Soudain, il vint écraser ses lèvres contre les miennes dans un élan passionné. Pas croyable. Je le laissai faire, sous le choc en réalisant à peine ce qui se passait. L'instant d'avant, j'avais eu l'impression qu'il voulait me frapper, et quelques secondes plus tard il décidait tout d'un coup de m'embrasser ? C'était tout de même étrange.
J'inspirai contre ses lèvres pour reprendre mon souffle.
- Merde, Elena, dit-il en s'arrachant de moi.
Je repris ma respiration, pantelante. Je glissai une main dans mes cheveux et mis mon autre main sur ma hanche. J'étais complètement perdue.
- Tu voulais me frapper, soufflai-je.
Il ferma les yeux et secoua la tête comme si l'idée même le répugnait.
- Tu crois vraiment que j'aurais pu te faire du mal, Elena ?
J'hochai la tête, honteuse. Il leva les yeux au ciel et pinça les lèvres.
- Parfois, je me dis que tout serait plus simple si je ne vous avais jamais rencontrés. Je... si je ne serais jamais tombée amoureuse de Stefan, quelle vie je mènerais ? Je me serais peut-être remise avec Matt. Je voulais des enfants, un beau mariage. L'ensemble réaliste que toute fille voudrait avoir, quoi ! Une belle maison, un travail que j'aime et être entourée par une famille aimante et...
Je débitai tout cela d'un coup, tout ce que je refoulais depuis longtemps. Trop longtemps.
- ... Vieillir et mourir comme tout le monde.
Il ouvra la bouche pour parler, mais je le fis taire aussitôt en levant la main et continuai mon discours.
- Mais le problème, c'est que toutes les choses à laquelle je croyais s'avéraient fausses. Parce que je ne pourrais pas vivre sans Bonnie, Caroline, Tyler... Même s'ils sont tout le contraire de la race humaine. Je me suis habituée à ce rythme de vie.
Je ne m'étais pas rendue compte que ma voix commençait à trembler.
- Je ne pourrais pas vivre sans toi, finis-je en reniflant.
Il me prit dans ses bras et me serra contre lui. J'enfouis ma tête contre son torse.
- Je suis désolée de t'avoir lancé ma tasse de café dessus, ris-je en accrochant mes mains dans son dos.
- Puisqu'on est dans les excuses... Grimaça-t-il. Je ne vais pas dire que je suis désolé d'avoir fouillé dans tes tiroirs, parce c'est tout le contraire mais je vais...
- Damon !
- OK, OK ! Je me rends !
Je souris d'exaspération et m'arrachai de ses bras. Soudain, une pensée refit surface.
- Je vais chez Caroline aujourd'hui, annonçai-je.
- Blondie ? Eh bien amuses-toi bien avec elle... Comme je l'ai fait.
Il me fit un petit sourire coquin en battant des cils. Espèce d'abrutit. Il venait de m'embrasser et maintenant il mettait sa sexualité sur le tapis ? Ça n'allait pas bien dans sa tête.
- C'est dégueulasse ce que tu as fait, soit dit en passant. Tu as abusé d'elle.
- Oh non. Crois-moi, elle était très consentante.
- Tu l'avais hypnotisé, répliquai-je.
- Ça n'enlève rien au fait que je suis un dieu au lit. Tu aurais dû la voir, elle...
- Chut ! Tes... exploits... ne m'intéressent pas du tout. C'est répugnant, grimaçai-je.
Mais, au plus profond de mon être, je revivais tous mes rêves. Je rosis en y repensant.
- Qu'est-ce que je vois là ! Mademoiselle Gilbert rougit ? Se moqua-t-il de moi.
Je roulai les yeux en m'avançant vers la garde-robe pour aller chercher la serpillère. Il fallait bien que quelqu'un s'occupe de tout nettoyer. J'entendis Damon me suivre. J'ouvris la porte en me mettant à genoux, cherchant le bac à eau. Je jetai un petit regard derrière moi et aperçu mon vampire me fixer.
- Tu pourrais arrêter de me regarder ? Je trouve ça gênant.
Il émit un petit pouffement et tourna les talons pour monter à l'étage. Pourvu qu'il ne rentre pas dans ma chambre pour rendre visite à mes dessous, pensai-je bêtement. Je nettoyai tout le gâchis provoqué par le café et retournai dans ma chambre pour me changer. Damon n'y était pas. Il devait être allé faire un tour.
Je partis chez ma meilleure amie en me questionnant à propos de tout ce qu'il m'arrivait. Penser à Damon était rendu une vraie obsession. Je sonnai à la porte de Caroline et elle vint m'ouvrir en me donnant la bise sur les deux joues. Je la suivis dans le salon et je m'assis sur le canapé.
- Caroline, je ne sais plus quoi faire, lâchai-je, déprimée.
- Explique.
- Tout ! Stefan, Bonnie, Damon...
- Attends ! Damon ?
Je virai au cramoisis. Elle fit des signes avec sa main pour m'inciter à continuer. J'étais grillée. Autant lui avouer tout de suite.
- Je fais des rêves sur lui, chuchotai-je.
Elle ouvrit grand la bouche et me rendit un sourire espiègle.
- Ce n'est pas vrai ! Tu fais des rêves érotiques sur Damon ! Mon dieu, Elena !
- Caro ! Chut ! On pourrait nous entendre !
Elle rit et vint s'asseoir à côté de moi, redevenue tout d'un coup plus sérieuse.
- Tu l'aimes ? Demanda-t-elle.
- Je ne sais pas... On dirait que je ne suis plus en contrôle ces temps-ci. Surtout en sa présence et...
- Tu es amoureuse, me coupa-t-elle.
- De Damon ?
- Mais oui ! Mais fais attention, Elena. Damon... reste Damon. Je ne veux pas qu'il te fasse de la peine.
Je la serrai dans mes bras. Que ferais-je sans ma meilleure amie ?
- Il m'a embrassé il y a même pas deux heures.
- Quoi ?! S'écria-t-elle en reculant. Mais c'est génial ! Pour une fois que monsieur Salvatore se montre galant... il l'était, n'est-ce pas ? Ou bien il t'a forcé ?
Je soupirai.
- Ne t'en fais pas, Caro. Il était doux. J'ai même aimé... Murmurai-je pour moi-même.
Ne vous en faites pas, votre lemon arrive a grands pas ! Laissez une petite review, s'il vous plait ! Ça m'encourage a continuer d'écrire... Et puis ça ne prend même pas 15 secondes ! ;)
