Merci à J.K. Rowling. Tout lui appartient, sauf mes personnages originaux, certains lieux et l'originalité de ma fic.

Merci à MORGANE qui a laissé une très gentille review et à qui je n'ai pas pu répondre ! =)

Enjoy!


Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'étrange rencontre avec Helena. Doucement, mais sûrement, ceux qui allaient se battre contre le Lord noir mirent au point leur plan. Luna n'avait pas mal pris le fait d'être exclue de la mission. Comme elle l'avait répété plusieurs fois, elle préférait rester au château et les attendre tout en surveillant.

Ils n'attendaient plus que la réponse de George pour pouvoir mettre leur plan à exécution. Chose qui arriva bien vite aux yeux d'Hermione, qui craignait pour la vie de ses amis.

Mary sortait de la Grande Salle après avoir englouti deux croissants et plusieurs verres de jus d'orange, quand un troisième année de Gryffondor lui barra la route.

-Excuse-moi, lui avait-il dit, timidement. C'est bien toi Mary, en septième année ?

Caché sous des mèches de cheveux blonds qui tombaient sur ses yeux bleus, le garçon tenait entre ses bras une boîte en carton, assez conséquente. Sûrement intimidé de parler à une aînée, il était rouge pivoine.

-Oui, c'est bien moi, lui répondit alors la jeune fille, un sourire montant jusqu'aux oreilles. Puis, avisant la boite que transportait le jeune garçon, elle ajouta : Tu as quelque chose à me livrer ?

-C'est à ton nom. Elle était dans ma commande, je n'avais commandé qu'une oreille à rallonge et quelques bonbons canaris... raconta-t-il, reprenant contenance. Mais Mr Weasley m'a écrit que si je t'apportais la boîte, j'aurais le droit à une réduction sur mon prochain achat. Alors...

Mary ne laissa pas le temps au garçon de finir. Sa vie ne l'intéressait absolument pas. Riant légèrement au Mr Weasley du jeune Gryffondor, elle se saisit du carton.

-Merci beaucoup, fit-elle gentiment.

Le garçon la salua alors et, écarlate, pivota et s'enfuit en courant pour rejoindre ses amis qui l'attendaient un peu plus loin. Mary, impatiente, consulta tout de même la grande horloge, en face d'elle. Son premier cours ne débutait qu'une heure plus tard. Gaie, elle se précipita vers la tour Gryffondor où Harry et Ron déambulaient, perdus. Cheveux en bataille et yeux empatés, ils venaient apparemment de se réveiller. Hermione arriva à cet instant dans la salle commune, livres aux bras.

-Vous tombez bien, fit Mary en interpellant ses trois amis. J'ai reçu le colis des jumeaux.

Hermione, dont l'attention fut immédiatement retenue par le sujet, s'approcha de la sorcière, tirant par la manche Ron, qui essayait de s'échapper.

-Mais... Et le déjeuner ! râla ce dernier.

-Trop tard, fit Hermione sans réfléchir. Il fallait te lever plus tôt...

Le jeune homme, résigné, la suivit docilement jusqu'à la table sur laquelle Mary avait posé le carton et essayait de l'ouvrir. Harry, s'approchant, donna un coup de baguette et le paquet s'ouvrit tout seul. Mary lui adressa un regard reconnaissant.

À l'intérieur, cinq fioles étaient soigneusement enroulées dans du papier. Une enveloppe rouge était glissée entre elles. Ron s'en saisit. Il allait ouvrir lorsqu'Hermione lui donna un coup de coude dans les côtes.

-Bah, quoi ? fit-il.

Levant les yeux, il vit qu'Harry et Mary le regardaient fixement.

-Parfois, ton indiscrétion m'exaspère, Ronald, soupira la brunette. Elle ne t'est pas adressée. La lettre.

Ron piqua un fard. Rouge, il tendit la lettre à Mary, qui la prit délicatement.

-Merci, Ron.

À Mary Sans-Nom, élève de Gryffondor.

Je l'avoue, c'est moi qui ai proposé le goût Rhubarbe. Et après réflexion, j'ai conclu que tu avais raison. Ça a un goût atroce.

Sinon, tout va bien à Poudlard ? Ron ne te fait pas de misères ?

Et pour répondre à ta question, la boutique marche bien. Enfin non, elle marche plus que bien. Dans des périodes sombres, comme celle dans laquelle l'horrible chauve nous plonge, les gens ont besoin plus que tout de rire. Et nous sommes là pour ça, mon frère et moi.

Quant aux potions, je te les ai envoyées, à ta demande. Mais, peu importe ce que vous avez prévu de faire, je le sens mal. Très mal. Je me doute que mon frère, Harry et Granger sont derrière tout ça, et ça sent le danger et la catastrophe à plein nez. Ne te méprends pas, hein. Ce n'est que je m'inquiète ou quoique ce soit. Ce n'est pas vraiment dans ma nature. Mais sois comme même prudente, d'accord ?

Sinon, j'ai écris les noms de chacun sur la fiole qui lui est attribuée. Fred s'est chargé des cheveux. Vous ne serez pas déçus, le connaissant ! Le XY est le dernier garçon. Fred a parié que c'est Neville. Je n'étais pas d'accord.

Faites attention, les potions ne sont pas totalement au point... On ne contrôle pas encore la durée de son action.

Espièglement, George.

PS : Remus nous a dit de vous envoyer le bout de miroir. Je ne sais pas vraiment à quoi il sert mais tu dois le donner au binoclard. Et dis-lui que s'il a besoin d'aide, il n'a qu'à en demander au fragment. (Je sais c'est complètement louche mais ce sont les mots de Lupin. Je ne sais pas comment il a su que vous alliez faire un sale coup... Le loup en lui, peut être...)

Un sourire satisfait et radieux s'étira sur les lèvres de la jeune fille. Elle saisit le morceau de verre qui était emmitouflé dans un tissu bordeaux. Le tendant à Harry, elle leur répéta les mots de Georges. Enfin, uniquement ce qui les regardait. Le sorciers aux cheveux corbeau examina le bout de miroir, perplexe. Il savait que si Remus s'était donné la peine de le lui envoyer, c'est qu'il lui serait utile. Il le glissa dans sa poche avec précaution et se retourna vers ses amis.

Hermione se saisit du carton et sous l'accord d'Harry, le monta dans sa chambre. Elle le cacha sous son lit, sur lequel elle jeta une petite dizaine de sorts, effrayée à l'idée d'être découverte. Mary la suivit et s'approcha d'elle. Son amie sursauta lorsqu'elle sentit sa présence.

-Calme-toi, Hermione, ce n'est que moi, fit le blonde d'une voix douce.

Une main sur le cœur, la concernée s'assit sur le bord de son lit. Expirant lentement, elle regarda Mary, qui tripotait nerveusement sa robe.

-Tu as peur ? souffla-t-elle.

-Autant que toi, je pense.

Les deux sorcières se regardèrent et rigolèrent doucement. Elles étaient toutes deux plus qu'effrayées. Mary, lui raconta les craintes que George avait émises dans sa lettre. Ainsi que les siennes. Une larme de panique perla au coin de son œil.

Hermione passa un bras autour des épaules de son amie et l'attira contre elle, alors que cette dernière laissait sortir ses peurs. La courageuse Gryffondor caressa les longs cheveux blonds de son amie.

-Tout va bien se passer, tu verras, la réconforta-t-elle. Et puis, tu n'es pas obligée de venir si...

-Non ! la coupa Mary. Je ne veux pas vous abandonner. C'est hors de question !

Se redressant, la jeune Gryffondor essuya d'un revers de manche ses joues humides. Reniflant avec peu de classe, elle regarda son amie, déterminée. Celle-ci, attendrie, la gratifia d'un magnifique sourire. Voulant changer de sujet, pour quelque chose de plus joyeux, elle lui demanda :

-Alors, toi et George...?

Mary la regarda, un peu décontenancée.

-Moi et... George ? répéta-t-elle inutilement. Non, ce n'est pas comme ça. On ne se connaît pas vraiment. C'est... quelqu'un de drôle et attentionné. Il est charmant, certes. Mais jamais il ne... Tu vois ?

-Mary... rit son amie. Qui te dit qu'il ne... Tu vois ? Je ne vois pas pourquoi il ne s'intéresserait pas à toi. Tu es jolie, loin d'être bête, courageuse, et j'en passe... Tu n'as rien à envier aux autres filles.

Gênée par la tournure que prenait la discussion, Mary baissa la tête pour cacher ses joues rosissantes.

-Je pense que tu n'es pas très objective, Hermione, s'opposa la concernée. Et puis, je suis sûre qu'il connaît déjà beaucoup de filles de son âge. C'est uniquement dans les contes de fées que les coups de foudre existe... Je ne peux pas débarquer dans sa vie et la changer d'un claquement de doigt.

-Pourtant, c'est ce que tu as fait pour nous, objecta Hermione. Et puis, n'es-tu pas tombée sous son charme, toi ?

-C'est que...

A court de mots, elle se tut quelques instants.

-Je ne sais pas si je l'aime. Je ne sais pas vraiment ce que c'est. Aimer quelqu'un. J'ai d'autres choses en tête, vois-tu. Entre la bataille qui approche et la piste que nous avons et mon passé, plus qu'incertain, je ne pense pas trop à lui...

Hermione la dévisagea, une moue inquisitrice sur le visage.

-Est-ce que tu es heureuse lorsque tu reçois ses lettres ? lui demanda-t-elle.

-Oui, mais...

-Est-ce que tu penses à lui plus de trois fois par jour ?

-Oui...

-Est-ce que tu veux le revoir ?

-Bien sûr que oui.

-Alors tu es amoureuse. C'est aussi simple que ça, rit Hermione. Tu as le droit, tu sais. Je suis bien avec Ron. Il faut s'accorder du temps pour le bonheur, Mary...

-Je ne suis pas amoureuse ! se récria Mary. Mais j'avoue qu'il me plaît assez. Bon d'accord, il m'attire, ajouta-t-elle sous le regard appuyé de son amie. Mais c'est tout. Pour l'instant...

-C'est tout comme, rit Hermione. Merci de t'être confiée à moi, Mary. J'avais besoin de parler avec une fille pour une fois. Une fille qui ne rêve pas de créatures invisibles...

Elle avait ajouté cela comme si elle avait deviné que Mary allait lui parler de Luna.

Cherchant toutes deux un réconfort, elles s'étreignirent, complices.

En bas, Ron et Harry se regardaient dans le blanc de l'œil.

-Alors, c'est pour demain, remarqua inutilement Ron.

-Oui, confirma Harry, d'un ton las.

Le ventre de Ron émit un grognement.

-Viens, on descend. Il ne nous reste plus que vingt minutes avant le début des cours, gémit Ron.

X

Harry enfila un grand pull rouge. Puis, après réflexion, il l'ôta et décida d'opter pour quelque chose de plus sobre, plus sombre.

-Ron, tu as un pull noir pour moi ? demanda-t-il à son ami.

-Non, mais j'en ai un gris, ça te va ? répondit l'interpellé sans lever la tête.

-Ouais. Donne.

Il s'en saisit et l'enfila, mettant de travers ses lunettes rondes. Il les prit et, avec le bout de sa manche, les nettoya avant de les remettre sur le bout de son nez.

Harry avait le trac. Être courageux ne signifie pas être sans peur, mais savoir surmonter celles-ci. Et à ce moment, l' Élu avait le ventre noué. Il était terrifié, non pas pour lui, mais pour ses amis. Il avait peur qu'ils leur arrive quelque chose. C'était quand même à cause de lui qu'ils prenaient tout ces risques. Du moins, c'était ce qu'il pensait. De plus, il redoutait aussi ce qu'ils allaient trouver. Serait-il déçu ? Découragé ?

Le garçon plia avec soin sa cape d'invisibilité. Il n'en aurait pas besoin. Finies les petites escapades la nuit, dans le château, caché sous la cape de son père. À présent, il jouait dans la cour des grands. Il ne pouvait plus se permettre la moindre erreur.

-Tu viens Harry ? s'enquit Ron, nerveux lui aussi.

Harry opina et, attrapant son sac à dos, il le suivit jusque dans la salle commune. Neville, Mary et Hermione les attendaient en bas. Les cinq complices se retrouvèrent nez à nez, seuls, dans la pièce. Tous habillés en sombre, ils avaient la tête de personnes qui allaient faire une bêtise. Comme commettre un cambriolage.

-Tout le monde est prêt ? demanda nerveusement Harry, chef de la mission.

Ils hochèrent tous la tête en signe d'approbation.

-Bien. Hermione, tu peux distribuer les fioles, fit-il d'un ton impérieux. Gardez les précieusement mais ne les buvez pas tout de suite. Attendez d'être à Pré-au-Lard. Enfin, juste avant.

Il expliqua rapidement le plan pendant qu'Hermione donna à chacun sa potion, sur laquelle était inscrit le nom de son destinataire. Harry alluma sa baguette dans un Lumos à peine audible. Les autres en firent de même. En silence, ils suivirent l'Élu qui se faufilait, tel une ombre dans les couloirs du château. Mary regardait ses pieds, tout en jouant avec son collier, préoccupée. Comme tous, une question les tourmentaient : Qu'allaient-ils trouver cette nuit ?

Arrivés devant une statue représentant un hippogriffe, ils s'arrêtèrent. Ron, Neville et Harry se mirent alors à tirer dessus pour la bouger et leur laisser l'accès au tunnel qui se trouvait derrière. Hermione, dans un soupir, fit un geste du poignet souple et la statut se déplaça sans aucun bruit , un mètre plus loin. Après un raclement de gorge gêné de Neville et Ron, le groupe s'enfonça dans l'étroit couloir terreux. Mary, qui fermait la marche, replaça la statue.

Quelques minutes plus tard, ils débouchèrent dans le sous-sol d'un magasin. Ils étaient chez Honeydukes. Discrètement, ils remontèrent et, par peur de se faire prendre, ils se dirigèrent vers la sortie, une grande porte en verre, sur laquelle étaient inscrites de larges lettres dorées.

-Bon, à votre santé, fit dans un ton faussement joyeux Harry lorsqu'ils eurent tous les cinq sorti leur flacon.

Et, alors qu'Harry et Ron mettaient un pied sur le perron, ils avalèrent leur Polynectar. Harry se métamorphosa en un grand colosse châtain. Heureusement, Ron ayant la carrure adéquate, le pull que portait Harry lui allait toujours. Cependant, son pantalon lui arriva soudainement au-dessus des chevilles. Ron, quant à lui, se retrouva dans la peau d'une magnifique rousse aux yeux bleus. Pestant contre ses frères, il se tourna vers une Hermione hilare, qui ne pouvait retenir ses larmes, tellement la vision de son petit ami en fille était comique.

Silencieusement, Mary bénit George et Fred pour ce merveilleux spectacle. Puis, Hermione et Neville burent à leur tour. Hermione était devenue blonde et petite. Tellement que les manches de sa veste lui engloutirent ses mains. Neville, comme Harry, prit de nombreux centimètres. Mais il resta toujours aussi brun et maladroit. Surpris par sa grande taille, il donna un coup à Mary qui se trouvait juste derrière lui. Cette dernière lâcha sa potion et la fiole vint s'éclater en mille morceaux à ses pieds.

-Je suis désolé ! fit Neville horrifié. Je ne voulais pas !

-Ce n'est pas ta faute Neville, le rassura Mary, mettant fin à ses gémissements.

Comprimés à cinq sur le petit perron du magasin de sucreries, Ron et Hermione mirent pied à terre. Mais dès qu'ils effleurèrent la rue pavée, une alarme stridente retentit.

-Un couvre-feu ! s'exclama Hermione, horrifiée.

Mais avant qu'ils ne puissent esquisser le moindre mouvement, une dizaine de Mangemorts étaient sur eux.


Des REVIEWS ? J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de l'histoire et si cela vous plait toujours... Juste que ça fait énormément plaisir et que ça motive réellement.