Et voilà le dernier chapitre ! Que d'émotions lol. Ben écoutez, que dire à part que ce fut un vrai plaisir d'écrire tout ça pour vous, et il faut dire que vous me le rendez bien, vous m'avez posté 60 reviews jusqu'à maintenant, je crois que ça vous a plu et j'en suis vraiment heureuse ! Alors un grand merci à tous et pour la peine, je poste le chapitre en avance, j'avais prévu de le poster samedi, mais on va faire une exception ;) Encore merci et bonne lecture !
Sur ces paroles, son image s'efface petit à petit, et il disparaît dans le néant. Quant à moi, ma vision se trouble, le monde autour de moi tourne terriblement et impitoyablement, je me sens perdre l'équilibre. Et soudain, tout devient noir.
Oh mon dieu, je suis aveugle. Ben non, puisque je suis mort... Oh mon dieu, je suis mort ?
J'essaye d'ouvrir les yeux, une fois, mais je redoute un peu ce que je vais découvrir... Je n'ai pas le choix, il faudra bien savoir un jour au l'autre. Suspense, je suis mort ou ma seconde chance m'a été donnée ?
J'ouvre un œil, mais la violente lumière qui m'agresse me convainc de le refermer immédiatement. Je compte mentalement jusqu'à trois et j'ouvre les yeux.
Un, deux, trois.
Cette même lumière, aussi violente et brutale vient m'extirper de la douceur de l'obscurité. Mes pauvres yeux papillonnent quelques secondes et il leur faut encore plusieurs instants pour s'habituer à l'éclairage environnant. Satanés néons.
Des néons ? Au moins, je dois être sur Terre ! Je lance un regard circulaire dans la pièce et les murs affreusement blancs m'indiquent que je suis dans un des endroits que je déteste le plus au monde. (1. Le salon de ma grand-mère, 2. Le cabinet d'un avocat et 3. Les hôpitaux.)
Deuxième regard circulaire et là, je détaille un peu plus ce qui m'entoure. A ma gauche, une espèce d'armoire, puis une fenêtre près du coin de la pièce, en face, une petite table, avec quelques magazines, la porte à droite et à côté de mon lit, une chaise, avec une personne qui ne m'est pas inconnue endormie dessus. Ses longs cheveux bruns bouclés lui tombent sur le visage et sa tête renversée sur le côté m'indique qu'elle dort. En fait, en la détaillant (j'en profite, elle dort) elle est vraiment belle et ce petit voyage, comme l'a appelé ma conscience, m'a fait drôlement du bien. Mais au fait, est-ce que tout ça n'a pas été qu'un rêve ? Comment le savoir après tout ? Quoi qu'il en soit, j'ai l'air d'être éveillé, à en juger par les ronflements de ma coéquipière. Ça, impossible de le rêver… J'essaye de me tourner sur le côté, parce que je crois que j'ai chopé une crampe à la jambe, mais au moment où je tourne mon bassin, une vive douleur se fait ressentir au niveau de mon torse. Bien malgré moi, j'émets un gémissement pitoyable de douleur. Dommage, Ziva sursaute, passe une main sur son visage et ouvre les yeux. Elle me jette un regard, ses yeux continuent leur inspection des alentours et soudain, elle s'arrête, et se retourne vers moi.
- Tony ? Oh mon dieu, tu es réveillé ?
- On dirait bien, oui…
- Comment est-ce que tu te sens ? J'appelle une infirmière.
- Doucement, doucement. Calme-toi. Tout va bien.
- Tu es sûr ?
- Oui. Dis-moi plutôt, qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle soupira.
- Eh bien… Je suppose que tu te souviens de la poursuite de notre suspect, derrière l'entrepôt ?
- Oui, je me souviens qu'il s'est retourné, nous a tiré dessus, et tu l'a abattu. Joli tir d'ailleurs.
Elle ne relève pas le pseudo-compliment.
- C'est à ce moment-là que tu as été touché. Je ne m'en suis pas aperçue tout de suite, mais…
Son visage change d'expression et elle me paraît soudain si fragile, j'ai envie de la protéger et de lui dire que ce n'est pas de sa faute.
- Ton cœur s'est arrêté quelques secondes après. J'ai dû te ranimé, mais j'ai bien cru que c'était la fin.
- Mais apparemment, ça ne l'était pas. On ne vient pas à bout d'un DiNozzo aussi facilement !
- Sans doute. Et heureusement.
Sa phrase me fait sourire. Mais je sens bien qu'à peine prononcée, elle la regrette déjà.
- Combien de temps je suis resté endormi ?
- Ca fait 9 jours. Après l'opération, tu es resté dans le coma durant 9 jours.
- Ziva ?
- Oui.
- Approche-toi.
Elle se lève, peu assurée d'elle-même, et je ne la reconnais pas. Son visage porte les traits de la souffrance, de l'attente et de la tristesse. Peut-être même un soupçon de peur. Mais la personne que je reconnais encore moins, c'est moi. J'ai soudainement envie de sentir ses lèvres sur les miennes et nos mains enlacées, mais je ne sais pas sur quel terrain je m'aventure là. Anthony DiNozzo, ma conscience, m'a dit de foncer, quitte à en ressortir le cœur brisé, mais que l'expérience du bonheur est toujours bonne à prendre, car chaque seconde de bonheur manqué est perdue à tout jamais.
Je sais que c'est le bonheur que je veux à ce moment précis. Je ne sais pas s'il sera réciproque, mais je l'espère.
Elle s'approche donc de la tête du lit, pose ses deux mains sur le matelas et me regarde dans les yeux.
Je pose ma main droite sur la sienne et ma main gauche sur sa joue. Je la caresse du pouce et l'invite à s'approcher encore. Elle a saisi le message et je constate avec joie qu'elle me suit et lorsque nos lèvres se rencontrent, ça me procure un choc électrique. Ce moment, je sens que nous l'attendions depuis si longtemps et la réalisation d'un vœu très cher comme celui-ci procure ces palpitations que l'on sait si bénéfique, l'adrénaline qui monte, le frisson qui me parcourt le dos, ça ne trompe pas. Je crois bien que je suis amoureux de ma partenaire. Et je sais à présent que c'est réciproque. Je suis heureux et je veux passer à présent un maximum de temps à ses côtés pour ne pas le regretter s'il devait nous arriver quelque chose. Regretter le temps perdu à courir après le plaisir, si mon bonheur travaille à deux mètres de moi.
THE END
A bientôt pour une nouvelle fic ! Croyez-moi j'en ai une en réserve que je poste très bientôt !
