Bonjour !
Alors, je préviens tout de suite, ceci n'est pas un véritable chapitre de Pansy's Song (d'où l'absence de réponse aux reviews du dernier chapitre, ce qui sera fait la prochaine fois !)
Disons que, pendant ces vacances, je n'aurais pas le temps d'écrire quelque chose de "bien" mais que je ne voulais pas vous laisser sans nouvelles pendant 2/3 semaines. Du coup, en partant d'une review laissée, j'ai eu l'idée de partager un goodie, du point de vue de Daphnée (à la base, je voulais le faire du POV de Pansy, et puis, je me suis dis qu'il y avait plus d'informations intéressantes avec la jolie blonde).
Comprenez bien, ceci est une histoire du POV Hermione, donc, il n'y aura pas, à l'intérieur de l'histoire, des POV autres. (je rappelle cela suite à une review), c'est écrit dans le résumé de l'histoire et ça ne changera pas.
En revanche, si ce concept vous plait, dites-le en review, et je posterai d'autres chapitres goodies du pov d'un autre personnage (vous pouvez même faire des demandes ! Ce chapitre là vient d'ailleurs d'une demande faite en review par Link02 :) )
Voilà, j'espère que cette petite pause, cadeau de Noël en avance, vous fera plaisir - faites le moi savoir, ça sera mon cadeau à moi :p - et puis vous pouvez laisser vos hypothèses quant au comportement de Daphnée et du comment du pourquoi !
(ouaiiis, papa Noël, je voudrais des reviews pour Noël ! Haha)
et passez de bonnes fêtes =)
Nb : ces événements sont la suite directe du chapitre 8
- Ouais, elle est étrange, lance Blaise.
Le jeune garçon est assis de façon nonchalante, en travers de son fauteuil, les jambes pendantes. Il observe ses ongles parfaitement manucurés pour un garçon. Théodore arrive peu après et lui lance un regard suspect avant de venir s'asseoir brutalement à côté de moi.
- Vas-y, pousse-moi, ne te gêne pas !
Le jeune garçon sourit en secouant la tête. Je n'ai décidément aucune autorité ici. Peu importe, je me concentre à nouveau sur Drago. Je glisse mes doigts entre les mèches blondes de ses cheveux, sa tête délicatement posée sur mes cuisses. Il ferme les yeux, sans doute ravi des caresses que je lui prodigue. Tant mieux, tout semble fonctionner à merveilles.
- Vous parliez de qui ? demande Théodore en posant ses pieds sur une table basse après avoir dégagé tout ce qui s'y trouvait.
- Pansy, répond Draco sans ouvrir les yeux.
La simple évocation de son nom me fait un pincement au ventre mais j'essaie de balayer ce sentiment douloureux d'un sourire convaincant.
- Tout ça, c'est de ta faute ! m'accuse Blaise.
- De quoi tu parles ? demandé-je d'un ton agressif, sur la défensive.
- Depuis que vous vous êtes disputées, elle préfère prendre ses distances avec nous, renchérit Blaise.
Je hausse les épaules mais n'ai pas le temps de répondre avant que Théodore n'intervienne :
- Et, à choisir, je la préfère elle ! Elle a plus de conversation que toi.
Vexée, je lui inflige un coup de coude dans les côtes. Il halète un moment puis me fusille du regard avant de lancer d'une voix sèche :
- C'était une blague.
Je grimace. Je n'aime pas ce garçon, mais je me garde bien de le lui dire.
- D'ailleurs, reprend Draco en ouvrant les yeux et en se relevant, je n'ai toujours pas compris quel était le problème entre vous.
J'opte pour un air innocent avant de répondre :
- Rien, des broutilles, des histoires de filles !
Bien sûr, je ne leur dis pas la vérité. S'ils apprenaient que nous sommes sorties ensemble en cachette pendant deux ans, la rumeur se répandrait bien vite auprès de mes parents. Hors de question. D'autant plus avec la mission qu'ils m'ont confiée.
Alors que Blaise s'apprête à parler, l'air perplexe, un bruit familier nous interrompt. C'est le froissement d'un manteau jeté au sol. Pansy apparaît bientôt sous l'arche qui marque l'entrée de la salle commune des Serpentards. Elle balaie la salle du regard un moment avant de poser ses yeux sur moi. Ses prunelles d'habitude d'un bleu océan semblent noires à cet instant.
Elle ne m'a jamais regardé avec autant de colère.
- Toi, lance Pansy.
Je sais très bien pourquoi elle est aussi énervée. Mais je préfère jouer la carte de l'innocente pour l'instant.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demandé-je, l'air inquiet.
- Ça ne va pas ? renchérit Théodore à peine ai-je fini de parler.
Je lui jette un coup d'œil méprisant. Cherche pas, chéri, t'as aucune chance. Pansy ignore le garçon et continue de me fusiller du regard.
- Viens avec moi, m'ordonne-t-elle.
Oh, oh, oh. Mauvaise idée. Si Pansy n'a jamais été violente avec moi, en vue de sa rage, je ne peux être sûre de rien.
- Tu as l'air très énervée, je lui réponds avec mon air habituel de sainte-nitouche.
Elle éclate d'un rire sans joie avant de retrousser légèrement sa lèvre supérieure.
- Tu sais très bien pourquoi.
- Pansy, chère Pansy, intervient Draco, pourquoi ne nous dirais-tu pas ce qui t'arrive ? On peut sans doute t'aider.
- Te mêle pas de ça, Draco.
L'ensemble des Serpentards la regarde, l'air médusé. Jamais personne n'a eu l'audace de s'adresser ainsi à Draco, si ce n'est ce vaurien de Potter. D'ailleurs, ça lui donne un air de bad girl assez excitant.
- Allez, Daphnée, reprend-elle. Il serait temps d'assumer tes actes.
Je hausse un sourcil étonné mais, comprenant que rien ne me sauvera de cet affront, je me lève enfin. Je jette un regard triste à Draco et celui-ci m'observe avant de regarder Pansy et de lui annoncer :
- T'avises pas de lui faire du mal.
La superbe brune secoue la tête avant d'étirer ses lèvres en un sourire presque mauvais.
- T'en fais pas, va. Elle te reviendra en un morceau, ta précieuse blonde.
Je fais une moue et secoue la tête à l'attention de mes camarades, feignant de ne pas savoir ce qu'elle me veut. Evidemment, ils tombent tous dans le panneau – enfin, peut-être pas Théodore, mais ça, c'est juste parce qu'il ne m'aime pas plus que moi.
- Dépêche-toi, lance Pansy. J'ai pas que ça à faire.
Elle tourne les talons et m'entraine jusqu'à notre dortoir. Lorsque la porte est refermée et que notre discussion est à l'abri des oreilles indiscrètes, elle se tourne vers moi.
- Je peux savoir pourquoi tu as été raconter des conneries à Granger ?
- Des conneries ?
J'esquisse un sourire narquois. Lorsque je suis avec Pansy, je sais que je peux être moi-même, pas comme avec tous ces stupides 4ème année.
- Quand ai-je dit des conneries ? demandé-je en la toisant. Quand j'ai dit que nous étions sorties ensemble ? Tu ne te souviens pas de ça ?
Je pose ma main délicatement sur sa hanche. Elle ne me repousse pas et je sens, l'espace d'un instant, sa hargne fléchir.
- Ou quand j'ai dit que tu la draguais pour me rendre jalouse ?
J'approche doucement mon visage du sien jusqu'à glisser mes lèvres près de son oreille droite.
- Aie l'audace de me dire que je mens, murmuré-je.
Dans le silence, j'entendrai presque son cœur battre à cent à l'heure. Je devine les papillons dans son ventre et le frisson qui lui parcourt l'échine. Je quitte son oreille et la regarde droit dans les yeux.
- Alors, quelles conneries, Pansy ?
C'est alors que je remarque quelque chose d'étrange dans ses pupilles. Quelque chose de cassé.
- Comment savais-tu ?
Son regard n'est plus énervé ni menaçant. Il est tout à fait sérieux.
- Savoir quoi ? demandé-je, perplexe.
- Comment savais-tu que je flirtais avec elle ?
Je souris d'un air taquin.
- T'as jamais été très discrète quand tu te réveilles, Pansy.
- Tu crois vraiment que je me suis rendue à la volière chaque matin juste pour te rendre jalouse ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Elle possède une assurance que je ne lui reconnais pas – ou du moins, qu'elle n'a jamais eu face à moi. Je fronce les sourcils, crispant mes doigts en réalisant que la situation m'échappe.
- Il y a quelque chose de spécial chez Granger.
Qu'est-ce qu'elle raconte ! J'ouvre la bouche pour répliquer mais je ne trouve mes mots qu'après quelques secondes :
- C'est une blague ?
Elle secoue la tête de gauche à droite, tout à fait sérieusement.
- Tu ne vas pas me dire que tu t'intéresses à une sang-de-bourbe ? Surtout après moi ? Elle n'a rien ! Elle n'est même pas belle ! Tu veux sérieusement me dire que tu la préfèrerais à moi ?
- Tu sais, Daphnée, reprend-elle d'un air dur, tout ne tourne pas autour de toi.
Le sol se dérobe sous mes pieds. Non. Non ! Ça ne devait pas se passer comme ça ! Je devais mettre en place mon plan et la récupérer ensuite.
- Tu ne peux pas, lancé-je avec colère.
D'un coup sec, j'ouvre mon chemisier, mettant à nue ma poitrine sans soutien-gorge. J'attrape violemment une de ses mains et la presse contre mon sein. Je me colle ensuite à son corps, glissant ma tête au creux de son cou.
- Tu ne vas pas me dire que ça ne te plait pas ? Que tu n'en as pas envie ?
Mais elle me repousse brusquement. Elle me regarde droit dans les yeux, avec colère, mépris et une pointe de tristesse.
- Après m'avoir brisé le cœur, après avoir joué avec moi, après m'avoir obligée à te regarder te pavaner devant Draco, tu penses que tu peux encore m'avoir quand tu veux, en claquant des doigts ?
Désespérée, je sens les larmes me monter aux yeux tandis qu'elle me broie avec ses paroles.
- Tu ne comprends pas… murmuré-je.
- Comprendre quoi ? demande-t-elle, toujours avec la même colère.
- Je n'ai pas eu le choix !
À présent, les larmes obstruent ma vue et je ne distingue plus que la silhouette floue de Pansy. Cela ne semble pourtant pas l'attendrir.
- On a toujours le choix, Daphnée.
Elle soupire et se retourne avant de faire quelques pas. Elle s'arrête alors brusquement et me fait face une dernière fois :
- Si tu ébruites ma relation avec Granger, sois sûre que tout Poudlard et que tout le monde des sorciers apprendra que Daphnée Greengrass est lesbienne. Je crois que, pour tes parents, ce serait autant une abomination que si tu étais une cracmol, n'est-ce pas ?
Sur ce, elle sort du dortoir.
Je tombe à genoux sur le sol glacé de la chambre. D'un geste rageur, je referme mon chemisier sur ma poitrine avant d'éclater en sanglots.
