ATTENTION CHAPITRE SPECIAL _ ATTENTION CHAPITRE SPECIAL

INTERLUDE AGRUME

NA : Loli s'emmerdait tellement à l'hôpital qu'elle a imaginé tous les citrons (verts et jaunes) qu'on évoque dans cette fic sans jamais les voir. Puisque le mal était fait, autant les publier même dans le désordre... vous ne trouvez pas ? Nous si. En tout cas, ça vous fera patienter le temps qu'arrive la troisième partie de la fic sobrement intitulée Le Refus.
Le premier se déroule après le Déni 8, lorsque Renji part avec Rikichi sous le bras.
Régalez-vous !


A la fin du Déni VIII... rappelez-vous (ou relisez-le, au choix)

Un agrume jaune, doux, un tantinet acidulé

« On va arranger ça, fit Renji d'un air qui fit rougir son pauvre subordonné.

Il entraîna Rikichi dans sa chambre. C'était l'avantage d'être gradé, il avait sa chambre, pour lui tout seul, et pas les infâmes dortoirs sans intimité qui étaient le lot des sous-fifres.

- J'vais t'faire oublier cette terrible journée en moins de deux... heu, non, je tiens un peu plus longtemps.

- Vice-capitaine... si le capitaine l'apprend.

- T'inquiète, il ne te le reprochera jamais, assura Renji.

Ou alors ce serait l'hôpital qui se fout de la charité.

Il allongea doucement son subordonné et commença à ôter son shikakusho en souriant.

- T'es moins timide que la dernière fois, hein ?

- Vice-capitaine, ne dites pas des choses si embarrassantes.

- Mais c'est pas vrai ? Fait Renji, un sourire de prédateur sur les lèvres.

Face au lèvres retroussées de son supérieur, Rikichi eut la nette impression qu'il avait bien plus que les trente deux dents réglementaires. Et lui, il allait se faire bouffer tout cru.

Comme s'il suivait ses pensées, le lieutenant s'installa à son tour sur le matelas sans cesser de sourire et déclara.

- T'as la tête de quelqu'un qui va passer à la casserole.

Rouge comme un poivron rouge, Rikichi se mit assis à la tête du lit et commença à défaire sa ceinture.

- Je pensais plutôt à me faire manger tout cru, mais bon...

Renji partit d'un grand éclat de rire et tomba sur le dos, le visage levé vers le jeune garçon. Depuis le temps, il avait appris que Rikichi était facilement amadoué par une plaisanterie, même de mauvais goût. Rikichi, bien que n'étant qu'une âme, répondait parfaitement au dicton : « femme qui rit, à moitié dans ton lit ». Lui, c'était au trois quart dans le lit dès qu'il riait.

Pour décider le quart restant, Renji avait adopté une attitude plus tendre que séductrice, plus affectueuse que prédatrice. Toujours sur le dos, il leva un bras pour venir le passer dans la nuque du jeune shinigami et ramener son visage vers le sien.

- Qu'importe la cuisson, quand un plat est bon...

Rouge comme une tomate, Rikichi secoua la tête en souriant de contentement.

- Vous trouvez que je suis bon ?

Renji sortit encore trois ou quatre dents de son sourire et confirma.

- Tu es délicieux.

Et il l'attira fermement vers lui, pour venir écraser ses lèvres sur les siennes. D'un coup de langue, il força l'entrée de sa bouche et prit une des lèvres entre les siennes, suçotant doucement la chair rougie par le plaisir. Haletant, Rikichi attrapa à son tour la nuque de son vice-capitaine et pressa dessus pour approfondir leur baiser. Le vice-capitaine embrassait si bien, si patiemment à l'écoute du désir de son partenaire.

Satisfait par l'enthousiasme de son jeune amant, Renji passa entièrement son bras autour de sa taille.

- Tu es même...

Il le tira contre lui d'un coup sec.

- ... à croquer.

D'une main leste, il finit d'ôter la veste du jeune shinigami et s'attaqua à son cou, mordillant délicatement la peau fine et blanche du garçon. Il descendit diaboliquement lentement le long des muscles fins et tendus du jeune homme, laissant derrière lui une trainée humide et brûlante. Sans retenir ses gémissements, Rikichi guidait son vice-capitaine des ses deux mains posées sur les épaules de Renji, le poussant toujours plus loin et surtout plus bas.

- T'es pressé ?

- Vice-capitaine ! Protesta le pauvre garçon devant tant d'impudeur.

Mais Renji se laissa diriger, parsemant le torse de Rikichi de baisers de plus en plus enflammés, il s'arrêta un instant et leva à nouveau son sourire carnassier vers Rikichi.

D'un coup de langue expert, il fit se dresser les tétons rougissants du jeune garçon qui se tortilla, gêné, pour échapper à l'air affamé de son chef.

- Vice-capitaine...

- Oui ? Fit Renji d'un ton faussement innocent.

- S'il-vous-plaît...

- Oui ?

- Pas ici...

- Là ? Demanda Renji, aussi séducteur que faux jeton. Tu durcis déjà là, continua-t-il en tripotant habilement les tétons rougis.

Rikichi hocha la tête, cramoisi et frissonnant de tous ses membres. Alors Renji relâcha les bouts de chair maltraités pour enflammer de ses baisers la peau du jeune garçon. Il aimait bien taquiner Rikichi mais prenait tout de même soin de ne pas le brusquer. C'est ce qui faisait de lui l'officier le plus attentif à ses subordonnés et aussi le mec le plus baisable de tout le Seireitei : il avait très tôt compris que donner du plaisir était bien plus important qu'en prendre.

Doucement, il reprit sa lente progression vers le Sud, les mains de Rikichi toujours perdues dans ses cheveux, tirant et poussant selon la direction qu'il voulait lui faire prendre.

Lorsqu'il glissa sa langue dans le creux de son nombril, il sentit nettement Rikichi lui arracher une poignée de cheveux de surprise.

Renji s'acharna encore quelques poignées de seconde à faire gémir son subordonné en effleurant chaque centimètre carré de sa peau, et puis il se redressa, ramenant le jeune garçon contre lui en lui attrapant les hanches d'un geste ferme. Le timide couinement de Rikichi lui indiqua que... ben, il était à point ! Il le contempla un moment, ignorant son excitation naissante, sans attiser celle de Rikichi, Renji se contenta de le mater avec insolence de haut en vas.

Il était trop mignon, ce garçon, avec ses hanches fines, sa peau claire et ses fesses rebondies... La fraîcheur de la jeunesse, songea Renji avec un petit regret.

Il attrapa les cuisses du jeune shinigami et les écarta doucement. Complaisamment, Rikichi l'y aida sans se faire prier. Il faut dire aussi qu'il avait pris le parti de se cacher les yeux avec les mains, pour ne pas se sentir mourir de honte sous le regard aguicheur de son vice-capitaine. Celui-ci se pencha, passant une main entre les cuisses de Rikichi, et posa son visage contre le pubis d'adolescent du jeune shinigami. Il l'embrassa, dessinant de ses lèvres le contour angulaire qui menait au sexe du garçon, puis descendit plus bas encore, suçotant les testicules du jeune garçon avec délicatesse.

Rikichi tenta vainement de ne pas bouger, mais le tremblotement qui le saisit envahit tout son corps et il gigota nerveusement, cherchant à

Il posa ses lèvres sur le bout du sexe dressé de Rikichi, provoquant un spasme de plaisir.

- Ren... vice-capitaine... je...

- Chut... je déguste.

Le geste accompagnant la parole, il prit le membre en bouche entièrement, suçant avec tout l'entrain possible et imaginable la peau fine.

À l'autre extrémité du corps de son subordonné, il tendit le bras pour ôter les mains que Rikichi avait plaquées sur sa bouche. Une fois débâillonné, le jeune garçon n'eut d'autre possibilité que gémir de plaisir lorsque Renji lui mordilla le bout du sexe, serrant la peau rougie entre ses dents, puis enroulant sa langue tout autour, provoquant de nouveau tressaillement de jouissance.

Renji se retira bientôt, sentant son jeune amant sur le point de craquer. Il lui adressa un nouveau sourire carnassier et retourna entre ses cuisses, sous l'œil implorant de Rikichi. Au lieu de s'attaquer légitimement au plat principal, le fin gourmet s'attarda tout bonnement au hors d'œuvre, grignotant la peau délicate de l'entre jambe avant de dériver lentement plus profondément, sur un petit bout de chair rose et particulièrement tendre.

- Vice-capitaine... c'est.. c'est sale...

Pour toute réponse, un coup de dent taquin fit frémir le jeune homme du bout des orteils à la racine des cheveux.

À force de plaintes outrées mêlées de gémissements de plaisir débridés, Rikichi finit par convaincre son (si peu) tortionnaire puisque Renji se redressa, estimant probablement qu'il avait assez salivé et qu'il était temps de passer à table. Il effleura du bout des doigt le ventre crispé de Rikichi, avec une douceur rassurante.

Et sans prévenir, le retourna comme une crêpe à la Chandeleur et se mit à genoux, les coudes posés de chaque côtés de sa tête, tout contre son petit amant. Après un baiser taquin sur le nez, il commença à se frotter à lui avec toute la sensualité dont il était capable (beaucoup, faites confiance à votre imagination !), se déhanchant sur lui, ainsi, pas moyen que Rikichi ne remarque l'excitation de son supérieur.

D'une main experte, Renji vint caresser le sexe dressé de son subordonné. D'une autre main, non moins experte, il glissa un doigt entre les fesses du même subordonné. Préparant l'entrée habilement, il continuait à se régaler de la peau fraîche de son jeune amant et couvrait son dos de baisers fougueux.

Cessant toute lutte, la petite victime pas si innocente que ça se trémousse dans tous les sens, attendant de savoir à quelle sauce on va se décider à la manger. Il ne tarda pas à le savoir lorsque quelque chose de nettement plus imposant vint remplacer les doigts agiles du vice-capitaine.

- J'ai chaud... si chaud...

- C'est que la cuisson commence.

- Oh ! Vice-capitaine !

- Quoi, c'est pas vrai ? »

Aussi rouge que s'il venait de se faire ébouillanter, Rikichi hocha la tête. Bien sûr que c'était vrai, mais le vice-capitaine avait toujours le don pour dire des choses inconvenantes.

Précautionneusement, Renji commença à bouger, prenant garde à ne pas brusquer le garçon. De doux et calmes, les va et viens devinrent plus enflammés, secouant les deux corps entrelacés. Au rythme effrénés de ces élans, Rikichi tentait, du mieux possible, d'accompagner Renji se son corps. Renji sourit, il aurait bien aimé faire durer un peu le plaisir, mais c'est bien connu, on ne joue pas avec la nourriture.

Sans cesser de caresser le membre gorgé de son amant, Renji guettait le moment où il pourrait se lâcher sans crainte. Lorsque Rikichi finit par pousser un :

« Oooh ouiii... vice-capit...

Renji sourit de toutes ses dents et mordilla délicatement le bord de l'oreille du jeune garçon.

- Là tu es à point ?

- Ouiii, couina adorablement Rikichi.

L'officier accéléra le rythme brutalement, les mains serrées à la taille de Rikichi, le souffle court, le corps tout entier tendu dans un dernier effort.

Il accentua sa pression sur le sexe raide du jeune shinigami, précipitant celui-ci dans des abîmes de jouissance. Il jouit presque au même instant, griffant les cuisses de Rikichi en se libérant dans son corps.

Allongés entre les draps blancs, Renji commençait à s'endormir en paix : rien de tel qu'une bonne partie de jambes en l'air pour bien finir une journée qui avait si mal commencée et pour oublier tout ce qui pourrit la vie.

Rikichi contemplait la chevelure flamboyante et détachée de son supérieur. Il avait très envie de plonger ses mains dans cette masse de cheveux rouge mais un inexplicable sentiment de respect mêlé de crainte l'en empêchait toujours. Pourtant il était certain que cela n'aurait pas dérangé Renji, bien au contraire. Mais il n'osait toujours pas.

Il se retourna, fixa le plafond. Pourquoi pensait-il à quelqu'un d'autre que l'homme dont il partageait le lit ? Là, pile à ce moment ? Il poussa un soupir si déchirant que Renji rouvrit ses yeux et lui ébouriffa les cheveux.

« Qu'est-ce qu'il y a ? T'es triste ?

- Hmm...vice-capitaine ?

- Oui ?

- Dans les autres divisions, on ne fait pas ça, non ?

Renji étouffa un fou rire.

- Tu imagines le vice-capitaine Yachiru et...

Rikichi colla ses mains sur ses oreilles.

- Vice-capitaine ! C'est inconvenant !

- Tu comprends pourquoi ça ne se fait pas dans les autres divisions alors ?

- Mais il y a d'autres... officiers qui ont... ce genre de goûts.

- Oh ? T'en connais beaucoup ?

- Monsieur Agido... l'autre fois.

- T'es jaloux, Rikichi.

- Non mais... c'est que, devant des gens... qui ne sont pas habitués.

Renji réfléchit quelques secondes (c'était son maximum après une nuit de sexe). Des gens pas habitués ? De qui parlait-il ? Isane ? Mais Isane était blindée, à sa manière, à force de faire des lavements et des frottis de l'urètre chez ses collègues mâles. Ce jour-là, dans le couloir de l'hôpital, il y avait aussi eu Kiyone et Rukia. Mais Kiyone lisait depuis longtemps les revues porno que Kotsubaki planquait sous son matelas. Quant à Rukia, ben... elle était bien placée pour connaître ses turpitudes, pas qu'elle y ait déjà pris part (non, de ce qu'il savait, Rukia devait encore être vierge ! Hé oui, braves gens !) mais quand ils étaient en bande dans le Rukongai, elle l'avait déjà vu en bonne compagnie. D'ailleurs, un jour où il s'était fait mordre par un serpent dans un endroit sensible alors qu'il pissait contre un arbre, c'était Rukia qui lui avait prodigué les premiers soins. Elle n'avait pas été jusqu'à sucer le venin, mais il était bien placé pour savoir que l'anatomie masculine et ses débordements n'avaient aucun secret pour elle. Si ce n'était pas Isane, ni Kiyone, ni Rukia... il restait... il restait... le petit infirmier !

- Oh ! Hanataro s'est plaint ?

- Vice-capitaine ! Comment vous...

- Tu t'entends bien avec lui, susurra Renji avec un sourire ravi. Vous avez passé pas mal de temps ensemble à l'hôpital, non ?

- S'il-vous-plaît... Gémit Rikichi en se cachant la tête sous le drap.

- T'en pince pour lui ?

- Vice-capitaine, c'est gênant.

Laissant son subordonné s'entortiller dans le drap blanc, Renji le recouvrit de son corps et l'embrassa consciencieusement sur tout ce qui dépassait du drap.

- C'est mignon.

- Qu'est-ce qui est mignon, vice-capitaine ?

- D'être amoureux. »

Et voilà...
y'en a encore un ou deux en réserve, si vous avez aimé, réclamez et si vous aimez pas, protestez ! Dans tous les cas, reviewez.