Bonjour à tous, décidément… vous ne voulez pas que Camille tombe enceinte vu les commentaires !
Caladhie91 : Magnus ne connait pas encore Rafael. Avant qu'il ne rencontre Camille il savait quelle collectionnait les conquêtes tout comme lui mais sans plus.
Nagron : J'ai essayé de décrire le plus justement possible ce que vivait les personnes qui sont dans le coma, à leur réveil, certains expliquent avoir eu la sensation de se détacher de leur corps pour vagabonder comme Alec dans son PDV, c'est comme si ilsl vivaient une deuxième vie parallèle où ils entendent, ils voient, ils peuvent toucher des choses. C'est assez complexe je m'en rends compte, d'ailleurs j'ai eu des difficultés à écrire cette partie , j'ai dû faire des recherches etc.… Désolé de ne pas avoir réussi à retranscrire correctement.
Les autres chapitres arriveront plus lentement car malheureusement j'ai moins le temps d'écrire en semaine. Bonne lecture à vous !
Chapitre 10
PDV Magnus
Alec était sorti du coma…je n'arrivais pas à y croire. Après 3 jours interminables, 3 jours à retenir mon souffle… enfin il s'était réveillé. Clary, Jace et moi sommes arrivés à l'hôpital en un temps record, à peine entrés dans la salle d'attente, Izzy courut se jeter dans les bras de son frère, des larmes de joies sur ses joues, Max se joignit à eux pour un câlin fraternel. Je regardais la scène d'un œil attendri. Cette famille aurait été détruite si Alec ne s'était pas remis pensais-je tristement.
« C'était comment avec Camille ? » me demanda Simon. Je soupirai.
« Tendu…au final c'est Jace qui a failli péter les plombs quand elle a osé dire qu'elle était désolée pour Alec, heureusement que Maryse a appelé à ce moment-là » Jace tourna la tête vers moi avec un sourire moqueur.
« Tu peux parler Mag's ! Clary et moi avons bien cru que tu allais lui arracher la tête…tes yeux lançaient des éclairs, une vraie tempête tropicale ! »
« Pfffff t'es con ! » lui dis-je en souriant.
« En tout cas, elle ne manque vraiment pas d'air » dit Cat' en secouant la tête ».
« Ouais, mais elle paiera » dit Rag' sans mâcher ses mots. Max nous observait, ne comprenant visiblement pas notre échange…tant mieux pensais-je.
Ma mère arriva dans la salle d'attente, avec Robert, Maryse et…surprise… mon père !
« Papa ! » s'exclama Clary en allant à sa rencontre.
« Bonsoir ma Princesse ! » je vis Clary lancer un regard inquiet vers Jace en entendant notre père l'appeler ainsi. Je ricanai intérieurement. Ma mère me pris dans ses bras et embrassa Clary. Mon père m'embrassa sur le front puis posa une main sur mon épaule.
« Je suis désolé fiston, je sais que je n'ai pas été très présent pour toi pendant cette épreuve ».
« Tu travailles dure papa, je ne t'en veux pas » lui répondis-je
« Oui, mais au final la famille c'est le plus important » me dit-il en me prenant dans ses bras. Ma mère et Clary observaient notre échange avec tendresse.
« Maman » dis-je en me détachant légèrement de mon père. « Comment va Alec ? C'est vrai qu'il est sorti du coma ?» lui demandais-je ayant encore du mal à réaliser.
« Oui Sayang, mais nous avons dû lui administrer un léger sédatif car son réveil fut assez brutal…pour le moment il dort ».
« Que veux-tu dire par brutal ?» lui demandais-je
« Il criait… et était paniqué, après ce qu'il a vécu c'est normal, il ne faut pas t'inquiéter » me dit-elle avec un sourire rassurant.
« Quand pourrons-nous le voir ? » demanda Clary
« Bientôt Trésor. Nous devons d'abord lui faire des examens afin de nous assurer qu'il est en mesure d'assurer correctement ses fonctions vitales ainsi nous pourrons lui enlever les appareils. Après, nous le déplacerons dans une chambre individuelle où vous pourrez lui rendre visite ».
« D'accord » répondis dis-je en m'asseyant. J'avais l'impression qu'un poids s'était retiré de mes épaules, j'étais exténué, j'avais des cernes sous les yeux, je n'avais même pas pris le temps de me maquiller ou de me vêtir plus que ça ce matin. Je portais le sweet à capuche noir NASA d'Alec…il le laissait chez moi pour les fois où il y passait la nuit, un jean noir et des bottes marrons. N'ayant pas mis de gel, mes cheveux étaient lissés sur ma tête et ma mèche rouge retombait devant mes yeux.
« Bonsoir, tout le monde » dit le Dr Aldertree. « Comme vous le savez, Alexander est sorti du coma c'est ce que l'on appelle l'éveil. Il risque d'être un peu désorienté et confus pendant un certain temps, et peut-être ne pas se souvenir de tout ou à l'inverse se souvenir de tout mais peut-être pas dans le bon ordre. Chaque patient réagit différemment mais nous sommes confiant car il n'a passé que 3 jours dans le coma, physiquement, il devrait vite se rétablir. Maintenant, au vu de la violence de l'agression, un suivi psychologique sera nécessaire. Quand vous irez le voir, éviter de lui poser des questions sur ce qu'il a vécu et surtout agissez normalement, sentir votre anxiété ou votre stresse peut le troubler et ralentir sa guérison. Nous avons encore une batterie d'examens à lui faire afin de nous assurer qu'il se remet correctement mais vous pourrez le voir dans quelques heures. Maryse, Robert puis-je vous voir un instant s'il vous plait, il y a de l'administratif à remplir ». Ils acquiescèrent et sur ce ils quittèrent la pièce avec ma mère.
Mon père nous embrassa une dernière fois Clary et moi, salua le groupe puis reparti travailler au Pandémonium.
« On devrait aller acheter des cadeaux à Alec à la boutique de souvenirs! » proposa Izzy excitée.
« Bonne idée, de toutes les façons on va devoir attendre un moment avant de le voir » dit Rag'.
« Mag's tu viens ? me demanda Jace.
« Euh non…je vais rester là, je vous attends » leur dis-je avant de les voir partir.
Ça faisait du bien d'être un peu seul…de se ressourcer dans le silence. Sortant mes écouteurs de ma poche, je les branchai à mon téléphone et chercha la playlist qu'Alec m'avait offerte l'année dernière pour mes 17 ans. J'appuyai sur Play, fermai les yeux, prêt à me laisser bercer par la musique quand je sentis une main me caresser la joue, ouvrant les yeux je vis ma mère qui me regardait tendrement.
« Tu es seul mon cœur ? Où sont les autres ? » me demanda-t-elle.
« Parti acheter des cadeaux pour Alec » dis-je.
« J'ai une bonne nouvelle, il s'est réveillé ». Mes yeux s'illuminèrent.
« C'est vrai ? C'est génial et comment va-t-il ? » demandais-je à ma mère alors que les battements de mon cœur s'étaient soudainement accélérés.
« Je pense que ça va car il a demandé à te voir et refuse d'aller faire son IRM avant de t'avoir vu » me dit ma mère qui essayait de toute évidence de se retenir de rire. J'avais un sourire jusqu'aux oreilles, génial il était vraiment de retour.
« D'accord, allons-y ! » dis-je impatient et nerveux à la fois.
« On la déplacer dans une chambre individuelle et retiré les appareils. Je te laisse y aller seul mais ne le fatigue pas trop, tu as 10 minutes d'accord ?»
« D'accord » lui dis-je. Je pris une grande inspiration et poussa la porte de la chambre. Alec allongé sur son lit, me regarda passer la porte. Il n'était plus banché aux appareils comme me l'avait dit ma mère mais il avait toujours les bandages autour de la tête, sa jambe gauche et sa main droite étaient dans le plâtre, il avait des hématomes au niveau du visage. Il me fit un petit sourire nerveux.
« Je...ne…suis...pas beau …à …voir… » me dit-il la voix cassée. Je me faisais violence pour ne pas fondre en larmes à cet instant, peu importe son état moi je le trouvais magnifique...et surtout il était en vie.
« Alexander… » dis dans un souffle.
« Pour…quoi…restes-tu…si…loin…de…moi ? » me demanda-t-il. Debout dans l'encadrement de la porte, je n'avais pas bougé. Le Dr Aldertree nous avait demandé d'agir normalement mais j'étais à mille lieux d'imaginer que revoir Alec me ferait cet effet, mon cœur battait la chamade, je respirai difficilement, il me rendait nerveux … Mais qu'est ce qui m'arrivait ? C'était sûrement le contre coup de tout le stresse que j'avais emmagasiné ces derniers jours pensais-je. Je me décidai à franchir la distance qui nous séparait et m'installai sur le lit à ses côtés en prenant soin de ne pas toucher ses blessures. Il m'observait de la tête au pied.
« C'est…à…moi…ça » me dit-il taquin en tirant sur mon sweet, la voix roque, il se mit à tousser.
« Tu veux boire ? » lui demandais-je précipitamment et un peu paniqué. Il acquiesça. Je pris le gobelet d'eau et la paille qui étaient posés sur la petite table de nuit et l'aida à boire. Il me regardait avec intensité. Ses yeux, son regard tout ceci m'avait tellement manqué et dire que j'avais failli ne plus jamais les revoir… une larme discrète coula sur mes joues réduisant à néant tous les efforts émis depuis mon arrivée. Je redéposai le gobelet sur la table. Alec me caressa la joue de sa main valide. Des frissons me parcoururent le corps à son contact, j'étais totalement bouleversé par toutes ces nouvelles sensations que je ressentais…par toutes ces nouvelles émotions que me procurait Alec. Je ne comprenais décidément pas ce qu'il m'arrivait. Je tentai de contrôler ma respiration.
J'ai…eu…peur de ne…plus jamais…te re…voir » me dit-il. Je pris sa main valide dans la mienne.
« Moi aussi Alexander…tu n'imagines même pas… j'ai vécu mille morts depuis ton arrivée dans cet hôpital. Avoir failli te perdre est la chose la plus difficile que j'ai eu à vivre jusqu'à aujourd'hui. Pardonne-moi Alec, pardonne-moi de ne pas avoir été là, de ne pas t'avoir protégé. » lui dis-je pendant que mes joues ruisselaient de larmes. Des larmes silencieuses coulaient sur ses joues.
« Ce…n'est pas… de …ta …faute » dit-il en me faisant un sourire triste. Si, pensais-je c'est totalement de ma faute mais je ne pouvais lui parler de Camille…pas maintenant. On devait faire peine à voir à cet instant, Alec avec ses hématomes et son plâtre, moi cerné et les yeux rouges mais je m'en foutais. On était de nouveau réunis, on était ensemble. Une infirmière arriva.
« C'est l'heure de l'IRM » dit-elle. Je m'apprêtais à me lever mais Alec refusait de me lâcher la main il me regardait avec inquiétude.
« Hey » lui dis-je avec un petit sourire « Tout va bien, tu vas faire tes examens et à ton retour je serai là ».
« Tu …pro..mets ? » dit-il.
« Oui, je te le promets, plus jamais je m'éloignerais de toi » lui dis-je la gorge nouée. Je sortis de la chambre et vis que ma mère m'attendait, je me jetai dans ses bras et recommençai à pleurer. J'avais les émotions en vrac en ce moment, c'était pire que les hormones.
« Hey, mon cœur, calme toi, qu'est ce qui se passe ? Ça n'a pas été avec Alec ? »
« Si » dis-je en essayant de me calmer « Maman… aide moi…je suis perdu… Alec…il…je… ». Je manquais de souffle, j'avais l'impression d'étouffer.
« Ok mon cœur, calme toi, tu fais une crise d'angoisse…respire, respire… » me dit-elle doucement. « Vient on va descendre à la cafétéria et tu vas me raconter ce qu'il se passe ».
Assis devant un chocolat chaud quelques minutes plus tard, je m'étais un peu calmé. Ma mère attendait patiemment que je lui parle.
« Je m'excuse pour la crise de toute à l'heure » lui dis-je honteux.
« Ce n'est rien Sayang, tu as vécu des moments difficiles, Alec a failli mourir mais il va bien maintenant. Il est en vie ».
« Maman, est-ce que tu crois…qu'on peut éprouver des sentiments amoureux pour quelqu'un depuis un moment et ne pas s'en rendre compte jusqu'à ce qu'un évènement se produise et nous fasse réaliser, qu'en réalité on se trompait et que l'élu de notre cœur était juste là sous nos yeux ? ». Ma mère me regarda avec un petit sourire.
« Sayang, tu parles de toi et d'Alec ? » Je baissai les yeux sur ma tasse de chocolat chaud.
« Tu savais ? » lui demandais-je.
« Oui et non en fait. Au début je pensais qu'il se passait quelque chose, Alec et toi êtes si complémentaires, on voit tout de suite qu'il y a une alchimie entre vous, un lien spécial. Vous vous comprenez en un regard, l'un fini les phrases de l'autre, vous êtes complices, alors quelque part j'ai toujours pensé qu'un jour tu m'annoncerais que tu ressentais plus que de l'amitié pour lui …puis tu nous as présenté Camille. Tu étais si heureux d'être avec elle, tes yeux pétillaient quand tu parlais d'elle alors je me suis dit que je m'étais trompée. Silencieux, j'avais écouté attentivement les révélations de ma mère.
« Camille…je l'aimais vraiment tu sais, je me sentais bien avec elle mais elle m'a trahi…deux fois…et là je ne pourrais plus jamais lui faire confiance, elle m'a brisé le cœur Maman… puis on se disputait souvent à propos d'Alec. Je n'ai jamais réussi à vraiment faire d'elle ma priorité et elle me reprochait de le choisir lui plutôt qu'elle mais c'était plus fort que moi. Tu penses que c'était un signe ? Que ça voulait dire qu'inconsciemment j'étais déjà amoureux d'Alec ?
« C'est possible Sayang, les sentiments sont complexes et parfois il nous faut du temps pour les comprendre ».
Alec est différent de Camille, il est spécial…à part…quand il s'agit de lui...je réagis plus intensément…je ne sais pas… je n'ai pas vraiment les mots pour décrire ce que je ressens mais je sais que je donnerai ma vie pour lui Maman. Son amitié a toujours été inconditionnel, il a toujours été présent pour moi, il est généreux et drôle et en même temps fragile et entêté. Quand j'ai cru le perdre, je te jure que c'est tout mon monde qui s'écroulait…j'en étais à me rendre malade… ». Ma mère me pris la main.
« Je sais mon cœur, tu es quelqu'un de généreux et de formidable, et quand tu aimes c'est avec sincérité. Je pense que la profonde amitié qui vous lie Alec et toi, t'a en quelque sorte mis des œillères sur la profondeur et l'étendu de tes véritables sentiments pour lui. Puis il y a la peur… la peur que votre relation change, que ces sentiments ne soient peut-être pas réciproques. Parfois on fait les choses inconsciemment pour se protéger, on refuse de voir la vérité. Tu avais trouvé une stabilité en Alec après notre déménagement ici, tu ne voulais pas risquer de la perdre ».
« Tu crois…tu crois que si je lui dis ce que je ressens...que je vais le perdre ! » dis-je soudain paniqué.
« Bien sûr que non Sayang, tu le connais mieux que personne, que vois-tu dans ses yeux quand il te regarde ? C'est là que tu trouveras la vérité, les yeux ne mentent pas mon cœur mais si je peux te donner un conseil, tu devrais y aller en douceur, sois présent pour lui, montre-lui tes sentiments par des gestes et des actes, aide le à comprendre petit à petit ce qu'il représente vraiment pour toi ».
« Merci Maman, merci pour tout, merci de m'accepter tel que je suis » lui dis-je la voix nouée en faisant référence à ma bisexualité.
Seul ton bonheur compte à mes yeux et aux yeux de ton père, Clary et toi êtes toute notre vie et on vous aime ».
« Nous aussi on vous aime, Maman ». On se leva pour se faire un câlin.
« Tu es prêt à rentrer ?» me demanda-t-elle.
« Oui, mais je dois passer dire au revoir à Alec avant ».
« D'accord, on y va ».
Cette conversation avec ma mère m'avait fait énormément de bien. J'étais amoureux de mon meilleur ami…cette révélation était incroyable, il avait fallu que la mort menace de me l'enlever pour que j'ouvre les yeux sur ce qui était juste sous mon nez et prenne conscience de mes sentiments. Il en serait sorti au moins ça de toute cette histoire pensais-je. Qu'est-ce que j'allais faire de Camille maintenant ? Elle est un danger pour Alec et je n'ose pas imaginer comment elle réagirait si elle apprenait mes sentiments pour lui. Elle serait capable de me dire qu'elle avait eu raison de se méfier pendant tout ce temps et ainsi justifier ses actes horribles. Il était hors de question qu'elle s'en prenne encore une fois à lui, je dois le protéger mais je ne peux pas non plus continuer à faire semblant avec elle. Je dois la quitter...ça ne nous empêchera pas de continuer notre enquête pour trouver son complice …en même temps si je romps avec elle, je vais avoir plus de difficultés à l'espionner…quel bordel pensais-je.
La chambre d'Alec était pleine à craquer de peluches, de ballons et de personnes. Izzy, Clary, Jace, Rag', Simon, Cat et Max tout le petit monde était là, ce qui m'inquiéta un peu. Ma mère m'avait expliqué qu'après une agression, les patients pouvaient souffrir de stress post traumatique et qu'il fallait éviter les bains de foules et les émotions trop fortes. Alec avait l'air d'aller bien et ne semblait pas être anxieux mais bon il serait peut-être intelligent de ne pas tenter le diable pensais-je puis il était capable de faire semblant pour ne pas nous inquiéter. Il me fit un large sourire en me voyant arriver. Je sentis mon cœur se réchauffer.
« Ah enfin ! T'étais où mec ? » me demanda Ragnor.
« A la cafétéria avec ma mère » lui dis-je « Clary, Maman est devant, tu rentes avec elle ou tu m'attends ? » lui demandais-je.
« Je rentre, je suis fatiguée » dit-elle en baillant. Elle embrassa Alec sur la joue et me fit un câlin avant de saluer tout le monde puis de s'en aller.
« Rag' et moi, on va y aller aussi » dit Cat' « Repose toi bien Alec et remets-toi vite, le groupe a besoin de toi ».
« Mer…ci » dit-il avec un sourire.
Max se mit à bailler à côté de Jace.
« Je pense qu'un certain jeune homme a besoin de dormir » dit Jace en caressant la tête de son petit-frère.
« Je vais vous ramener » leur dis-je.
« Non, laisse » dit Simon « Je vais les ramener, ne t'en fais pas ». Je le remerciai du regard.
« Au revoir Alec » salua Max qui s'endormait à moitié.
« Bye... Cham…pion » lui dit-il.
« A demain frangin, tache de guérir vite, tu nous manques à la maison » dit Jace. Izzy embrassa Alec et me salua. Je restai seul avec lui
« Tu vas bien ? » lui dis-je « Tu as besoin de quelque chose pour la nuit ? »
« Ça va…merci ». Il regarda sa main cassée. Je vis la douleur se dessiner sur son visage.
« Hey, tu vas guérir » lui dis-je en m'asseyant à ses côtés « Et ta jambe aussi guérira, les bleus disparaitront, les hématomes aussi, tu verras tu guériras ».
Je lui caressai la joue avec toute la douceur qu'il m'était possible d'avoir, il ferma les yeux à mon geste. Je ne savais pas si c'était pour savourer notre contact ou pour chasser un mauvais souvenir. Après tout, je ne connaissais pas les détails de son agression, je ne savais pas à quels endroits ces sales types avaient posé leurs mains sur lui…tout à coup, pris de panique j'arrêta mon geste et retira ma main. Il ouvrit les yeux.
« Je …je suis désolé » lui dis-je troubler. « Peut-être que les contacts physiques te font revivre certains souvenirs ».
« Ton …contact… me fait du… bien. » Soulagé, je lui fis un sourire et lui pris la main. « Je me… souviens de tout … j'aurais …préféré oublier…. mais je me… souviens de …tout et dans ma tête…» commença-t-il en me fixant du regard « Je revois…des…images…de….cette…nuit ».
Je pouvais lire la souffrance à travers ses yeux, ma mère à raison, les yeux ne mentent pas. Alexander souffrait…il avait mis son masque de bravoure devant les autres mais avec moi il laissait tomber ses barrières. Je fus ému de constater qu'il y avait toujours cette absolue confiance entre nous, dans les bons comme les mauvais moments, on savait qu'on n'avait pas besoin de faire semblant l'un avec l'autre. Plantant mon regard dans le sien je lui dis.
« Je les chasserais, un par un, ça prendra le temps qu'il faudra, de jours ou de nuits, je chasserais ces souvenirs... ces images et on les remplacera par de nouveaux. Des souvenirs heureux, des souvenirs de joie, de bonheur, d'amitié et d'amour… Je te le promets Alec, on y arrivera, on tuera ces mauvais souvenirs, on ne les laissera pas gagner ». Il sanglotait doucement. Lentement je me penchai vers lui et posai mon front contre le sien. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage, nos nez se touchaient presque. Cette nouvelle proximité entre nous me donna une envie folle de poser mes lèvres sur les siennes mais ce n'était pas le moment.
« Alexander » repris-je en restant dans cette position « J'ai besoin que tu te rétablisses, que tu sortes de cet hôpital et que tu rentres à la maison. Ta place n'est pas ici, elle est près de ta famille… elle est près de moi. Maintenant sèche tes larmes, il faut que tu te reposes d'accord ? » Je me levai du lit à contre cœur.
« Mag's ? » dit-il.
« Oui... »
« Est-ce… que… tu …peux le …regarder » je le vis fixer mon avant-bras gauche et je compris. Je remonta délicatement la manche gauche de son tee-shirt. Le tatouage avait un peu souffert, sur certaines parties l'encre était parti mais ce n'était rien d'irrattrapable.
« L'encre est un peu parti à certains endroits mais ne t'en fais pas, Jem saura arranger ça. Je t'apporterais de la crème cicatrisante et du savon PH neutre demain » lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.
« Merci » me dit-il en faisant un petit sourire. « Bonne… nuit …Mag's ».
« Bonne nuit Alexander, dors bien » lui répondis-je en lui caressant la joue une dernière fois avant de quitter sa chambre.
Fin du chapitre 10 !
