Titre: Jigoku→ I will go ahead of you... (Je vais partir devant...)

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki! AoixRuwa

Genre : Amour, amitié, guerre...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Oui, je sais, vous deviez attendre la suite depuis longtemps... Je me suis un peu trop concentrer sur mes rps du coup j'ai laissé un peu les fics... désolé^^'. Je vous promets au moins un nouveau chapitre par fiction en cours cette. Mais je vous garantis pas que je vais poster plus vite après cette semaine... Je vais faire mon possible, par contre. Mais ne vous inquiéter pas surtout, je ne vous abandonne pas! Même si je poste moins souvent, je n'abandonnerai pas mes fics ;)

Chapitre 10

Je me réveillai le lendemain matin à cause du froid. J'ouvris les yeux sur le toit de notre tente, mais je ne pouvais presque rien voir. C'était encore si noir... et si froid. En me tournant, je vis que ni Ruki, ni Aoi, ni Uruha ne se trouvait sous la tente. Leurs affaires étaient rangées et roulées, comme s'ils étaient prêts à partir. Les miennes avaient aussi été préparé...ou presque. Il ne restait qu'à ranger mon sac de couchage. Mon uniforme était placé à mes pieds, parfaitement plié, attendant juste que je le mette. Je l'enfilai rapidement, rangé mon sleeping dans mon sac puis sortit de la tente. Mes trois compagnons mangeaient tranquillement leurs rations militaires.

-Rei! Tu es réveillé! Tu aurais pu dormir encore un peu...

-Comme vous auriez pu me réveiller, aussi. Je vous aurais aidé à ranger.

-T'auras qu'à aider avec la tente.

-Mais tu vas mieux, au moins?

-Ah... oui.. oui.

Oui, ça allait mieux maintenant. La fièvre d'hier n'était plus qu'un mauvais souvenir. J'allais pouvoir me battre avec mes camarades aujourd'hui et mourir avec eux. Non, pas mourir... J'ai promis à Ruki que je ne mourrai pas. Et que se soir... Je sentis me sentit rougir. Je voudrais que la journée soit déjà terminé, et que je puisse déjà... avec Ruki... Non, arrête de penser à ça, Rei! Tu dois d'abord te battre contre les américains, pour ton pays! Ou plutôt, tu dois te battre pour ne pas mourir! Sinon il n'y aura pas la super soirée chaude qui s'annonce avec...

-Rei, ça va? Tu es encore rouge...

-Il fait peut-être encore de la fièvre...

-Vous y êtes pas, les gars. Rei, t'es mieux d'arrêter d'imaginer tout de suite ce que tu t'imagines, sinon je te jure qu'elle n'aura pas lieu!

-Ruki! Tu peux pas me faire ça!

-Oh, tu peux pas me faire ça! Depuis le temps que j'attends!

-J'ai rien pigé...

-Y a rien à pigé, Uruha!

Je ne pus m'empêcher de rire. Je craignais que la tension ne commence à monter dans le groupe au fur et à mesure qu'on s'approcherait de la base américaine. Cette fameuse base américaine... on allait tellement tous se faire tuer là-bas. On avait pas vraiment grand chance de survivre, faut s'avouer la vérité. On va s'attaquer à une base. Ils vont être plus nombreux que nous. Mieux armés. On a... vraiment pas grand chance...

Après notre petit déjeuner, Aoi et moi rangeâmes la tente puis on se regroupa avec les autres soldats de la mission. On avait encore beaucoup de marche à faire. On allait sans doute croiser des américains. Et si tout va bien, on pourra attaquer leur base dès le lendemain.

Les autres soldats riaient un peu, eux aussi. À croire qu'on s'habituait à la guerre et aux dangers. Certains de nos amis étaient morts, on était tous des assassins, et pourtant on continuais à rire et à sourire. Parce qu'on n'a pas le choix. C'est bien la seule façon pour nous d'échapper un instant à tout ça. Sinon on deviendrait fou... ou encore on deviendrait des monstres inhumains... Je ne crois pas que là où il est, Kai nous en veule si on continue à rire et à sourire. Au contraire, il doit être heureux de voir qu'on arrive à s'en sortir sans trop de mal, même sans lui...

Un peu avant midi, ce fut Ruki qui fut chargé d'avancer plus en avant comme éclaireur. J'aurais voulu l'accompagner, mais pour ce genre de job, il était plus en sécurité seul. Je ne pus toutefois m'empêcher de craindre le pire... Et s'il tombait dans une embuscade de soldat? Et s'il tombait dans un ravin? Et si...? Et si..? Il revient toutefois très vite (heureusement pour mon anxiété...), un peu paniqué.

-Chef, Ruki au rapport. Il y a des soldats américains à 350 mètres devant nous, qui marchent dans notre direction. Tout un peloton. Ils n'ont pas l'air de savoir qu'on est là, par contre...

-Est-ce qu'on peu les éviter?

-En faisant un large détour...

-On a pas le temps pour ce genre de détour. On va combattre.

-Mais si on les combats, les américains vont savoir qu'on est dans le coin...

-Tant pis. On ne peut pas perdre plus de temps de toute façon. Soldats, tous à vos positions de combat!

On allait vraiment se battre... Je me cachai derrière un vaste tronc d'arbre. J'allais avoir ici une position excellente pour attaquer dans les premiers. Uruha grimpa dans un arbre à 5m mètre de ma position. Ruki et Aoi reculèrent un peu et montèrent en vitesse la mitraillette derrière un gros buisson. Immédiatement, Ruki s'affaira à ses radions, s'assurant que les nôtres étaient bien en fonctions et essayant de pirater celles des américains.

Ruki : Ici Romeo, contrôle radio, à vous.

Uruha : Romeo, ici Uniforme. Reçu 5 sur 5, à vous.

Reita : Romeo, ici Juliette. Reçu 5 sur 5, à vous.

Aoi : Romeo, ici Alpha. Reçu 5 sur 5, à vous.

Ruki : Ici Romeo. Reçu 5 sur 5. Terminé.

Uruha : J'en ai marre de ces codes de radio à la con! Pourquoi je m'appelle Uniforme, hein?

Aoi : J'aurais préféré que se soit toi qui hérite de Juliette et moi de Romeo, comme ça on pourrait faire la scène du balcon...

Ruki : Vos gueules! Arrêter de polluer nos fréquences radio avec vos plaintes inutiles. Je vous l'ai dit, nos noms de codes marches avec nos pseudos.

Reita : Pourquoi tu m'as donné Juliette, alors!

Ruki : Parce qu'il peut pas y avoir deux Romeo.

Aoi : Mais ce serait plutôt toi la Juliette entre les deux.

Reita : Merci de me supporter, Alpha.

Ruki : Non mais vos gueules! J'allais pas moi-même m'appeler Juliette, quand même!

Uruha : La ferme, les princesses. Nos invités arrivent.

Reita : Uniforme, fais un rapport complet.

Uruha : 20 soldat environ. 200 mètres en avant.

Ruki : On attend le signal avant de tirer.

Aoi : Moi je suis prèt. Qu'ils approchent encore, je les ai dans ma ligne de mire.

Uruha : Je paris que cette fois, j'en tue plus que toi, Alpha.

Aoi : Ah, tu veux parier... D'accord, paris tenu. Qui de la mitraillette ou du sniper fera le plus de dégât.

Uruha : J'ai pas dit dégâts, j'ai dit tuer.

Reita : La ferme les gars, c'est pas un jeux.

Ruki : On a reçu le signal, feu à volonté les gars.

Ils étaient environ 20. On devait être pas beaucoup plus qu'eux. Mais on avait pour nous l'avantage de la surprise. Je fus le premier à tirer. Uruha fut le premier à atteindre sa cible. Alors que les bruits de nos coups de feu résonnaient et que certains des leurs compagnons tombaient, les américains réagirent très vite avec une précision durement acquise à l'entraînement. En à peine 20 secondes, ils étaient déjà tous éparpillés, accroupis derrières des arbres et des buissons, et nous renvoyaient la pareil avec leurs fusils.

Toutefois, ils n'avaient aucune chance. On avait des mitraillettes et des snipers, ils ne réussiront pas à tous nous tuer avant que nous on les supprime tous. Je ne pensais à rien de tout ça, par contre. Accoté à mon arbre, je sortais le bout de mon fusil de temps à autre pour tirer, avant de retourner me cacher derrière mon arbre pour éviter les balles qui sifflaient dans ma direction. J'étais concentré sur mes cibles, et sur ma propre survie. Mais à un moment donné, je ne pus m'empêcher de m'arrêter. Mon bras me faisait horriblement mal. Je me retournai vers ma blessure pour voir qu'elle avait recommencé a saigner. Ah, merde, j'avais bien besoin de ça!

Je m'accroupis derrière mon arbre, une main sur ma blessure. Je n'avais pas d'autre choix que d'attendre le cessez-le-feu pour sortir de mon trou et demander à Ruki de m'arranger ça de nouveau. Les coups de feu cessèrent bientôt, d'ailleurs, mais on était pas encore autorisé à quitter nos positions.

Uruha : Eh he! Vous battrez jamais ça, j'en ai descendu 5.

Reita : C'est pas un jeu. Arrête ça.

Uruha : Tu dis ça parce que t'en a pas descendu.

Reita : C'est... je peux pas dire le contraire. Mais c'est pas pour ça que...

Uruha : C'est ça c'est ça. Alors, Alpha, t'en a descendu combien?

…...

Uruha : Alpha?

…...

Reita : Romeo?

…...

Ruki : Juliette... Uniforme... Alpha est... Alpha est...

Aoi : Pas mort... Ou du moins, *kof kof* pas encore...

Immédiatement, je cherchai à repérer Aoi et Ruki derrière leur buisson. J'arrivais à voir la mitraillette, mais euh je ne pouvais pas les voir. Je pouvais quand même très bien voir le visage d'Uruha, dans son arbre, pâlir considérablement. Dès qu'on reçu l'autorisation de quitter nos positions, il s'élança en bas de sa branche et courut vers son amoureux. Je le rejoins presque aussi vite. Ne me dites pas que...

Aoi était couché sur le dos, le souffle court. Ruki, penché au dessus de lui, tentait d'arrêter au mieux l'hémorragie. Mais du sang en grande quantité s'écoulait sur l'uniforme de l'ex-proxénète. Juste à écouter son souffle, on pouvait facilement deviner que la balle avait perforé un poumon, en plus. Il lui fallait des soins urgents, sinon il s'en sortira pas...

-Je vais chercher le médicale.

-Non, Uruha...

-Ruki, ne m'empêche pas d'y aller...

-Uruha, il y a eu 4 morts dans nos rangs, et 5 autres sont blessés. De blessures minimes, mais si on les soigne maintenant, ils pourront encore nous être utiles pour finir notre mission.

-Non, Ruki, ne me dit pas que...

-Même s'il survit, Aoi ne pourra plus nous aider, alors...

Alors le médical se concentrera à soigner les blessés léger avant, puis viendra s'occuper d'Aoi. Mais Ruki n'avait pas pu finir sa phrase, des larmes coulant le long de ses joues. Les mêmes qui coulaient maintenant sur les joues d'Uruha.

-Ruki, ne t'acharnes pas... Même si j'y survis, je ferai que vous ralentir...

-Ne dis pas ça.

-C'est la vérité, et vous le savez, les gars.

-Aoi...

-Écoutez... Je suis fatigué... de tout ça... de cette guerre... Dès le début... j'ai pensé fuir, ou me tuer plutôt que de venir ici... Mais j'ai rencontré ma princesse... kof kof

-Arrête, Aoi, ne parle plus...

-Uruha, j'ai été heureux de te rencontrer, heureux d'avoir pu t'aimer pendant quelques temps... ce fut trop court...

-Aoi...

-Je vais vous attendre de l'autre côté, les gars... Kai doit s'ennuyer, tout seul... J'espère vous attendre longtemps...

Il ferma les yeux, et le silence s'installa sur notre petit groupe. Ruki et Uruha pleuraient en silence. Partout autour, s'était le silence absolu...

-Kof kof... Eh merde... j'avais fait un si beau discours... j'étais censé mourir dignement après ça...

Le médical finit par arriver. Selon lui, Aoi aurait une chance de s'en tirer. S'il était soigné immédiatement par chirurgie. Mais c'était impossible de faire une chirurgie en plein milieu d'un bois, comme ça. Et puis, on devait encore continuer d'avancer. On eu donc pas d'autre choix que de le transporter sur une civière de fortune. Pour lui, c'était extrêmement douloureux. Je le voyais devenir de plus en plus faible avec les heures qui passent... ils n'allaient probablement pas passer la nuit.

On s'arrêta enfin de marcher vers l'heure du dîner. On était assez proche de la base américaine, maintenant. Tout allait se jouer le lendemain. C'était... somme toute effrayant.

On monta la tente rapidement pour y installer Aoi. Ruki et moi mangeâmes seuls, Uruha refusant de prendre quoique se soit. Il resta enfermé dans la tente avec son amoureux. À l'extérieur avec le mien, je ne savais pas quoi dire. Ruki se contentait de repenser mon bras en silence. C'était trop silence, ça m'inquiétait.

Puis tout fut brisé par les pleurs d'Uruha... Il sortit rapidement de la tente et s'enfuit vers la forêt, trop vite pour que Ruki ou moi puissions l'arrêter. On se contenta de rester bouche bée devant l'entré de notre tente, aucun de nous deux tenant vraiment à y entrer le premier. On savait très bien ce qu'on allait y trouver.

On était 5 au départ, on était maintenant plus que 3...

Fin du chapitre

Désolé à tout ceux qui ne voulaient pas que j'en tue d'autre, les dés sont jetés. Vous devinez le prochain, n'est-ce pas? Uruha, tout seule dans les bois, déprimé par la mort de son Aoi... Que va-t-il faire? Ah, selon moi, c'est lui qui a la mort la plus intéressante..^^

Et la nuit arrive bientôt^^ La fameuse nuit entre Rei et Ruki... J'ai hâte! Surtout que je me suis bien pratiqué en rp à écrire du Reituki, donc je devrais pouvoir faire un bon chapitre de qualité è.é Mais avant, le chapitre de la mort d'Uruha (a)