Hello tout le monde ! *_*
10ème chapitre juste sorti du four et... hum... rien ! x)
Petits rappels : Fiction LawxAce, UA /!/ YAOI /!/ One Piece est la propriété d'Oda-sama !
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/! / Petite recommandation /!/ : Pour éviter tout spoiler, ne pas descendre en bas du chapitre avant de le lire ! U_U
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Un merci spécial à CookieCooker, Pyrolouve, WhiteMerry et Corazon D. Law pour me suivre et m'avoir mise dans leurs favoris ! ;)
Et encore et toujours, mes remerciements sucrés aux habituées ! *_*
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En espérant que la suite vous plaise, je vous souhaite une Très Bonne Lecture ! :)
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10
When it's dark
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« Chaque geste que tu fais,
chaque parole que tu prononces,
chaque pensée qui te traverse, détermine ton avenir ; … »
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POV Law
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Il est presque une heure du matin quand je pose les pieds au cottage.
L'air est humide, froid. La pièce, plongée dans le noir. Néanmoins à l'étage, une faible lueur s'échappe de l'entrebâillement d'une porte. Celle de la chambre occupée par Ace.
Jugeant que c'est légèrement le monde à l'envers que le locataire se tape un vieux canap' alors que le squatteur profite du lit, je grimace, mon regard fixé sur le rayon. Que fait le gamin debout à cette heure ? A moins qu'il se soit endormi avec la lumière allumée ou qu'il l'ait laissée en partant ? N'appréciant pas le gaspillage, l'esprit encore chahuté par ma récente découverte le concernant, je pose ma bandoulière sur la table basse où la boîte à musique trône, sage et silencieuse. Le calme des lieux est complet, troublé par le seul craquement des marches jusqu'à ce qu'un bruit sourd me parvienne.
D'abord méconnaissable, j'y reconnais peu à peu un souffle.
Une respiration de plus en plus forte. Enflammée.
Très vite, elle se mue en gémissements et je m'arrête, une main sur la poignée. Étonné. Un brin amusé, aussi. Toutefois dans les secondes qui suivent, mon sourire disparaît.
Les soupirs deviennent lents... profonds... mais leur intensité est étrange, presque dérangeante. Comme si elle renfermait la cassure invisible d'un plaisir factice, qui ne tient qu'à un fil, et que le gamin souffrait en même temps. C'est pourquoi quand sa voix perce, trahissant un désir voilé d'une noirceur indéchiffrable, ma main pousse sèchement la porte et j'entre.
Réaction imprévisible. Sans fondement. Et j'en suis à me demander ce qui m'est passé par la tête quand mes yeux accrochent sa silhouette dénudée du brun.
Assis en seiza sur le lit, ses mèches noires ondulent vers son cou où l'écarlate brillant de son collier tranche avec la blancheur de sa peau, de son dos dont je redessine les courbes fines et athlétiques jusqu'à me noyer dans l'amas des couvertures dissimulant tout, en dessous de ses iliaques. J'ai l'impression d'avoir surpris le modèle d'un peintre en plein travail mais il n'en est rien et maintenant que j'y suis, je ne peux résister à la tentation de l'emmerder un peu.
Toussotant pour attirer son attention je lance donc, d'un ton sec et foutrement railleur.
« Ça va, tu t'amuses bien Portgas ? »
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POV Ace
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C'est pas vrai...
Dites moi que c'est pas vrai...
Sa présence me frappant comme le cuir d'un fouet, un frisson glacé hérisse ma peau et j'écrase le dos de ma main sur mes yeux en mordant mes lèvres. Aussitôt, le goût des larmes - plus amer que salé - imprègne ma langue. Je tire violemment le drap jusqu'à mes épaules, déboussolé. J'veux gueuler, jurer, mais les mots restent coincés dans ma gorge. Emprisonnés dans cette boule de remords et d'humiliation qui m'empêche de respirer correctement.
J'veux qu'il s'en aille, mais rien.
La sensation de son regard fixe, soutenu sur moi ne disparaît pas et c'est pire que tout. Insupportable.
« Dégages ! » Je rugis. « Tu veux quoi ?! »
Ma voix écorchée. Lamentable. Mais c'est tout c'qui sort et c'est mieux que rien. Pourtant...
« J'suis chez moi, aux dernières nouvelles. »
Mais va chier, connard...
La colère vrombissant dans mes veines, mes poings se referment sur le drap et je me retourne d'un trait pour lui faire face. Dans la seconde, je déglutis de rage.
Posé, les bras croisés, Law est debout dans l'encadrement de la porte, armé de son sourire en coin de merde et de ses prunelles de grand seigneur possédant tous les droits, y compris celui de me traîner dans la boue jusqu'à satiété.
J'ai envie de lui faire ravaler son putain d'air supérieur.
Envie de tout casser.
Pourquoi il m'laisse pas putain ?! J'lui ai sauvé la peau ! La reconnaissance, il connait pas ?
Sa réflexion pleine de ce détachement froid, presque inhumain me prend aux tripes et je serre les dents quand brusquement, ses traits se figent. Je réalise trop tard, en voyant tout se troubler que de nouvelles larmes ont envahis mes yeux. Trop tard pour les retenir. Pour les dissimuler. Une honte de plus. De trop.
« Tu chiales en te... »
« MAIS LAISSES-MOI BORDEL ! » J'éclate en quittant le lit pour le foutre dehors, mes pieds se prenant dans les draps, manquant de me faire trébucher. « VA-T-EN ! »
Son regard est alors traversé par une sorte d'alerte, d'inquiétude qui me secoue et je rugis de nouveau, l'envoyant se faire voir, foutre et tout c'qui va avec.
Le sentiment de le supplier est insupportable mais je veux qu'il parte, qu'il disparaisse.
Ne plus supporter la brûlure de ses yeux.
Ne plus risquer d'y lire de la pitié... cette chose immonde... Tout mais pas ça.
Heureusement, ses paupières s'abaissent et il quitte la pièce sans un mot en refermant derrière lui. Le bruit étouffé de ses pas s'éloignant dans le couloir me parvient alors, avant que le silence ne reprenne ses droits, troublé par ma seule respiration saccadée et le battement lourd de mon cœur dans ma poitrine. Tout se bouscule instantanément dans ma tête mais très vite, la culpabilité d'avoir encore fauté m'assaille.
Avec une netteté effroyable je revois ton image, ton visage perdu entre un plaisir contrefait et une détresse réelle que j'ai choisi d'ignorer. Détestable. Et j'aurais beau cribler le matelas de coups, m'épuisant à frapper comme un fou, tous resteront inutiles car le mal est fait. Mal que je réitère chaque fois que je cède à mes pulsions. Pulsions que Law a découvert... Bon sang...
Me levant d'un coup sec, je récupère mon boxer tombé par terre et l'enfile avant de me précipiter sur mes vêtements.
J'veux pas rester ici ce soir. Surtout pas.
J'veux pas supporter les commentaires de c'type...
Pas être tenté de déraper à nouveau...
Plus te faire de mal, p'tit prince...
Pour pas perdre de temps, j'écrase les lacets de mes rangers à l'intérieur et gagne la porte que je pousse vivement, découvrant le nuancier orageux des prunelles du brun qui d'un pas ferme me fait reculer avant de me rejoindre, le claquement léger de la porte résonnant à mes oreilles. A nouveau je veux gueuler, mais ses mots sortent avant les miens.
« T'as séché tes larmes... » Constate-t-il. « On va pouvoir causer. »
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POV Law
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Bien que silencieuse, la colère du gamin est féroce.
Ses yeux me traitent clairement de connard mais j'en ai rien à foutre. Je préfère ça, car la façon dont cette souffrance obscure habillait son regard était inqualifiable. Intenable. J'avais juste envie d'le frapper pour qu'il ait une autre raison – que je connaisse – de tirer une tronche pareille. Parce que franchement... pourquoi s'être mis dans des états pareils ? Pudeur extrême ? Je peine à le croire mais si c'est le cas, je suis convaincu qu'il y avait autre chose. Une chose attachée à la signification de ce qui, au final, n'était pas qu'un plaisir solitaire. Attachée à ce prénom qu'il a soupiré telle une plainte douloureuse.
Un prénom masculin aux accents joyeux, qui ne m'évoque toutefois rien hormis d'épaisses ténèbres.
Les pires qui soient.
Au même moment Ace siffle, vindicatif.
« Causer d'quoi connard ?! »
Sans attendre, il veut partir et je l'empoigne pour l'emmener jusqu'au lit chambardé quand il force pour se libérer. Ignorant ses insultes, je raffermis ma prise sur son bras, lui plantant ma trousse de secours – qu'il n'avait pas remarqué – sous le nez. Dans la seconde, il ne semble plus comprendre et me toise en fronçant les sourcils ; moue qui serait marrante s'il arrêtait de lutter. Néanmoins, croisant mon regard lorsqu'il s'égare sur son cou où l'imposante griffure n'a que peu cicatrisé, il écarquille les yeux. Une lueur dévastatrice les traverse.
« Tu déconnes ?! » Il gronde, survolté. « Tu m'fais chier et là tu t'prends pour un médecin ?! Va t'faire...! »
« Déjà, tu baisses d'un ton. » Je le stoppe en l'attirant vers moi, la menace de mon regard lui faisant mordre ses lèvres avec hargne. « Ensuite, je me prends pour que dalle. J'en suis un. » Sa morsure s'arrête et un éclat de surprise anime son visage, tandis que je termine. « Et pour finir, tu t'assois où tes larmes vont revenir plus vite que tu le crois. » Mais sa fureur redouble.
« Me traite pas comme un putain d'gosse ! »
« Alors arrête de te comporter comme tel ! »
Non mais merde !
Exténué, je l'entraîne à ma suite, crevant la faible distance nous séparant du lit où il échoue de mauvaise grâce, pestant contre ma poigne de fer et mon "autoritarisme de sadique d'enfoiré de ses deux".
« Tu fais chier ! »
« De bonne guerre. »
« Connard... »
Encore ça ?
Ignorant la foudre de ses prunelles dont l'obscurité m'interpelle plus encore maintenant, je m'assois à mon tour et ouvre la boîte que je gardais à l'arrière du pick-up en attendant d'avoir correctement emménagé. J'en sors le désinfectant quand sa voix grince, me collant d'emblée la migraine.
« Tu veux causer d'quoi, au juste ? »
« Après. » Je lâche en m'emparant du coton. « Mais pas de ça. »
Une précision d'apparence futile. Pourtant en croisant son regard, je réalise avoir bien fait.
Les sourcils toujours froncés, Ace me fixe avec un brin d'étonnement. De soulagement surtout. Et comme le disaient les descriptions du livre, j'ai la sensation déroutante de risquer la noyade dans le puis insondable de ses yeux, dans cette nuit exempte d'étoiles qui est concentrée sur moi et dont je m'arrache en affirmant.
« Par ailleurs si ça peut t'rassurer, j'ai une mémoire très sélective. »
Je mouille le coton, l'odeur d'alcool embaumant les alentours lorsqu'il demande, d'une voix basse. Confuse.
« C'qui signifie ? »
M'approchant de la blessure je souffle donc, faisant vibrer ses prunelles obsidiennes.
« Que j'aurais oublié ton dos d'ici demain. »
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POV Ace
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C'connard... Mais pour rester et faire c'qu'il dit comme un con, j'suis quoi moi ? Mouais... Un con.
Parce que franchement, m'en fous d'son charisme et qu'il ait des foutues perles à la place des yeux ! J'l'envoie chier, s'faire voir chez les grecs et j'me casse, poing à la ligne ! Mais non... J'le laisse entrer, m'convaincre de "causer" mais attention, après qu'il ait joué les toubibs – et certainement pas gratis, ça, ma main au feu ! Et c'est quoi c'sous-entendu ? J'sais bien qu'il a vu qu'mon dos... Pas besoin d'appuyer d'ssus comme si j'étais le roi des prudes...
Bon... il s'comporte comme si de rien n'était et j'pense bien que pour lui, il s'est rien passé. Y a pas d'pitié dans ses yeux... aucune curiosité mal placée... Juste cet éclat réfléchi, son sempiternel air sûr de lui et j'avoues qu'ça m'soulage... me rassure aussi. Un peu. Mais c'est pas une raison pour...
« P'tain ! » Je brame quand le coton imprégné de désinfectant se pose sur la plaie. « Tu fous quoi ?! »
Ouais ben ça va... Pas b'soin d'me dévisager comme si j'étais con. J'veux surtout savoir "pourquoi" et il le sait, mais ne dit rien. Sûrement parce qu'on causera "après". Tss...
Les picotements s'apaisant, l'odeur d'alcool me fait plisser le nez tandis que sous mes yeux, Law continue son travail avec minutie. Est-ce qu'il est vraiment médecin ? Je me pose la question quand son autre main tourne mon visage vers la fenêtre pour avoir une meilleure visibilité sur la blessure, le contact de ses doigts glacés me collant des frissons. Aussitôt, je secoue la tête par réflexe. Il siffle, irrité.
Pff...
Grognant, j'observe le mur en pierres de la chambre, songeant au soir où j'ai mis les pieds ici pour la première fois quand il rompt le silence en posant un pansement sur ma peau meurtrie, me ramenant dans le présent.
« J'm'acquittes de ma dette. » Affirme-t-il. « T'avais pas désinfecté, j'suppose. »
J'avais rien pour... et c'était pas grand chose... même si...
« Ça sort d'où ? »
Mon cœur rate un battement et je serre les dents. Law n'insiste pas.
Chacun ses affaires et les moutons tout ça, tout ça. Pas lui qui va contredire cet adage.
Alors qu'il range chaque élément dans la trousse rouge, je laisse courir mes doigts sur le pansement. La pression retombe et mon esprit s'égare. C'était quand, la dernière fois qu'on s'est occupé de moi comme ça ? J'étais tellement casse-cou qu'vous avez tous les deux joué les infirmiers avec moi... mais la dernière fois c'était...
« Portgas. »
« Hein... ? Quoi ? » Je bégaye, revenant sur terre brutalement. Directement plongé dans l'anthracite de ses prunelles.
Un regard intense. Pénétrant.
L'expression du mec qui déteste parler dans le vide et exige mon intégrale attention, sans doute parce que le moment d'"causer" est venu.
Dans l'attente, je l'observe donc tandis qu'il soupire en passant une main dans ses mèches corbeau, un brin exténué.
« J'suis bien parti pour n'rien dire à personne à ton sujet. »
Ah. Que... Sérieux ?
« Mais qu'est-ce qu'une personne comme toi fiche ici ? »
« Une personne comme quoi ? » Je demande, affrontant son regard où une lueur indéchiffrable s'est éveillée. « Un sale gosse de dix-neuf balais qui t'cause des merdes à répétition ? »
Aussitôt, il esquisse un rictus railleur. Son visage se détend lorsqu'il me lance.
« L'auto-portrait est pas mal. Mais j'voulais surtout dire... un bohémien. »
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POV Law
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La question m'incendiait les lèvres et à l'entendre, il mord les siennes presque brutalement.
Ses orbes noires se voilent jusqu'à devenir opaques, toute lueur les ayant désertées. D'un trait, il se lève pour avancer de plusieurs pas vers la fenêtre.
La tension est palpable. Même plus que prévu.
« De quoi... De quoi tu parles ? »
Sa voix est faible. Lointaine. Perdue quelque part, à des années lumières du cottage où nous sommes. Confuse, aussi. Surtout.
« Si j'avais eu des doutes, ils sont levés. » Je souffle donc, capturant son regard décontenancé. « J'croyais... »
« Arrête ! » Il clame alors, les poings serrés. « J'vois pas d'quoi tu parles ! »
La réaction est électrique. Automatique.
Une pure mécanique d'auto-défense sur laquelle il s'éloigne en direction de la porte. Je saisis son bras pour le retenir, me heurtant à une œillade intraitable. Sauvage.
« J'vais-aux-toilettes. » Il martèle en forçant pour que je lâche prise. « Quoi ? Tu veux m'accompagner ? »
« Ne sois pas stupide. »
Ignorant mon sifflement aussi bien que ma présence, il déserte alors la chambre et tandis que ses pas s'éloignent dans le couloir, je réalise n'avoir aucune raison valable de poser ce genre de questions.
Après tout, je suis le premier à ne pas vouloir qu'on se mêle de mes affaires. Et le dernier à m'occuper du linge -sale ou pas- des autres. Alors quoi ? Est-ce que... comme le sous-entendent certains témoignages du livre... je suis incapable de résister à la tentation que représente son mystère ? Pff... N'importe quoi.
La journée a été rude et j'ai besoin d'sommeil. Rien d'autre.
« Hey ! Pas la peine de t'rouler en boule derrière la porte ! » Je lance en m'étirant. « Tu veux pas parler. J'ai pas mon temps à perdre. J'vais m'coucher. »
Là-dessus, j'attends qu'il réapparaisse. Mais rien.
Un silence de mort règne dans l'habitation alors que je m'approche des toilettes.
« Portgas ? »
A l'instant où je cogne à la porte qui n'était au final pas verrouillée, celle-ci s'ouvre et je sens mes nerfs monter.
Tout bonnement parce qu'il n'y a personne.
Pas un chat.
Pas un rat.
Pas d'Ace, évidemment.
Jurant entre mes dents, je descends et inspecte les autres pièces mais il n'y a plus que moi.
Ce sale petit emmerdeur de bohémien s'est tiré. Et ça, je l'ai en travers de la gorge.
Ne pas savoir pourquoi étant encore pire.
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Le lendemain...
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Demain est un autre jour, dit-on.
C'est même une évidence. Alors pourquoi ai-je l'horripilante impression de revivre exactement la même chose qu'hier ? Peut-être parce que, debout sur le palier de la supérette du village dans le but d'y acheter des clous, je suis confronté à ce putain d'écriteau « CLOSED » qui pendouille de l'autre côté de la vitrine ? Hum... qui sait ?
Un sourire tordu étirant mes lèvres, je décide d'aller tambouriner à la porte de la vieille et ajuste la capuche de mon imper' pour affronter les cordes de pluie qui s'abattent depuis ce matin sur la région. Un pur temps de merde.
Le ciel est chargé d'épais nuages couleur de plomb qui déversent leur flotte sans interruption. Les rues sont parsemées de flaques. Tout est sombre, terne et froid. L'endroit est désert, aussi. Je contourne l'angle de la rue quand des bruits lourds de pas résonnent derrière moi, me faisant tourner les talons. D'emblée irrité, et pour cause.
Sous une pluie mordante, le strict et inexpressif Blueno tient d'une main gantée son parapluie en cloche noir, l'autre se tendant vers moi tandis qu'il déclare, avec son air d'exécutant mafieux qui me déplaît hautement.
« Veuillez me suivre, Monsieur Heart. »
« En quel honneur ? »
Il est tôt, mais aujourd'hui est un jour sans.
Sans sociabilité aucune et sans envie de faire le moindre effort, moins encore pour le larbin de Spandam.
Alors qu'il aille bien se faire...
« Vous avez une audition. » M'annonce-t-il alors et rien qu'à ce mot, je sens mes nerfs gonfler. « La Grande Instance du village souhaite entendre votre version concernant la nuit dernière. C'est non négociable. »
Mais allez vous faire...
« Une chance que je vous ai trouvé ici et n'ai pas eu à aller vous chercher là-bas. Par ailleurs, la fillette comparait déjà. »
… et merde.
Putain de pecnots...
« Et c'est où votre affaire ? »
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Suivant l'homme en costard le long des rues, je n'entends rien en dehors du brouhaha assourdissant de la pluie et le bruit sec de nos pas, battant le pavé mouillé.
En onze jours de présence à City 44, c'est la première fois que je m'approche du centre et comme je le pensais, il n'y a vraiment pas grand chose. Les boutiques se comptent sur les doigts d'une main, presque méconnaissables au milieu des maisonnettes aux balcons et jardins fleuris. Toutefois, quittant la rue où nous étions, la place principale se dévoile et derrière elle, un bâtiment incomparable aux autres.
Portant le clocher qui se voit de loin, imposant et tout en longueur, il arbore une vaste façade de briques pourpres dont les angles sont habillés de pierres naturelles servant aussi de jambages aux portes et fenêtres.
« La Bâtisse Rouge. » Me renseigne laconiquement Blueno. « Demeure de Madame Amazone et ses petits-fils. »
Notre destination, donc. Mais très vite, mon attention se détache de l'habitation aux allures d'hacienda pour se poser sur la place, et la statue en pierre trônant en son centre : un grand ange aux yeux exempts de pupilles et aux ailes rabattues debout sur un large socle, ouvrant ses bras vers le ciel. Tout autour, d'innombrables vases de fleurs ont été déposés, ainsi que des bougies que la pluie a éteintes. Un tableau suintant la ferveur mais sous cette pluie diluvienne, il projette quelque chose de sombre, dérangeant et je préfère m'en détourner.
Au même moment, nous gagnons l'allée de la demeure à la cour vide de tout arbre. Austère. Mes yeux s'égarent sur le cadran solaire qui orne la façade au dessus de la porte quand, grimpant les marches menant au porche, l'homme referme son parapluie pour m'ouvrir.
« Après vous, Monsieur Heart. »
Trop aimable.
Le regard noir, j'ôte mon imper et l'accroche au porte-manteau mural avant d'entrer dans le hall où des échos de voix m'indiquent la direction à prendre. L'armoire à glace sur mes talons, je passe l'arche de droite et accède à une grande pièce aux allures de bureau où plusieurs habitants sont rassemblés. Alertés par le bruit, tous se retournent. Je reconnais Barbe Brune, Pagaya et Kokoro, puis plus loin Ussop et d'autres. Dans un coin, leurs regards fourbes me donnant envie d'aller régler mes comptes, les frères Caribou et Coribou jouent les observateurs de l'ombre.
« Heart, enfin ! » Braille Spandam, assis à gauche de sa grand-mère derrière un large bureau en bois vernis. « J'ai... »
« T-t-t ! » L'interrompt le Dr. Decken, qui occupe la place de droite. « Tu, rien du tout. La Grande Instance, c'est Amazone et moi en l'absence de ton frère. Tu n'as pas oublié, n'est-ce pas ? » Là-dessus, ignorant ce dernier, il m'adresse une œillade complice. « Collègue ! Navré de vous avoir fait quérir de la sorte mais... les éclaircissements n'attendent pas. »
Ses petits yeux fixés sur moi, la chef du village hoche la tête, tandis que je m'approche de la chaise voisine de celle de Chimney, qui m'accueille en secouant son lapin bleu. Agacé par toute cette mise en scène, j'y pose donc un genou, une main sur le dossier, levant vers cet ersatz de tribunal un regard insoumis. Provocateur.
« Dans c'cas, on abrège. » Je déclare, faisant naître une tension pesante dans la pièce. « J'ai pas d'temps à perdre. »
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Le rugissement de la pluie s'intensifie quand, sur demande de la vieille, Chimney confesse être allée dans la Forêt Blanche pour que son frère soit fière d'elle. Dans la seconde, Spandam hurle au scandale, mais la gamine le snobe royalement.
« Il y est allé quand il était p'tit... du coup, j'voulais faire pareil ! » Affirme-t-elle fièrement. « Mais j'ai entendu des bruits bizarres alors j'suis partie en courant et j'ai glissé... j'suis tombée dans un gros trou... »
« Une crevasse. » Je précise. « C'est là qu'elle était quand je l'ai trouvée. »
« Et le Dr. Heart t'en a sortie ? » Demande alors Decken, son regard scrutateur allant d'elle à moi, comme s'il cherchait à déceler une faille dans laquelle s'engouffrer.
Toutefois, la petite ne se laisse pas démonter. Serrant son lapin contre sa poitrine, elle fronce les sourcils avant de lancer.
« Oui, j'vous l'ai déjà dis, dis, dis et re-re-redis ! Il m'a lancé une corde et m'a remonté avec Gonbe ! Ensuite on est rentrés à la maison pour un booooon dîner ! Ensuite tout le monde est parti et j'suis allée faire dodo. Et là j'ai rêvé qu'mamie Ko' conduisait un graaaaand train à tête de requin jusque dans une prison pour sauver... »
« Bien, bien. Ça ira Mademoiselle Green. » Intervient la chef en frappant dans ses mains. « Je suppose que vous avez tous les deux eu beaucoup de chance. La Forêt Blanche n'est pas un lieu avec lequel on joue... » Ses yeux accrochent les miens, sévères. « Par ailleurs Monsieur Heart, la Marche de l'Ame Blanche est pour bientôt. J'espère vous y voir. »
« Pas dans mes projets. »
Catégorique, ma réponse engendre une rafale de chuchotements réprobateurs et consternés parmi les villageois. Les traits de la vieille se creusent et son petit-fils se lève, pointant sur moi un doigt accusateur.
« C'est pas vous qui décidez Heart ! »
« Pas toi non plus, Span' ! » Rugis brusquement Barbe Brune en s'avançant jusqu'à moi, l'air grave. « M'dame Amazone, permettez-moi d'en discuter avec Monsieur Heart. » Poursuit-il. « Depuis qu'il est là... personne lui a expliqué en détails c'qui s'est passé il y a deux ans... pas même moi qui lui loue le cottage... Normal qu'il comprenne pas l'importance de cette cérémonie. J'vais corriger ça. J'suis sûr qu'il viendra. »
Ben tiens.
Et mon avis, espèce de vieil hippie de mes deux ?!
Je le fusille des yeux, mais n'ayant pas intérêt à démentir si je veux avoir la paix, je préfère rester silencieux. Un bon choix, puisque satisfaite de cette proposition, la vieille met enfin un terme à l'audition. Aussitôt, dans un pêle-mêle de messes basses indéchiffrables, les habitants commencent à quitter les lieux quand Spandam cogne du poing sur la table, rouge de rage.
« Attendez ! » S'époumone-t-il. « Et c'est tout ?! Ça non ! Moi j'ai une question ! Une question qu'personne a remis sur l'tapis, mais j'suis pas dupe ! Tout ce sang qui avait sur la bagnole de c'type ?! C'était quoi ? Ça v'nait d'où ?! Qui a fait ça ?! C'était l'oeuvre du mauvais esprit ! Pourquoi personne en parle ?! »
Dès la question posée la foule s'agite, faisant naître un rictus vainqueur sur son visage et pour le coup, j'en peux vraiment plus d'sa tête de chiottes. Sous le tapage fracassant de la pluie j'avance d'un pas ferme, faisant sursauter la vieille lorsque le toussotement de Decken retentit.
« Du calme, du calme. » Susurre-t-il en se levant à son tour. « Personne en parle, pas même ta grand-mère parce que l'affaire est close. Les analyses ont révélé qu'il s'agissait de sang d'origine animale. De cerf, pour être précis. Quant à l'auteur des traces, sache qu'il s'est fait connaître. C'était un test, un petit bizutage, rien d'autre. »
Là-dessus, le poltron de service ne sait plus où se mettre et vire au mauve mais c'est à peine si je le remarque. Mon attention est braquée sur Decken qui s'amuse à éviter mon regard, un fin sourire aux lèvres.
Putain... De quoi il parle ? Comment ça l'auteur s'est fait connaître ?
Ace aurait... des contacts avec le village ?
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La séance levée, je vais pour le questionner mais faisant signe à Ussop, il m'explique devoir d'urgence lui parler. Posant une main gantée sur mon épaule il m'annonce néanmoins, d'une voix basse et souriante.
« Si vous n'en n'aviez pas, c'est une raison d'assister à notre précieuse cérémonie, collègue. »
A la seconde où il s'écarte, je veux l'agripper par le bras mais le long-nez débarque. Sans se faire prier, Decken l'entraîne donc à l'écart pour leur fameuse discussion et je choisis de confronter les deux frères sur ma chute "accidentelle" dans les bulbes jaunes, mais rien. Plus aucune trace du sinistre duo. Insensible à Barbe Brune et aux autres, je presse le pas jusqu'à l'allée sous la pluie battante, cherchant à les repérer parmi les habitants qui rentrent chez eux, en vain. Bordel... A croire que j'enchaîne les merdes aujourd'hui !
« M'sieur Heart ! Ohééééé ! »
Tandis que je peste contre ces enfoirés la petite me rejoint, abritée sous son imperméable jaune. A peine arrivée, elle tente de me refiler son parapluie grenouille pour que je ne finisse pas "tout trempé" et je lui assène un regard frigorifique. Les joues gonflées, elle baragouine dans son coin. Je souffle.
« C'est bien qu'tu n'aies rien dit sur tu-sais-qui. »
Bon. Après le sale coup qu'il m'a fait hier soir, ça m'pique la langue de le défendre, mais une dette est une dette. Aussi, quand elle lève vers moi cet étrange regard confus, je ne peux m'empêcher de craindre le pire.
« A... à ce sujet... »
Bordel...
« … il y avait bien quelqu'un avec nous hier, n'est-ce pas ? »
Pardon ?
Qu'est-ce qu'elle me sort ?
« Oui, le gamin. Qu'est-ce qui a ? »
A ces mots, la fillette paraît désarçonnée alors qu'autour de nous, les flots incessants s'écrasent sur le sol graveleux.
Le vent s'est levé et le ciel est d'un noir tel qu'aucune éclaircie n'est à prévoir. Sombre, comme si quelque chose d'inquiétant allait se produire sous peu.
Je serre les dents.
« Ben... » Murmure-t-elle, semblant craindre ma réaction. « J'me souviens qu'on a été aidés par quelqu'un... mais dans mes souvenirs, c'est tout vide. »
Je veux lui dire de pas me prendre pour un con, mais son regard ne me permet pas d'en douter.
« J'me rappelle plus d'qui c'était… comme si cette personne avait jamais existé... comme si c'était... »
« Certainement pas. »
Non, non, non. C'quelle va dire, je veux pas l'entendre.
J'en ai ma claque de leurs superstitions.
Ma claque de leur renvoi systématique au surnaturel.
Impossible... C'est tout bonnement impossible... mais elle ment pas putain...
Sentant à peine l'eau qui ruisselle sur mon visage, je passe une main nerveuse dans mes cheveux trempés pendant que les autres nous rejoignent.
De loin, j'entends Kokoro proposer de m'offrir les clous dont j'ai besoin et ignore Barbe Brune qui souhaite parler du passé de City 44. Rien à battre de ça, là maintenant.
Pour la première fois depuis que je l'ai rencontré, tout c'que je veux, c'est voir Portgas.
Confronter ce fichu bohémien sorti de nulle part, lui arracher une réponse cohérente et satisfaisante.
Et je refuse d'attendre.
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Plus tard...
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Voyant apparaître le muret à moitié détruit je coupe le moteur du pick-up, l'aveu insensé de Chimney en tête. L'étrange sous-entendu de Decken pas très loin non plus.
Du fait de de la pluie incessante, le sentier était affreusement boueux et presque impraticable, ce qui m'a grandement ralenti et par la même, grandement agacé aussi. Je jure donc quand, à peine sorti du véhicule, une bourrasque de vent abaisse la capuche de mon imper, me confrontant aux assauts de l'averse. Et merde.
Avec ce temps pourri, ici le ciel est encore plus sombre. A croire qu'il fait presque nuit. Le cottage est enveloppé d'une brume épaisse aux accents mystiques que les villageois jugeraient effrayante. Un tableau obscur relevé par ce bruit sourd provenant de l'arrière du bâtiment, se répétant avec une régularité oppressante. Un choc brutal, noyé par le grondement de la pluie. A la fois méconnaissable et inquiétant.
Alors que je vent hurle comme une femme qu'on égorge, je contourne l'habitation et mettant une image, des mots sur ce qu'il se passe, je reste pétrifié.
Encore et toujours toi, Portgas.
Tu es partout où les choses perdent leur sens.
A moins qu'elles le perdent parce que tu es là.
J'avoue ne pas savoir.
En bermuda, torse nu et trempé jusqu'aux os, le gamin fait face au tronc servant à couper le bois et violemment, la hache qu'il tient percute une bûche, la tranchant en deux. Aussitôt, il renouvelle son geste avec encore plus de force, le coup se répercutant dans son corps que je vois trembler, mais il n'arrête pas. Au contraire, la puissance de ses coups augmente et je suis incapable de faire ou dire quoi que ce soit tant cette torture me dépasse. Car c'en est une. J'ignore depuis combien de temps elle dure... mais à voir la contraction de ses muscles, c'est évident qu'il a mal.
Un mal qu'il s'afflige à lui-même, sans remords ni scrupules en murmurant des paroles inaudibles.
Pourtant à mes oreilles, chaque coup résonne comme un cri de désespoir. Un appel au secours, étouffé par le fracas de la pluie et le sifflement du vent. L'autre visage de la réalité, plus triste encore.
Aussi, quand il saisit son épaule pour se forcer à continuer, je ne le supporte plus.
« Arrêtes ça. »
Sans appel, mon ordre le fait se retourner vivement et je croise l'éclat étonné, puis rageur de ses prunelles abyssales. Pourtant, je ne vois rien hormis la douleur informe et venimeuse qui voile son regard. Mordant sèchement ses lèvres mouillées, il éclate.
« Qu'est-ce qu'tu veux ?! J'te dérange pas là, non ?! J'te rends service, même ! » Il s'égare alors dans un rire sombre. « Non, j'suis con ! Tu prends ton pied en voyant les autres s'ridiculiser ou souffrir ! C'est ça, hein ! T'aimes humilier les gens ! Sauf que j'suis pas là pour t'faire jouir, alors dégage ! »
Putain-de-bordel-de-gosse.
Il mérite mon poing dans sa gueule mais ces larmes dans sa voix... C'est dingue comme ça lui va pas.
Sans réfléchir, je crève l'espace entre nous et il empoigne la hache à deux mains pour me menacer. Ses yeux hurlent que mon entêtement le rend malade mais c'est réciproque et je me plante devant lui, plus soucieux que je l'aurais voulu. Ignorant ses insultes, j'opte alors pour les seules paroles qui pourraient l'atteindre. Le même choix que le sien pour me convaincre, cette nuit là.
« Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais été blessé. »
Et aussitôt, je sais qu'il est troublé.
Au désespoir.
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POV Ace
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Pourquoi ?
Pourquoi c'type est toujours là au mauvais moment ?
Pourquoi il s'en va pas ?
La gorge nouée, la vision rendue floue par la pluie et les larmes, je m'efforce de lutter contre son regard de Shérif Tout Puissant mais à entendre ses mots, je sais plus quoi penser. Ou plutôt si, je comprends certaines choses... mais tout est trop embrouillé.
C'que je veux, c'est frapper ces bûches jusqu'à en saigner... jusqu'à m'effondrer d'épuisement. C'est tout c'que j'mérite pour avoir encore failli... pour t'avoir encore sali comme si le passé n'avait pas suffit... Pourtant devant lui, j'ai la sensation d'être nu... qu'il voit tout... qu'il sait tout et que je peux lâcher prise...
La fatigue affluant dans mes muscles, je me mords les lèvres, murmurant tout bas.
« Roméo et Juliette... La scène du balcon... »
Il esquisse un rictus léger. Appréciateur.
Je ne le quitte pas des yeux.
« Ça veut dire que toi aussi... t'es blessé... »
Pas une question, une affirmation. Mais ma voix se meure dans ma gorge.
Au même moment, une de ses mains se pose sur la hache, l'autre sur la mienne.
Le contact glacé me fait frémir.
« Lâche-ça. »
Et je cède.
Lentement, mes doigts engourdis s'écartent du manche que Law attrape avant d'envoyer l'outil valser par terre. Celui-ci percute le sol boueux en éclaboussant ses bottes et sans rien comprendre, mes mains se retrouvent dans les siennes tandis qu'il observe les meurtrissures causées par mon bûchage forcé. Sa peau froide me fait l'effet d'un baume et je me perd à comparer nos teints si différents, quand sa voix retentit, basse mais sévère.
« C'est lié à lui, n'est-ce pas ? Celui dont tu as soupiré le nom, hier... »
Déboussolé je secoue la tête, réprimant mes larmes. Je n'y parviens plus quand il se permet.
« Qui est Luffy ? »
Rien qu'à l'entendre, mon cœur se serre et je peine à respirer.
De quel droit il demande ça ? J'devrais l'envoyer bouler.
Mais ça me pèse tellement que son regard me fait tout abandonner et je craque tandis que la pluie redouble, masquant mes pleurs.
« Luffy a été... l'plus grand bonheur d'mon existence... et moi le désastre de la sienne... » Je bégaye, fixant nos mains jointes. « J'aimerais tellement... tellement oublier... »
Hélas...
« C'est impossible, Portgas. On oublie jamais. »
Disant cela, il me lâche et je cherche à croiser ses prunelles. En vain.
Muré dans un silence pesant, Law tourne les talons en direction du cottage, clôturant ainsi une conversation qui devenait trop glissante pour lui. Toutefois, je refuse d'en rester là.
D'une, parce que cette évidence qui est la sienne sonne pour moi comme une fatalité.
Ne jamais oublier... est-ce qu'il peut vraiment vivre comme ça ? Parce qu'il parle en connaissance de cause et c'est pour ça qu'il vient de tout arrêter.
Sauf que non.
Il peut pas m'encourager à lui dévoiler une chose si intime et passer quand vient son tour.
S'il pense qu'on ne peut pas oublier, je veux savoir pourquoi.
« Attends. »
Lorsqu'il s'arrête, le pressentiment qui m'écrase me rappelle l'instant précédant le mal que je t'ai fait.
Je sens qu'en posant cette question je vais risquer gros mais depuis le lac, elle me brûlait trop.
Beaucoup trop, pour la garder sous silence.
« Et pour toi...
... pour avoir son nom tatoué sur ton torse...
... pour que tu puisses affirmer ça avec autant de certitude...
…qui est Corazon ? »
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« ... et pourtant tu oublies ceci,
à chaque fois que tu fais quelque chose, à chaque fois que tu parles,
à chaque pensée qui te traverse. »
Philippe Bartherotte, Sugar Baby, 2011.
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Note : La citation de Roméo et Juliette est tirée de l'Acte II, Scène 2.
Réponses aux Guest :
MissBananasplit : Hello ! :) Contente que tu aimes la capacité d'Ace avec les animaux ^^ La situation de fin du précédent chapitre était très gênante, j'avoue x) celle-ci n'est pas meilleure mdr J'espère que la suite t'a plu, ainsi que ses révélations :) Encore merci de me suivre et de ton soutien !
Maru : Hello ! :) Hum... Ruby t'énerve un peu ? mdr J'ai ris en lisant ça x) Les révélations sont faites, j'espère que ce chapitre t'a plu ^^ Je te remercie de nouveau de me suivre ! :)
Tresor : Hello vous deux ! x) Je vois que le mystère autour des bohémiens t'intéresse ! Ça me fait plaisir ! :) Concernant l'écart d'âge entre Ace et son petit prince, ainsi que ce qu'il s'est passé entre eux, la réponse viendra sûrement ! x) Je peux juste te dire qu'il y a peu d'écart ^^ En espérant que ce chapitre t'a plu, je te remercie pour tes encouragements toujours aussi joyeux ! :)
Voililou : ) L'identité d'angel est donc dévoilée en cette fin de 10ème chapitre x) Tenir ma langue a été difficile mais au fur et à mesure, vous aviez presque toutes la bonne réponse ! :) Un bravo spécial à ChocOlive Flamous, la première à avoir évoqué Corazon :) Concernant le petit prince d'Ace, il n'y a pas eu trop de débats :) J'espère que cette suite vous a plu et... prend les noms de celles (et ceux mdr) qui veulent se cacher derrière un arbre sous la pluie pour épier la suite ! x) mdrr
En vous remerciant encore de me lire ! N'hésitez pas à me donner vos avis ! :)
A bientôt ! (J'indiquerai la date de publication le dimanche 28 juin !)
Ever.
