina soit parce qu'elles sont tout simplement mauvaise par nature.

D'un signe de la tête, je leur donne l'ordre de commencer. Ainsi, un petit groupe s'avance et brise la vitre conducteur de la voiture avec divers objets. Je prends mon courage à deux mains et m'avance à mon tour, ma batte de baseball sur l'épaule. Je mets mes bras en arrière, prend de l'élan et frappe le rétroviseur de toute mes forces qui se brise sur le coup. Heureusement pour nous, la voiture est tellement ancienne qu'aucune alarme ne s'est déclenchée. Nous continuons ainsi pendant encore un petit quart d'heures et mes filles commencent à s'écarter, trop essoufflées et trop effrayées que quelqu'un ne nous voit pour continuer.

Je finis seule devant mon œuvre. La voiture de Santana est ravagée, les vitres sont en morceaux, les rétroviseurs inexistants et la carrosserie est striée de griffes et de coups. Je m'accroupie face aux pneus et finis en plantant un tournevis dans les quatre roues. Puis je fuis… Comme toujours…


POV Santana

- Et c'est là que je l'ai embrassée !, déclare Puck, un sourire malsain aux lèvres en repensant à son dernier lavage de piscine.

- Pfffff ! T'es pas possible Noah, réplique Rachel en secouant la tête, faussement en colère.

Nous nous promenons dans les couloirs quand j'aperçois mon petit-ami que j'agrippe par le bras pour l'entrainer avec nous. Juste derrière lui, Kurt qui nous suit de près. Puck continue ses stupides blagues et quand mes amis rigolent, je ne peux pas m'empêcher de laisser un petit sourire apparaitre sur mon visage. Nous sortons donc de l'école et nous découvrons un grand groupe de lycéens attroupé devant quelque chose. Je m'avance et joue des coudes pour me rapprocher et voir la scène.

PUTAIN… FABRAY ! KAROFSKY ! AZIMIO ! J'sais pas lequel de vous à fait ça mais vous allez morfler !

Ma Mustang est brisée, détruite… Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ces choses-là hein ? J'avais enfin possibilité de conduire mais comme d'hab' vous m'avez tout pris. Rhaaaaa !

A ce même moment la chaude pluie d'été commence à tomber et je remarque que dans à peine une heure je dois être au garage alors je marche.

Je marche encore et toujours.


POV Quinn

Malheureusement pour moi, je suis arrivée trop tard pour voir la tête de Lopez. Cheryl arrive à mes côtés, un grand sourire de façade et me lance : Haha ! T'aurais dû voir, c'était génial !

Mais au fond, je sais que ça ne devait pas être aussi bien que je le pensais. J'observe Cheryl du coin de l'œil puis les autres cheerleaders et je m'aperçois une fois de plus que nous nous ressemblons toutes tellement… Si seulement l'une d'entre nous avait le courage d'affronter la vérité, de faire face à McKinley, Sylvester, nos familles qui nous oppressent, notre peur constante de l'échec, nos doutes. Mais ça… Je ne pense pas y arriver un jour.

Il est déjà 17h30 et je me dépêche de rejoindre ma voiture, la pluie s'intensifiant. Je démarre et je vois au loin le Glee Club s'adresser des « au revoir » qui me semblent joyeux. Est-ce qu'un jour quelqu'un m'en adressera des comme ça ? J'appuie sur l'accélérateur et passe la première, m'engageant sur la route. Je continue comme ça encore quelques minutes avant de voir une silhouette au loin malgré les essuie-glaces et les gouttes d'eau qui me brouille la vision. Je roule doucement et remarque enfin que cette belle brune n'est autre que Santana. Ses cheveux ont fortement ondulés et elle est trempée. Elle tente de tenir en équilibre sur la bordure où aucune voiture ne passe. Le fond de cette scène digne d'un film n'est autre que l'Ohio en chair et en os ! (ou pas). On peut voir au loin l'église de ce patelin pommé et je me promets qu'un jour je quitterai cet endroit maudit. Santana se retourne enfin en entendant le moteur vrombir. Son regard n'est pas rancunier ce qui m'étonne fortement mais elle s'arrête tout de même de s'amuser toute seule sur la bordure.

Malgré moi, mon pied appuie sur la pédale de frein et je ralentis près d'elle puis abaisse la vitre. Un long silence prend place et le bruit de la pluie tombante me rappelle la fameuse rivière que je regardais avec tant d'intérêt lors de la soirée où j'ai couché avec elle…

- Bon, tu montes ?, je demande doucement, faussement agacée.

Elle fronce les sourcils puis réplique sans crier : Tu m'as pratiquement forcé à rentrer à pieds par ce temps et tu veux me ramener ? Heureusement pour toi que j'aime la pluie parce que je t'aurais déjà donné la plus grosse raclée de ta vie.

Je ne réplique pas et me contente de lui ouvrir la porte pour l'inviter à rentrer dans l'habitacle. Elle se résout finalement à monter dans ma vieille voiture rouge et claque la portière. Je pose mon doigt sur la commande pour remonter la fenêtre mais elle me souffle de la laisser ouverte. La brune passe sa tête par le fenêtre, la levant légèrement vers le ciel puis ferme les yeux en faisant un petit sourire satisfait. Mes yeux ne peuvent pas se défaire d'elle et quand je finis enfin par me reconcentrer sur la route, je manque de foncer dans un panneau de limitation de vitesse. Je redresse le volant, et continue mon chemin vers chez elle. Heu… D'ailleurs c'est où chez elle ?

- Hum… Santana ?

- Mhhhh…, gémit-elle en repassant sa tête dans la voiture, de minuscules gouttes d'eau perlant sur ses cils et ses cheveux ébène. Je la détaille puis me reprend enfin.

- Tu… Où est-ce que je dois te conduire ?, je demande doucement.

- Au garage du père de Kurt, me répond-t-elle alors que je la fixe bizarrement. Chez le père de Kurt ? Ils sont amis finalement ? Et pourquoi chez son père d'abord ? La latina comprends ce qui ce passe dans ma tête blonde et enchaine : - Je… Je travaille pour lui maintenant… Pour rembourser la… la voiture, dit-elle gênée alors que je la vois serrer la mâchoire.

J'active donc le GPS, n'ayant aucune idée d'où se trouve ce garage et suit les indications. Je regarde l'heure affichée à côté du volant et apprends que nous avons déjà fait quasiment une heure de route. Je vois enfin ce foutu garage mais la pluie n'a toujours pas cessé. Et heureusement, parce que j'aime cette pluie, j'aime la rivière, j'aime l'instant de sérénité que je vis en cet instant. Je me gare devant une grande enseigne aux néons violets et attends que Santana descende. Mais tout est trop plat, trop silencieux…

Je regarde finalement sur ma droite pour découvrir la brune assoupie, la tête posée près de cette foutue fenêtre toujours pas fermée.

- Lopez, dis-je durement mais sans trop forcer le ton. La latina ne se réveille pas alors je me rapproche d'elle, lui remets une mèche rebelle derrière l'oreille et souffle : Santana… Elle gémit et je lui secoue le bras alors qu'elle se force à entrouvrir les yeux. C'est tellement mignon. Je fixe ses yeux couleurs charbons et souris malgré moi.

- Je… Je ne sais pas à quelle heure tu commences mais tu devrais te dépêcher pour éviter d'être en retard.

Elle hoche la tête et s'apprête à quitter brusquement à quitter la voiture, cette bulle de calme et de bien-être, puis se résigne et se tourne vers moi. Elle approche son visage du mien puis embrasse doucement ma joue avant de laisser ses lèvres y trainer quelques secondes.

- Merci, souffle-t-elle tandis que je la sens sourire contre ma joue, ses dents touchant ma peau, me mordant la mâchoire sensuellement.

Je n'ai même pas le temps de me rendre compte de quoi que ce soit que j'entends la porte claquer et je vois la latina courir vers l'abri. Elle rentre sans se retourner vers moi et je ne peux pas détacher ce petit sourire niais de mes lèvres, restant quelques minutes immobile sur le bord de la route… Puis ma bulle de paix finit par exploser et je secoue la tête, reprenant mes esprits et redémarre.

Sans pour autant oublier ce moment si précieux, si nouveau, si unique.


Voilà voilà !

J'espère que ce chapitre vous a plus, je n'apprécie pas forcément le chapitre mais le moment que j'ai vraiment kiffé c'était la fin, c'était doux, simple, tout ce que j'aime. Et vous ? Vos retours ?

J'essaierai de vous donner rapidement le prochain chapitre qui sera les communales ! Mouhaha, enfin !

PS : Je n'ai pas relu ce chapitre alors excusez pour les fautes, quand votre mère vous gueule dessus pour que vous arrêtiez de faire du bruit avec votre clavier ça change tout xD

A bientôt 3

Olive u !

-L