Je suis désole, j'ai un retard immense... En tout cas je vous souhaite une Bonne Année ! Que 2014 vous soit profitable !

Petit récapitulatif :

-Tudd Pleyin : Teddy Lupin

-Aurélie Bronze : Professeur de Défense contre les forces du mal

-Tywyll Obreptio : Professeur d'Arithmancie

-Jim Damier : Professeur de Botanique

-Jean Thomas : Professeur de Divination

Voilà, Bonne lecture !


Chapitre 9 : Teddy le mélancolique

Deux longs mois s'étaient écoulés depuis l'affreux incident des toilettes. Les professeurs Dumbledore et McGonagall n'avaient plus cherché à savoir qui avait enfermé Teddy. La vie avait repris un cours normal même si les maraudeurs ne pouvaient toujours pas s'empêcher de venir provoquer Teddy quand l'envie leur prenait. Mais rien d'important ne s'était produit. Aucuns incidents majeurs. Et Teddy espérait que tout continuerait dans ce sens. Pour l'instant il se plaisait à cette monotonie.

Même si la vie à Poudlard pouvait sembler calme et sereine ce n'en était pas vraiment le cas. Dreyfus était sûrement présent dans Poudlard, et cela distrayait mais surtout inquiétait les élèves. Seulement, Dumbledore restait de marbre et quand un élève osait lui faire une réflexion à ce sujet, il se contentait de sourire. Il avait d'ailleurs reçu plusieurs lettres de plaintes venant des parents d'élèves, l'accusant de menacer la tranquillité et la sécurité de leurs enfants. A cela Dumbledore rétorquait qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter et que s'il y avait un problème ils seraient les premiers informés. Même si certains parents n'étaient pas convaincus mais voyant qu'il ne se passait rien de grave au sein de l'école, ils étaient forcés d'admettre, pour l'instant, que leurs enfants ne craignaient rien.

Pour Teddy tout cela restait étrange et il était certain que Dreyfus se dissimulait dans le château. Il considérait qu'il se cachait en tant que professeur et certainement pas comme un élève. Mais dans tous les cas, tous les soupçons étaient tournés vers lui. Le jour où Dreyfus avait pris la fuite il avait fait une entrée fracassante dans la grande salle. Il savait qu'il n'y était pour rien et que ce n'était qu'un pur hasard que son arrivée coïncide parfaitement avec la disparition de Dreyfus, mais il était troublant d'avoir des regards haineux tournés constamment vers lui. Il avait fait des recherches discrètes auprès de ses professeurs et en particulier sur Damien, Thomas, Obreptio et Bronze.

Pour Teddy, Thomas était la personne la plus suspecte de tous les professeurs. Il était froid, distant et n'était proche de personne. Il ne s'intéressait à rien, il ne se préoccupait pas de ses élèves, comme si être professeur était une corvée et qu'il préférait être autre part qu'à Poudlard. Cela aurait pu être simplement un de ses traits de de caractère, mais il ne fallait écarter aucune piste.

Bronze était froideur qui égalait celle de Thomas mais Teddy la soupçonnait moins car c'était une fille et qu'il imaginait mal Dreyfus prendre une apparence féminine pour se cacher, Teddy, lui n'aurait pas pu. Ou alors par le fait que ses cours étaient plus prenant et qu'elle avait l'air plus impliquée que Thomas dans ses sentiments, ses relations sociales et son travail.

Obreptio quant à lui était la personne qu'il soupçonnait le moins de ses professeurs. Il était amical avec les élèves, même lors la colle qu'avait reçu teddy il avait été aimable avec lui. Obreptio était un professeur des plus banals mais apprécié. Il était aimé surtout par le fait qu'il faisait plein de sourires et de clins d'œil à ses élèves pour les encourager dans sa matière et qu'il draguait ouvertement le professeur Bronze qui rougissait et n'acceptait jamais ses invitations à dîner. Au départ, il fallait bien l'avouer, Teddy avait soupçonné en tout premier lieu Obreptio. Il l'avait trouvé soupçonneux avec ce sourire un peu gauche et son grand intérêt pour son don de métamorphosage. Mais Teddy avait vite fait de comprendre que si le professeur Obreptio avait eu un comportement aussi biscornu à son égard, c'était parce qu'il le soupçonnait, lui, d'être Dreyfus.

Il y avait aussi le professeur Damier qui était excentrique et bizarre, mais cela semblait être normal chez lui. Il n'était pas un acteur, il semblait être le typique professeur un peu fou. Il avait quand même mangé un papillon ! Et Teddy ne pouvait pas s'empêcher de le trouver drôle avec son énergie et son sourire. Il était évident que ce professeur aimait son métier et qu'il s'y connaissait. Il n'avait rien d'un mangemort ou d'un innocent qui chercherait à tout prix à ne pas se faire prendre par les autorités. Teddy était certain d'une seule chose sur cette histoire de Dreyfus, Dumbledore avait aidé le criminel présumé à s'échapper et à le cacher ici, à Poudlard. Au moins le Gryffondor avait une longueur d'avance sur les autres élèves qui s'entêtaient à croire qu'il était Dreyfus et à ne pas aller chercher plus loin. Les camarades de Teddy l'avaient élu suspect numéro un. Certains prenaient un malin plaisir à lui promettre mille morts à Azkaban. Si au départ Teddy avait de la répartie, après plusieurs mois passé dans cette époque à se faire brimer, il en avait assez et préférait ignorer les remarques de ses camarades au lieu de répliquer. Il avait bien ses amis pour le soutenir, même Severus avait eu une parole amicale.

En ce jour de Dimanche où la grâce matinée était primordiale pour tous, Teddy s'était levé tôt pour pouvoir se promener dans Poudlard en toute tranquillité. Il ne pouvait plus le faire en pleine journée, et pour cause il avait la nette impression que tous les élèves de Poudlard le suivait du regard partout où il allait, s'imaginant qu'il allait se mettre à agresser tout le monde parce qu'il était soi-disant Dreyfus, et donc un mangemort. Alors que Teddy se baladait au troisième étage, il se surprit à aimer le silence, le calme qu'il régnait ici. Il avait toujours apprécié l'ambiance bruyante du Terrier, ça lui donnait l'impression d'être entourée d'une famille autre que sa Grand-Mère. Là-bas il avait toujours été le petit Teddy, le filleul à Harry, le fils de Remus et Tonks. Il était privilégié car il n'était justement pas de la famille Weasley, que ce soit par alliance ou autre chose. Il était surprotégé. Et il était évident pour tout le monde, même pour lui qu'il épouserait Victoire et qu'il serait un Weasley à part entière.

Victoire.

Quand il pensait à elle son cœur se gonflait d'amour et d'envie de la retrouver. Plus il pensait à tout ce qu'il avait laissé derrière lui a cause de ce voyage, plus il avait envie de rentrer. Il avait l'impression qu'à part la mission qu'il s'était donné avec Narcissa pour la caser à Lucius, il n'avait plus aucunes raisons de rester ici. Il avait vu Remus, il était déçu et désormais il n'avait plus rien à faire ici. Ce voyage dans le temps n'avait servi qu'à le blesser. Il n'aurait même pas pu changer les choses, sauver Lily et James, dénoncer Peter, empêcher Sirius d'aller en prison et sortir alors Remus de la solitude dans laquelle il s'était plongé durant douze et longues années. Dans tous les cas, il n'était même plus sûr de vouloir les sauver. C'était égoïste et méchant de penser ainsi, mais à présent ils les haïssaient. Tout s'était brisé et il voulait rentrer chez lui. Mais comment ? Il était venu ici grâce à un vœu aux étoiles. Pour revenir il lui semblait logique de refaire le vœu inverse. Il l'avait fait. Mais ça n'avait pas marché. Il était toujours ici. Avec ses fantômes qui n'en finissaient pas de hanter tous ses rêves. Peut-être devait-il réessayer ? Qu'avait-il dit déjà aux étoiles ? Qu'avait-il souhaité ? Il ne se souvenait plus.

Ce fut complétement perdu dans ses pensées, qu'il rencontra Dumbledore au tournant d'un couloir. Teddy sursauta vivement en manquant de percuter le vieil homme. Ce dernier lui adressa un sourire amusé.

-Eh bien monsieur Pleyin. Il est bien tôt pour se promener dans les couloirs un dimanche matin.

-J'avais simplement envie de profiter du calme de Poudlard, professeur, marmonna Teddy.

-Et vous avez bien raison. Les couloirs sont tellement bruyants en journée. Vous n'êtes pas comme les autres monsieur Pleyin.

-Et comment sont les autres, monsieur le directeur ? Questionna Teddy en relevant subitement la tête qu'il avait jusqu'à lors gardé baissé pour observer ses pieds, mal à l'aise de rencontrer Dumbledore dans les couloirs alors qu'il s'obstinait à l'éviter depuis qu'il était là pour qu'il ne remarque son imposture. Ils ne ressemblent pas à Dreyfus, eux ?

Dumbledore émit un petit rire mais ne lâcha pas Teddy des yeux. Des yeux tout sauf pétillant. Soudainement, Teddy se sentit encore plus mal à l'aise. Le regard de Dumbledore était pénétrant, comme si…. Comme si….

-Bon, je suis désolé de vous faussez compagnie professeur mais je dois me rendre à la bibliothèque avant qu'elle ne soit trop remplie.

-Bien sûr, à bientôt monsieur Pleyin.

Teddy détourna les yeux et passa à côté de Dumbledore sans lui adresser le moindre regard. Quand il fut sûr de ne plus être dans le champ de vision du professeur, il se permit de soupirer. Cette rencontre avait été pour du moins étrange. Il ne savait plus quoi penser du directeur. Teddy regarda sa montre. Il allait bientôt être neuf heures et il n'avait pas encore envie d'aller dans la Grande Salle pour prendre son petit-déjeuner. Peut-être ferait-il mieux d'aller à la bibliothèque comme il l'avait dit un peu plus tôt. Les couloirs commençaient à se remplir et Teddy commençait à pratiquer l'art d'éviter toute présence humaine en dehors des professeurs et de ses amis. De plus il avait l'impression que désormais Dumbledore allait garder un œil sur lui, alors il ferait mieux d'aller là où il avait dit qu'il irait.

En entrant dans la bibliothèque il eut l'heureuse surprise de voir Narcissa accompagnée de ses amies à une table, et Lucius quelques tables plus loin. Il aurait dû plutôt s'inquiéter qu'il n'y ait que des Serpentards à la bibliothèque, mais Teddy voyait là l'aubaine de faire avancer sa mission avec Narcissa. Plus vite cela serait fini plus vite il pourrait chercher un moyen de rentrer chez lui. Il alla donc s'installer à la table juste à côté de celle de Narcissa. Il sortit en vitesse ses affaires et alla chercher un livre dans la section sortilèges. Quand il revint à sa table, il sentit un regard lui transpercer le dos. Nuls doutes qu'il s'agissait de Lucius. Il l'entendit d'ici rager. Teddy espérait que le Serpentard se rendrait enfin compte de l'amour qu'il portait à Narcissa et se bougerait enfin les fesses.

Teddy alors sentit quelque chose lui frôler la main. C'était un petit bout de papier plié en quatre. Il l'ouvrit et en lut le contenu :

« Tu ne recules devant rien pour le faire réagir. Mais ne va pas jouer avec le feu, ça peut devenir dangereux. Il ne prend rien à la légère. »

Teddy releva la tête de ces lignes et regarda du coin de l'œil Narcissa qui continuait d'écrire sur un parchemin sans se soucier de lui. Le jeune homme sourit du bout des lèvres avant d'arracher une partie de son parchemin pour écrire une réponse. Narcissa sursauta violement quand le papier vint se poser dans ses mains. Ses amies, assises autour d'elles, lui jetèrent un rapide coup d'œil sans lui prêter plus d'attention. La jeune femme se dépêcha de lire le message, en faisant bien attention de ne pas se faire voir.

« Moi non plus. Mais il faut faire quelque chose. Malefoy a-t-il fait avancer la situation ? »

« Il me dit simplement de faire attention et de penser à ma famille pour ne pas la mettre dans l'embarra. Je ne pense pas que ton plan marchera un jour. »

Peut-être que Narcissa avait raison. Peut-être que Teddy n'avait pas utilisé la bonne tactique pour mettre la Serpentard dans les bras de Lucius. Peut-être n'était-ce même pas à lui de le faire. Mais il n'était pas question d'abandonner, il était un Gryffondor et irait jusqu'au bout.

« Il sera vert de jalousie au bal. Il est déjà jaloux. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne se rende compte qu'il t'aime. Alors jouons le jeu à fond et n'en parlons plus. »

« D'accord, alors que fais-tu pour les vacances ? »

« Je reste à Poudlard. Et toi ? »

« Je vais chez ma sœur, mais il ne faut pas que Lucius le sache. »

Teddy releva brusquement la tête du message qu'il était en train de lire. Sa tante ? Ce n'était sûrement pas Bellatrix sinon elle n'aurait pas jugé utile de lui dire de ne pas en parler à Lucius. Alors elle parlait d'Andromeda. Le cœur de Teddy rata un battement.

Sa mère, Nymphadora Tonks était déjà née à cette époque.

« Ah oui ? Pourquoi ne doit-il pas savoir ? Ça risque d'être difficile si tu quittes Poudlard et que tu ne te rendes pas chez toi. »

« Ma sœur a été reniée car elle s'est mariée à un moldu. Depuis qu'elle a quitté la maison je ne l'ai jamais revue. Je me ferais mal voir de Lucius s'il savait que je revoyais ma sœur disgraciée. Aucuns Serpentards ne restent à Poudlard pour Noël. Je n'aurais qu'à dire que je veux rester ici pour les vacances et j'attendrai que ma sœur vienne me chercher sur le quai de la Gare de Pré-au-lard après le départ du train. »

« Je vois. Mais les Sangs-purs ne font-ils pas des fêtes lors des vacances de Noël ? Tes parents ne te laisseront pas rester à Poudlard pendant les vacances. »

« Mes parents sont plus laxiste qu'il n'y parait et de toute façon ils s'occupent du mariage de mon autre sœur qui aura lieu au printemps prochain. Je ne suis que la benjamine de la famille. »

« Je vois. Et elle est sympa cette sœur reniée ? »

Narcissa fronça les sourcils. Que voulait savoir Teddy sur sa sœur ?

« Que veux-tu dire exactement ? Quel est le sens caché de cette question ? Ne me dis pas que tu veux venir avec moi ? »

« Je ne veux pas rester à Poudlard pour Noël. Et puis je voudrais m'assurer que tout se passe bien, au cas où Lucius débarquerai de nulle part. »

Teddy était un peu son ange gardien. Il voulait s'assurer que tout se passe bien avec Lucius. Et puis, elle était la seule personne de sa famille qu'il connaissait ici qui l'accepte comme il était. Il ferait tout pour elle et il voulait voir sa mère.

« Tu es un inconnu pour ma sœur et on ne se connait que depuis trois mois. Tu ne t'invites pas un peu ? »

« Tu es la seule personne ici, à Poudlard, en qui j'ai une totale confiance. Et tu as appris à me connaitre en trois mois. Je ne suis pas un méchant. Je veux juste passer un peu plus de temps avec toi. Mais si ta sœur refuse, je ne m'imposerai pas. »

Teddy avait conscience de s'imposer. Mais il devait absolument voir sa mère. C'était vital pour lui. Et il savait que Narcissa ne pourrait pas refuser. Tout se jouait sur Andromeda.

« Je lui demanderai. Maintenant laisse-moi travailler. »

Teddy rangea le petit bout de papier dans sa poche, poussa un petit ricanement de contentement avant de se plonger dans son livre de sortilèges. La matinée passa à une vitesse éclaire et quand vint l'heure d'aller manger dans la Grande Salle, Teddy sortit de la bibliothèque. Il ne manqua pas de se faire violement bousculé par Lucius qui lui lança un regard sombre en passant devant lui. Teddy se massait toujours l'épaule quand il s'assit à la table des Gryffondors à côté de Lily. Cette dernière commença à lui raconter sa matinée, mais Teddy n'en écoutait pas un traitre mot. Il observait la table des professeurs et en particulier ceux qu'il suspectait d'être Dreyfus. Comment il le pensait, il vit Damier sortir une petite gourde et versa quelques gouttes dans son verre. Bronze but directement dans sa gourde qu'elle gardait constamment sur elle et Thomas, lui, ne but pas de tout le repas. Obreptio, lui, lançait des regards enjôleurs à Bronze tout en se servant un grand verre de jus de citrouille avant d'en proposer à Damier. La même scène se répétait à chaque repas. Teddy ne doutait plus qu'il y en avait au moins un des trois qui prenait du polynectar. Là était sa preuve que Dreyfus se trouvait parmi eux. Leur comportement était trop bizarre pour être anodin.

Le regard de Teddy dériva pour se poser sur les yeux de Dumbledore. A cet instant il ne put défaire ses yeux du directeur. Teddy en était sur désormais. Dumbledore avait essayé de lire dans ses pensées tout à l'heure dans le couloir et il venait de réessayer. Et il avait réussi. Teddy voyait sa vie défiler. Il se revit devant la tombe de ses parents, dans les bras d'Harry, avec Andromeda, à Poudlard lors de la répartition qui l'amena à Gryffondor, faire les quatre cents coups avec Kevin, les regards doux échangés avec Victoire, son pouvoir de métamorphosage qu'il utilisait à tort et à travers et son voyage dans le temps.

Teddy resta figé. Son cœur ne battait plus. Il avait l'impression que tout se cassait autour de lui. Dumbledore savait tout désormais, qu'il avait voyagé dans le temps et qu'il ne lui avait rien dit. Teddy commença à avoir peur, peur d'être dénoncé au Ministère. Il se rendait compte qu'il n'était pas encore prêt à partir, il n'avait pas encore accompli sa mission avec Narcissa et il voulait, avec beaucoup d'efforts, se réconcilier avec Remus. Mais tout venait de partir en fumée. Il avait l'impression d'avoir commis la pire faute de sa vie. Il n'avait jamais été aussi effrayé de sa vie qu'on découvre son secret, et surtout aussi facilement. Soudainement il sentit une main se poser sur son épaule, il se retourna pour faire face à Lily qui le regardait inquiète.

-Tu vas bien Tudd ? Tu es tout pâle.

-Hein ? Ah, oui. Je vais aller prendre l'air, annonça-t-il en se relevant précipitamment.

-Tu veux que je t'accompagne ?

-Non. Non, c'est bon.

Ce fut à peine si Teddy ne s'était pas mis à courir pour quitter la Grande Salle encore pleine. A peine fut il sortit dehors que Dumbledore se leva à son tour pour le suivre. Cela ne manqua pas Lily, ni aux Maraudeurs qui surveillaient les moindres faits et gestes de Teddy depuis qu'ils l'avaient enfermés dans les toilettes. Ils s'attendaient encore à des représailles. Teddy manqua de s'évanouir quand il sentit la présence de Dumbledore derrière lui, dans ce couloir désert.

-Vous me devez des explications, monsieur Lupin.

-Vous savez déjà tout ! Cracha Teddy en restant toujours de dos.

-J'ai vu vos actions, je ne connais pas vos intentions.

Teddy se retourna brusquement. Il planta volontairement ses yeux dans ceux de Dumbledore qui parut légèrement surpris de cette attitude. Il y vit brusquement, violement tout ce que Teddy savait sur lui, il vit le livre que Rita Skeeter avait écrit. Toute sa vie, ses erreurs qui allaient être étalées devant l'Angleterre entière.

-Vous ne finirez jamais d'expirer vos fautes. A trop jouer avec le feu on finit toujours par se brûler, même les plus grands adeptes comme vous. Alors ne lisez plus jamais dans mes pensées ou vous pourriez apprendre des choses pires.

Il tourna les talons sous les yeux scrutateurs du directeur. Teddy s'arrêta brusquement au bout du couloir et cria :

-Et je m'appelle Tudd Pleyin !


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