Ciao tout le monde. Et oui vous avez vu voilà le nouveau chap.

RAR :

Elennawen : thanks pour ta review. Contente que tu ais aimé le chap. et tu vas voir qu'elle va aller de mieux en mieux, mais j'en dis pas plus, tu vas voir par toi-même dans ce nouveau chap. bisous.

Electra97 : t'inquiète tu es toute pardonnée. Pour répondre à ta question, il est fort possible qu'Haldir et Sarah soient de la même famille à savoir frère et sœur. Si tu regardes bien dans les chapitres précédents, j'y ai glissé des indices, des insinuations, dont certaines explications arriveront plus tardivement. Enfin maintenant tu sais la vérité. Oui j'avoue, tu as tout a fait raison, le père de Sarah, n'est autre que le beau-père d'Haldir. Voilà le nouveau chap, bisous.

Yotma : pas de problème je continue cette merveilleuse fic, lol. Ravie qu'elle te plaise. Voilà la suite, bisous.

Itarïlë : et oui, et ce n'est pas terminé, mais ça tu le verras en lisant, pas vrai ? Voilà le nouveau chap. bisous.

Louise alias the dark wiches : j'espère que le fait d'avoir oubli é ta calculatrice ne t'as pas trop pénalisé. Contente que le chap t'ai plu. Voilà la suite. Bisous.

Maintenant que les RAR sont terminées, voilà le nouveau chap.

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente lecture.


Disclamer : voir chaps précédents.


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Chap10 : Rapprochement ?


Après une bonne nuit de sommeil, elle se sentait en pleine forme. Prête à affronter une nouvelle journée qui commençait.

Selon Sarah, c'était un véritable plaisir que de se lever le matin en pensant que l'on allait passer une bonne partie de la journée en compagnie de personnes que l'on appréciait et qui elles-mêmes vous appréciaient.

La seule ombre au tableau demeurait l'entraînement au maniement des armes.

Après le nouvel affrontement qui avait eu lieu deux jours plus tôt, serait-ce encore Haldir qui lui servirait de maître d'armes ? Ou comme ses prédécesseurs était-il allé se plaindre d'elle aux souverains ?

Elle avait pu se rendre compte suite à sa fuite, que sous son masque se cachait un être exceptionnel. Pendant tout le temps qu'avait duré leur retour à la cité, à aucun moment il ne lui avait fait de remarques désobligeantes. Elle avait été étonnée qu'il soit parti à sa recherche. Elle avait surtout été très surprise lorsque Orophin lui avait raconté l'épisode des loups.

Il lui avait dit qu'Haldir avait été prêt à la défendre de la même façon que si elle avait été sa propre sœur.

Pour cela, elle lui en été reconnaissante. Il avait monté d'un cran dans son estime.

À présent c'était à elle de faire un pas vers la réconciliation. Cela lui avait également permit de comprendre que bien qu'il puisse paraître froid et distant envers elle, il ne lui voudrait jamais le moindre mal. Bien au contraire, il voulait son bien. Elle ne comprenait toujours pas totalement son intérêt pour elle.

Ce dont elle était sûre, c'est qu'au fond de lui-même, il la considérait en quelque sorte comme sa petite sœur. La sœur qu'il devait protéger, à qui il devait apprendre à se battre et à se défendre.

Maintenant qu'elle comprenait pourquoi il était un peu dur avec elle, du fait de tous ses souvenirs qui avaient ressurgis, elle en était venue à se demander s'il n'y avait pas une autre raison à son changement d'attitude. En temps normal, il ne se serait jamais lancé à sa recherche. Elle soupçonnait Haldir d'avoir une intention secrète. Après tout, venant d'un autre monde, peut-être allait-il chercher à en apprendre plus sur elle. Peut-être allait-il chercher à savoir si elle connaissait d'autres sorciers dans son ancien monde. Peut-être allait-il chercher à savoir si elle avait déjà rencontrée d'autres sorciers. Peut-être voulait-il des informations en rapport avec son beau-père, lui aussi sorcier qui avait eu un enfant avec la mère d'Haldir. L'enfant qu'il n'avait jamais connu, et dont il se sentait responsable.

Quand viendrait le moment où il tenterait de lui poser des questions sur son monde et sur toutes les hypothèses qu'elle avait émise quelques instants auparavant, elle décida qu'elle essaierait de lui fournir tous les renseignements dont il aurait besoin.

Mais avant d'en arriver là, il fallait qu'elle cesse d'avoir peur de lui. Il fallait qu'elle apprenne à lui accorder sa confiance.

Cela serait dur et long mais il fallait coûte que coûte qu'elle y arrive.

Ils pourraient par la suite être amis. C'était dur pour elle de se l'avouer mais elle s'était rendue compte depuis la veille qu'elle appréciait plus ou moins sa compagnie.

Son nouvel objectif était d'apprendre à faire confiance à Haldir. Dans moins d'une heure, elle allait le retrouver si c'était lui qui lui enseignait le maniement des armes. À ce moment elle saurait si elle avait raison de vouloir lui accorder sa confiance.

Pour cette nouvelle journée, elle s'habilla à la façon des elfes. Sa tenue se composait d'une tunique gris perle qui lui tombait à mi-cuisse. La tunique était fendue des deux côtés. Comme toutes les autres tuniques elfiques, des fils gris foncés représentant des motifs végétaux étaient brodés dessus. Elle se fermait devant par un système de lacet, de la poitrine au col de la tunique. Lacet qu'elle pouvait selon son envie serrer au maximum ou serrer légèrement.

Un pantalon en toile du même gris perle que la tunique complétait sa tenue. Elle y ajouta ses bottes en cuir souple qui montaient aux genoux.

Ses cheveux étaient parsemés de nattes.

Elle fut prête en un temps record. Elle mangeât les délicieux mets qui avaient été apportés durant son sommeil.

Le soleil n'était pas encore très haut dans le ciel que déjà elle se trouvait sur le balcon, assise sur son fauteuil.

Son regard était fixé sur l'habitation d'en face.

Elle espérait entendre son mystérieux chanteur sans savoir qu'il s'agissait de son maître d'arme.

Elle commençait à désespérer lorsque qu'elle perçut soudainement du bruit en face.

Elle ne le vit pas sortir sur le balcon, pourtant elle su qu'il était sorti. Elle le su quand dans le coin le plus sombre du balcon, des branches bougeaient, alors que des oiseaux s'envolaient.

Ce n'est pas parce qu'il était lourd que les branches avaient bougées, c'est parce qu'il avait du les écarter pour passer.

On ne sait comment, il avait vu sa charmante voisine sortir, puis s'installer sur son balcon.

Il avait souri en comprenant qu'elle avait tenté de le piéger en sortant avant lui. Mais comme tous les elfes, il avait plus d'une corde à son arc.

Ne jamais sous estimer un elfe, pensa-t-il.

Comme à chaque fois qu'il sortait sur le balcon, et qu'il voyait sa chère voisine, il fredonna l'air de leur première rencontre.

Sarah fut enchantée d'entendre son mystérieux chanteur entonné l'air de leur première rencontre.

D'excellente humeur, elle joignit sa voix à la sienne pour le reste de la mélodie.

Après leur moment de complicité, Sarah termina de se préparer. Lorsqu'elle s'estima enfin prête, elle sortit de ses appartements puis prit le chemin de la clairière.

Pourtant au fur et à mesure qu'elle avançait, ses bonnes résolutions commençaient à fléchir malgré le fait qu'il était monté d'un cran dans son estime.

Elle voulait lui accorder sa confiance. Il y avait tout de même ses mauvais souvenirs qui étaient remontés. Elle devait admettre qu'elle avait peur de lui, de son attitude froide et dure de leurs précédentes rencontres. Elle devait à tout prix apprendre à surmonter cette peur du sexe opposé.

Elle y était bien parvenue pour le Seigneur Celeborn ainsi que pour Orophin, le frère d'Haldir.

Mais il fallait bien avouer qu'Haldir ne lui avait pas facilité la tâche. Mais elle non plus n'avait rien fait pour tenter d'arranger les choses. S'il y avait bien une personne à blâmer, c'était bien elle.

Après tout, pensa-t-elle, il lui serait tout aussi facile de lui lancer un sort. Ça pourrait se révéler très intéressant, pensa-t-elle encore. Grâce à un sort, il cesserait d'être dur avec elle, et ainsi elle pourrait vaincre sa peur.

'Je serais alors gagnante sur tous les coups' pensa-t-elle de nouveau. Mais une désagréable petite voix n'appartenant autre qu'à sa conscience lui rappela que la magie ne devait en aucun cas servir ses intérêts personnels. La voix de la raison lui rappela également les paroles énoncées par Haldir deux jours plus tôt « Vôtre magie n'a aucun effet sur moi Sarah. Tant que je porterais ce pendentif en forme de larme, la magie ne m'atteindra pas, elle sera aspirée par le pendentif. »

Et tel qu'elle pouvait le penser, il n'était pas prêt de retirer son pendentif. Du moins pas tant qu'il était sûr qu'elle nourrissait de mauvaises intentions à son égard.

En d'autres termes, elle était bel et bien coincée. Elle allait devoir apprendre à combattre sa peur seule, sans magie pour lui venir en aide. Et ça c'était ce qui l'effrayait le plus. Elle se sentait désarmée sans sa magie.

Mais si elle n'avait pas d'autres choix que de combattre seule sa peur, alors elle le ferait.

De nouveau sa détermination reprit le pas sur sa peur.

C'est rassurée, déterminée qu'elle pénétra dans la clairière. Sachant qu'elle était en avance, elle se dirigeât immédiatement vers son coin favori : une grosse racine noueuse au pied de l'arbre.

Elle s'y installa confortablement et ferma les yeux. Pour elle-même elle entonna l'air de la mélodie chantée. En même temps elle forçait ses sens à se développer. Écoutant avec attention les moindres bruits sans pour autant en être effrayée.

Au bout de quelques minutes, dans le silence de la clairière, elle détecta une présence. Alors elle tendit l'oreille, en cherchant un bruit, même étouffé soit-il.

Malheureusement pour elle, elle n'entendit rien du tout. Elle n'ouvrit pas les yeux pour autant.

Elle eu vaguement conscience que quelqu'un s'approchait d'elle. Elle ne fit cependant pas le moindre mouvement, qui aurait pu montrer qu'elle savait qu'elle n'était plus seule.

Haldir continua d'avancer vers Sarah, ses deux arcs à la main ainsi que les carquois qui accompagnaient les arcs.

La cible était restée dans la clairière. La jeune femme assise en face de lui, les yeux fermés n'avait pas du remarquer sa présence, pensa-t-il.

Il ne s'arrêta que lorsqu'il fut parvenu devant elle. Il se campa devant elle, les jambes légèrement écartées. Il attendit qu'elle daigne ouvrir les yeux.

Sarah qui savait pertinemment que son maître d'arme était maintenant juste devant elle ne fit aucun mouvement. Il avait été trahi par le soleil, au moment où il s'était interposé entre elle et le soleil. À ce moment elle avait parfaitement eu conscience de sa conscience.

De son côté aussi Sarah attendit un geste, une parole de sa part. Mais comme rien ne venait, elle envisageât alors de lui faire savoir qu'elle savait qu'il était venait d'arriver.

« Vous êtes en retard Haldir ! » déclara-t-elle soudainement les yeux toujours clos.

Haldir fut assez surprit par ses paroles. À aucun moment elle n'avait ouvert les yeux, alors qu'il avait été comme à son habitude extrêmement silencieux. Alors comment pouvait-elle savoir qu'il venait d'arriver ?

« Comment pouviez-vous savoir qu'il s'agissait de moi et non d'un autre ? »

« Vous êtes le seul qui soit aussi silencieux » dit-elle en ouvrant les yeux « et surtout vous êtes le seul elfe à ne pas me craindre. »

« Exact. Depuis combien de temps saviez-vous que j'étais arrivé ? »

« Depuis que vous êtes sorti de la forêt. »

« Comment l'avez-vous su puisque vous n'avez à aucun moment ouvert les yeux ? »

« Je le sais c'est tout. J'ai su quand vous êtes arrivé juste devant moi. Vous avez été trahi par mon ami le soleil. Au moment où vous vous interposiez entre lui et moi, une ombre s'est crée »

« Soit. Mais vous dites l'avoir su au moment où je sortais de la forêt. Comment l'avez-vous su ? »

« C'est un secret. » et elle n'ajouta pas un mot de plus.

Haldir resta là à la dévisager essayant de comprendre comment elle avait su que c'était lui qui approchait.

Cette façon d'être observée mit Sarah mal à l'aise. Sa réaction ne se fit pas attendre :

« Quoi ! » l'agressa-t-elle

« Pas la peine de vous affoler. Je ne vous ai rien dit »

« Alors cessez de me dévisager de la sorte »

« D'accord, d'accord. J'essaie juste de comprendre par quel miracle vous avez pu savoir qu'il s'agissait de moi »

Sarah s'était promit de ne pas ne pas l'agresser. Mais c'est pourtant ce qu'elle fit.

« Et alors, qu'est-ce que ça peut vous faire. Je l'ai su un point c'est tout »

« Ne vous énervez pas. Je voulais juste savoir »

« Vous êtes agaçant à la fin. Vous voulez vraiment le savoir ? »

« Oui, s'il vous plait »

« D'accord. C'est bon. Quand je suis arrivée, avant vous, je me suis mise en position d'aveugle. J'ai forcé mes autres sens à prendre le relais sur mes yeux. Ne pouvant plus compter sur mes yeux, mes autres sens ont du rapidement se développer. J'ai écouté attentivement tous les moindres bruits. Du coup j'ai senti votre présence. J'ai tenté d'entendre n'importe quel bruit m'informant de votre position mais je n'ai rien entendu. »

« Intéressant, très intéressant. Vraiment je suis étonné que vous soyez parvenue à ce genre d'exploit. »

Toute la bonne humeur de Sarah était en train de s'envoler sous ces paroles où elle y détecta de l'ironie. S'il lui cherchait la guerre, il allait la trouver se dit-elle silencieusement.

« Et alors, ça vous étonne. Ce n'est pas parce que je ne suis pas une elfe que je ne peux pas avoir certaines capacités. De toute façon, ce n'était pas difficile de savoir que c'était vous qui approchiez. »

« Ah oui ? »

« Exact. Vous êtes le seul qui ne renonce jamais. J'ai déjà eu l'occasion de m'en rendre compte. »

« Pour cela, je vous l'accorde. Je ne renonce jamais avant d'avoir obtenu satisfaction. Autant vous en souvenir dès à présent. »

« Ce qui veut dire ? »

« Ce qui veut dire que tant que vous ne saurez pas manier parfaitement les armes, j'entends manier les armes à la perfection, vous n'aurez personne d'autre que moi comme maître d'armes. »

« Alors autant commencer le plus vite. Comme ça plus vite je saurais les manier, plus vite vous serez débarrasser de moi, et vice versa »

Haldir ne répondit rien à cette attaque, ne préférant surtout pas qu'une nouvelle catastrophe ne vienne perturber la leçon.

Il préféra s'éloigner en direction de la cible qu'il fit mine de remettre en place.

Ensuite, il recula à distance respectable de la cible. Distance qu'il jugeât correcte pour une débutante.

Quand il s'estima à nouveau maître de ses émotions, il se retourna pour voir que son élève était toujours assise au pied de l'arbre. Elle le regardait sans prononcer le moindre mot.

Sans un mot, elle se leva enfin et s'approcha de l'elfe.

Quand elle fut à ses côtés, Haldir lui expliqua :

« Nous allons considérer qu'aujourd'hui est votre toute première leçon. On oublie tout, et on repart sur de bonnes bases. Qu'en dites-vous Sarah ? »

« D'accord, comme vous voudrez »

« Bien, approchez »

Au moment où elle posait sa main sur le bois de l'arc, elle fut parcourue par une sorte de décharge électrique, qui la fit sursauter. Un voile noir passa devant ses yeux. Le décor autour d'elle s'estompa. Tout devint noir. Les bruits environnants s'estompèrent également. Et là sur cette sorte d'écran noir une scène inconnue d'elle se déroula en noir et blanc.

'Elle se vit dans le futur. Elle courait dans la forêt puis débouchait dans cette même clairière. Elle continuait de courir pour finalement se jeter dans les bras d'un elfe, en qui elle reconnut Haldir. Il la serra étroitement dans ses bras en lui parlant à l'oreille.

Finalement il la relâcha, la regarda en souriant, puis la reprit dans ses bras. Il paraissait très heureux de la voir. Il en était de même pour Sarah.

Mais rapidement cette heureuse scène fut remplacée par une autre scène.

C'était toujours Sarah. Mais cette fois, elle se trouvait sur les remparts d'une sorte de fort. Il faisait nuit, il pleuvait, et tout autour d'elle, des gens se battaient.

Quant à elle, elle pleurait sur le corps d'un elfe qui n'était autre qu'Haldir. Les mains de Sarah étaient couvertes de sang. Autour d'elle, il y avait plein de corps d'elfes tombés, ainsi que d'horribles créatures. Haldir et elle, étaient tous les deux vêtus d'une sorte de fine armure en or. Alors qu'elle pleurait, l'elfe dans ses bras, l'une des créatures s'approcha d'elle par derrière et lui assena un coup fatal. À son tour, elle s'effondra sans vie sue le corps déjà mort d'Haldir.'

À ce moment, la scène s'interrompit. Le voile se leva. Les bruits et l'environnement se révélèrent de nouveau à elle.

Elle venait d'avoir une vision du futur. Elle lâcha l'arc en s'effondrant au sol, le souffle coupé.

Haldir s'inquiétait vraiment. Ella avait eut une sorte d'absence qui avait duré environ 10secondes lorsqu'elle s'était saisit de l'arc qu'il lui tendait. Il l'avait appelé deux fois sans succès avant qu'elle ne s'effondre.

Il s'agenouilla à ses côtés en l'appelant une nouvelle fois :

« Sarah ! Sarah que se passe-t-il ! »

Sarah sembla reprendre contact avec le monde environnant.

« Sarah ! Vous allez bien ? »

Sarah leva les yeux vers lui. Elle se mit à trembler violement alors que les larmes se mettaient à couler. Haldir la vit trembler si fort que sans réfléchir, il la prit dans ses bras tout en s'asseyant avec elle dans l'herbe. Ses larmes redoublèrent d'intensité tandis qu'il la serrait plus étroitement contre lui.

Elle tremblait au souvenir de ces images.

« Sarah, je vous en prie, dites-moi ce qui se passe. »

Haldir se sentait impuissant. Il ne comprenait pas ce qui se passait, donc il ne pouvait lui venir en aide.

« C'était horrible » murmura-t-elle.

« Qu'est-ce qui était horrible Sarah ? »

Elle ne répondit pas, mais se serra un peu plus contre lui, à la recherche d'un peu de sécurité.

« Sarah, petite Sarah. Si vous voulez que je vous aide, je vous en prie dites-moi ce que se passe. Vous avez eu une absence. »

Sarah ne répondit que quelques secondes plus tard, elle murmura :

« Je ne peux pas, c'était trop horrible. Ce n'était pas vraiment une absence. »

« Alors qu'était-ce ? »

« Haldir, j'ai eu une vision du futur »

« Qu'avez-vous vu Sarah ? N'ayez pas peur. Je suis là maintenant. Il ne vous arrivera rien. »

« Je me suis vue dans un futur plus ou moins, je ne saurais le dire. Je courais dans la forêt de Lorien à la recherche de quelqu'un. Je débouchais dans cette même clairière puis je me jetais dans vos bras, heureuse de vous voir. Vous aussi vous paraissiez heureux de me voir. Cette vision heureuse a été remplacée par une vision plus horrible. »

« Racontez-moi ce que vous avez vu »

« Il faisait noir…Je me trouvais dans une sorte de fort…Il y avait des gens…tout autour de moi…ils se battaient…des hommes…mais aussi des elfes…dont vous…vous étiez là… »

« Et que faisais-je ? »

« …rien… » chuchota-t-elle.

« Rien ? Comment cela rien ? »

« …Vous étiez… »

« Allez-y Sarah, j'étais quoi ? »

« … »

« Sarah ? »

« …Je suis désolée Haldir…Vous étiez…mort » souffla-t-elle.

« …Mort ? »

« …Oui,…Je vous tenais dans mes bras en pleurant…mais vous étiez mort. …Il y avait du sang partout…alors que je pleurais, il y a cette horrible créature qui s'est approchée de moi…elle m'a frappée par derrière…à mon tour, je me suis effondrée sans vie sur votre corps…là, la vision s'est interrompue. »

« Parlez-moi de ces créatures Sarah. À quoi ressemblaient-elles ? »

« Elles étaient grandes, hideuses, horribles. Elles poussaient d'horribles rugissements. Leur sang était noir. Elles avaient des épées en fer. Elles étaient d'une cruauté monstrueuse. »

« Yrch ! » s'exclama-t-il durement

Cette simple parole suscita un intérêt grandissant chez Sarah. Ce mot elle avait rencontré plusieurs fois au cours de ses lectures. Pourtant elle n'en comprenait toujours pas le sens. Sans le vouloir, il allait peut-être lui permettre d'avancer dans ses recherches.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« Orcs en elfique. Ce sont des créatures du Mordor qui ont l'habitude de ravager tout sur leur passage. »

« Pourquoi cette marque blanche alors ? »

« Une marque blanche ? Quelle marque blanche ? Décrivez-la moi. »

« Elles avaient la forme d'une main blanche. Certains l'avaient sur le corps alors qu'un l'avait sur la tête. »

« Etrange » dit-il seulement.

« Haldir ? »

« Oui Sarah, qu'y a-t-il ? »

« Qu'est-ce qu'il y a au Mordor ? Pourquoi certains parlent de sombres jours ? »

« Qui vous a dit cela ? »

« Cela n'a pas d'importance. Je vous en prie répondez seulement à ma question. On veut que je sois prête à quelque chose que j'ignore. Personne ne veut me dire à quoi je dois être prête. Qu'attentons de moi ? J'aimerais comprendre un minimum »

« On attend de vous que vous soyez prête à vous battre, à savoir vous défendre. Le mal s'active en Mordor. De sombres événements se préparent. Le maître du Mordor se nomme Sauron. C'est le Seigneur Ténébreux. En secret, il forgeât un anneau unique qui devait lui permettre de régner sur la Terre Du Milieu. Mais lors de la dernière alliance des hommes et des elfes, Isildur lui coupa le doigt, brisant ainsi sa puissance. Sauron fut en partie détruit. Isildur commit alors la plus grande des erreurs. Au lieu de jeter l'anneau dans la montagne du Destin, il le garda, l'anneau avait déjà prit le contrôle d'Isildur. Alors qu'il rentrait chez lui, il fut prit en embuscade et fut tué. On n'entendit plus jamais parlé de l'anneau. »

« Et de Sauron, qu'advint-il de lui ? »

« Il a perdu tout apparence physique. Ses fidèles le ramenèrent en Mordor. Aujourd'hui, il a la forme d'un œil de flamme qui cherche inlassablement son anneau. Seul l'unique pourrait lui rendre sa puissance d'antan. Mais pour cela, il faut qu'il le retrouve. »

« Que se passerait-il si une personne le trouvait ? »

« On raconte que si cela se produisait, mais surtout si cette personne passait l'anneau à son doigt, il disparaîtrait à la vue des autres. Sauron le saurait à la seconde même. Il lancerait alors ses cavaliers noirs au nombre de 9. Rien ne peut les tuer car se ne sont plus que des spectres. Ce sont d'anciens rois et sorciers qui ont été corrompus par le pouvoir du mal. »

« C'est pour cela que les Seigneurs souhaitent que je sache et me battre et me défendre. Que je sache monter à cheval, parler différentes langues, connaître l'histoire et la géographie ? »

« Exactement »

« Pourquoi moi ? »

« À cause de vos pouvoirs. »

« Mais dans mon monde, il doit bien y avoir des sorciers et des sorcières qui savent utiliser correctement leurs pouvoirs qui doivent être bien plus puissants que les miens. »

« Je ne saurais répondre à votre question Sarah. Une chose est néanmoins sûre ! »

« Quelle est-elle ? »

« Les choix des seigneurs ne sont jamais fait au hasard. S'ils vous ont choisie, c'est parce qu'ils estiment que vous êtes la plus puissante. Apprenez à faire confiance aux personnes qui vous entourent Sarah. Je vous assure que personne ne vous veut le moindre mal, moi y compris. Vous savez en réalité je vous admire beaucoup. »

« Mais pourtant il y a deux jours de cela, vous m'avez dit que… »

« …que moi non plus je ne vous portais pas dans mon cœur. Oui je m'en souviens très bien. Je voulais savoir pourquoi vous ne me faisiez pas confiance. Sachez que nous les elfes savons apprécier la beauté de toute chose. Nous n'en abusons jamais. »

« Je ne comprends pas ! »

« Nous ne sommes pas comme les brutes de votre monde Sarah. Je sais par Dame Galadriel ce qui a faillit vous arriver il y a quelques années de cela. Je vous jure que si les personnes étaient devant moi, je les tuerais volontiers » s'exclama-t-il d'une voix dure.

« Vous…savez ? »

« Oui. Je comprends à présent pourquoi vous avez peur de nous les hommes. Je vous jure que je ne laisserais jamais personne vous faire de mal petite Sarah. Vous pouvez maintenant m'accorder votre confiance sans peur. Tant que vous serez avec moi, jamais rien ne pourra vous arriver »

« Mais la vision ? »

« C'est peut-être une sorte d'avertissement. Pour vous prévenir de quelque chose qui se passera dans le futur. Quelque chose que vous serez en mesure d'éviter. »

« D'accord, je crois que j'ai saisi l'truc. Ces visions ou prémonitions m'aident à y voir plus clair sur c'qui pourrait arriver dans l'futur. »

Elle était tellement nerveuse que son mauvais langage avait fait sa réapparition.

« Exactement. Alors maintenant vous ne devez plus avoir peur de moi, compris Sarah ? »

Elle hocha la tête en signe d'affirmation. Mais soudain un doute s'insinua dans son esprit.

« Haldir, allez-vous parler de ce qui vient de se passer aux souverains ? »

« J'y suis obligé Sarah. Ils doivent être mis au courant de ce qui se passe. Peut-être seront-ils en mesure de nous éclairer sur vos visions, sur ce qui se passe. »

« Nous ? »

« Oui vous et moi. Je vous l'ai dit Sarah. Je vous apprécie beaucoup. Tout ce qui vous arrive m'intéresse. Je vous considère à partir de maintenant comme une amie. Vous pouvez tout me dire, jeune fille. Vous pouvez même venir me voir quand bon vous semblera. »

« J'y penserais. Vous savez j'm'en veux vraiment d'ce que j'vous ai fait subir à mon arrivée ici. C'était pas volontaire. C'était la peur qui m'dictait mes actes. »

« Je ne vous en veux pas petite Sarah. Vous êtes toute pardonnée. »

Pour bien lui montrer qu'il ne lui en voulait pas le moins du monde, il déposa un baiser sur la joue de la jeune femme qui rougit aussitôt sous cette démonstration de tendresse pour le moins inattendu de la part de l'elfe.

Haldir éclata de rire devant la mine de Sarah.

« Finalement ces leçons au maniement des armes s'annoncent excellentes. Je crois finalement que je vais adorer. »

Sans le vouloir, il venait de résoudre ses recherches. Elle n'avait plus besoin de poursuivre ses recherches. Elle savait désormais tout ce qu'elle souhaitait savoir…

À suivre…