5/6/19: j'ai retravaillé ce chapitre, revu l'étendue du haki de l'observation de Kira (trop cheaté, avec le recul) et rendu le tout, je l'espère, moins Mary-Sue (les passages qui parlent du haki de Kira, etc...). Après, l'essentiel est inchangé.


Je sais. Je suis en retard. De deux jours. J'avais du travail, monsieur le juge!

J'ai beaucoup revu mes descriptions dans ce chapitre. Le suivant sera plus fun ^^Il devrait arriver le week-end du 5/6 novembre.

Merci à Taouret, Trafalgar-Anna, 14th Allen et ANonyme pour leurs reviews! Ca me motive! Merci aux lecteurs, new follows, vos vues me motivent aussi! On a dépassé les 3500...Woaw.

Allez, La suite!

Chapitre 10

Côté Vista. Flan ouest de la Montagne.

Il était près de minuit, et la quasi-totalité du groupe dormait. Un vent frais traversait la forêt les hommes en avaient cependant vu d'autres, et ce léger froid, bien que peu agréable, ne les empêchaient pas de trouver le sommeil. Le commandant épéiste de la 5eme division ne dormait que sur une oreille, près à réagir au moindre problème.

Purururu.

Il ouvrit instantanément les yeux, se redressa sur ses coudes et attrapa le denden mushi près de lui.

-Oui ? Décrocha Vista.

-Vista ! C'est Ace ! Tout va bien chez vous ?

En fond sonore, on pouvait entendre des coups de feu et des cris.

-Oui. Qu'y -t-il ? Demanda Vista complètement réveillé par l'inhabituelle panique dans la voix d'Ace.

-On est attaqués. Des genre de gros chiens à la peau dure. On a déjà perdu deux hommes. Utilise ton haki, ordre d'Oyaji !

-Compris.

Il s'exécuta, mais il ne ressentait rien.

-Je sens rien.

-Le Paternel ne les a sentis que quelques minutes avant l'attaque. Et sans ça, on y serait passé. Ces bestioles cachent bien leurs « voix ». Dans le doute, réveillez-vous. On dirait qu'elles viennent de la montagne !

-Aaahh ! Cria une voix au loin

-Je te laisse ! Joins les autres !

Gotcha.

Complètement tendu, Vista se leva précipitamment. Ceux qui étaient près de lui s'étaient réveillés et avaient compris que quelque chose de grave arrivait.

-Réveillez tout le monde, dites que des bêtes attaquent la deuxième division.

-Réveillez-vous ! Crièrent immédiatement deux hommes en se levant.

Vista rangea le peu qu'il avait de sorti dans son sac et alla voir les gardes de nuit. Ses hommes se levaient rapidement, mais sans panique, rassemblant leurs affaires, armes toujours à portée de main, preuve d'une longue expérience dans le combat et l'aventure en terres inconnues. Son denden mushi à la main, il en profita pour d'abord joindre Namur et Bleinheim, puis Marco.


Du côté de Marco et Kira

Après quelques heures de sommeil, Kira s'éveilla. Le ciel encore bien sombre était taché de quelques nuages, mais rien de bien menaçant. Et après tout, ils allaient explorer une grotte, donc peu importait le temps extérieur.

Son commandant était éveillé, de garde. Il était assis au bord de la falaise, un peu caché par les lianes de végétation qui servaient de rideau naturel à cette cavité, les jambes dans le vide. Elle alla le rejoindre sans bruit, car les autres dormaient encore. Profondément, à en juger par leurs ronflements.

Kira avait peur de se rendormir. D'habitude, si elle ne pouvait plus dormir, elle préférait rester au lit pour se reposer, mais elle voulait savoir si Marco voulait une relève.

-Déjà levée, yoï ? Demanda Marco tout bas.

-Mmm. Je peux prendre la relève si vous voulez. Il est tôt ?

-Il est plutôt tard. On ne sait pas quand est-ce qu'on pourra dormir plus tard, alors repose-toi, il n'est que minuit.

Il la regarda, et ajouta:

-J'ai assez dormi. T'en fais pas, je suis un habitué.

Elle allait se lever pour retourner se coucher, quand le denden mushi de Marco sonna. Il décrocha.

-Oui ?

-Marco ! Tout va bien ? Demanda la voix de Vista.

-Oui, pourquoi ? Répondit Marco, inquiet.

-Le groupe d'Ace et du Paternel a été attaqué par des bêtes. Les autres n'ont rien, t'es le dernier groupe que j'appelle. Il semble que les bêtes cachent bien leurs voix...

-Des blessés, des morts ?

-Y a avait deux morts il y a environ 7-8 minutes.

-Merde...

-Tu peux quand même essayer d'utiliser le haki ?

Il essaya. Kira, elle aussi, le fit par acquis de conscience, bien qu'elle n'ai reçu aucun ordre.

-Je sens rien.

-Moi je sens quelque chose, murmura Kira.

Marco se tourna vers elle; du regard, il l'invita à parler.

-Il y a des voix à environ...1 kilomètre au Nord du groupe du Commandant Vista. Elles viennent très vite.

-Combien ?

-...5 ou 6.

-T'es sûre ?

-Kira, ton haki ne peut pas porter si loin, tu m'avais dit 2 kilomètres.

-Sans forcer. Mais sinon, j'entends jusqu'à presque 8 kilomètres des voix correctes, genre humaines, un peu moins les voix faibles. Leur groupe est à la limite de la zone que je peux surveiller.

Marco resta interdit. Rien dans ses yeux clairs ne trahissait aucun sentiment, mais son immobilité l'espace d'un instant était la preuve qu'il était étonné. Huit kilomètres? Peu de personnes avaient ce genre de haki ! A part peut-être le paternel, et encore...non, même lui n'entendait qu'à une dizaine kilomètres...Elle semblait pourtant sérieuse.

-Elles sont très proches de vous ! Alerta Kira.

-Compris. Je commence aussi à sentir un truc. On est réveillés et prêts. On vous rappelle. Gotcha.

Marco raccrocha et posa le denden mushi à sa gauche.

-Huit kilomètres, vraiment ? Dit-il en laissant cette fois sa voix exprimer un certain intérêt.

-Je me suis énormément entraînée.

-Mais moi aussi, et j'ai jamais eu ce genre de résultat ! Dit-il suspicieux.

-Le haki sensitif sert à deux choses : localiser les voix et anticiper des coups en se concentrant sur ces voix. Je suppose que vous avez bandés vos yeux souvent, pour entendre les coups venir, et que vous en êtes venus à pouvoir entendre des voix même non-agressives autour de vous ? Que vous vous êtes surtout entraîné à lire les gestes de vos adversaires?

-Et bien, oui...

-Moi, j'ai énormément travaillé la localisation. Je me bouchais les oreilles en plus de ne rien voir, et je m'exerçais tous les jours. Le volume de voix permettent de savoir si un homme s'endort, vous le savez. Sur Arann, je me servais de cette capacité pour savoir si les mourants étaient morts pendant la nuit, en retenant où ils étaient. Comme ça, j'étais prête à intervenir, je savais qu'on allait me demander. Je m'en servait constamment, sachant que je l'ai depuis que j'ai...13 ans ? Oui, environ. Grâce à mon père adoptif.

-Mm... Tu peux savoir d'où viennent les voix des créatures?

Elle regarda devant elle, les yeux marrons-verts fixant l'horizon, alors que le vent faisait flotter ses mèches blondes. Il devina a son visage sérieux et immobile qu'elle se concentrait. De profil, elle avait un très joli visage. Il se mit une baffe mentale, se rappelant que deux hommes étaient morts.

-Il y a quelques voix au pied de la montagne...Plus ou moins fortes...Sans doute selon qu'elles soient sous la roche ou non. Les souterrains ont tendances à limiter le volume des voix, voir les bloquer.

-Oui. Rien pour nous ?

-Non pour l'instant. Par précaution, je peux boucher l'entrée ?

Marco avisa l'entrée dans le souterrain derrière eux, celui qu'ils allaient emprunter dans quelques heures. Si les voix des bêtes étaient faibles, ils n'auraient peut-être pas assez de temps pour les remarquer avant d'être attaqué.

-Vas-y.

Elle se leva, alla vers l'entrée et forma une vitre de verre épaisse avec le moins de bruit possible.

-Tu peux te recoucher maintenant. Merci. Chuchota-t-il.

Elle voyait à son regard qu'il ne souhaitait pas trop parler. Il était nerveux de ne pas savoir ce qui arrivait à ses amis.

-Hésitez pas à me réveiller si besoin.

Il hocha la tête et se remit à observer le paysage nocturne devant lui, avec pour bruit d'ambiance le feuillage des arbres et les ronflements de ses hommes. Il repensa à sa conversation avec Kira. Et il se demandait : pourquoi, ou par quel miracle Kira ne l'avait-elle jamais sentit lorsqu'il l'observait lors de ses entraînements nocturnes ? Ce n'était sûrement pas de la chance. Soit Kira savait qu'il était là et ne disait rien, mais ça l'étonnerait, soit elle stoppait complètement l'utilisation de son haki pour rester très concentrée sur ses gestes. Il lui arrivait à lui-même de faire cela pour s'occuper d'une carte difficile, ou pour prendre cinq minutes de pause vraiment silencieuse, car les voix environnantes pouvaient devenir parasites dans un moment de demande intense de concentration ou de repos.


Du côté de Shirohige et Ace

Les « chiens » avaient tous été abattus, et heureusement, personne d'autre n'avait été tué. Deux morts, c'était déjà trop.

Les chiens, avec des crocs très gros, et une peau noire un peu similaire à celle des hippopotames, les avaient attaqués en meute. Huit grosses bêtes de deux mètres cinquante au garrot, un mètre de large, et pas de queue, très agressives. Les hommes notèrent tout de même que l'un deux, celui qui semblait le plus vieux, avait de veilles cicatrices ainsi qu'un vieux collier de cuir. Avait-il été domestiqué ? Avait-il attaqué sur ordre ? Alors pourquoi cet air sauvage ?

Les hommes se remettaient de leurs émotions. Ils allaient avoir deux morts à enterrer. Shirohige se tenait près des deux corps. Lurien et Totsu. Il connaissait presque tous les noms de ses fils. C'était un exercice cérébral énorme certes, mais quel père ignorait le nom de ses enfants ? Et puis, il n'était pas n'importe quel abruti. Il était L'Empereur des Mers. Et il était loin d'être idiot. Ses hommes arrivaient au fil des années certains étaient là depuis 20 ans. Ses hommes étaient forts, ils vivaient souvent plus longtemps que la moyenne des pirates de n'importe quel autre équipage, il avait donc le temps d'apprendre leurs noms. Mais parfois, être fort n'empêchait pas des incidents comme celui-la. Il était très peiné, et cela se voyait. Les autres le laissèrent tranquille.


Du côté de Vista. Flan ouest de la montagne.

Il n'y avait encore aucun mort, mais il n'était pas dit qu'il n'y en aurait pas d'ici la fin du combat, pensait Vista en donnant un énième coup d'épée au museau du chien. Comme Kira l'avait dit, il y avait 6 bêtes, dont une beaucoup plus jeune et plus petite que les autres, dont s'occupaient ses hommes. C'était la plus emmerdante, puisqu'elle courrait dans tout les sens, sans logique. Le feu ne semblait pas leur plaire, alors certains hommes utilisaient les quelques torches du groupe pour les éloigner quand elles essayaient de les encercler. Vista parvint à passer un appel à Ace, pour lui expliquer qu'ils étaient attaqués. Il continua sa bataille, avec deux hommes, contre un des chiens, au milieu des hautes fougères humides, glissant parfois sur de larges racines, risquant de tomber et d'être pris ce cours par son ennemi apparemment affamé.

Il fallut en tout une heure de combat pour mettre toutes les bêtes à terre. Vista rappela Ace et Shirohige.

-Oui ? Est-ce que tout va bien ? Demanda Ace au quart de tour.

-Oui, soupira-t-il. On est arrivé au bout, des blessures légères mais pas de mort.

-Je vois. J'en suis heureux, dit la voix soulagée de Shirohige. On pense que les créatures vivent dans la montagne, et les autres groupes étaient près de la côte. Ça expliquerait pourquoi ils n'ont rien eu. Je vais appeler Marco, qu'il sache dans quoi il va. Au passage, une des bêtes avait un vieux collier. Comme s'il avait été domestiqué.

-Compris, on fera attention. Gotcha.

L'empereur raccrocha de son côté. Alors comme ça,la gamine avait un très bon haki de l'observation. En voilà, une surprise il savait qu'une D ne pouvait pas être une personne lambda après tout. Il appela Marco.


Du côté de Marco et Kira, à l'entrée de la montagne.

Pendant la nuit, Kira se réveilla pour la deuxième fois, au son d'un denden mushi. Elle entendit la voix de Marco, et une autre plus grave, sans doute le paternel. La conversation était inintelligible. Mais Marco raccrocha et n'appela personne. Au contraire il poussa un soupir, de soulagement. Il n'y avait pas de problème, elle pouvait se rendormir.

Quelques heures plus tard, le soleil commença à poindre de l'autre côté de la montagne la cavité donnait sur l'ouest, le soleil se levant à l'est projetait donc devant eux l'ombre de la montagne sur la forêt.

Elle fut réveillée par Marco, qui lui secouait l'épaule.

-Il est l'heure. Dit-il calmement.

-Mmhm. Fit-elle.

Marco se releva et alla faire la même chose avec Rick. Kira eu du mal à émerger. Son petit déjeuner à base de biscuits et d'une pomme la réveilla. Marco leur résuma les événements de la nuit, et les mis en garde : ces bêtes étaient peut-être dans la montagne. Ils semblèrent très sérieux, le fait que deux des leurs soient morts leur fit un choc, mais ils n'en montrèrent rien. Après quelques coups de massue sur la vitre de verre de Kira, qui tomba, ils allumèrent leurs torches et de commencer leur descente vers l'inconnu...


Côté des groupes sur terre

Du côté de Shirohige, la journée fut dédiée à l'enterrement des deux corps, comme les deux décédés l'avait souhaité.

Chaque pirate disait à ses camarades comment il souhaitait que sa dépouille soit traitée, s'il y avait moyen de choisir, car dans certaines circonstances, les corps pouvaient être abandonnés, ou jeté à l'eau, tout simplement. Certains voulaient être jeté à la mer, d'autres incinéré, et d'autres encore enterré.

Les tombes furent faites avec les moyens du bord, sur une falaise face à la mer. Ils avaient décidés de rejoindre la côte, pour que même morts, leurs compagnons voient la mer. La cérémonie eu lieu rapidement, dans l'après-midi. Personne, si ce n'est Ace, ne vit une larme couler sur la joue du Capitaine. Ace était lui même très affecté par la mort des deux hommes de sa division. Le seul décès qu'il ai eu depuis sa nomination dans sa division était du à une maladie. Là, c'était différent. Il comprenait mieux la peine de Marco, qui s'était renfermé sur lui-même à la mort de 20 de ses hommes. Ace fut soudain terrifié à l'idée de perdre d'autres camarades...le poids de la responsabilité pesa soudain très lourd sur sa conscience. Le capitaine du deviner ce qu'il pensait, puisqu'il lui tapa l'épaule en le regardant avec calme. Puis, ils reprirent la route vers le nord.

Les autres groupes avaient fait une minute de silence avant de reprendre leur chemin. Vers la fin d'après-midi, grâce à la Vivre Card du Capitaine, tous les groupes se retrouvèrent un peu au sud des ruines. Ils mangèrent ensemble dans la convivialité, mais surtout dans la tristesse, avant de reprendre tous ensemble leur marche vers la ville.

Quand ils arrivèrent aux premières maisons de pierre, le silence se fit automatiquement dans les rangs. Tous étaient à l'affût, et observaient leur nouvel environnement avec curiosité. Ceux qui avaient le haki de l'observation s'en servait par précaution, mais tout semblait vide.

La ville avait du être belle à une époque. La pierre blanche de tuffeau était parfois sculptées pour décorer les murs ou les contours de fenêtres et de portes. Un incendie avait ravagé une partie de la ville, noircissant la pierre, mais plus de la moitié de la ville était encore debout. Les vitres étaient cependant brisées, les toits abîmés voir troués, et les mauvaises herbes avaient envahis les pavés polis des ruelles. Les tas de cendres et de débris jonchaient le bord des maisons. Quelques pancartes d'échoppes, en bois ou en fer, témoignaient de l'activité commerçante qui avait régné ici. On trouvait entre autres beaucoup de joailliers, avec des spécialités (pierres semi-précieuses, or et argent, diamants, horloger...), ainsi que quelques boutiques de vêtements, une boulangerie, des artisans du cuir et des marchands de légumes. Ils passèrent même devant, le cabinet d' un médecin, indiqué par une plaque de bronze sale. C'était une chose précieuse d'avoir un médecin, pour une île si isolée. L'île avait vraiment été très active. Le silence des lieux étaient très relatif, car malgré l'inexistence d'habitants, les cigales faisait concurrence aux oiseaux dans un concours de cacophonie. Les corbeaux semblaient avoir pris possession du vieux clocher qu'on voyait au loin, au-dessus des toits.

Ils avaient traversé la ville en ligne droite, suivant ce qu'il semblait être une rue principale, et débouchèrent sur une grande place. Les quelques 500 hommes la remplirent entièrement, ainsi que les rues adjacentes.

-Tous ! Résonna la voix du Capitaine. Vous allez écouter vos commandants. Nous sommes nombreux, alors nous allons nous séparer par division. Chaque division ira dormir dans un coin de la ville, mais pas de découverte en solo sans les ordres de commandants, c'est clair ?

-Oui Oyaji ! Crièrent les hommes, pressés de se changer les idées.

-La 3eme, avec moi ! Cria Joz qui prit une rue allant vers l'est.

Les autres attendirent leur tour, pour éviter un trop gros mouvement de foule. A la fin, il ne restait sur la place que la 2eme, avec le Paternel et Ace.

-Oyaji, le bâtiment là, c'était la Mairie.

-Va l'inspecter, regarde si ça tient debout.

-Compris.

Il se dirigea vers l'entrée alors que ses hommes s'asseyaient pour boire et se reposer un peu.

Il poussa la grande porte de bois sculptée dans un grincement elle était complètement détruite par des coups de hache au niveau de la poignée, preuve de la violence du pillage. Il parcourut le rez-de-chaussée. Le bâtiment n'avait pas été touché par les flammes, et était très bien conservé malgré ses 12 ans sans entretien. Il y avait quelques souris, cachées sous des portes dégondées. Des feuilles mortes jonchaient le sol de pierre poussiéreux, et des courants d'air balayaient les couloirs, mais c'était suffisant pour échapper à la pluie. Un bel escalier de marbre à la rampe de métal décorée de motifs végétaux montait à l'étage. En haut, sur le petit palier, trois portes s'offrirent à Ace. une belle porte décorée de motifs géométriques, celle du bureau du Maire, était ouverte à droite. Deux autres portes, en face et à gauche, indiquaient : « réserve » et « bureau des registres » sur des plaques de bronze vissées aux murs.

Il entra dans le bureau du Maire. La pièce de 15 mètres de long sur 10 mètres de large était décorée d'une tenture sur le mur de gauche, faisant face aux deux grandes fenêtres sur le mur de droite. Au milieu des deux, face à la porte, se trouvaient un bureau, deux chaises devant et un fauteuil de velours vert derrière. A gauche de l'entrée se trouvait une table basse de marbre avec un vase de fleurs desséchées renversé. Un rat, surprit de l'intrusion, partit se réfugier derrière une bibliothèque aux livres usés qui complétait le décor au fond de la pièce. Il fouillerait les tiroirs du bureau de chêne plus tard.

Il ouvrit une des deux fenêtres donnant sur la place et déclara :

-C'est bon, et y a d'la place !

-Vous pouvez y aller, les gars. Déposez vos affaires, et revenez. Après, exploration du coin ! Dit Shirohige.

-Ouaiii ! Dirent-ils, heureux de commencer les choses sérieuses.

Pendant ce temps, le capitaine appela les autres pour prendre des nouvelles. Rien à signaler, la chasse au trésor pouvait commencer.


Côté Marco, dans la montagne

Marco avait une montre, en plus de son horloge biologique interne très efficace. Il vit qu'ils marchaient sur un unique sentier depuis maintenant près de 4 heures. L'air était encore bon, il avait remarqué des petites aérations. Ils avaient beaucoup descendu. Ils débouchèrent enfin dans une salle aux murs assez lisses, avec une hauteur au plafond de cinq mètres.

-On fait une pause.

Ils s'assirent un instant, et sortirent leurs gourdes. Marco regarda Kira à la faible lueur de la torche qu'elle tenait. Elle semblait aller bien.

Quelques minutes plus tard, après avoir fait une marque en flèche pour indiquer leur passage, la pointe indiquant la direction où ils allaient, ils reprirent la route. Globalement, le couloir était plus large, et était parfois naturel, parfois taillé par l'homme. Des hommes avaient profité des boyaux naturels pour emménager ce passage. Il évitèrent de peu un premier piège, dans un passage aux murs peints de motifs floraux. Chose étrange, car jusqu'alors, il n'y avait eu aucune décoration dans le souterrain. Cette peinture était sans doute un repère pour les habitants, comme un signal pour regarder où ils devaient mettre leurs pieds. Deux curieuses dalles que Marco déclencha firent tirer des dards empoisonnés, que Marco évita avec son haki et sa rapidité. Quand bien même il aurait été touché, il était un phénix. Les autres, passant derrière lui, mirent les pieds où il l'indiquait, et il n'y eu aucun incident.

Trois heures plus tard, ils débouchèrent dans un hall immense que leurs torches ne pouvaient entièrement éclairer. Des piliers carrés immenses, d'environ 2 mètres de côté, soutenaient le plafond qu'ils ne pouvaient voir. Marco se rappelait très bien de l'inscription à l'entrée : « nous savons nous protéger ». Il n'y avait presque rien eu jusqu'alors, mais dans une salle comme ça, c'était sûr, il y avait quelques chose.

-Je vais passer devant, je pense qu'il y a des pièges.

-C'est ce que je pensais aussi. Dit Saul, le second de Vista.

Marco avança avec une torche au milieu exact de la pièce, le chemin le plus évident, et donc probablement piégé. Effectivement, il vit à la lumière du feu que des dalles étaient plus claires que les autres. Il donna un petit coup de talon dedans, et elle commença à se fissurer. Il frappa davantage, et fit un trou énorme dans la dalle : elle était en plâtre. Et en dessous se trouvait des pics pointant vers le haut.

Il poursuivit sa route et troua d'autres dalles. Au final, il n'y avait qu'un chemin empruntable, sur des dalles précises, que les habitants connaissaient sans doute. En revanche, à l'autre bout de la salle, les dalles de plâtre piégées étaient déjà brisées. Dans le trou se trouvait un squelette animal.

Étrange...On dirait bien un chien. Peut-être est-ce les chiens qui ont attaqués les autres ?

Marco leur fit signe de le rejoindre avec sa torche. Ils avancèrent prudemment, avec l'écho de leurs pas. La résonance de ces lieux était impressionnante.

Ils sortirent du hall pour se retrouver dans une petite pièce. Et pour une fois, ils eurent un choix à faire entre deux portes : gauche ou droite ? Marco décida de ne pas faire de sous-groupes, ils devaient rester ensemble. Il demanda aux autres le chemin qu'ils voulaient prendre en premier. Incapables de se décider, Saul et Ed jouèrent à pierre-feuille-ciseaux pour choisir, sous le regard déprimé de Marco, et l'entrée de gauche l'emporta.

Ils poussèrent la lourde porte en bois à double battant.

Une odeur nauséabonde leur parvint aux narines.

-Woah, la vache ! Vous êtes sûr de vouloir prendre cette route finalement, les gars ? Demanda Ed.

-En avant. Dit Marco en prenant la tête sans hésiter.

Ils marquèrent encore une fois leur passage à l'entrée. C'était un automatisme, qu'ils feraient aussi à chaque croisement. Si jamais ils tournaient en rond, ou qu'ils devaient revenir sur leurs pas, ils ne seraient pas perdus. Ils marchèrent dix minutes dans un couloir fait par l'homme, avec des toiles d'araignées un peu partout. Ils virent en passant des squelettes couverts de lambeaux. Inutile d'avoir de grandes connaissances en médecine pour deviner qu'une grosse créature les avait mangés. Les chiens avaient-ils attaqués les habitants? Avaient-ils été dressés, avant de devenir intenables ?

Ils arrivèrent dans une pièce, le couloir s'arrêtant à une ouverture sans porte avec une pancarte illisible à salle était un cul-de-sac, une prison avec 5 grandes cellules. A l'intérieur des deux de gauche, des cadavres de chiens énormes étaient attachés au mur par des cordes ou des chaînes. Celle face à l'entrée était vide. Les deux cellules de droite n'avaient plus de portes, et les chaînes avaient été arrachées. Cela confirmait que les bêtes avaient été dressées, et maintenues ici en captivité, comme l'envisageait le Paternel, ce que Marco avait dit à ses camarades. Certaines avaient du s'échapper, et s'étaient peut-être reproduites. En 12 ans, il est facile d'arriver à obtenir une petite meute.

Ils revinrent sur leurs pas jusqu'au croisement et ouvrirent l'autre porte. Ils marchèrent encore une bonne demi-heure.

Ils débouchèrent dans une pièce qui semblait circulaire, car les murs sur les côtés étaient incurvés. Cependant, la torche n'éclairait qu'à trois mètres, impossible donc de décrire la pièce dans son intégralité tant elle semblait grande. Kira mis un pied dans la pièce et s'arrêta brusquement.

-Stop ! Cria-t-elle en chuchotant.

Ils s'arrêtèrent et s'approchèrent d'elle.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Marco a voix basse.

-Vous sentez rien ? Avec le haki ?

Il se concentra. Il ne sentait rien...il força d'avantage. Et ouvrit brusquement les yeux. Il y avait bien quelque chose, mais très faible. A moins de vingt mètres d'eux, droit devant. Comment Kira avait-elle fait ? Elle semblait nerveuse; Marco songea qu'elle était stressée, et avait naturellement utilisé son haki au maximum.

-Je le sens, là. Mais je sais pas ce que c'est. Ni la taille du truc.

-Gros. Dit-elle.

Les hommes étaient tendus. Ils ne voyaient pas leur ennemi, étant dans le noir complet, et même le commandant ne l'avait pas remarqué du premier coup. Forcément, ce n'était pas du tout rassurant.

-Il ne bouge pas ? Demanda Ivan.

-Non. Répondit-elle. Attendez...si, il vient vers nous ! Merde !

-En position. On ne sait rien de la bête, mais si c'est les chiens, ils sont forts et rapide. Ne l'excitons pas pour l'instant. Kira, hésite pas à utiliser ton pouvoir.

Il attendirent en silence, devant l'obscurité, avec pour seul bruit le crépitement des flammes de leurs torches. La tension était palpable. Les hommes n'entendaient rien, et se sentaient aveugles face au noir devant eux.

Au bout de quelques minutes minutes d'immobilité et de silence, un bruit rauque se fit soudain entendre. Comme l'inspiration d'une bête. Proche. Invisible. Et sans prévenir, en quelques secondes, Kira créa une vitre très épaisse alors que des pas lourds et rapides suivit d'un bruit d'éclat se firent entendre. A la lueur de la torche de Kira, tous virent une gueule énorme pleine de dents grandes comme des couteaux brisant la vitre en son centre, les fissures du verre formant comme une toile d'araignée. Kira avait réussit à bloquer l'attaque in extremis.

Les hommes, pourtant courageux, étaient nerveux : l'attaque avait été subite, et la gueule monstrueuse à deux mètres d'eux, avait surgit de l'obscurité comme un monstre serait sortit d'un cauchemar. Même Marco avait des frissons: il n'avait absolument pas sentit l'attaque. Une bestiole monstrueuse, ça, ce n'était pas effrayant. Le stress de l'attente avant l'attaque, ça faisait partie du jeu. Mais cette attaque...Sans Kira, ils l'auraient prise de plein fouet sans comprendre.

La bouche s'éloigna de la vitre et une tête se dessina derrière la vitre craquelée, que Kira renforça tout de suite, sentant un deuxième coup arriver. Du peu qu'ils avaient pu voir, la créature avait une grosse tête, sur un cou assez court. La peau semblait lisse et sombre. La tête n'était pas très définissable : on aurait dit la forme d'un gros chien, sans pelage et sans oreilles, avec un museau assez plat. Les yeux qu'ils avaient entraperçus étaient noirs et luisants. La bête fonça de nouveau, avec le haut du crane cette fois. Cette fois, Marco le sentit. Et la vitre fut à deux doigts de voler en éclats.

Kira n'attendit pas les ordres : elle toucha la vitre, qui se reforma un peu. La bête s'approcha à nouveau pour donner un coup, ne comprenant pas qu'il suffisait de faire le tour de la vitre. La bête avait, contrairement aux chiens, une intelligence limitée.

Tant mieux. Pensa Kira.

La tête noire qui fonçait une fois de plus vers eux, fut subitement blessée par un lame de verre tranchant à quelques centimètres de la vitre. Kira, de l'autre côté, avait le bras dans la vitre, transformé en lame de verre, traversant la glace de protection.

La bête, blessée mais encore prise dans son élan, heurta la vitre en la fragilisant de nouveau. Des bris de verre tombèrent au sol dans un concert de cliquetis, et la vitre s'effondra. La bête tomba sur ses deux pattes arrières alors que Kira rendait à son bras une apparence normale. Saul se rapprocha de la bête blessée à la tête, qui se remettait sur pattes. Trop lente. Sa bouche était entrouverte, et Saul en profita pour dégainer et lui transpercer le palet, suivit du crâne. L'intérieur de la gueule, c'était le point faible de beaucoup de bestioles du genre. Le chien noir s'effondra dans un bruit mat.

-...Bordel c'était quoi ça ? Demanda Rick en chuchotant fort.

Elle s'approcha : la bête avait un corps lisse comme la peau d'un hippopotame, long de 5 mètres, comme un gros chien noir. Les autres analysèrent aussi la créature, sans un mot.

Ils reprirent leur route, plus prudents que jamais. L'obscurité les cernaient, et le silence pesant n'était brisé que par le bruit de leurs pas, résonnant dans un couloir à la destination incertaine.

voilà! Pour ce qui est du haki de Kira, je pense que c'est pas abusé...si on considère Ener et son mentra de malade. L'idée d'être aveugle pour l'entrainement au haki m'a donnée celle d'être aussi incapable d'entendre. Le haki, c'est un peu un sixième sens, je trouve. Donnez moi vos avis!

J'ai une question à la con, sur mon propre perso: si mon perso est en verre, et que le verre e st transparent, alors les attaques à distance de Kizaru ne doivent que la traverser, non? Vous en dites quoi? C'est important ^^