UCA chapitre 10
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Mercredi 07 juin 2020.
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Suite.
Clint se mordit la lèvre, au mot viril. Natasha avait sans doute raison. Pietro est sans doute un peu sado sur les bords. Clint pouffe légèrement de rire. Il repense à mamie Maguy. Elle serait trop choquée en lisant ça alors que lui, bizarrement, ça commence à l'émoustiller tout ça. "J'aurais peut être dû aller au sex shop." Se dit il en fermant les yeux. Il repense à son homme, le prenant sauvagement. Il avait trop aimé. Le professeur de sport se tâte les parties, il est bien tendu. Il n'a jamais eut de tel fantasme, il est toujours resté dans les clous. Avec des relations sexuelles classiques. Avec une femme déjà premièrement, en missionnaire en majorité. Et toujours avec la même cadence. Toujours avec douceur. Jamais il n'a eut de relation hard, bestial, contre un arbre, ou dans un ascenseur. La seule fois où s'est sorti de l'ordinaire c'est sa première fellation à un mec au lycée et la fois où Laura avait eut envie qu'il la prenne sur la machine à laver de ses parents. Il était jeune, Cooper n'était même pas encore né. C'est décidé demain, il irait dans ce sex shop.
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29 juin 2016.
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Tony. Je n'avais pas fait le rapprochement au début, je n'avais pas compris qui il était. Je pensais que tout n'était que hasard mais tout avait été calculé. Il était sorti de sa voiture luxueuse pile poil lorsque je descendais la rue et m'avait percuté de plein fouet. Il s'était excusé convenablement et avait proposé de me raccompagner. Je louais un minuscule studio dans le Bronx et je l'avais tout de même invité à monter. Je n'avais jamais vu quelqu'un de si élégant et classe tant dans son comportement, dans sa façon d'être mais aussi le riche vocabulaire qu'il employait. Tony me plaisait. J'ai beau le détester à présent, il me plaisait. C'était déjà le quatrième brun avec qui je suis sorti, sans compter Bucky.
On a parlé un peu de tout et de rien, puis il est reparti. Le lendemain j'avais un appel, il me laissait une adresse et j'y allais. Je suis pas du genre Froussard, alors... Je suis monté à l'étage indiqué. Il m'avait fallut passé deux point de sécurité, et sonner à trois digicodes pour parvenir à cet appartement. Son appart... C'était spendide. J'aurais dû y penser, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille, comment un gars comme moi pouvait intéresser un gars comme lui. Bref j'étais encore crédule et me laissais encore charmé par lui.
Il ne m'a pas fallut longtemps pour céder. Cet homme était parfait. Il m'offrait tout ce que j'attendais. Je ne parle pas de matériel, bien qu'il s'agissait également de ça mais simplement être là à mes côtes. Il me respectait, et semblait jamais s'énerver.
Il cachait bien son jeu en fait.
Je n'étais pas un plan cul pour lui. Enfin du moins je le pensais. Car il avait refusé pendant presqu'un mois que nous allions plus loin. Après réflexion c'était sans doute car il n'était pas gay et m'avait embobiné.
Bref, j'étais heureux, j'étais amoureux, il était tellement parfait. Beau. Classe, riche. Que demander de plus? Gay. Aurait pu être la seule chose!
Enfin, passons. Je me souviens de ce jour, ou plutôt de cette soirée où on était sorti en "couple". On avait carburé au champagne et je supportais ( encore maintenant) pas trop les bulles. C'était une de mes meilleures soirées avec celle du bal de promo. Il m'avait fait rire toute la soirée et quand on était sorti, le froid de la nuit m'avait donné une claque.
On parlait de notre différence d'âge et me disait qu'il s'en moquait ouvertement, qu'on jouait au même jeu dans la cour de récré. Et là c'était parti. Je m'étais mis à jouer à la marelle sur le trottoir. Sur des pavés ne mesurant pas plus de 10 cm. Et bien évidemment, je me suis ramassé.
Des passants et des fêtards riaient de mes conneries et Tony soupirait en me ramassant. Sûrement gêné par ce qu'il s'était passé. Il m'avait mis dans un taxi, on était ensuite rentré chez lui. Il avait débouchonné une autre bouteille de champagne et avait sorti des fraises. Je ne sais pas s'il avait fait des recherches sur moi. Mais c'est mon plaisir gourmand.
Des fraises, du Champagne, et un brun ténébreux aux yeux noisettes m'embrassant le cou. C'était obligatoire que je cedais. Il avait joué avec les fraises puis m'avait déshabillé lentement. Et quand j'étais enfin nu sur les draps de soie, m'avait embrassée chaque parcelles de mon corps. J'en frissonnais. Notre première fois avait été mêlé de tendresse, de douceur et de passion. Son regard planté dans le mien, il m'avait pénétré en me murmurant qu'il m'aimait et qu'il voulait m'épouser. J'en étais dingue de lui.
Je pensais que j'allais enfin être heureux. Après tout, je le méritais aussi. Non? Bref... Je délaissais mon studio et squattais chez lui. J'avais trouvé un job d'été comme prof de sport dans centre aéré de New York hyper réputé. Grâce à Tony de plus. Bref. Alors on se voyait tous les soirs. Comme un couple. J'étais le plus heureux.
Le job d'été terminé, je me demandais ce que je pouvais faire pour gagner ma vie et Tony me répondait seulement qu'il était riche, que je n'avais pas besoin de travailler. Je ne savais même pas en quoi consistait son entreprise.
Quelques jours après, il m'envoyait un message me demandant de le rejoindre sous le pont de Brooklyn. Alors je l'avais rejoins et tout a basculé.
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Tony m'avait donc donné rendez-vous en dessous du pont de Brooklyn. Je suis entré dans la voiture tout souriant me demandant ce qu'il allait encore me faire comme surprise.
Il me souriait à bord de sa Lamborghini et m'apprenait qu'on allait passer quelques jours chez ma sœur. Pour être une surprise, elle l'était. Il savait que je tenais à ma sœur jumelle et ça faisait un petit moment que je l'avais pas vu depuis qu'elle avait emménagé dans le Maryland avec Bucky. Je n'avais pas l'adresse sur moi mais je me souvenais un peu de la route à partir du centre ville. On s'était ensuite mis en route et là, il m'a tout déballé, d'un ton neutre, j'ai cru que c'était une blague mais ça ne l'était pas du tout.
- Avant qu'on arrive sur la nationale il faut que je t'avoue qu'on ne va pas chez ta sœur de gaité de cœur. Chuchota Tony en souriant pleinement.
- De quoi?
- En fait, on va pas voir ta sœur, mais ton beau frère. James Buchanan Barnes. Articulait-il tandis que je foncais les yeux. Depuis ma rupture avec Stephen j'évitais de parler à quiconque de lui et évitais même de mentionner le nom de Bucky.
- Comment connais-tu Bucky? Je t'ai jamais parlé de lui!
- Hum hum... T'aurais peut-être dû le faire. Il glissait sa main sur ma cuisse et ajoutait d'une voix suave. "Pietro chéri, tu es trop naïf. Tu penses réellement que j'étais attiré par toi?" Me lançait il simplement avant que mon cœur s'était arrêté, gelé, par la phrase et le ton employé.
- Mais de quoi tu parles Tony?
- Tu veux savoir? S'amusait il de me dire en continuant ce sourire que j'aimais mais je détestais à présent.
- Biensure que je veux savoir.. allez... Dis moi...
- Tu vas me dire, on a tout notre temps... Alors... Voilà... Je t'ai expliqué au début de notre relation que je venais de perdre ma mère, trois mois plus tôt.
- Oui je m'en souviens, je suis désolé d'ailleurs.
- Oui... Et bien figure toi qu'elle s'est suicidée... Elle... Elle n'était déjà pas bien psychologiquement parlant avant sa mort alors quand il est mort... elle a dépérit... Elle ne supportait plus de vivre sans lui... Le confiait il alors que je ne faisais toujours pas le rapprochement.
- Mais de quoi tu parles?
- De mon père. Ah oui, j'ai oublié de te dire. Mon père a été assassiné, il a presque 8 ans. Par un certain James Barnes que j'ai aperçu lors de son procès. À tes côtés Pietro. C'est bien toi qui a témoigné en sa faveur je me trompe?
C'est alors que je comprenais où il voulait en venir et je comprenais à présent que je me faisais une fois plus avoir.
- Tony...
- Et oui Pietro, je suis le fils de Howard... Sur le coup, j'avais pas fais le rapprochement mais quand ma mère m'a parlé d'un Maximoff. Quand elle m'a dit que celui qui avait assassiné mon père était l'ami du Maximoff, j'ai fais le liens avec ton témoignage. Ricana Tony fiers d'avoir compris que je connaissais le meurtrier de son père. Je restais là, sans rien dire. "Tu ne dis rien?"
- Tu ne m'as jamais aimé. Murmure ai-je seulement, le cœur meurtri.
- Mais si... Enfin un peu... J'ai cherché tous les Maximoff, j'ai trouvé une Maria et un Django. C'est marrant que nos mères ont les même prénoms, bref. Je voulais en savoir plus sur toi pour approcher Barnes et... J'ai appris ensuite qu'il était ton beau frère. Et à vrai dire j'ai appris également à ce moment là, par des jeunes de ton ancien quartier que tu étais gay. Alors j'avais deux choix. M'approcher de toi pour approcher ensuite ta sœur. Ou te charmer et l'approcher lui directement. Car j'ai cru comprendre que vous étiez proche à l'époque. Je me mordais la lèvre et me repassais cette fin d'après midi et je revois Bucky balbuter. Je le revois fragile, se défendant comme il le pouvait. Et je revois Howard gisant sur le sol. Maria qui pleure.
"C'est marrant ma mère pensait que tu étais son amant. À lui Barnes. Mais puisqu'il est marié à ta sœur, je doute que non. Bref. Ma mère s'est suicidée car ton putain de beau frère lui a enlever l'homme de sa vie, mon père. À mon tour de prendre sa vie." Une larme glissait sur ma joue. Tout recommençait. La détresse, la peur, l'angoisse . Tout revenait.
- Tu déconnes Tony. Il... Tu peux pas faire ça... Disais-je seulement.
- Pietro, Pietro, Pietro... Dommage que je ne sois pas gay car j'ai apprécié ces moments avec toi mon amour. Ajoutait il, sa main toujours posée sur ma cuisse.
- Je te déteste. Arrive ai-je tout de même à dire.
- Mais non, mais non. Je t'aime bien mon petit Pietro chou. je restais stoïque face à l'annonce et lui me souriait toujours comme si rien n'avait changé.
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Clint déchante, il n'est plus dans le même esprit que tout à l'heure, il n'est plus excité. Les hauts et les bas du passé de Pietro lui vrillent le cœur. Il comprend à présent pourquoi son petit ami ne se livre pas entièrement, il a sûrement toujours autant peur de se faire avoir. Clint comprend pour quelles raisons Pietro n'a pas confiance, pourquoi il se méfie de tout le monde, tout le temps. Pauvre chéri. Il sursaute lorsqu'il entend la porte de l'entrée s'ouvrir. Il ferme l'ordinateur et se retourne face à son plus grand fils.
- Déjà là? Marmonne Clint.
- J'ai fini plus tôt. Lâche le jeune en jetant son sac sur la table, tout en ouvrant le frigo. Il attrappe une bouteille de jus d'orange et boit directement au goulot.
- y'a pas des verres Coop! Râle Clint.
- Vous buvez bien à la bouteille vous! Rétorque le gamin.
- Mais c'est pas pareil! Lance Clint en fronçant les yeux.
- Pourquoi c'est pas pareil? Ah oui... Vous couchez ensemble donc, oui, c'est pas pareil. Ricane le plus grand de ses enfants.
- Cooper! Gronde le père.
- Je rigole... il est pas là Pietro? Demande Cooper en sortant un paquet de biscuits.
- Non, il a un cours.
- Ah... Dit il en sortant quatres gâteaux puis en remettant le paquet vide dans le placard. Clint soupire, attrappe le paquet et le met dans la poubelle. Il se dit qu'il devrait peut être lui parler de ses grands parents.
- Cooper?
- Hummm... Dit le gosse en cherchant d'autre chose à grignoter dans le placard.
- Je viens de m'embrouiller avec ta grand mère. Avoue Clint.
- Mamie Maguy, je suppose. Déclare Cooper en attrappant un second Paquet.
- Oui. Tu peux me regarder quand je te parle s'te plaît?
- Qu'est ce qu'il y a ? Demande Cooper en remplaçant le paquet tout en se retournant vers son père.
- c'est... C'est tendu à mort. Bafouille Clint en se mordant la joue nerveusement.
- Pietro, je suppose. Lance le gosse.
- Oui, elle va surement essayer de ... De t'embrouiller. Je suppose qu'elle va faire pareil avec Lila sauf que Lila est trop jeune pour choisir avec qui vivre. Ajoute Clint en soupirant.
- Quoi? Tu penses qu'elle va essayer de nous avoir?
- J'en ai bien peur. Lance Clint en se dirigeant vers la cafetière. Il l'a met en route, puis soupire longuement.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ? Demanda Cooper.
- Peu importe. Soupire Clint. Il se retourne à nouveau vers lui. Puis reprend. "Cooper... T'es pas malheureux ? Enfin je veux dire de ma situation.. que...
- Le fait que tu sois Homo? Demande seulement le gosse. Clint baisse les yeux, confus et gêné. Parler ouvertement de son homosexualité avec son fils le met toujours aussi mal à l'aise.
- Euh... Oui...
Cooper hausse les épaules fataliste. "Je m'y suis fais."
- Et... Ça t'emmerde pas que Pietro habite avec nous?
- Carrément pas! Il est trop cool. Lance le gamin
- Bien, tant mieux.
- t'inquiète p'pa. Pietro fait parti de la famille. Lila est raide dingue de lui et il s'occupe plus de Nathy que toi.
- Merci! Lâche Clint en grimaçant. Le jeune comprend tout de suite ce que son père pense à l'instant.
- Nan, mais, c'est pas un reproche. C'est juste qu'il le considère comme son fils et c'est un peu le cas, il s'en occupe depuis qu'il est bébé.
- hum, c'est vrai.
- Bon allez, je monte, j'ai des devoirs. Lance Cooper en attrappant son sac et en filant vers les escaliers.
Clint s'occupe de préparer le goûter pour le retour ses enfants, puis grimpe à l'étage, pour s'assurer déjà que Cooper fait ses devoirs et pour savoir s'il a besoin d'aide. Le jeune ne refuse pas l'aide de son père. Et tout deux se creusent le crâne pour comprendre cet exercice de maths. C'est lorsqu'il entend la porte de l'entrée et les cris de ses plus jeunes enfants qu'il soupire longuement.
- Laisse papa, je vais me débrouiller...
- Tu comprends pas plus que moi ce problème.
- Je demanderai à Pietro.
- Ça veut dire quoi que moi je suis bête et lui intelligent?
- Non, ça veut dire qu'il a fini le lycée il y a 10 ans maxi alors que toi ça fait au moins 40 ans.
- Hein! Tu rigoles ! Ça fait à peine... Clint réfléchit... Moins de 20 ans
- Pas possible vous avez 20 ans d'écart. Allez.. descend... Sinon Lila va pas arrêter de t'appeler.
Clint soupire et descend rejoindre les deux derniers Barton.
Il emmène les enfants goûter puis Nathaniel part jouer pendant qu'il aide Lila. C'est un cours d'histoire qu'elle doit réviser. Clint se contente de lui poser deux trois questions sur son cours. Les devoirs de Lila également fini, Clint peut enfin se détendre en attendant le retour de son homme.
