Je suis vraiment désolé de ne pas avoir posté le chapitre 10 avant mais comme je l'indiquais à la fin du chapitre 9, je suis partie 8 jours en Espagne et quand je suis revenue j'avais pas mal de choses à faire ! Bref, la toute première chose que j'avais à dire c'est BONNE ANNEE à tous et à toutes !
Ensuite j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira et continuez tous à reviewer ! ça me fait vraiment plaisir !
Réponses au reviews :
Guymiokis : J'espère que ce chapitre te plaira même si il est un peu plus triste que le précedant !
Black-Shika : Merci de dévorer mes chapitres ! ça me fait vraiment plaisir !
MissAndreaParker : Tout d'abord bonne fêtes et surtout tu sais à quel point ton avis compte pour moi alors continue de me dire ce que tu penses de mes fics
Girl-of-Butterfly : Pauvre Hermione en effet ! Et elle n'a pas fini d'en baver !
Janie : Merci beaucoup Janie pour tout tes commentaires ! ça fait plaisir que je suis lu jusqu'au Canada !
Lili : voici la suite ! j'espère qu'elle te plaira !
Madame Pompon : Merci de m'avoir laisser une review ! Je suis contente de te compter parmi mes lectrices ! J'espère que tu aimeras ce chapitre.
Humphra : ah ma petit caradockette ! Voilà de quoi combler ton appétit ! bisous et félicitations pour ta compet' ! Tu es la meilleure !
Chapitre 10 : Adieux
Ron et Neville, toujours déguisés en allemands s'engouffrèrent dans la première voiture allemande qu'ils trouvèrent et s'éloignèrent le plus vite possible de la commandant tour. Arrivés dans une ruelle déserte, ils abandonnèrent le véhicule et leurs vêtements kaki. Ils se dirigèrent vers la blanchisserie des grands-parents de Luna. Dès qu'ils passèrent la porte, ils tombèrent sur la grand-mère de la jeune femme qui les conduit rapidement dans l'arrière boutique où se trouvaient Luna et Harry. Ce dernier était assis sur une chaise, le visage baissé, le front marqué par l'inquiétude. Dès qu'il vit Neville qui soutenait Ginny entrer dans la pièce, il se précipita vers elle et la prit dans ses bras. Il la serra si fort, qu'Hermione se sentit obligé d'intervenir. Elle avait arrêté de pleurer dans la voiture et maintenant la tristesse avait laissé place à la colère. Elle se sentait beaucoup plus forte comme ragaillardie par cette subite fureur qui s'était emparée d'elle.
- Harry lâche là. Il faut qu'elle s'allonge un peu, dit-elle.
- Ils t'ont fait du mal ? demanda Harry à Ginny en la faisant s'étendre sur un lit qui se trouvait derrière eux.
- Non, ils ne m'ont pas touché, rassure toi, répondit Ginny d'une voix faible.
- Comment avez-vous réussit à les faire s'échapper ? demanda Luna.
- Viens, dit Neville en la faisant sortir de la pièce. Je vais t'expliquer ça ailleurs. Laissons les se reposer.
- Harry, balbutia Ginny. Il faut que je te parle.
- Nous allons vous laissez alors, dit Hermione en entraînant Ron à l'extérieur. On va faire du thé.
- Pourquoi on ne peut pas rester avec eux, s'exclama Ron alors qu'Hermione fermait la porte derrière eux.
- Parce qu'ils ont besoin de discuter en privé Ron, expliqua Hermione.
- De quoi ils pourraient bien parler qu'on ne pourrait pas savoir ? demanda-t-il.
- Je te l'ai dit Ron. C'est privé, ça ne nous regarde pas.
Ron ronchonna et colla son oreille à la porte. Pendant ce temps, Ginny s'était assise sur le lit et regardait Harry qui s'était agenouillé devant elle.
- Qu'est-ce qui se passe Ginny ?
- C'est assez difficile à dire, répondit-elle d'une voix blanche. Mais avant de tout t'avouer, je veux que tu me promettes une chose.
- Tu me fait peur là tu sais ? dit Harry en se relevant un petit peu.
- Je veux que tu me promettes que quand je t'aurais dit la vérité, tu me garderas quand même auprès de toi, que tu ne chercheras pas à m'éloigner.
- Qu'est-ce que c'est que cette promesse ? Tu sais bien que tu es la personne la plus importante de ma vie Ginny. Je ne voudrais jamais t'éloigner de moi volontairement, sauf pour te protéger mais comme tu refuses…
- Promets moi Harry, s'il te plait, gémit la jeune femme en le serrant dans ses bras.
- Bien sur que je te le promets ma chérie, répondit Harry en la berçant doucement.
Ils restèrent dans cette position pendant quelques minutes. Ginny se bougeait pas, et Harry cru même qu'elle s'était endormie. Mais soudain, elle s'écarta doucement de son étreinte, et pris le visage du jeune homme entre ses mains. Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres et murmura comme pour elle-même :
- Je suis enceinte Harry.
Le jeune écarquilla les yeux et ouvrit la bouche. Mais pas un son ne franchit ses lèvres. Ginny répéta doucement :
- J'attends un bébé.
- Oui, répondit-il en reprenant conscience de se qui se passer autour de lui. Un bébé…
Il resta silencieux un long moment. Il semblait perdu dans ses pensées et Ginny reprit la parole tout en essayant de ne pas trop le brusquer.
- Je ne sais que ce n'est ni la bonne période, ni le bon moment pour ça mais je…
- Chut, répondit Harry qui venait de sortir de sa torpeur et qui esquissait un petit sourire. Tout va bien maintenant. On est tous les deux. Et on va avoir notre bébé. Tout va bien se passer, je te le promets.
- Tu n'es pas fâché ?
- Il faut être deux pour faire un enfant Ginny. Et même si l'avenir ne s'annonce pas tout rose pour nous, mais je sais une chose, c'est que je t'aime et que j'aimerais cet enfant tout autant.
La jeune femme rassurée, se blottit dans les bras de son fiancé. Mais Harry reprit aussitôt d'une voix grave :
- Eh maintenant, comment on va faire pour annoncer ça à tes frères ?
Ginny rit et répondit qu'ils le sauraient bien assez tôt et que de toute façon, il n'avait pas à s'inquiétait, elle le protégerait.
Ron qui était toujours collé à la porte sursauta violemment et se retourna vers Hermione qui était en train de verser le thé.
- Quoi ! cria-t-il
- Ce n'est pas bien d'écouter la conversation des gens Ron, s'exclama-t-elle d'un ton moqueur.
- Tu le savais n'est-ce pas ? demanda-t-il
- Je savais quoi ?
- Que Ginny est enceinte.
- Oh ça, répondit Hermione soudain gênée. Eh…eh bien oui je savais. Mais je ne vois pas où est le drame…
- Le drame ! s'exclama Ron. Mais Hermione ouvre les yeux, nous sommes en guerre !
- Tu crois peut-être que je ne m'en suis pas rendu compte ? répondit-elle hargneusement.
- Pardonne moi, dit Ron en s'apaisant brusquement. C'est juste que je n'avais jamais réalisé que ça avait été aussi loin entre ma sœur et Harry.
- Tu croyais peut-être qu'ils allaient se contenter de se regarder dans les yeux pendant des heures ? demanda Hermione en retrouvant son sourire.
- Non, mais quand même là ! un bébé !
- Ils vont s'en sortir Ron. Ne t'inquiète pas pour eux, dit Hermione.
- Je m'inquiéterais toujours pour eux, c'est mon role de grand frère et de meilleur ami. C'est pour ça que je m'inquiète aussi pour toi. Surtout en ce moment, dit Ron en s'approchant de son amie.
- Je vais bien Ron. Très bien. Je savais que cette histoire n'irait jamais très loin de toute façon. C'est juste que je n'aurais imaginé qu'elle se terminerait de cette manière.
Ron prit Hermione dans ses bras pour la consoler et lui dit :
- C'est un idiot tu sais ? tu as vu la tête de sa fiancée ? On dirait un ornithorynque !
- Ron ! s'exclama Hermione en riant. Est-ce que tu sais au moins à quoi ressemble un ornithorynque ?
- Euh…non pas vraiment ! Mais elle est vraiment hideuse en tout cas ! répondit-il en essayant de garder un air sérieux.
- Merci d'être là pour moi, ça compte beaucoup pour moi tu sais, dit Hermione.
- Je sais. Tu sais ce que tu représentes pour moi Hermione. Et je ne laisserai plus jamais cet homme faire souffrir ma deuxième petite sœur.
Hermione esquissa un sourire et le serra dans ses bras. La présence de Ron l'apaisait. Elle ferma les yeux un instant, et imagina que c'était Drago qui l'entourait de ses bras, que toute cette histoire ne soit qu'un cauchemar. Mais elle rouvrit les yeux et croisa le regard le regard bleu azur de son ami Ron posé sur elle et elle se rendit brusquement que cette fois-ci c'était bien fini. Totalement finie.
Après la fausse scène de réconciliations heureuses, Drago, bouillonnant de colère et de frustation, avait conduit sa mère et Pansy à leur hôtel et était rentré directement à son appartement. Il avait jeté son imperméable sur lit et s'approcha de son bar. Il commença à se verser un verre de whisky et s'aperçut que sa main tremblait. Il laissa son verre sur la table basse et fit les cent pas dans son salon. Il pensait à Hermione. Comment pourrait-elle jamais lui pardonner cette trahison ? Il n'avait jamais voulu lui cacher qu'il était fiancé mais il ne voyait pas l'intérêt de lui en parler étant donné qu'il n'avait jamais eu l'intention d'épouser Pansy. Il avait juste accepté cette mascarade pour satisfaire ses parents et avoir la paix avec cette histoire. Mais c'était pire maintenant. Le fait qu'il soit fiancé, ça encore Hermione aurait pu lui pardonner, si il avait eu l'occasion de pouvoir lui raconter tout en détail mais le baiser, ça, elle ne pardonnerait jamais. Et elle avait raison, se dit-il en attrapant son verre et en le vidant d'un trait. Mais en même temps, avait-il eu le choix ? Si il n'avait pas obéit à son père, ce dernier se serait rendu compte qu'il manigançait quelque chose, et là Hermione aurait été perdu à jamais. En plus, son père n'était pas stupide, il se rendrait bientôt compte que les deux prisonnières ne sont jamais arrivées…Drago se sentit tout d'un coup très mal. Tout allait de mal en pis. Il délaissa un instant son verre et attrapa la bouteille de whisky à pleine main. Il but longuement au goulot, puis soudain prit d'une rage irrépressible, il la jeta violemment sur le mur d'en face où elle explosa en grand fracas.
- Drago ! s'exclama une voix familière derrière lui. qu'est-ce qui te prend ?
- Mère ?! Que faites vous ici ?
- Je voulais te parler. Et aussi voir où tu vis. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi es-tu si en colère ? c'est ma venue qui te met dans un tel état ?
- Bien sur que non mère. J'attendais votre venue avec impatience. C'est juste que je subis énormément de pression en ce moment.
- Je m'en doute, répondit Narcissa en s'agenouillant pour ramasser les débris de verre. Ton père peut-être très dur parfois.
Drago acquiesça et se mit à genou pour aider sa mère. Brisant soudain le silence, il lui demanda d'un air peiné.
- Mère, vous êtes française…ça ne vous fait rien de voir ce que nous faisons subir à votre pays.
Le visage de Narcissa Malefoy s'affaissa et son regard se voila un instant, mais il reprit rapidement une contenance plus digne et répondit :
- Mon pays désormais c'est l'Allemagne.
Drago soupira et continua à nettoyer le sol sans plus rien ajouter. Une fois le sol propre et débarrassé de tout éclat de verre, le jeune homme fit installer sa mère à table et lui servit un café.
- Alors, de quoi vouliez vous me parler mère ? demanda-t-il.
- En fait, je voulais plutôt de donner ceci, répondit-elle en lui tendant un petit écrin.
- Qu'est-ce que c'est ?
- La bague de fiançailles que mon père a offert à ma mère. Quand elle est morte, elle me l'a offerte et j'ai décidé de te la donner pour que tu l'offres à ton tour à ta fiancée.
Le sourire de Drago retomba aussitôt. Il ferma sèchement la boite et la tendit à sa mère.
- Je vous en remercie, mais je n'en vois pas l'utilité pour le moment, déclara-t-il en évitant de croiser le regard de la femme assise en face de lui.
- Comment ça tu n'en vois pas l'utilité ?! Tu peux m'expliquer ? Pansy attend depuis des années que tu lui offres une bague et que tu te décides à l'épouser.
- Et il ne vous serez pas venue à l'idée, ne serait-ce qu'une seule seconde que je n'ai pas envie de me marier avec elle.
- Quoi ? Drago mais …
- Non, j'en aie assez de vivre dans le mensonge mère. Je n'épouserais pas Pansy. Un point c'est tout.
- Alors c'est vrai ? demanda Narcissa dont le visage était devenu d'une pâleur mortelle.
- Qu'est-ce qui est vrai ? demanda Drago.
- Que tu aurais une aventure avec une renégate parisienne.
- Tout d'abord, ce n'est pas une renégate, et ensuite, ce n'est pas une aventure. Je crois que…hésita le jeune homme.
- Que quoi Drago ? insista sa mère.
- Que je l'aime, murmura Drago en se prenant la tête entre ses mains.
- Mon dieu ! s'exclama Narcissa en approchant la main du visage de son fils.
- Elle ne me pardonnera jamais, souffla Drago.
- Qu'est-ce qu'elle ne pourra pas te pardonner chéri ?
- Elle m'a vu embrasser Pansy tout à l'heure…expliqua Drago sans relever le visage.
- Tu veux dire que c'est une des deux femmes prisonnières que l'on a croisé en arrivant.
- Oui. Elles étaient en train de s'évader. Je voulais juste détourner l'attention de père. Et maintenant qu'est-ce que je vais faire ?
- Prier pour que Lucius n'apprenne jamais la vérité, répondit Narcissa en serrant la main de son fils dans la sienne.
Une semaine plus tard, Drago était toujours à la recherche d'Hermione. Il avait été visités tout les endroits possibles où elle était susceptible de se trouver mais cela n'avait rien donné. Hermione semblait avoir quitter la ville, et pourtant il savait que ce n'était pas le cas. Les sorties de Paris étaient surveillées et Hermione se trouvait maintenant sur la liste des résistants les plus recherchés de la ville. Si jamais elle avait essayé de quitter Paris on l'aurait arrêté.
En désespoir de cause, il retourna flâner du côté de la Sorbonne en espérant la croiser. En arrivant devant l'université, il se dit que ce n'était sûrement pas une si bonne idée que cela. Des dizaines de soldats allemands s'y trouvaient déjà. Drago se souvint immédiatement que son père avait en effet ordonné qu'on fasse une descente dans le bâtiment pour y arrêter le moindre individu suspect. Il soupira et recula un peu.
Hermione quand à elle, s'était laissé convaincre par Luna qu'elle devait sortir un peu prendre l'air. Elle vivait désormais avec elle dans son appartement et avait passé la semaine à se morfondre. Mais Luna avait raison. Cela ne pouvait pas continuer comme ça. Elle devait reprendre le dessus sur la peine qu'elle ressentait. Qui plus est, Luna lui avait remis un message du recteur de la Sorbonne qui souhaitait la voir de toute urgence. Elle s'était donc décider à sortir, accompagné de Luna. Même si elle était recherché, les allemands n'avaient qu'une description sommaire de son physique, et Harry lui ayant obtenu de nouveaux papiers d'identité, elle pouvait se risquer à sortir quelques heures dans la journée en veillant bien à ne pas attirer l'attention sur elle.
Elle était donc arrivée devant la Sorbonne aux environs de midi et s'était tout de suite immobilisé en voyant le troupeau de soldats allemands stationné devant l'université. Luna et elle s'étaient regardées et d'un air entendu commencèrent à reculer vivement.
C'est à ce moment là, qu'Hermione percuta de plein fouet un jeune homme qui était derrière elle. Elle se retourna pour s'excuser mais les mots moururent dans sa bouche quand elle reconnut Drago devant elle.
Le jeune homme ne croyait pas à sa chance, après avoir cherché pendant des jours, elle était là devant lui. Il allait dit quelque chose quand elle s'écarta vivement de lui et commença à s'éloigner. Il lui attrapa fermement le bras et la força à lui faire face. Luna qui ne voulait pas attirer l'attention des soldats allemands, s'était écartée d'eux.
- Il faut que je te parle, dit Drago.
- Laisse moi partir, houspilla Hermione en essayant de se dégager.
- Laisse moi au moins t'expliquer, supplia le jeune homme.
- Il n'y a rien à expliquer, tu m'as menti et…
Au moment où Hermione leva sa main pour gifler Drago, un crissement de pneus se fit entendre et une voiture se gara à quelques mètres d'eux. Aussitôt les officiers allemands qui se trouvaient de l'autre côté saisirent leurs armes. Drago, comprenant qu'ils allaient bientôt se trouver en plein milieu d'une fusillade, eut tout juste le temps d'attraper Hermione et de la pousser à terre avec lui avant que des « vive la liberté » et des coups de feu ne se fassent entendre. Les allemands répliquèrent aussitôt et une bataille rangée se déclara aussitôt. Drago pesait de tout son poids sur la jeune femme pour la protéger.
Quand les coups de feu cessèrent Drago attendit quelques instants afin d'être certain que tout danger était écarté puis se releva. Il s'assit à côté d'Hermione et lui demanda d'une voix incertaine :
- Tu n'es pas blessée ?
Mais Hermione ne l'écoutait pas. Elle était à genou sur le trottoir glacé, et ses yeux remplis de larmes. Elle se mit brusquement à hurler :
- LUNA ! LUNA ! NOOOOON !
Elle voulut se relever et courir après de son amie mais Drago la retint de force à terre. Les coups de feu pouvaient reprendre, et elle ne pouvait pas se précipiter comme cela au milieu de la route. Il l'emprisonna dans ses bras tandis qu'elle continuait de hurler et de pleurer. Drago releva la tête et découvrit enfin la raison de l'hystérie d'Hermione. Son amie était étendue sur le dos, ses cheveux blonds éparpillés autour de son visage blafard, ses yeux sans vie grands ouverts, baignant dans une marre de sang.
Alors comment avez-vous trouvé ce chapitre 10 ?
J'attends vos impressions ! Et encore une fois bonne année à toutes et à tous !
Bizzz
