Oyez brave gens, nous sommes de retour

Résumé : Que croyez-vous ? Que l'on puisse échapper au mariage arrangé juste parce que l'on se nomme Sirius Black ? Et bien sachez que vous divaguez totalement ! Un James amoureux, un Remus défaitiste, un Peter dénigré et un Sirius orgueilleux. Esther en fera voir à ce dernier des vertes et des pas mures, n'en déplaise à Remus.

Rating :T

Remerciement : Bien évidemment, il faut remercier Miss Matoo et Miss Patate, pour leurs aides non négligeables.

Warning :Ni Remus, ni Sirius, ni James, ne nous appartiennent, puisqu'ils appartiennent déjà à Joanne Rowling. (Même si ça ne nous dérangerait pas plus que cela, hein.)

Auteur : Nous.

IMPORTANT : La fiction se finira bientôt. C'est à dire que le prochain chapitre sera le dernier, une suite est envisagée dans la mesure où on l'a déjà imaginé. À vous de voir si vous la voulez ou si vous estimez quelle peut se finir ici, dites le nous les commentaires, c'est fait pour ça;)

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Chapitre 10 : Lovely Night

de Rayan Gosling & Emma Stone

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4 Août 1977:

La journée à lire, la nuit à dormir. Parfois elle se disait qu'elle aurait pu faire autre chose, mais au fond elle se complaisait dans cet emploi du temps si simpliste. Peut-être qu'elle n'aurait plus de telle occasion avant la retraite, qui sait ? Le vendredi Sirius venait déjeuner, parfois en compagnie de James ; si le cœur lui en prenait elle sortait avec eux dans le Londres moldu. C'était ce qui restait encore le plus sûr par les temps qui couraient. Remus, qu'elle voyait bien peu, lui envoyait régulièrement des lettres, auxquelles elle répondait bien évidemment. Parfois ils essayaient de se voir, en vain : Odette se débrouillait généralement pour qu'elle soit occupée le plus possible en dehors de ses lectures. Max, lui, ne se mêlait pas des affaires des autres et riait quand sa femme poussait le ridicule. Même s'il partageait les convictions de son épouse, il trouvait ses méthodes assez... Drôles pour tout dire. C'était cela Maximilien. Une petite dose de sourire pour une grosse dose de flegme. Il ne s'emportait que rarement lorsque cela en valait le coup, il n'était pas du genre à faire parler de lui. C'était cela les Walsh. Une famille très respectée dans la société sorcière, peut-être autant que les Black ou les Lestrange. Respectée, oui, mais assez discrète. Elle n'était pas de ces familles à pointer le nez dès qu'une réception mondaine s'annonçait, pas comme les Carrow ou les Macmillan. Lui était au Magenmagot, elle était assez belle femme, mais ils se limitaient au strict minimum attendu par la société. C'était un nom de famille destiné à disparaître, n'ayant qu'une héritière fille pour cause de stérilité, un peu comme les Shafiq ou les Beurk. Ils faisaient leurs vies dans la simplicité -n'en déplaisent pas aux Croupton, toujours aussi jaloux. Alors lorsque Esther fut convoquée par son père dans la bibliothèque, elle ne comprit pas, cela pouvait arriver de sa mère, mais de son père? C'était étrangement solennel.

"Esther...

- Je suis là papa.

- Je vois cela. Ta mère et moi avons bien réfléchi et nous pensons qu'il serait bon que... pour ton avenir, il serait bénéfique que… Le père Walsh hésitait, il n'aimait pas vraiment faire ça.

- Oui... Que quoi ? Le poussa à continuer Esther.

- Que tu t'affiches plus avec Sirius.

- Suis-je maître de mes actions ? La jeune fille se tenait droite et fière, sans impertinence. Elle n'en restait pas moins sûre d'elle.

- Oui, bien évidemment… Maximilien, lui, ne savait pas vraiment comment se comporter, gentil ou méchant flic ? Il réfléchissait.

- Donc vous attendrez le 10 juillet pour que je m'affiche comme vous le dites avec Sirius. Imposa la demoiselle.

- Pourquoi donc ?

- Parce que c'était le contrat. "Entre les soussignés, d'une part Esther Proserpine Walsh et d'autre part Sirius Orion Black il a été convenu ce qui suit : je te passe le blabla sur les droits de propriété, blabla... La soussignée Esther Proserpine Walsh épousera le soussigné Sirius Orion Black en ce 10 juillet 1978 blablabla..." C'est écrit sur le papier. Le 10 juillet 1978. Tu as toujours su que Sirius et moi ne nous entendions pas et tu veux faire avancer les choses, c'est hors de question. Je suis majeure, laissez-moi disposer de cela encore un peu avant de me lancer dans ce monde auquel je n'ai jamais voulu appartenir !

- Esther, tu avais le choix enfant, aujourd'hui tu ne peux plus te le permettre. Assena son père sur un ton sans réplique. Pourtant sa fille le regarda droit dans les yeux et demanda :

- Et pourquoi ne l'aurais-je ?

- Les temps ont changé, tu ne peux pas faire comme si ce n'était pas le cas. Tu sais qui est monté en puissance, tu es devenue majeure, tu sors avec un sang mêlé. Tout a changé, tu ne peux pas agir selon le contexte d'il y a 10 ans. C'est un fait, tu es bien plus en danger qu'il y a 10 ans. Il y a 10 ans on pouvait sortir sans problème en n'ayant pas pour prétexte d'être un sang pur, mais même notre sang ne nous protège plus. Monsieur Walsh fit une pause dans sa tirade, se leva et se dirigea vers sa bibliothèque, tournant le dos à sa fille. Les Potter se sont fait menacer il n'y a même pas un mois, à cause de leur sympathie avec des sang-mêlé... même pas des moldu, des sangs mêlés ! Ta mère et moi avons peur pour toi Esther ! L'année dernière à la réception du ministère, Orion a essayé de pousser Sirius à rentrer dans le cercle du Seigneur des ténèbres. On a réussi à t'en préserver des années durant mais on ne pourra pas le faire indéfiniment. Que tu le veuilles ou non, tu n'es pas intouchable. Il y a 10 ans, dire " ce n'est pas ma guerre" ça fonctionnait, mais pas aujourd'hui ! Soit tu es avec lui soit tu es contre lui, il n'y a plus de juste milieu, nous sommes tombés dans les extrêmes. Le galion à flamber et n'a plus de valeur, les biens communs n'existent plus et l'économie de notre pays est en partie financée par la corruption. Et toi tu veux encore t'en laver les mains. Tu es protégée à Poudlard Esther, mais en dehors du château, c'est la guerre. T'afficher avec Sirius est plus de l'ordre de ta sûreté plutôt que de notre caprice !

- Ce n'est pas un caprice que d'être amoureux… La jeune fille regardait par la fenêtre, elle ne semblait pas avoir entendu les propos de son père, ce qui eut pour effet de fortement l'agacer.

- Arrête Esther, on n'est pas dans un roman à l'eau de rose ! "l'amour", rien que ça ! non mais tu t'entends, il y a cinq ans tu étais une fille sensée qui connaissait le vrai ordre des priorités ! Tu n'as que 17 ans, par Merlin ! Je te demande de t'afficher avec ton fiancé, pas de te tuer ! Conserve les façades si tu veux conserver ta vie Esther ! "l'amour"... Tu sais, le mélodrame te va bien mal ! S'énerva Max. Il avait peur pour sa fille et pourtant, il comprenait le désarroi dans lequel elle était : après tout, ils étaient tous passé par là.

- C'est vrai le mélodrame ne mène nul part, mais ce que tu me dis, n'est-il pas de l'ordre du mélodrame ?

- Argumentum ad hominem? Tu ne pouvais pas faire mieux sérieusement comme argument. Ou tu n'en as aucun ? Ne te fais pas plus bête que tu l'es, ta mère et moi ne voulons que ton bonheur, et tu le sais.

- Bah oui et c'est pour cela que vous m'avez fiancée à Sirius Black ! Si vous vouliez me protéger en me fiançant à quelqu'un, pourquoi ne pas avoir choisi James !

- Mais tu m'écoutes quand je te parle ou uriner dans un violon serait plus efficace ? Je viens de te dire que les Potter ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête depuis des années, on ne pouvait pas !

- Vous n'avez vraiment rien compris.

- Sérieusement Esther, ce n'est pas le moment de faire ta crise d'adolescence !

- Vous ne comprenez pas que j'en ai marre de faire semblant !

- La vie n'est fait que de faux-semblants ! La vie est injuste ! Si tu voulais de la justice il fallait changer de famille, de monde, d'espèce ! Sirius n'aurait jamais dû te faire espérer avec ses histoires du monde moldu ! Tu es une fille de famille de sang pur, dans des temps plus que troubles frôlant la guerre civile, avec des yeux qui, je suis désolé pour toi, mais sont considérés comme une tare pour certains. Tu peux faire ce qui te plaît. Et il faut que tu le comprennes. Je n'ai pas choisi de me marier avec ta mère, c'est un fait. Je suis toujours en vie. Et tu continueras à vivre avec cela, quand tu auras compris pourquoi on fait cela. On n'est pas dans un conte de fées, tu ne seras pas toujours aidée, on ne sera pas toujours là, et un jour ou l'autre tu te retrouveras seule face à tes actes. On est là pour t'y préparer, c'est notre travail, laisses-nous le faire !

- Laissez-moi faire mes erreurs. Je ne comprends pas, vous me parlez tout le temps des conséquences de nos actes et que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort tout cela ...

- Mais la conséquence de ta romance risque justement de te tuer ! Les Beurk parlent de toi comme d'une traître à son sang. Tu ne peux pas te permettre de faire des écarts, la société est en pleine implosion, une simple erreur peut être fatale !

- Mais et ma vie, alors ?

- Tu le fais exprès, c'est pas possible. Je t'explique qu'il faut faire des concessions et tu continues?

- Si je dois sacrifier ma vie aujourd'hui, autant me tuer directement...

- Je te demande de sacrifier ta liberté d'aujourd'hui pour celle de demain. Esther, je ne te demande pas de ne pas faire de conneries, je te demande juste de ne pas te faire prendre et de faire le maximum pour assurer une base sécurisante derrière.

- Qu'est-ce qui me dit que demain j'aurai des libertés ?

- Rien, absolument rien, aujourd'hui, on n'est plus sûr de rien." Ils se turent et après un silence qui sembla éternel, Esther se retira calmement, contenant en son for intérieur la tempête qui l'habitait.

1 Septembre 1977:

Remus tournait en rond comme un animal en cage. Il ne supportait plus d'être la personne de l'ombre. Certes il n'aimait pas se faire remarquer, mais il n'en restait pas moins humain et l'homme a besoin de reconnaissance. Il était censé accepter, comme d'habitude, que se soit un autre qui doive s'afficher avec Esther, même si c'était son ami. Il savait depuis le début que cela se finirait avec cette situation. Elle lui avait clairement dit. Ce n'était pas pour autant que c'était facile. Il savait qu'un jour, ce ne serait plus leur temps. Qu'il ne pourrait rien changer. Et qu'il devrait passer à autre chose. Dans trois ans se serait le temps de Sirius, et il n'y pouvait rien. Il ne pouvait pas lui en vouloir... Elle l'avait prévenu. Et c'est ainsi que tout devait se dérouler depuis le début. Remus devrait alors trouver quelqu'un de stable, qui ne le quitterait pas pour quelqu'un d'autre ou à cause de sa lycanthropie. Quelqu'un à lui. Ou peut-être pas. Est ce qu'il trouverait cette personne rare? Il en tombait bien bas. Il n'avait rien à faire de plus, juste attendre que le destin scelle la vie d'Esther en juillet. Esther et Sirius ne pouvaient rien faire, la paperasse avait été faite il y a de cela dix ans, et s'enfuir était inenvisageable. Ils avaient les poings liés. Même s'il le savait, Remus avait toujours cette amertume au fond de la gorge.

2 Septembre 1977:

Il était arrivé la veille et déjà elle essayait d'appliquer les mesures de leurs parents. C'en était d'un ridicule, selon Sirius, qui en avait plus que marre de cette vie, sans mauvais jeu de mots, de chien. Fais-ci, fais-cela. Gnagna. Il n'en pouvait plus d'être contraint au désir de ces femmes, il voulait vivre selon les siens. Aller vivre loin de sa famille, ou du moins prendre de longues, très longues vacances. Mais non, ce n'était pas proposé comme option pour sa vie. Non, il fallait qu'il tombe sur cette terre. Rhaaa. Il n'en pouvait plus d'elles, pourquoi n'était-il pas homosexuel !

« Je trouve cela, absolument ridicule ! C'est grotesque ! Je n'y arriverais pas !

- Sirius, tu m'as déjà tenu la main plus d'une fois, ok. On s'est même embrassé une fois ! Ce n'est pas ça qui va te tuer ! Soit tu me tiens la main en entrant dans la grande salle ou... ou je te roule une pelle ! Et toi comme moi on n'a pas envie d'en arriver là.

- Mais pourquoi ? Pourquoi on doit jouer au petit couple parfait !?

- Parce que tout se sait toujours, peut-être pas dans la semaine ou dans le mois, mais tout se sait toujours et on finit toujours par en payer les pots cassés.

- Et Remus en dit quoi ?

- Remus sait faire la part des choses et l'accepte très bien.

- Mon cul oui ! » C'était parti pour être une super année.

24 Octobre 1977:

Pour la première fois de toute sa scolarité, Remus rentra chez lui pour les vacances de la Toussaint. Personne ne restait cette année, à part Peter. Peter c'était d'ailleurs un peu éloigné cette année, il avait pris ses distances, il était là durant la pleine lune, mais à part cela, il ne participait plus aux blagues de Sirius et James, il était ailleurs. Alors pour la première fois Remus rentrait. Sa mère, qui l'attendait à la maison, lui demanda pourquoi il faisait cette tête. Il lui répondit simplement qu'il ne la faisait pas et monta dans sa chambre. Ce soir-là, il ne dîna pas. Étrange pour un loup-garou la veille de sa transformation, lui qui gérait encore si mal ses sauts d'humeur lunatique. Le lendemain et une grande partie de ses vacances, il les passa encore et toujours dans sa chambre, prétextant réviser ses aspics. Prétextant, car la plupart du temps il fixait le plafond, allongé sur son lit. Sa mère était inquiète pour son fils, lui qui avait l'air si heureux l'an passé. Elle disait à son mari qu'il était un peu comme une fleur qui s'était épanouie à Poudlard et qui fanait aujourd'hui. Son père dit à sa femme de ne pas s'en faire, qu'à son âge les garçons sont forts. Que Remus était un homme et qu'il allait remonter la pente et de toute manière c'était la faute de ces sangs-purs avec qui il traînait. Hope Lupin sourit en disant qu'il n'était aucunement histoire de statut de sang, mais d'une histoire d'orgueil. Remus qui était en haut des escaliers pensa que jamais sa mère n'avait eu autant raison.

26 Décembre 1977:

En ce lendemain de Noël, l'ambiance autour de la table était bien lourde. Sirius comme Esther n'en menaient pas bien large, assis en face l'un de l'autre. Leurs familles étaient attablées comme chaque année et comme chaque année ce repas était une plaie. Regulus était au bout de la table, sans vraiment écouter les discussions des adultes, portant sur des choses futiles comme tel dîner mondain ou tel nouveau ragot. D'un coup les sujets changèrent significativement.

"Et vous Esther, demanda Walburga, que pensez-vous de tout ceci ?

- Pardonnez-moi pour l'expression mais, je pense, madame que je n'en pense rien. Ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent, je n'en n'ai cure. répondit Esther sur le ton le plus poli qu'elle pouvait.

- Mais ces individus sans magie ou issus des moldus sont un fléau qui s'abat sur notre société, comment pouvez-vous ignorer cela ? S'indigna la femme qui l'avait interrompue dans son ennui.

- Je ne leur donne aucune importance. Leur en donner serait leur prouver que nous les craignons, et donc qu'ils sont nos égaux, ou qu'ils nous sont supérieurs.

- C'est un point de vue qui se défend. Ma nièce s'est engagée auprès du Seigneur des ténèbres voyez-vous, et Bella y est très appréciée, cela ne vous intéresserait pas de l'y rejoindre ? Avança Walburga avec un sourire horriblement faux.

- Voyez-vous, je préfère les ignorer que d'avoir leur sang sur les mains… Lui répondit Esther, toujours aussi poliment et pourtant bouillonnant intérieurement.

- Vous êtes donc comme Narcissa, vous n'aimez pas vous salir les mains. Dit la femme sur un ton sec.

-Mais et vous madame, si je puis me permettre, pourquoi vous ne vous engagez pas ? Tenta de la calmer Esther.

-Je ne souhaite pas y participer, je les soutiens mais j'estime ne plus avoir l'âge pour battre la campagne.

- Je vois. » Sirius lui sourit.

14 Février 1978 :

À une heure où tout le monde dormait, sauf peut-être les elfes des cuisines, Esther alluma sa baguette et sortit son sac de cours de sous son lit.

« Qu'est-ce que tu fous ? Demanda Remus allongé sur le ventre à sa droite, exténué de sa courte nuit.

- Je fais le devoir de potion, j'avais oublié... Lui répondit-elle en sortant son encrier.

- Non mais sérieusement ? À cinq heures du mat' ? Tu ne pouvais pas faire ça avant ?

- Je viens de te dire que j'avais oublié, j'ai cours à la première heure ! Esther était paniquée, en sept années à Poudlard, elle n'avait jamais rendu un devoir en retard, et commencer en septième année n'était pas dans son programme.

- Je sais, j'ai cours avec toi.

- Tais-toi, faut que je me concentre. Elle se moque de moi .

- Tu es gonflée quand même, tu me réveilles et après tu me demandes de me taire.

- Hé ho c'est toi qui es à poil dans mon lit, tu es en position de faiblesse, alors la ramène pas. Allez c'est ça bonne nuit, je ne vais pas m'énerver, Remus coucher. Rha merde ! Qu'est-ce qu'elle a encore...

- Qu'est-ce qu'il se passe encore ?

- J'arrive pas à écrire, je n'ai pas de support et le parchemin sur mes genoux ça le fait pas. Je sors vraiment avec ça, très bien, j'avais oublié qu'Esther était docteur Jekyll et Mister Hyde. Je n'aurais pas dû l'oublier...

- Prends un autre support alors ...

- On va faire comme dans les liaisons dangereuses ! Ho mercredi, c'est quoi ce truc encore ...

- Les quoi ?

- Un livre moldu français que j'ai lu en... trois ou quatrième année, je sais plus...

- Et ils font quoi dans les liaisons dangereuses...

- Ils baisent, mais ça on l'a déjà fait. On va faire comme le type... Oh non, non, tu es gentille, je veux bien être jeune, mais je suis crevé, préserver l'espèce on fera ça plus tard !

- Merlin Esther, tu peux pas juste te recoucher, tu copieras mon devoir en prenant ton petit déjeuner.

- Non ça va se voir. On va faire comme dans le livre. Alors oui si tu veux, je ne suis pas contre, mais pas maintenant.

- Bon, outre le fait que tu es lu un livre érotique moldu en troisième année, on y apprend quoi?

- La manipulation et le sexe... Génial, super programme c'est la Bible du Serpentard, mais à part ça? Y a-t-il autre chose dans ce maudit bouquin ?

- Non mais à part ça? Il fait quoi ton type, qu'on puisse faire, à part coucher et manipuler ?

- Il envoie une lettre érotique à la fille qu'il aime -ou à une gamine je sais plus- en l'écrivant sur le dos de la fille avec qui, il vient de coucher. Ok elle a lu le guide des violeurs juniors... Très bien.

- Et tu as lu ça en troisième année. Mais où tu as trouvé ce truc ?

- Sirius qui l'a trouvé dans des puces moldues. Évidemment, j'avais oublié que Sexe et Sirius allaient de paire...

- Ah bah de mieux en mieux. Attends mais qu'est-ce que tu fais ? Elle est en train de m'écrire sur le dos. Mais qu'ai-je fait pour mériter ça...

- Je fais comme dans le livre.

- Non mais tu es gentille, mais ça fait mal, j'ai ta plume qui me rentre dans le dos ! Je vais la tuer...

- Ouais tu as raison c'est un peu pourri, la plume s'enfonce, ton dos est mou.

Mais évidemment que mon dos est mou, c'est un dos !

- Merde ! Mais laisse-moi dormir par pitié, je ferai tout ce que tu veux mais fous-moi la paix bordel !

C'est quoi le problème cette fois. Moi j'ai besoin de dormir, c'est ce soir la pleine lune.

- Ça a tr compaversé... hein ?

- Qu'est-ce qui a traversé ?

- Bah l'encre Remus... Je vais la tuer...

- Tu te moques de moi. J'ai quoi d'écrit sur le dos ?

- « Bile de tatou » Je vais la tuer...

- Ah bah génial tiens !

- Non mais ce n'est pas grave, personne le verra, à moins que tu déambules à poil dans Poudlard. Non mais même !

- Ce soir c'est la pleine lune et les gars vont se payer ma tête.

- Je crois franchement que tu as d'autres soucis à la pleine lune. Je vais la tuer...

- Donc en rajouter un n'était pas nécessaire !

- Du coup, tu pourras me passer ton devoir pour que je recopie au petit déjeuner ? Mes devoirs pour du repos !

12 Juillet 1973:

Après leur deuxième année, Remus était allé dans la maison de vacances d'Esther avec Adélaïde. Une maisonnette tout ce qu'il y avait de plus simple et de plus perdu, en plein milieu de la forêt de Brocéliande, personne ne risquait de venir troubler la tranquillité des Walsh. Odette et Maximilien étaient partis au ministère pour des affaires, alors les enfants jouaient plus ou moins sagement dans le jardin, avec un ballon que Sirius avait offert à Remus pour son anniversaire. Cela s'appelait le football ; sans connaître les règles ils s'envoyaient la balle, jusqu'à ce qu'Esther l'envoie dans l'arbre.

« Ah bah bravo, on fait comment pour le récupérer, maintenant ? Demanda Adélaïde, énervée. Esther était vraiment une plaie avec les jeux manuels. La barbe ! La barbe ! La barbe !

- Bah avec un accio !

- Tu es drôle toi, ta mère est en train de se préparer et ton père est parti au ministère.

- Attends, tu vas voir. Dit Esther en essayant d'atteindre la première branche pour s'y agripper, mais elle était trop petite. Flûte de zut de crotte de flaireur !

- Esther ne monte pas à l'arbre, on verra plus tard avec tes parents ! Râla Remus en fronçant les sourcils, mais la jeune fille commença à remonter sa jupe jusqu'en haut de ses cuisses et elle fit un nœud.

- C'est bon Remus, fais-moi la courte échelle que je puisse m'agripper à la première branche.

- Ça va pas la tête Esther, tu es en jupe. L'Allemande était dépitée.

- Je ne te ferai pas la courte échelle comme ça, moi je te dis que ça sent la bêtise à plein nez ! S'énerva Remus.

- Attends, tu vas voir. Adélaïde défit le nœud que son amie avait fait avec sa jupe, elle fit passer le derrière de sa jupe par-devant, la rabattit et la rentra à l'avant du vêtement ce qui formait une sorte de short ou bien de couche extrêmement laide.

- Exhiber ses sous-vêtements est une technique assez vulgaire, tu le sais ça? Dit Adélaïde qui s'était penchée à l'oreille d'Esther.

- C'est bon Remus, tu peux me faire la courte échelle ! La jeune fille avait l'air assez fière de sa nouvelle tenue, assez pour réitérer sa demande

- Euh... Adélaïde, tu peux aller appeler Jolly par la cheminée, s'il te plaît, elle est toujours en Angleterre. Demanda Remus après avoir hissé Esther sur la branche, inquiet de la tournure de la situation.

- Ouais j'y vais on ne sait jamais. La jeune fille partit en courant vers la maison. L'Irlandaise, elle, avait réussi à faire tomber le ballon. Mais quand elle voulut descendre, ce fut autre chose.

- Remus, tu peux me rattraper ? Dit-elle une fois sur la branche la plus basse, celle sur laquelle son meilleur ami l'avait hissé. Quand elle sauta de la branche, Remus perdit l'équilibre et tomba au sol.

- Esther tu m'écrases. Grommela le garçon.

- Moi je suis bien.

- Peut-être, mais tu m'écrases.

- Vous dites si je dérange. » Dit Adélaïde en tenant la main de Jolly.

6 Mars 1978 :

Il était tard, très tard. Peut-être deux heures du matin, peut-être plus. Et Esther et Sirius étaient assis en face du feu de bois, qui brûlait dans l'âtre.

« Esther, tu te rend comptes de ce qu'il se passe ? Demanda le garçon, ce qui fit sortir la sorcière de sa léthargie.

- De quoi tu parles. Marmonna-t-elle encore dans les brumes de la somnolence.

- Du mariage... Où on va, là? Tu le sais toi ?

- Tu parles comme dans un livre extrêmement mal écrit Sirius. Je comprends pas où tu veux en venir. Lui dit sa fiancée en se redressant dans son fauteuil.

- On va se marier, pendant que dehors les gens meurent, tu trouves ça juste toi ? Moi j'ai du mal avec cette idée, tu vois ce que sont devenus certains né-moldu.

- Tu n'en vois pas plus que moi, Sirius. Le mois dernier, mon père m'a écrit qu'il en avait caché à la maison, il voulait les garder en sécurité. Mais ils ont préféré sortir. Au bout de deux jours, quand mon père les a revus, ils étaient morts. Il s'en voulait tellement, il voulait sincèrement les aider, c'étaient des gens qui travaillaient au département des mystères.

Maintenant la jeune fille était presque énervée par ces élucubrations.

- Et nous on est en train de boire un chocolat chaud près du feu. Dit Sirius sur un ton mi-désespéré mi-dégoûté.

- Que veux-tu faire ? Qu'on s'immole en place public ? Cela n'aura aucun impact.

- En cacher, je ne sais pas. Pour se protéger, nous on se marie... Des gens dans ce pays meurent et nous on se marie. Des personnes n'ont plus le droit de vivre ici et nous on se marie, où est la logique, moi je trouve ça paradoxal. D'autant plus qu'on ne s'aime même pas... Merlin, mais qu'y a-t-il dans ce chocolat …

- Tu nous fais une crise romantico-existentielle ou quoi ? Faut dormir la nuit hein ?

- Tu comprends pas, un mariage c'est comme une naissance c'est censé être beau. Nous on ne s'aime pas, mais on se marie quand même...

- Tu parles comme un mauvais livre à l'eau de rose, tu es de plus en plus atteint Sirius. T'es crevé, tu t'es encore engueulé avec ton père ?

- Oui mais ce n'est pas ça.

- On se demandait, avec Remus, tu aimes toujours Isa ?

- Je ne sais pas vraiment, je ne pense pas. Répondit-il plus las que convaincu.

- Sirius, qu'on soit clair, après la guerre si tu tombes amoureux d'une nana part avec elle. Pour moi on est marié que sur un bout de papier.

- Tu restes avec Rem.

- Non vaut mieux pas ça deviendrait nocif. Je lui avais dit dès le début.

- Merlin mais qu'est-ce que l'on devient.

- Je ne sais pas, mais je ne veux pas le savoir. » La jeune femme se leva, prit sa tasse de chocolat et sortit.

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En espérant que ce chapitre vous ait plu. Vous savez vous pouvez nous laisser des commentaires, promis on ne mord pas ! On ne vous donnera pas le titre du prochain chapitre ce serait trop facile. Mais promis, c'est un happy ending.