Disclaimer : Les personnages sont ceux de J.K. Rowling. Pas les miens. Et cette fic n'est pas à but lucratif.
Genre : UA. Romance. Drame ?
Raiting : M, sans aucun doute. Même si ils ne vont pas se sauter dessus dans le premier chapitre è.é
Note de l'auteur :Pour les fautes, toujours et encore désolée, mais elles sont moins nombreuses, non ?é.è. VUI, le chapitre est cours. Vraiment, vraiment vraiment cours. Fait à la rache. Je vous fais un pavé, la prochaine fois x).
Laisser se fendre nos poignets et brûler quelque chose de beau.
Désordonné. Brulant. Brisé. Horriblement raté. Dé-rythmé.
Des notes. Détachées.
Des doigts dérapant sur les touches. Des doigts fins et légèrement halés, qui se mouvait pour exprimer. Une mélodie sans vie. Ou au contraire. Non, en fait, ce serait plutôt au contraire; trop vivante. Des notes sans ordre, sans concordance ou justesse. Juste des notes, frappées ici et là, avec un talent certain. Des notes, peuplées de bémol.
Sur cette mélodie, on aurait pu danser. On aurait pu danser sa vie. Danser sa vie et marquer le désespoir qu'on lisait dans ses yeux émeraude alors qu'il s'abandonnait au clavier du piano brillant.
Un piano brillant, qui crachait ces notes. Qui les hurlait, alors qu'il s'abandonnait. Qui faisaient échos aux battements rêches de son coeur bavant. Un coeur, qui aurait pu baver de l'encre, des mots, mais qui préféra baver des notes.
Ce soir-là, sans se soucier des autres, il joua. Et il laissa les images danser devant ses yeux, les faux pas s'alliant avec la mélodie produite grâce à ses doigts graciles. Peut-être pleura-t-il. Pour oublier. Qu'il s'était perdu, qu'il ne savait plus quoi penser. Trop morts pour ressentir. Trop vivant pour être insensible. Entre deux mondes le jour,dans aucun la nuit.
†
Des pas légers, et pourtant audibles, se firent entendre derrière lui. Harry aimait cela. Savoir, que dans cette maison salie par le sang, il n'était pas seul. Et même si Luna était reparti la vieille, ce serait mentir s'il disait que la présence des deux inconnues qu'étaient les Australiens ne le rassurait pas.
Alors il s'habituait. À ne pas sursauter lorsque des pas se faisaient entendre. Même si à cette heure-là, avant, sa mère se reposait, et son beau-père était déjà dehors. Il avait calqué son rythme aux leurs. Il avait appris, à les fuir et pourtant écouter leurs présences discrètes.
Harry avait pris peur, la semaine précédente, en sentant ses lèvres légères sur les siennes. Il ne s'était pas vraiment posé de questions. Il avait pris peur. Car pour lui, c'était devenu un match. Et il ne l'avait pas repoussé. Il n'avait pas même reussi à lancer une remarque glaciale. Alors la balle était dans le camp du blond. Et il détestaitperdre le contrôle sur sa vie. Un peu plus.
«Coucou, Harry. » Chantonna Blaise, d'une humeur visiblement joviale.
Harry se contenta hocher la tête, restant rivé vers le placard à moitié vide. Après un moment, il opta pour un café et quelques biscuits, alors que Blaise imitait son régime alimentaire. Souriant de toutes ses dents, il le fixait avec obstination. Harry n'avait pas vraiment eu le temps dese rapprocher de lui. Et il n'en aurait sûrement jamais l'occasion. Tant pis.
Un silence s'installa, alors que Harry fixait son café. Le sucre se mourait dans le liquide noir. Comme un oiseau, se faisant absorber par le pétrole. Comme lui, se faisant absorber par les douleurs. Harry n'aimait pas parler. Plus, en fait. Il restait renfermé sur lui-même, alors que les mois défilés en douceur. Il pensait, il s'imaginait sa nouvelle vie. Là-bas. Plus loin. Une vie belle, douce, calme, nouvelle.
Un commencement nouveau. Il y croyait. Il espérait assez pour y croire. Bientôt, il serait loin. Bientôt il oublierait. Et même si ça prenait du temps. Même si.
«Draco a dix-huit ans, dans deux semaines. Son compte sera ouvert, on pourra donc partir. Puis, après c'est la semaine de bac. Tu passeras tes vacances tranquillement, t'inquiète pas. »
Son cœur se mit à battre un peu plus vite, sous les paroles lancées d'un ton joyeux. Partir ? Ils partaient ? Il ne partait pas avant début septembre, pour le Canada. Et encore fallait-il qu'il soit pris. La perspective de se retrouver seul l'effrayait.
«Oh, mais vous pouvez rester jusqu'à début septembre. Vous ne trouverez pas si grand, même si vous avez les moyens ca serait de l'argent gaspiller. Vous pouvez rester. » Murmura t-il d'une voix qui se voulait détachée, et non paniquée.
Même si les yeux orageux de Draco et l'effet qui lui faisait l'apeuraient. Il vit Blaise lui offrir un grand sourire, alors qu'il semblait être sur le point de parler. Sa voix mourut, couverte par la sonnerie qui sedéclencha.
Devant la porte, lorsque Harry alla ouvrir, il ne trouva que des feuilles. Agrafées entre elles. Un récit. Un récit, qu'il n'avait qu'une envie; brûler au feu. Une fois qu'il l'aurait lu, bien sûr.
Un récit qui osait, conter son histoire.
Lilia; Ha bon ? Contente que ça t'ai plu, alors :). J'espère que ce pathétique texte trop court, ne te décevra pas trop.
Inconnu; Merci pour ta review, la suite, là voila.
