Auteure : Yaya-chi

Bâta lectrice / correctrice : Fye-chan

Rating : M pour la totalité de la fan fic, mais K+ pour ce chapitre.

Genre : Univers Alternatif ; Yaoi (le yaoi implique des relations amoureuses entre deux hommes, ainsi que des relations sexuelles plus ou moins explicitées. J'enjoins tous ceux et celles que ce genre d'écrit peut déranger à ne pas poursuivre leur lecture et à quitter cette page.) ; Romance ; Sci-Fi.

Disclamer : De façon évidente, ni les personnages ni l'univers de Naruto ne nous appartiennent, ni ceux de Matrix.

Note De l'Auteure : Oh mon dieu, je suis tellement désolée ! Hier c'était Halloween, et j'aurais dû pouvoir publier, mais j'ai pas pu, et je viens à peine de rentrer chez moi... Donc voilà, premier retard sur cette fic, et le dernier j'espère !
En tous cas, je remercie Ichigo et Loveless pour leurs reviews ! Parce que vraiment, ça fait tellement plaisirs ! Et puis voilà la suite, que vous sachiez enfin ce qui arrive à Shika !
Bonne lecture !

Rappel du chapitre précédent : « -Où est Shikamaru ?! -Ils l'ont emmené... »


Chapitre 10 :

Naruto faisait les cents pas. Sasuke assit sur son lit, le blond allait et venait, sans jamais s'arrêter.

Ils étaient rentrés pas moins de deux heures plus tôt, et il n'avait pas cessé un instant. Et il portait lentement mais sûrement sur le système de son petit ami. Le brun le regardait passer et repasser devant lui, et commençait à avoir mal au crâne.

N'y tenant plus, il le saisit par la taille alors qu'il passait à portée de bras pour la énième fois, et le tira sur ses genoux. Naruto lutta un instant pour reprendre son manège insupportable, mais Sasuke le ceinturait si bien qu'il dû abandonner l'idée.

-Mais enfin, tu ne t'inquiète pas ?! s'énerva-t-il.

-Bien sûr que si, enfin !

Bien sûr, qu'il s'inquiétait pour Shikamaru. Il était toujours en vie, ils le savaient grâce aux scanners de la Matrix que Kiba et Konan n'avaient pas lâchés un instant, mais ils était aussi conscients que sa vie ne tenait qu'à un fil, et aussitôt que les agents sauraient ce qu'il voulaient savoir, le corps de leur capitaine retomberait sans vie – sans âme – sur son siège. Mais pour l'instant, il gémissait encore de douleur par intermittence, et s'il souffrait, il vivait.

En piètre état, certes.

-C'est de ça que parlait l'Oracle, je le sens, je le sais !... souffla Naruto, en se laissant aller contre le torse de son petit-ami.

-Oui, je le sens aussi. Elle savait, et elle nous a laissés faire cette erreur...

-Elle savait aussi que nous pouvions l'aider. Elle l'a dit...

Naruto releva la tête, et rencontra le regard préoccupé de Sasuke. Puis, comme un seul homme – et aussi parce que Naruto se trouvait sur Sasuke – ils se levèrent et se précipitèrent hors de leur chambre, vers le pont.

-Kiba !

-Il faut que tu nous envoie dans la Matrix ! pressa Naruto.

-Quoi ? Vous plaisantez ! Je ne peux pas faire ça !

-Si, tu le peux ! railla Sasuke. Tu appuies sur les bons boutons, et je suis sûr que tu y parviendras !...

Temari entra sur ces entres-faits. Elle se hâta de venir à leurs côtés.

-Qu'est-ce que vous faites ? Il y a du nouveau ?

-Non, mais ces deux idiots essaient de me convaincre de les envoyer dans la Matrix...

-Vous êtes fous ?! Si Shikamaru s'est fait prendre, c'était pour vous protéger, pour que vous puissiez rentrer sains et saufs ! Je ne vais pas vous laisser tout gâcher ! Il n'aurait pas voulu ça ! C'est... C'est horrible ! Ça réduirait à néant tous ces efforts qu'il a fait pendant des années ! Il ne faut pas que son sacrifice soit vain ! Vous comprenez ça ? Je ne peux pas vous laisser faire ça !

-Si, tu peux ! insista Sasuke, en haussant le ton.

-Tu as écouté ce que je viens de dire ?! Je ne peux pas ! Ça détruirait tout ce que Shika...

-Nous ne sommes pas l'élu ! coupèrent-ils finalement.

Le regard de Temari se remplit de tristesse.

-Qu'est-ce que vous dîtes ? Ce n'est pas possible ! Il était tellement sûr, et il s'est tellement battu pour ce jour...

-Nous ne sommes pas l'élu... répéta Sasuke.

Les larmes débordèrent des yeux verts de la jeune femme en face d'eux.

-Mais... Il va mourir sans...

-On ne peut pas le laisser mourir pour rien... répondit Naruto, en posant une main voulue réconfortante sur son épaule.

-Il faut qu'on y aille ! plaida Sasuke. L'Oracle nous a dit que nous pourrions le sauver.

-Alors je viens avec vous...

-Non, tu ne peux...

-C'est moi qui l'aime ! coupa-t-elle. C'est moi qui l'aime, et je refuse de rester les bras croisés à me ronger les ongles, pendant que d'autres se chargent de me le ramener en vie !

Sasuke et Naruto échangèrent un regard. Puis le blond hocha la tête, et se dirigea vers un siège, entraînant son petit-ami derrière lui.


Shikamaru se tenait, assit sur une simple chaise en fer, les mains menottée derrière le dossier.

-Ne vous êtes vous jamais émerveillé devant la beauté de la Matrix ? Saviez-vous que le première Matrix avait été conçue pour offrir à chaque individu une vie parfaite ? Ce fut un échec cuisant... Puis on remania la Matrix : pour votre espèce primitive, la perfection ne pouvait être réelle. C'est l'apothéose de votre civilisation, mais aussi de la notre, puisque nous pensons à votre place.

Un homme, qui se tenait là depuis le début, lui injecta un liquide translucide dans le cou. Shikamaru se crispa durcissant les traits de son visage ensanglanté.

-Et vous ne faites plus partie de cette époque... Tels les dinosaures...


-Que se passe-t-il ? demanda Temari, en sortant son " frigo ".

-Ils ont commencé à tenter de pénétrer son esprit...

-Combien de temps, avant qu'il ne craque ?

-Je ne sais pas, mais il finira par le faire... S'il leur donne les codes d'accès des programmes de Zion...

-Il ne le fera pas.

-Je te l'ai dit. Même lui, il craquera.

-Alors nous devons le récupérer avant cela.

Et elle raccrocha.


Les yeux de Shikamaru se révulsaient dans ses yeux. Il transpirait, gémissait, et tremblait. En face de lui, seul se tenait l'agent Yamada. Il avait fait sortir les deux autres.

-Tu sais... Je haie cette planète. Prison... Zoo... Réalité, peu importe comment tu l'appelle. Si les odeurs existent, je suis cerné par sa puanteur. Alors tu dois me donner les codes de Zion. Parce que quand je les aurais, je pourrais la détruire, et ils n'auraient plus besoin de moi ici. Je serai libéré !

Tranquillement, sans se presser, Sasuke passa la porte. Il était vêtu de noir, intégralement. Un long manteau sans manches, sur un tee-shirt de même – à col en V – et un pantalon moulant. Il portait aussi de grande bottes à semelles épaisses – des Dr. Martens.

Derrière lui, Naruto était tout sourire. Il portait un énorme manteau bien trop grand, qui traînait par terre. Dessous, bien qu'on ne le voit pas, puisque le vêtement était fermé, il arborait un tee-shirt orange moulant et plutôt court, orné d'une spirale blanche sans fin, et un short en coton rouge pétant. Ses énormes Doc faisaient ressortir la finesse de ses jambe, comme lors de sa première rencontre avec Sasuke.

Celui-ci posa son sac de sport noir sur le tapis roulant, et passa le portique.

La lumière rouge s'alluma, accompagnant un bruit strident.

-Veuillez retirer tous les objets métalliques que vous portez, clés, portables, monnaie... réclama platement un agent de sécurité.

Avec négligence, Sasuke ouvrit son manteau, révélant tout son harnachement.

Un pistolet – chargé bien sûr – de chaque côté de sa ceinture. De même, deux semi-automatiques pendants contre le haut ses cuisses. Dans leurs holsters, quatre autres pistolets.

Le gardiens fit un pas en arrière. Derrière Sasuke, Naruto passa aussi le portique. Il retira négligemment son lourd manteau, révélant un sniper, un pistolet laser, et deux automatiques.

-Putain, c'est pas croyable, mais vous êtes des malades !

Il finit sa phrase dans un cri lorsque Sasuke le heurta de son pied en pleine poitrine. Il recula de plusieurs mètres, rencontrant un poteau.

Tout se passa ensuite très rapidement. Naruto se baissa, et Sasuke mitrailla cinq des six gardes présents. Le dernier appelait du renfort lorsque Naruto l'abattit. Arrivant derrière eux, Temari récupéra le sac de sport, et les suivit. Sasuke balança ses pistolets vides, et prit en main ses pistolets à sa ceinture.

Une dizaine d'hommes armés de fusils à pompes, en combinaisons intégrales ou presque se planqua derrière certains des nombreux piliers de la salle.

-Pas un geste !

Tous les trois échangèrent un regard. Puis Temari lâcha le sac, et ils se séparèrent. Elle partit sur sa droites, et les deux autres à gauche.

La fusillade commença. Sasuke tirait tout ce qui bougeait, Naruto aussi, et ils se planquèrent derrière un poteau, collés l'un contre l'autre. Sasuke lâcha ses pistolets et sortit ses semi-automatiques. Naruto gardait son pistolet laser. Autour d'eux, le bruit des balles était assourdissant, et la poussière volait en tous sens, comme les morceaux de pierre et de plâtre des piliers. Tout partait en miettes.

De son côté, Temari enchaînait les figures acrobatiques, évitant les balles. Lorsque le bruit de l'arme du soldat se tenant juste derrière le pilier qui la couvrait cessa, elle jaillit. A coup de pieds, de points, et de genoux, elle mit l'homme qui avait voulu recharger son arme, à terre. Puis, se remit à couvert.

Le bruit des balle se tut. Naruto et Sasuke sortirent de leur planque, et avancèrent droit devant, tuant tout le monde sur leur passage. Temari se glissa derrière un homme les ayant pris pour cibles, et le désarma rapidement, usant de son fusil à pompe pour l'achever, et en tuer un autre.

Naruto et Sasuke couraient en tirant vers leurs assaillant, sans parvenir cette fois à les toucher. La poussière créait un mur presque opaque autour d'eux. Après une petite pirouette, Naruto s'empara du fusil d'un soldat mort, et tira sur leur dernier attaquant.

Le dernière homme, et la poussière, retombèrent enfin, tout comme Temari récupérait le sac, dans un grincement de semelle.

Ils montèrent dans l'ascenseur qui se referma avec un " ding " caractéristique. Derrière eux, ils laissaient une salle dévastée.

Rapidement, Temari se baissa pour ouvrir le sac. Celui-ci révéla une mallette, contenant elle-même une bombe. La blonde l'arma, pendant que Sasuke bloquait l'ascenseur et les deux autres montait sur son plafond avec Naruto. Elle les rejoignit ensuite.

Ils s'attachèrent, Sasuke et elle, à l'un des câble retenant l'appareil. Naruto se lova dans les bras de son petit-ami, qui le serra contre lui. Puis il coupa l'un des câbles à sa base sur la cabine. L'ascenseur descendit de quelques centimètres dans un grincement sinistre. Ils prirent tous une grande inspiration, et Sasuke coupa le deuxième câble. La cabine se mit à chuter, et eux remontèrent rapidement le long des nombreux étages.

En bas, lorsque la bombe explosa, la salle dévastée s'emplit de flammes grondantes.


Les deux agents rentrèrent dans la pièce.

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Je crois qu'il n'est pas au courant...

-De quoi ? demanda Yamada.

Il remit son oreillette qu'il avait auparavant retirée.

-Je crois qu'ils tentent de le sauver...

Le courant fut coupé brusquement. Puis le système anti-incendie se déclencha, et ils furent tous les quatre rapidement trempés.

-Trouvez-les. Et détruisez les, maintenant ! ordonna Yamada.


Sasuke, Naruto et Temari, sur le toit, venaient facilement à bout des hommes armés postés là. Le pilote de l'hélicoptère posé sur le toit se déforma et fut remplacé par un agent. Celui-ci s'approcha tranquillement des trois résistants, et les menaça de son arme. Sasuke et Naruto tentèrent bien de le tuer, mais ni leurs balles, ni leurs laser ne l'atteignirent. L'agent se remit en position, et tira sur Sasuke. Celui-ci se pencha en arrière, et comme au ralenti, évita toutes les balles. Ou presque. L'une d'elle entailla son pantalon et sa cuisse.

-Sasuke !

Le brun retomba sur le dos. En une seconde, l'agent le surplombait, et s'apprêtait à l'abattre.

-Tu n'est qu'un humain...

Mais il se trouva le pistolet laser sur la tempe.

-Évite celui là !

Naruto pressa la gâchette. Le corps vola un peu plus loin, le crâne explosé, secoué de tremblements électriques. L'agent avait disparu.

-Tu es rapide... constata la blonde. Presque comme eux.

-Pas encore assez, se plaignit-il, relevé par Naruto.

-Tu sais piloter un hélico' ? demanda Naruto.

-Pas encore, répondit-elle.

Elle sortit son téléphone.

-Kiba. Il me faut un programme de pilotage pour un hélico' !

-Tout de suite, madame.

Temari ferma les yeux quelques secondes, puis les rouvrit.

-En route !


L'agent qui venait de disparaître revint dans la salle. Les deux autres attendaient toujours. En bruit de ventilation attira leur attention. Dehors, l'hélicoptère venait de se placer à leur hauteur, et Naruto pointait vers leur mur de vitres une mitraillette.

-Non... fit Yamada.

Mais Naruto ne lui aurait sûrement pas obéit s'il l'avait entendu – ce qui n'était en plus pas le cas. Et il mitrailla joyeusement dans leur direction, épargnant bien sûr Shikamaru, et détruisant la façade.

Les agents, au milieu des gerbes d'eau, répliquaient au pistolet, mais rien de très efficace. Ils disparurent laissant des corps sans vie.

-Shikamaru ! Bouge-toi, bon sang ! appela le blond.

Dans le couloir, les agents reprirent forme, investissant de nouveaux corps.

Shikamaru redressa la tête, ses yeux reprirent leur place dans leurs orbites, et il brisa rapidement ses chaînes. Il arracha tous les électrodes qui lui avaient été posés, et se leva. La porte menant, non pas à la pièce, mais à celle qui la séparait du couloir, s'ouvrit sur les agents. armés de leurs fusils, il tirèrent sur Shikamaru, courant vers la fenêtre. Au dernier moment, une balle le blessa à la cheville, et il s'effondra, tombant dans le vide.

Sans hésiter, Naruto – qui, quand même, avait été sanglé de force par Sasuke lorsqu'ils avaient décollé – sauta à sa suite et le rattrapa par le poignet. Sasuke se saisit rapidement de la corde et la retint, l'empêchant de se dévider et de les laisser tomber plus bas.

D'un coup d'œil, Temari s'assura que tout était sous contrôle, et éloigna l'appareil.

Cependant, une des pales de l'hélicoptère fut endommagée par une balle, et elle perdit en partie le contrôle. Elle parvint sans heurt à déposer Shikamaru et Naruto sur un toit, criant à Sasuke de sauter.

-Tu déconnes ?! Viens ici !

Temari hésita, puis lâcha les commandes devenue inutiles et se précipita vers lui. Il coupa la corde, l'attrapa par la taille, et sauta.

-Sasuke ! s'exclama Naruto, en le voyant faire.

Shikamaru fut près de lui dans la seconde. Mais, entraîné par le poids des deux corps, Naruto fut tiré vers le bord du toit. Comme au ralentit, il vit Sasuke et Temari se rapprocher de la façade, et parvint heureusement à se bloquer contre le bord.

De l'avant-bras, Sasuke se prépara à l'impact. Dans son dos l'hélicoptère rencontra la façade du building et explosa, créant une onde de choc, et des flammes.

Il détourna son attention du brasier et des fenêtres qui explosaient, pour se rendre compte qu'ils ne bougeaient plus. Il n'avait sentit aucun choc, et pourtant, ils avaient atteint la vitre. Pas une seule trace, aucun impact...

Et là haut, Naruto l'interpella :

-Sasuke ! Ça va ?

Il avait – de ce qu'en voyait le brun – les mains sur les hanches, et alors qu'eux deux étaient encore pendus à sa taille, se penchait vers le bas.

-Ne te penche pas, baka ! Tu va tomber, abruti !

Le rire de son petit-ami lui parvint alors qu'il s'était déjà écarté du bord, et qu'il commençait à les remonter. Shikamaru se tenait au bord et récupéra Temari, qu'il serra contre lui, puis tendit une main à Sasuke, mais celui-ci l'avait déjà contourné.

Il semblait faire la morale à Naruto, mais à voix basse, cela ne semblait pas très plausible. Puis il le pris contre sa poitrine, et enfouît son nez dans ses cheveux, murmurant quelque chose.

Ils se rapprochèrent d'eux, et Shikamaru lança :

-C'était pas mal... Un peu destructeur, mais pas mal.

Naruto eut un sourire désabusé.

-Tu me crois, maintenant, Temari ? poursuivit le brun.

-Shikamaru, commença Naruto, il faut que tu sache...

-L'oracle nous a dit à tous les deux, que nous n'étions pas...

-Elle vous l'a dit, c'est vrai. Mais elle ne vous a pas dit si ensemble, vous pouviez l'être...

Lorsque les agents arrivèrent, ils avaient déjà passé un appel à Kiba, et avaient vidé les lieux.


-Je le savais ! s'exclama Deidara.

-Calme-toi ! le morigéna Sasori.

-Kiba, fit la voix de Shikamaru.

-Ah, c'est bon de t'entendre à nouveau, capitaine.

-Oui. Il nous faut une sortie.

-J'en ai une. Une station de métro, à cent mètres.

-Parfait.

Il y eut le bruit d'un téléphone qu'on raccroche, puis un silence.

-Naruto et Sasuke sont l'élu ? Genre... Ils sont deux moitiés d'un tout ? souffla Hinata.

-Il semblerait...


Le téléphone sonnait. Temari passa la première, puis Shikamaru. Naruto, pressé par son petit-ami soucieux, allait prendre le téléphone, mais le combiné lui explosa dans la main, entaillant son visage.

-Putain ! s'exclama-t-il, en faisant un bond en arrière.

Là, qu'il n'avait pas vu en arrivant, il y avait eu un clochard. Maintenant, ils faisaient de nouveau fasse à un agent. Ils se dévisagèrent, puis une fusillade s'engagea. Bientôt, les tires de balles ne furent plus de mise. Naruto avait perdu son pistolet laser dans leurs précédentes attaques, et ils finirent par ne plus avoir de balles. Naruto se tint alors un peu en retrait, tendit que Sasuke affrontait l'agent au corps à corps. Il eut à peine le temps de penser à lui dire de fuir que le blond s'écria :

-N'y pense même pas !

Et, puisqu'au final, Kiba lui avait inculquer ce qu'il fallait savoir sur le corps à corps, comme il l'avait fait pour les armes avec Sasuke, il se précipita vers eux.

De fil en aiguille, de coup de point en coup de tête. Sasuke se retrouva à terre, et l'agent Yamada souleva un Naruto presque autant mal en point vers les railles. On entendait le son d'un train. Il le maintint en place avec force, le faisant gémir de douleur.

-Naruto...

Sasuke se releva lentement, et se traîna vers la voie.

Naruto glissa – bien que Yamada lui ai immobilisé la tête – un regard vers son petit-ami.

-Sasuke...

Avec ses dernière force, il se défit brusquement de la poigne de son opposant, au moment même où le train entrait en station. A la dernière seconde, il saisit la main de Sasuke, qui le tira vers lui. Ils retombèrent au sol, momentanément hors de danger.

Sans tarder, ils se remirent sur leurs pieds, et quittèrent la station en courant. Le train s'arrêta dans un grincement et l'agent en sortit.

Dans la rue, ils couraient côtes à côtes, essoufflés. Sans le moindre scrupules, Sasuke arracha un téléphone à un passant, puis composa le numéro qu'ils connaissaient maintenant par cœur.

-OK, le magicien, maintenant, tu nous sors de là ! ordonna-t-il, lorsque Kiba répondit.

-Retourne là où nous vous avons sortit de la Matrix.

-OK.

Et sans décoller le téléphone de son oreille, il se déporta sur la gauche, suivit de Naruto. L'endroit était à une ou deux minutes à ce rythme.

Ils couraient aussi vite qu'ils le pouvaient. Ils avaient remarqué qu'ils étaient poursuivis. Kiba les guidait, et Naruto suivait sans mal tous les déplacements de Sasuke. A chaque fois qu'ils se trouvaient bloqués, Kiba et Konan leurs trouvaient la bonne direction, la bonne porte, le bon escalier, etc...

Finalement, ils arrivèrent dans le bon couloir. Ils avaient abandonné le téléphone depuis peu, ayant eu besoin de leurs mains. Ils suivirent la sonnerie du téléphone.

Sasuke ouvrit la porte, et se trouva face à face avec l'agent qui les avaient devancés. Le coup partit dans la seconde. Lentement, Sasuke tomba sur les genoux, et s'effondra dans les bras de Naruto, les larmes aux yeux.

-Sasuke...

Il prit lui aussi une balle, et le son du téléphone, sonnant toujours, se fit très lointain. Il prit, tout comme Sasuke, plusieurs autres balles, jusqu'à ce que le chargeur de Yamada soit vide.

Bientôt, il gisaient l'un sur l'autre, morts... A bord du Kamikaze, sous les yeux horrifiés de tous, leurs cœurs s'arrêtèrent.

Les deux autres agents rejoignirent leur collègue, et l'un d'eux vérifia : pas de doute, ils étaient bien morts. Ils commencèrent à quitter les lieux.

Les larmes qui avaient emplis les yeux de Naruto coulèrent finalement, tombant sur le visage de Sasuke. Et les yeux de celui-ci s'ouvrirent lentement. En voyant le visage ensanglanté de Naruto au-dessus de lui, il ne sut quoi faire. Il n'avait plus de voix, et la seule chose qu'il put faire, aurait pu paraître idiote, mais ce fut la bonne. Il l'embrassa doucement, jusqu'à ce que le blond réponde enfin.

Ils venaient, tous les deux, de reprendre vie.

Ils se relevèrent rapidement, et se tournèrent vers les agents qui faisaient demi tour. Ils leur tirèrent une demi-douzaine de balles. Mais, main dans la main, ils ne bronchèrent pas. Et alors que les balles auraient dû les atteindre, elles stoppèrent leur courses, et retombèrent sur le sol.

Autour d'eux, Naruto et Sasuke ne voyaient ni le sol, ni les murs, ni les agents. Ils voyaient des codes, des codes, et encore des codes. Et ils savaient qu'ils maîtrisaient tout.

Lorsque Yamada vint sur eux en courant, c'est sans le moindre problème, et avec un synchronisme parfait, qu'ils l'écartèrent. Et brusquement, Sasuke plongea, et entra en lui, pour ensuite le détruire de l'intérieur. L'agent Yamada explosa, ne laissant derrière lui que Sasuke.

Les deux autres agents prirent rapidement la fuite. Ils venaient de détruire ce qui jusque là n'avait jamais pu l'être.

Calmement, main dans la main, et après s'être roulés une jolie pelle, ils rejoignirent le téléphone sonnant toujours, et disparurent.


Voilà ! Alors ? Qu'en pensez vous ? On aurait pu s'arrêter là, avec Fye-chan, mais... ça n'aurait pas servit le but ultime de cette fiction, qui est de déterminer une vraie fin au film Matrix - ceux qui l'ont vu comprendront, les autres, allez donc le voir ! Et on aurait jamais su ce qu'il était advenu de Itachi et Minato (vous pouvez le dire, si vous les aviez oubliés !)... Donc je peux affirmer que nous entrons dans la deuxième partie de la fic, celle qui colle un peu moins à Matrix, et qui colle un peu plus à ce qu'on avait envie d'en faire !

Donc, prochain chapitre samedi, et je vous retrouve mercredi prochain ! En espérant que je n'oublie pas, étant donné que ma cousine sera là. Oui, je vous donne le droit de me flageller si je manque une nouvelle fois à mon devoir !

Yaya-chi, le jeudi premier novembre 2012. Mis à jour le 24 novembre 2012.

" Yaya-chi : Je suis désolée, gomenasai !

Fye-chan : Tu n'as aucune excuse, tu a faillis !

Yaya-chi : Naoon ! "