JE NE SAIS PAS POURQUOI MAIS JE NE PEUX PAS REPONDRE A TOUT LE MONDE... SI VOUS AVEZ UNE IDEE, JE SUIS TOUTE OUIE... BONNE LECTURE

Alice marchait en silence aux côtés de son époux. Elle était songeuse.

La jeune vampire savait que cette rencontre dépendant d'elle. Cependant, malgré toute sa bonne volonté, elle ne parvenait pas la retrouver… pour la première fois depuis longtemps, elle était complètement perdue.

Ils étaient tous dans une auberge perdue quelque part au fin fond du Durham. Ils logeaient dans une petite ville du nom de Butsfield mais elle marchait avec Jasper le long de l'un des réservoirs Waskerley. Elle avait voulu sortir, les quitter quelques instants mais son Jasper n'avait pas voulu la laisser seule. Sans un mot, il lui avait emboîté le pas, telle une deuxième ombre. Soudain, elle s'arrêta et il se figea instantanément. Elle leva un regard empli de tristesse et il la prit tendrement dans ses bras en utilisant son don pour la calmer.

- Nous ne la retrouverons jamais, déplora-t-elle.

- Mais si… nous n'avons pas le choix.

Alice releva la tête et croisa le regard inquiet de son époux. Elle savait que même s'il ne le montrait pas, il était très angoissé pour Renesmée, peut-être même plus que d'autres…

- Viens, susurra-t-elle tendrement, allons chasser un peu.

Pour toute réponse, il sourit et lui effleura doucement la joue. Son épouse frissonna et après un sourire espiègle dont elle avait le secret partit en première.

Quelques instants plus tard, alors qu'ils jouaient plus à se courser qu'à chasser, ils passèrent une espèce de barrière virtuelle et le paysage changea complètement, le figeant de stupéfaction.

- Qu'est-ce que… ?

Devant eux se dressait un immense château anglais de l'époque d'Henry VIII. Les jardins étaient immenses avec une forêt de l'autre côté mais… ils se retournèrent et virent le paysage tel qu'il le voyait un instant plus tôt… mais alors, pourquoi n'avaient-ils pas vu approcher le château ?

Alice le reconnut : elle savait qu'il s'agissait de la demeure d'Elyna.

Leur mission touchait à leur fin.

Jasper, lui, fronçait les sourcils, inquiet. Ce n'était pas normal. En réfléchissant, il se souvenait avoir sauter une haute barrière – peut-être trois cent mètres de haut – qui indiquait réserve, entrée interdite au public

Avec le recul, ce n'était peut-être pas là uniquement pour empêcher les humains d'entrer… ce n'était pas une réserve animale ou végétale…

Alors qu'il en arrivait à ces conclusions, il prit rapidement le bras de son épouse :

- Vite ! Il faut partir !

Mais c'était déjà trop tard.

En quelques secondes, ils furent entourés par une dizaine de vampires et d'Elfes.

A l'expression hallucinée d'Alice, Jasper comprit qu'elle avait vu ce qu'ils leur arrivaient mais qu'elle l'avait mal interprété. Il soupira.

Des vampires… il fronça les sourcils. Ils n'avaient pas les yeux rouges. Végétariens ? Tous ? Ce régime alimentaire était donc tellement répandu ? Non… ils n'avaient même pas les yeux dorés ça devenait de plus en plus bizarre. Il se tourna vers les elfes. Quoiqu'à peine moins pâle que les vampires, les elfes étaient aussi beaux. Aussi parfaits mais beaucoup plus… vivants. Ils étaient grands, davantage que la plupart des humains. Ils n'avaient pas tout à fait la même morphologie : plus longs, plus secs mais que des muscles. Comme si la graisse n'existait pas parmi ce peuple. Jasper ne distingua que trois types différents de chevelure : noirs, blanc ou argent. Il y avait des hommes et des femmes... et Jasper se demanda quel était le pire des deux… sans doute étaient-ils de forces égales.

Alors que les vampires portaient des tenues de cuire noires, un peu comme les gardes des Volturi, les elfes préféraient des armures légères argentées et or… d'un métal qui semblait précieux, très résistant mais aussi qui lui était totalement inconnu. Ils possédaient des arcs, une fine épée étrangement sculptée et une dague tandis que les armes vampires se limitaient à un cimeterre et une lance… hum… un peu Moyenâgeux leur attirail. En même temps… les vampires n'avaient jamais eu besoin d'arme pour se défendre. Bon et maintenant, ils faisaient quoi ?

Sonder leurs émotions !

De la colère, de la peur, de l'inquiétude, de l'étonnement, de l'incrédulité, de la stupeur… de les voir, car personne ne les voyait sans doute jamais… surtout lorsqu'ils se rendirent compte qu'ils étaient des vampires. Mais rien d'hostile. Déjà ça…

Alice observait les mêmes réactions vis-à-vis de leurs agresseurs… cependant, pour les elfes, elle songea qu'elle pourrait peut-être leur parler de mode… elle adorait leur look ! Elle faillit sourire d'enthousiasme avant de se souvenir de sa situation. Elle admira même une longue seconde leur magnifique chevelure qu'ils avaient tous longue sans exception, homme comme femme. Waou ! Elle aurait aimé avoir de tels cheveux !

Alors, un des vampires, qui pointait comme les autres sa lance dans leur direction tandis qu'on les encerclait – demanda avec un accent étrange :

- Alors ? Qui êtes-vous et que voulez-vous ?

- Je m'appelle Alice Cullen et voici mon époux, Jasper. Nous… chassions quand nous avons passé cette… barrière. Nous ne vous voulons aucun mal. Nous allons repartir si vous le désirez.

L'homme fronça les sourcils et se tourna vers un des elfes qui semblaient être le chef. Il lui posa une brève question dans une langue qui leur était totalement inconnue à laquelle l'être mythique répondit tout aussi brièvement.

- Non, nous ne pouvons vous laisser repartir maintenant.

Jasper eut peur, vraiment, pour Alice. Alors, il se jeta à toute vitesse sur les gardes qui étaient derrière lui en attrapant Alice par le bras pour la jeter hors du cercle de protection. La demie seconde que dura son action, il croisa le regard de son épouse et elle lut :

- Cours !

Jasper envoya une puissante vague de sommeil à leurs gardes tandis qu'il les attaquait pour les ralentir quelques secondes. Il savait que lui ne s'en sortirait pas. Il savait qu'Alice regretterait de le laisser. Mais il savait qu'elle savait qu'il s'agissait de la meilleure solution. Elle irait chercher les autres. Ils iraient chercher du renfort si nécessaire. Ce n'était pas ce qui l'inquiétait. Pour l'instant, son seul soucis s'envolait, littéralement : Alice était saine et sauve.

A l'instant où elle se retrouva de l'autre côté, elle se mit à courir, sans respirer. Elle ne pouvait pas… mais elle n'avait pas le choix. Elle savait que Jasper avait fait ce qu'il fallait. Elle savait qu'il s'agissait de leur seule chance… mais elle savait aussi qu'il s'était certainement condamné en agissant ainsi.

Alors qu'elle courait rejoindre les autres, les visions de l'avenir de son époux la hantèrent.