Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Mon nom est Jacob Black et je suis amoureux.

Couple : Jacob / Edward (je fais des infidélités à Jasper… sorry)

Rated : M (scènes de sexe explicites)

Cette fiction est un Slash et de part ce fait, raconte l'histoire de deux hommes. Pour les personnes homophobes, fermez cette fenêtre, pour les autres, régalez-vous ! (^-^)

Situation : Débute dans le tome 2, mais se déroule en partie dans le tome 3. (^-^)

Particularité : Cette histoire se base sur les tomes, le film « Hésitation » mais aussi mon imagination. J'ai fait un mélange. Je croise les doigts pour qu'il vous plaise.

Disclaimer : L'univers de Twilight et tout ce qui s'y rapporte, appartient à SM. Je les lui emprunte pour m'amuser. Une partie du scénario m'appartient aussi (^-^)

Béta correctrice : Vivi64

Béta lectrice : Emmoirel-for-Drarry (non plus pour ce chapitre)

Publication : Épilogue dans maximum 3 semaines (^-^)


Note d'auteure : Hello ! Comme promis, j'ai tout fait pour tenir mon délai et finir ce chapitre 10 qui n'avait pas pu être bouclé avant. J'espère qu'il vous plaira, même si à moi il ne le fait pas. Je n'arrive pas à mettre par écrit ce que je vois dans ma tête et cela est très frustrant. J'ai réécrit la scène sur la plage entre Jacob et… et elle ne me plait toujours pas. Bref, malgré ça, je vous souhaite bonne lecture !

Merci aux anonymes suivant pour leur review au chapitre précédent : elise, ali21, Loukass, Eva et manganiark.

Ps : Ayons une prière pour les lecteurs qui n'on pas reviewé la chapitre précédent, Mdr.


Chapitre 10


POV Jasper

J'étais venu avec Alice et Bella dans cette sorte de bar latino. Rosalie et Emmett n'étaient pas allés très loin et étaient en train de faire les boutiques. Cette ville proposait des soirées shopping et Rosalie en raffolait. Carlisle et Esmée, eux, avaient décidé de partir se promener en amoureux, aux abords de la plage.

Et moi, là, je devais dire que je paniquais. J'avais cru que ma femme était avec Bella, sur la piste de danse.

J'avais été heureux que cette dernière souhaite se changer les idées et profiter. Et sa façon de résister à l'appel du sang avait été un facteur essentiel au fait que j'avais accepté qu'elle vienne en ville.

Alice, de son côté, avait continué de considérer Bella comme sa belle-sœur, ignorant Jacob, et elle la suivait partout comme une petite chienne.

Je n'approuvais pas sa manière de faire, sa manière d'exprimer son mécontentement à Edward et ses choix de vie. Moi, je ne pouvais pas passer par-dessus cet amour que les deux hommes ressentaient l'un pour l'autre.

- Bella n'est pas avec toi ? M'avait demandé ma femme un brin paniquée quelques secondes avant.

Je revins d'ailleurs au présent, ne lui répondis pas et sortis du bar pour renifler son odeur. Parce qu'un vampire nouveau-né qui disparaissait n'était sans doute pas une chose insignifiante.

A cet instant, j'avais envie de frapper ma femme. Pour sa capacité à dire amen à tout ce que Bella souhaitait, à son incapacité à garder un œil sur elle comme elle me l'avait promis.

Je n'avais déjà pas été d'accord pour qu'elle laisse Bella se dévergonder autant avant sa transformation en tant que vampire. Cette humaine avait couché avec des inconnus, avait goûté à la drogue, avait bu plus que de raison et autres débilités. Et Alice avait suivi, comme une amie fidèle.

Et maintenant j'étais là, comme un con, à chercher un probable assassin dans les rues bondées de cette ville du Brésil. Et je ne savais pas du tout ce que cette fuite signifiait.

Surtout qu'Alice ne voyait plus l'avenir de Bella, comme j'étais incapable de sentir ses émotions. Je ne pouvais que les contrôler. Et cela était grandement utile pour la contenir.

Et maintenant je ne pouvais rien faire, parce que je l'avais perdue, ou plutôt, j'avais fait confiance à Alice, et elle, avait perdu Bella.

Que pouvait bien faire un nouveau-né dans une ville comme celle-ci, à cette heure-ci ?

Je me mis à réfléchir à toute vitesse et décidai d'envoyer un sms au reste de la famille, omettant Edward. Cette virée avait aussi eu pour but de le laisser tranquille avec son compagnon, je n'allais pas l'alarmer, surtout par rapport à Bella.

Cette chieuse qui n'arrivait pas à écouter les consignes !

OoOoOoOoOoO

Le jour allait bientôt se lever et nous n'avions toujours pas trouvé Bella. Carlisle était paniqué, priant pour qu'aucun inconnu ne perde la vie à cause d'elle, Emmett était étonnement sérieux et devenait de plus en plus anxieux. Rosalie, elle, faisait émaner d'elle un sentiment de contentement et de raison.

Si la situation n'avait pas été aussi critique, je l'aurais prise à part et giflée pour oser penser à son orgueil dans pareille circonstance.

Esmée, elle, était… inquiète. Pourquoi ? Je n'en savais rien. Mais le pire était Alice, qui était remplie de remords.

Ma conscience voulait la prendre dans mes bras, l'embrasser et lui faire l'amour, l'aimer et la rassurer, mais une autre partie la jugeait coupable et m'interdisait de compatir.

La famille ressentait aussi une petite déception envers elle, ne me considérant pas comme coupable. Pourtant je l'étais. Je n'aurais jamais dû confier Bella à Alice le temps d'une danse ou deux, je n'aurais pas dû la quitter des yeux.

J'étais en ce moment dans un coin résidentiel de la ville et tentais de sentir ou percevoir un quelconque indice. Une présence soudaine derrière moi me fit me retourner.

Elle était là, sublime avec… un air de honte sur le visage. Elle me sourit et s'excusa d'être partie, qu'elle avait eu besoin de faire le point.

Le rouge de ses yeux n'ayant pas été intensifié, je la crus et la grondai pour la forme. Je prévins ensuite la famille que je l'avais retrouvée, ou plutôt l'inverse.

Bella s'excusa une fois de plus et me prit dans ses bras.

Ne pas sentir ses émotions en cet instant me frustra.

Qu'avait-elle conclu pendant cette nuit ?

POV Bella (Un peu plus tôt)

J'étais là, derrière un buisson et je regardais mon Edward coucher avec celui qui avait été mon meilleur ami, je les voyais s'aimer et seul tout mon contrôle me permettait de ne pas aller les tuer sur le champ pour cette ignominie.

Mais une autre partie de moi était, elle, blessée de ne pas ressentir un quart de ce qu'Edward ressentait pour Jacob, et ce dernier envers Edward.

Je n'avais rien dit à la famille Cullen, mais j'avais… en quelque sorte, pris leur don en touchant Jasper et Alice. Même Edward, par accident. Je pouvais désormais entendre les pensées, sentir les émotions et voir l'avenir. Et tout cela, quand je le désirais. Je n'étais pas assaillie par les émotions continuellement comme Jasper, je ne voyais pas sans cesse l'avenir comme Alice et je n'étais pas envahie par les pensées comme l'homme que j'aimais.

Enfin, depuis ma transformation, j'étais partagée sur ce point.

Je me rappelais aussi qu'à la seconde où Jasper m'avait touchée, j'avais ressenti tout ce que la famille Cullen ressentait envers les membres de leur clan. Et j'avais été… attristée de ressentir que pour certains, j'étais une gêne, un poids.

J'avais pourtant cru le contraire et seul Carlisle et Esmée me voyaient comme un membre du clan sans toutefois m'aimer aussi fort que les autres. Jasper, Rosalie et Emmett me voyaient comme un membre de trop, une obligation. Comment devais-je faire avec ça ?

Sans oublier Alice… Alice qui était la seule à m'aimer comme un membre de sa famille.

Mais pour l'instant je voyais Edward faire l'amour à Jacob, avec dévotion et fébrilité. Je l'entendais penser qu'il ne pourra plus jamais vivre un jour sans l'homme qu'il aimait et qu'il remerciait le destin de l'avoir lié à lui. J'entendais Jacob penser au fait qu'il était complet.

Et leur amour me faisait mal, parce qu'il était vrai, sans faux semblant, sans limite.

En ayant vu assez depuis que j'étais ici, depuis que j'avais assisté à ce qui avait été la première fois où l'homme qui avait été le seul que je n'aurais jamais aimé s'était fait prendre pour la première fois, je tournai les talons, toujours sans bruit et repris le chemin de la ville, à la nage.

Arrivée sur la plage, j'attendis d'être sèche et pensai à tout ce que j'avais appris aujourd'hui. Mais aussi depuis mon arrivée ici.

J'avais été jusqu'à vouloir me perdre dans les bras d'autres hommes, désirant oublier Edward… j'avais tenté toutes les choses humaines possibles pour me retrouver vampire, amoureuse d'un homme déjà pris. J'avais aussi constaté que je n'étais pas attirée par le sang humain, ce dernier me remuant l'estomac.

Je devais aussi m'avouer une bonne fois pour toute que je n'aimais pas Edward comme je me laissais le penser. Je ne pouvais pas oser entrer en compétition avec Jacob, qui aimait, bien au-delà de tout, mon ancien petit-ami. Je ne pouvais continuer à rester aveugle.

Je n'aimais pas Edward comme je le devrais.

Mais que ressentais-je alors envers lui ? L'avais-je aimé ? L'avais-je vraiment aimé où m'étais-je laissée croire ce mensonge ?

Étais-je normale ? Avais-je réellement un problème ?

Trop de questions que mon cerveau retournait sans cesse depuis que j'avais quitté l'île, témoin d'un amour puissant, dévastateur pour mon corps.

Je devrais discuter avec Jacob, voire même tenter de lui pardonner. Mais je devais, au-delà de tout, faire ce qu'il avait fait avec moi, lui ouvrir les yeux.

Parce que, maintenant que j'étais éternelle, je regrettais mon ancienne vie. Je regrettais de ne plus pouvoir vivre comme avant, de devoir me cacher du soleil, de ne pas pouvoir coucher avec des hommes, je ne pourrai plus ressentir l'engloutissement et le bien-être de l'alcool. Et plus que tout, dans dix ans, quand j'aurai vu défiler un nombre incalculable d'enfants, je suis certaine que je regretterai mon choix de vie, celui de devenir comme Edward.

J'étais certes plus forte, plus rapide, plus belle, moins maladroite… mais j'étais seule, j'étais la cause au départ définitif des Cullen de Forks, j'étais celle qui était, j'en étais sûre, la cause d'une plaie rouverte pour Charlie. J'avais abandonné ma mère et mes proches sans remords. Mes amies, mon humanité.

Mon seul point d'attache à l'ancienne Bella était Jacob. Edward aussi. Mais je ne pensais pas être assez forte pour le côtoyer, car je verrais mon erreur en grand, étalée devant moi.

Cette stupide adolescente qui avait tout fait pour se convaincre d'aimer un être parfait, trop bien pour elle.

Quand je fus séchée, je me mis à chercher les Cullen et trouvai enfin une piste, celle de Jasper.

POV Edward

Le soleil se levait doucement et sachant que ma famille allait revenir, je me dis que réveiller Jacob serait une bonne idée. Sachant qu'il allait avoir faim, je me dégageai de ses bras aimants et sortis du lit sans faire de bruit. J'enfilai rapidement mon sous-vêtement et me rendis dans la cuisine où je me décidai à couper quelques fruits pour lui faire une petite salade. Je pressai ensuite quelques oranges pour qu'il ait un jus, enlevant la pulpe sachant qu'il n'aimait pas tellement ça.

Je lui fis aussi trois tranches de pain frais couvertes de marmelade à l'abricot. Je n'avais pas envie de tenter de lui cuisiner quelque chose et l'empoisonner.

Je me fis une note à moi-même de m'entrainer à la cuisine. Autant le combler aussi de cette manière pour pallier à la force de mon amour pour lui.

Quand tout fut installé sur le plateau, je pris le chemin de la chambre. Je le vis, allongé sur le ventre, bras autour de sa tête. Voir son corps nu réveilla en moi ce désir brûlant que j'avais eu pour lui cette nuit et je me forçai à le garder pour moi. Nous n'avions plus le temps, ma famille allant bientôt remettre les pieds sur l'île.

Je posai le plateau sur la table de nuit, enlevai mon boxer et allai me plaçai près du corps chaud. Je passai mes mains sous son torse et le soulevai pour l'installer sur le mien, m'étant positionné sur le dos.

Son souffle balaya mon visage et quelques secondes plus tard, il ouvrit les yeux. Ils étaient endormis et je fus touché. Je ne pus m'empêcher de lui caresser la joue. J'allai ensuite déposer ma bouche au coin de la sienne et y murmurai :

- Les autres vont bientôt arriver. J'ai pensé que…

- Tu as bien fait.

Il m'embrassa et pensa immédiatement à sa mauvaise haleine. J'allais le rassurer quand une autre idée lui vint. Je m'écartai de lui et souris avant de ravir sa bouche avec empressement. Il se frotta à moi et se redressa ensuite.

Il s'installa à califourchon et ancra son regard brun au mien. Il me sourit, de manière sadique et bougea. Mes mains allèrent se poser sur ses hanches mais je ne lui donnai pas de rythme. Il tendit son bras et prit le bol avec la salade de fruits que j'avais préparée. Sans attendre, il déposa un quartier d'orange avec un bout de pomme sur mon torse. Le contact des aliments sur ma peau ne me fit rien ressentir, par contre, la bouche qui vint les happer, elle, je la sentis.

- Tu veux bien petit-déjeuner avec moi ? Me demanda-t-il.

Je hochai la tête, incapable de parler, retenant un grognement animal. Je me pliai ensuite à sa bonne volonté. Il dégusta la totalité de sa salade de fruits sur mon torse, faisant monter en moi la pression. Et de le voir en pensée m'imaginer… le prendre de cette manière si animale réveillait encore plus en moi le besoin d'agir. Mais je le laissai faire de bonne grâce, aimant ce moment entre nous.

- Je t'aime, murmurai-je.

Il releva la tête et me sourit, avant de se pencher pour ravir ma bouche. Nos langues se lièrent et le temps cessa. Seules nos bouches soudées m'importaient.

- Je le sais que tu m'aimes. Après cette nuit, je ne peux plus douter de toi, me dit-il en mettant fin au baiser. Et je t'aime encore plus pour ça. Dieu que je t'aime, ajouta-t-il avant de jeter au sol le bol en porcelaine et de m'embrasser avec passion.

Quand je vis une pensée de lui nous mettant en scène dans une certaine position, mon désir pour lui explosa et à vitesse vampirique, je nous changeai de position et comblai son désir. Bien vite, il ne pensa plus qu'à une chose, me mener au plaisir et en recevoir.

Je me mis donc à aspirer son sexe, tout en le fouillant de mes doigts afin de trouver sa prostate, et il en faisait de même avec moi. Il eut un mouvement de recul pour éviter que je ne lui morde son sexe sous le coup de la vague de plaisir que me procura ses doigts habiles quelques minutes plus tard, quand ils eurent touché ma prostate. Je gémis et il profita de mon état pour changer une fois de plus notre position puis il se retrouva assis sur moi, mon sexe le pénétrant.

Je pris conscience de son regard brun fixé au mien… dans l'attente d'un mouvement de ma part. Reprenant pied dans la réalité, j'avançai mon visage et joignis nos bouches, tout en montant des hanches. J'aimais le recevoir en moi depuis cette nuit… mais j'aimais cent fois plus être en lui, le remplissant et unissant nos corps. J'aimais me sentir bouillir dans son corps, sentir ses chairs enserrer les miennes.

Sa langue força le barrage de mes lèvres et plus rien n'exista autre que nous, faisant l'amour.

POV Jacob (Un peu plus tard)

Je me rasais, le sourire aux lèvres. J'avais passé une nuit magique, un réveil parfait et j'allais partir faire une balade en forêt où Edward allait me montrer une crique avec une cascade et des poissons rares.

J'avais déjà déjeuné et attendais son retour de la chasse. La famille Cullen était revenue depuis trois heures et Edward avait profité pour aller chasser vite fait avec Emmett.

Quand j'eus fini de me faire tout beau, je sortis de la salle de bain et allai m'installer sur le sable, les yeux rivés sur l'océan.

- Je peux m'asseoir ?

Je relevai la tête et de ce fait, m'éblouis avec le soleil. Je fus aussi choqué en voyant que c'était mon amie qui venait de me parler.

- Heu, oui tu peux t'asseoir, répondis-je encore sous le choc.

- Je tiens à m'excuser Jacob.

- J'ai aussi des excuses à te présenter, dis-je en replongeant mon regard sur l'océan.

J'avais un peu de mal à la voir avec ses yeux rouges.

- Je n'arrive pas encore à te pardonner le fait que tu sois avec Edward, mais je m'excuse pour t'avoir ignoré quand tu en as eu le plus besoin, me dit-elle.

Je fus touché par ses mots et la comprenais.

Le reste du temps, elle ne parla plus et moi, je ne pouvais cesser de repenser à cette nuit. J'avais vécu ce que Bella aurait dû vivre… mais je n'arrivais pas à culpabiliser.

- J'aimerais te parler sans oreille indiscrète Jacob, accepterais-tu de venir avec moi un peu plus loin dans la forêt ?

Je ne répondis pas et me levai. J'allais lui proposer ma main quand elle fut debout. Je n'avais pas l'habitude d'elle en tant que vampire. Je vis un micro sourire prendre place sur ses lèvres avant que son masque froid ne revienne. Elle me montra les arbres et l'instant d'après, elle était partie. Je la suivis et sans aucune raison, courir à ma vitesse de loup pour la rattraper me donna un sentiment de joie et d'amusement. Je n'avais pas encore fait ça avec Edward, vu qu'à notre arrivée, il passait son temps à me prendre dans ses bras et à me plaquer contre un arbre avant que je n'ai eu le temps de dire « où va-t-on ? ».

Bella m'amena sur une autre plage et elle me fit face. Son visage déterminé me fit soudain peur.

- Tu ne seras pas heureux avec lui, me dit-elle.

- Et pourquoi ça, lui dis-je en la toisant avec colère.

Si elle m'avait amené ici pour me dire ça, elle pouvait garder pour elle ses excuses !

- Parce que tu es ce qui se rapproche le plus d'un humain et votre relation au long terme te rendra malheureux.

- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça ! Jusqu'ici j'ai été heureux, mentis-je.

- Ah bon ? Ces derniers jours tu étais heureux ? Dans vos débuts aussi ? Tout le temps ?

J'ouvris ma bouche pour répondre mais rien ne sortit. Elle avait raison. Mais c'était au début, et maintenant Edward et moi étions bien partis pour être heureux ensemble.

Pourquoi me disait-elle ça ? Pourquoi venait-elle entacher mon bonheur avec ces choses ? Pourquoi d'ailleurs était-elle venue me parler si c'était pour me faire du mal ?

- Mais parce qu'il va t'en faire abruti !

- Mais…

Avais-je parlé tout haut ?

- Là n'est pas la question, me repris-je. J'aime Edward et il m'aime maintenant. Pourquoi tu essaies de me faire du mal ? Si c'est pour ça que tu es revenue me parler, tu peux recommencer à m'ignorer !

- Je dis ça pour ton bien Jake. Edward t'aime, mais pas comme toi. Et en plus, il ne pourra pas te rendre heureux. Vous ne pourrez jamais vivre comme un vrai couple, il doit rester à l'écart du soleil Jacob ! Toi, tu vas devoir vivre la moitié de ta vie loin de lui ! Moi non !

- Ah voilà ! Tu es encore amoureuse de lui ! Mais lui, il te t'aime pas, dis-je sûr de moi. Et tant que toi, tu n'assimileras pas ce fait, tu seras malheureuse et je refuserai d'être ton ami.

- Crois-tu que je pourrais être heureuse en étant ainsi ? Crois-tu que je pourrais être heureuse le reste de mon éternité alors que je ne peux plus vivre ?

- Mais tu t'entends ? Toi, celle qui prônait cette vie-là, tu la dénigres maintenant !

- Parce que je sais ce que j'ai gagné et surtout perdu ! As-tu réfléchi à ce que tu perdais en restant avec lui ?

- Je n'ai rien perdu, affirmai-je.

- Si ! Me dit-il en avançant vers moi. Tu as perdu le droit de vivre normalement, le droit de vivre avec les tiens, le droit d'être auprès de ton père, mais il y a plus important. Et je sais, au fond de moi, que cette chose te fera souffrir avec le temps.

Elle sembla vouloir venir plus près de moi mais elle resta à quelques mètres.

Moi, je me demandais ce qui pourrait me faire souffrir avec le temps. Je ne voyais pas.

- Jacob, ne voulais-tu pas avoir une famille ? Me demanda-t-elle doucement.

- Si, mais…

J'allais lui dire que je pourrai en avoir une quand la réalité me frappa. Je n'avais jamais pensé à ça et là, tout me tombait dessus.

Jamais je n'aurai d'enfant, jamais je ne pourrai tenir dans mes bras le fruit de mon amour, jamais je ne pourrai consoler un mini moi.

Je sentis les larmes couler et sans que je ne m'y attende, je me sentis être pris dans les bras de mon amie. Je me laissai consoler, et ne pouvais m'empêcher de revoir tout ce que j'avais un jour imaginé.

Le ventre rond, les couches, les biberons, les rires, les joies… Tout m'était enlevé parce que j'aimais la mauvaise personne…

Ma dernière pensée me choqua et je me reculai de mon amie. Je me sentais tellement triste et abattu que j'avais osé penser ça d'Edward. Je me sentis sale, comme un monstre.

Alors, je n'étais pas mieux qu'elle ? Que cette femme que j'avais cru aimer ? Je ne voyais pas Edward comme…

POV Edward

Je revenais de ma chasse et étais plus qu'impatient de partir visiter l'île avec Jacob. Une fois dans le salon, je vis ma famille mais pas l'homme qui donnait une existence à ma vie. J'allais leur demander où il se trouvait quand Alice me dit, un sourire aux lèvres :

- Jacob et Bella discutent ensemble.

- Pardon ?

- Jacob et Bella se reparlent enfin. Là, ils se sont éloignés pour… commença Jasper mais j'étais déjà parti.

Je me mis à courir comme un fou, repensant au cauchemar. Jasper me suivit, vite rejoint par le reste des membres de ma famille. Quand nous fûmes arrivés et que je pus entendre ce que se disaient Jacob et Bella, je pus comprendre, avec les pensées de Jasper, que Bella, sans savoir comment, manipulait les émotions de celui qu'elle ne considérait plus comme son ami. Je ne pus que faire un signe de main à ma famille pour leur faire comprendre qu'ils devaient me laisser régler ça. Je courus ensuite vers la plage et dis :

- Arrête ça Bella !

J'étais en colère qu'elle manipule Jacob et tente de le rendre triste. Je n'arrivais pas encore à entendre ses pensées mais Bella devait avoir un don comme Jasper. Et elle était en train de l'utiliser sur l'homme que j'aimais.

Souhaitant que cela s'arrête, je me mis entre eux et dis sans attendre, tout en la repoussant :

- Tu essaies de faire quoi ? Tu peux me le dire, à part le rendre triste ?

- Je lui ouvre les yeux, asséna Bella.

- Je t'interdis, tu m'entends, de lui faire du mal, lui dis-je en l'approchant. Je t'interdis de le manipuler ! Je t'interdis de l'approcher sans la présence d'un membre de ma famille et plus que tout, je t'interdis de m'aimer moi ! Je te déteste, je te hais de toutes mes forces Bella et je regrette tellement de t'avoir connue. Je l'aime lui, lui et seulement lui ! Et même si je l'aime à en crever au jour d'aujourd'hui, je ne pourrai jamais me pardonner de t'avoir choisie à sa place. Et comme tu l'exposes si bien, je regrette aussi de le rendre malheureux et de ne pas combler ses désirs, mais jamais, au grand jamais, je ne te laisserai le rendre plus triste qu'il ne l'est.

Je restai interdit face à mes paroles. J'y avais mis tellement de moi dedans que j'avais vidé mon cœur, faisant passer la colère, l'amertume, mes regrets et ma résignation à savoir que je n'allais pas rendre totalement heureux Jacob de par ma condition. Mais une chose était claire et je devais lui dire, à cette femme qui était loin de la Bella que j'avais osé aimer un jour :

- Je suis comme je suis, et je ne peux revenir en arrière, continuai-je. Mais une chose est sûre, je ne te laisserai pas m'enlever Jacob !

Je sentis tout à coup une colère monter en moi, ainsi qu'une rage débordante et ce que je croyais ne jamais voir se produisit. Bella me sauta dessus et tenta de m'arracher la tête. Je savais que ma famille allait venir à mon secours et tentai de toutes mes forces de me soustraire à sa prise. Mais elle était un nouveau-né et sa force était plus élevée que la mienne. Puis j'avais la sordide impression qu'elle contrait mes esquives à chaque fois.

Je sentis un poids nous foncer dedans et vis que c'était Jacob sous sa forme humaine. Il reçu un coup de Bella et cela m'enragea mais je n'arrivai pas à changer nos positions et ne pus que voir le corps de mon amour être propulsé plus loin.

Je le vis ensuite se relever et la prise de Bella se resserra. J'essayai une fois de plus d'enlever ses mains et vis la mort de plus en plus près. Ma vue se brouilla et malgré tout je pus voir la transformation de Jacob. J'avais envie de lui dire de fuir car il était plus fragile que moi mais je ne pus que le voir venir vers nous à une vitesse rapide et mordre Bella.

Cette dernière dut me lâcher sous la douleur et un soulagement sans nom monta en moi à l'arrivée de ma famille. Je fus plus que surpris quand je lus en eux que c'était Alice qui les avaient retenus en disant que tout se passerait bien.

Pour qui ? Pour moi ou pour Bella ?

Jasper envoya une vague de calme à cette dernière pour pouvoir mieux la contrôler et je ne pus que marcher en direction de Jacob, tout en me massant le cou, afin de vérifier s'il allait bien.

POV Jacob

J'étais sous le choc de ce qui s'était passé quelques heures plus tôt.

Mon amie m'avait manipulé puis avait tenté de tuer Edward. Et cela, sans ressentir de remords.

Mais elle avait réussi au final. Parce que la vérité restait ancrée en moi au fer rouge. Je n'aurai jamais de famille, ni d'enfant courant vers moi avec le sourire. Je n'aurai jamais le bonheur de tenir mon bébé entre mes bras et d'y chercher mes traits. Et pire que tout, je n'aurai pas une vie normale. Ou encore moins normale que ma vie d'avant.

Edward et sa famille devaient fuir les rayons du soleil et même si cela semblait un détail, il prenait une grande importance pour vivre en couple. Je ne pourrai jamais vivre comme les autres, me promener main dans la main avec Edward sous un soleil de plomb dans un parc publique, je ne pourrai pas aller faire les courses avec lui comme toute personne normale, je ne pourrai jamais vivre comme je l'avais toujours imaginé.

- Pardon mon bébé…

J'étais tellement sous le choc que j'avais oublié qu'Edward était là, dans mon dos, me serrant contre lui. Mais je ne voulais pas lui mentir et lui cacher mes ressentis, ni ma peine.

Je me laissai aller contre lui et fermai les yeux. Les larmes ne furent pas longues et bien que sa bouche commença à parsemer de baiser ma peau, je ne pouvais occulter qu'aujourd'hui j'avais ouvert les yeux sur ce qu'allait désormais être ma vie.

Le soleil se coucha bien vite et j'avais refusé de bouger de place, aimant être ici, sur le sable chaud dans ses bras froids.

Bien vite la lune, pleine, monta dans le ciel obscur et ce fut une voix émue à mon oreille qui me dit :

- Allons nous coucher, tu as besoin de repos après cette journée. Viens mon amour.

Il me prit dans ses bras et je ne fis rien pour m'en défaire. J'avais un deuil à faire et seule sa présence m'y aiderait.

OoOoOoOoOoO

Sa bouche se baladait sur mon corps qui prenait peu à peu feu sous ce traitement. Et une partie de moi l'en remerciait. Il m'aidait à penser à autre chose, à voir le positif malgré le négatif. Il m'aidait à me sentir bien dans ses bras, dans ce lit. Il m'aidait à me faire me sentir aimé. Et plus que tout, je me dis cette nuit que je ne pourrai jamais me passer de lui, de son corps, de son odeur et de cette bouche qui était à présent sur mon aine.

Je gémis, et une de mes larmes, qui n'avaient cessé de couler, pénétra ma bouche. J'ouvris mes yeux et le plafond, de couleur blanche, éclairé par la lune, me ramena au présent. Je dis, d'une voix basse et émue :

- Je… je ne sais pas si dans vingt ans je ne te le reprocherai pas.

Un sanglot s'échappa de ma gorge et une bouche vint se poser sur l'emplacement de mon cœur. Une voix triste mais semble-t-il résignée me dit :

- Et je ne t'en voudrai pas. Je suis ce que je suis et je sais que… que je ne pourrai t'offrir certaines choses que tu désireras. Mais, je t'aime et si… si tu décidais un jour… de… de me…

Il ne finit pas sa phrase. Il m'enlaça puis murmura :

- Jamais je ne pourrai vivre sans toi, jamais…

Il vint enfouir sa tête dans mon cou et son corps fut secoué de sanglots. Je ne pus que le serrer plus fort contre moi et pleurer moi aussi. Parce que je savais que je le faisais souffrir en étant dans cet état, que je ne le rendais pas complètement heureux…

- Tu te trompes mon amour. Je suis heureux là, près de toi. Et j'ai peur de perdre ça un jour.

Il redressa sa tête et ancra ses yeux aux miens. Ma tête me jouait des tours parce que j'avais l'impression que des larmes souhaitaient s'échapper de ses yeux. Ému et retourné par cette vision de lui, je pris sa bouche d'assaut et l'embrassai en tentant de lui faire passer tout mon amour.

La baiser s'intensifia et avec abandon et amour, il se transforma en un corps à corps où mes pensées furent chamboulées. Entre ses coups de reins profonds, ses baisers endiablés, son venin délicieux, j'avais l'envie d'une famille que je n'aurai jamais qui s'entremêlait avec le bonheur de l'instant. Et la chose qui me marqua le plus, fut que pas une seule fois, avant la jouissance, je n'avais pensé que ma vie pouvait être différente.

Quand il s'affala sur moi, toujours dans mon corps, je changeai nos position, m'installai à califourchon et me mis à le regarder. Mes doigts allèrent se poser sur son visage, mes yeux le contemplèrent et mon cœur fut comblé.

Parce que mon nom était Jacob Black, que j'étais l'imprégné d'Edward Cullen, et que ma vie ne serait jamais normale… mais je l'aimais comme elle était.

L'amour était plus fort que tout et celui que j'éprouvais pour cet homme qui venait de me faire l'amour comme jamais, était le plus important. Ma famille était désormais les membres du Clan ainsi que mon père, même si je ne le verrais plus.

Et je savais que j'allais pouvoir être heureux, parce que j'avais Edward.

- Je t'aime comme je n'ai jamais aimé, me dit-il en redressant son visage et en empoignant mes fesses.

Je souris et allai l'embrasser. Sa langue pénétra ma bouche et je le sentis bouger en moi à nouveau. Mon récent plaisir ne m'aida pas à garder les idées claires et encore moins quand il me fit monter et descendre sur son membre déjà dressé, prêt à me faire jouir une fois de plus.


Et bien voilà, le dixième chapitre est publié. Il fait 16 pages et 5.510 mots.

J'espère que la scène entre Bella et Jacob vous a plu un minimum. Sachez aussi que le prochain chapitre sera l'épilogue. Mais pas de panique, il sera suivi du chapitre 11, qui fera débuter la version continue « Alternative » avec en intrigue principale une Mpreg. Je ne pouvais pas l'écrire dans la version normale, parce qu'au départ, je n'en voulais pas car un Mpreg dans l'univers Twilight, c'était impossible. Mais bon, j'ai transformé cet adjectif en « possible ». Mais pour l'instant, parlons de l'épilogue de cette version. Il est déjà entamé… et j'espère qu'il sera en ligne dans trois semaines maximum. D'ici là, passez de bons moments.

Pour finir, il ne vous reste plus qu'à me laisser une review avec votre avis, ou un simple « Merci, j'ai bien aimé, j'attends la suite », cela me ferait super méga plaisir. J'aime recevoir vos reviews et y répondre. Cela me donne le sourire un long moment… alors soyez cool et dites-moi vos ressentis « positifs ou négatifs »

Je n'ai plus rien d'autre à dire, à part « Merci d'avoir lu jusque là».

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 10 publié le 16 mai 2011