Bonsoir à tous. J'ai eu envie d'écrire ce soir. Je n'ai plus de temps à mois en ce moment, j'ai de boulot et les études, la famille et un peu de temps libre et pas grand chose entre pour me laisser un moment pour écrire alors je vous oublie un peu. Mais pas trop, alors voilà le dernier chapitre d'un secret. Merci à tous pour votre lecture et vos gentils messages et à bientôt.

Gros bisous.

Un secret

X

Lorsque Lucius Malfoy traversa l'une des innombrables cheminées du Hall de Sainte Mangouste, il y eut comme un instant où le temps s'arrêta. Les infirmières cessèrent de s'affairer, les enfants de se plaindre de tout et les adultes de s'affoler.

Il n'y avait qu'Harry et Draco serrant Teddy et Scorpius dans leurs bras, dans un coin, et qui continuaient à murmurer l'un à l'autre des paroles de réconfort sans queue ni tête. Lucius en eut presque les larmes aux yeux. Presque parce qu'il était un Malfoy et que les Malfoy, encore un minimum au moins, ne se montraient pas faible en public. Au vu de l'état dans lequel se trouvait publiquement cependant Draco, il était sans doute le dernier à faire de cette prestance un point d'honneur.

Mais peu importe ; Draco était Draco et il était ce petit bouton d'or qui dépareillait d'un vêtement sertie d'une enfilade de boutons noir. Il était un bijou, une fierté, un être chéri qui avait eu peur mais qui toujours avait défendu sa famille, leur famille. Peu importe l'état dans lequel il se montrait en public, qui il côtoyait, épousait, dénigrait. Il était son fils et par-dessus tout Lucius était et resterait son père.

Prestement, l'homme vêtu d'une riche cape de fourrure se rendit jusqu'à son fils et Harry et leur fit un signe de tête grave. Si Draco avait l'air de n'avoir pas dormi depuis quinze jours, Harry lui n'était plus qu'un corps vide, son fils serré, étouffé contre lui, comme s'il était la seule chose le retenant encore sur cette terre. Il en avait trop vu, et ça ne s'arrêtait pas.

« Draco, Harry. » Les salua-t-il à voix haute pour couper le silence de la pièce. Parce qu'on aurait dit qu'Harry criait de douleur, dans ce silence.

« Papi. » Murmura Scorpius en relevant la tête du giron de son père et en tendant les bras. Plutôt que de le prendre, Lucius s'agenouilla et caressa doucement sa joue avant de croiser et fixer son regard dans celui de son fils.

Harry était parti, un peu, loin, le visage caché dans le cou de Teddy.

Il y eut encore un instant où tout disparu autour, un peu comme si pendant ces moments sur-réels, chacun d'eux priait fort, très fort, pour que les derniers jours disparaissent, pour remonter le temps, que rien de tout cela ne soit en fait réel.

Cela l'était.

« Il faut y aller. Harry. » Le survivant releva finalement les yeux et fit un sourire triste à Lucius et dans ses yeux l'homme ne vit que de la résignation, une sorte d'excuse sourde à Lucius, pour le déplacement, parce que quoiqu'il fasse cela ne servirait à rien parce qu'il était Harry et que les gens aimant Harry était condamné à mourir.

Comme si maintenant, avec cet accident, cette impression qu'Harry avait toujours gardé en lui, de causer la mort autour de lui, était devenu certitude.

Il allait être dur à réparer. Que Percy s'en sorte ou pas.


Le poison était vicieux. Une sorte de mélange de multiples plantes qu'on aurait dit jetées au hasard sans idée du résultat, mais qui en fait avait sans doute été soigneusement pensée de A à Z et réalisée avec le plus grand soin. Il n'existait aujourd'hui pas grand Maître sachant exécuter pareil chef d'œuvre – parce qu'il s'agissait d'un chef d'œuvre, malgré sa raison d'être – et il n'allait sans doute pas être très difficile de retrouver son créateur.

La seule chose à la fois absurde et rassurante était qu'à chaque ingrédient décelé pouvait être associé un antidote et que les antidotes de chacune des plantes – parce qu'il n'y avait vraiment que des plantes – mis ensemble formaient un remède efficace et connu contre le rhume, la pimentine.

Les médicomages sans doute, n'avait pas dû penser un seul instant que la pimentine pourrait sauver Percy.

Lucius avait mis presque 6 heures à s'apercevoir que les plantes annihilant les effets de leurs congénères étaient celle composant ce remède si basique.

C'était prodigieux d'ingéniosité. Après tout, qui irait penser à de la pimentine, même avec les ingrédients sous le nez.

Faisant fie des regards emplis de méfiance des médecins d'Harry, il leur montra ses résultats, leur expliquant pour qu'ils le croient comment il s'était rendu là et finalement, finalement, on administra l'antidote à Percy.

Quand Percy ouvrit les yeux et qu'il croisa le regard vide, brisé et si fatigué d'Harry, il sut qu'il serait très dur pour lui, pour Teddy et pour Draco de le réparer encore.

Mais peu importe la fatigue, la douleur à la tête, la douleur aux côtes et dans son sang, partout, Percy sourit, leva la main entourant son fils d'un bras, et murmura 'je t'aime' à son mari.

Tout irait bien.


Percy était encore endormi quand Harry revint de la boulangerie, tenant dans l'une de ses mains un sac rempli de croissants chauds, et de l'autre, la petite main fine de Teddy.

"Est-ce que je peux réveiller papaPerc, papa?" Demanda en chuchotant fort le petit garçon. Les yeux verts de Harry, qui étaient restés fixés sur la forme paisiblement alangui - et en vie - de son compagnon, se tournèrent vers son fils. Doucement, il sourit et se pencha pour déposer un baiser dans les cheveux fin de l'enfant.

"Oui, mais tout doucement." Teddy hocha religieusement la tête - au courant évidemment qu'il ne fallait pas trop brusquer son papa qui était encore si fatigué après son accident - et se déplaça sur la pointe des pieds jusqu'à la tête de lit. Il sourit doucement, observant tout aussi gravement que son deuxième papa, le visage de son autre père, avant de se pencher et de déposer un baiser sur la joue un peu piquante de barbe.

"Papa, le petit déjeuner est servi." Souffla ensuite Teddy à l'oreille de son père. Il sentit Percy grommeler légèrement puis l'homme ouvrit ses yeux bleus et sourit, sortant une main de sous les couvertures pour venir la poser sur la tête de son fils." Bonjour mon coeur." Dit-il de la même voix basse - parce que c'était toujours quelque chose de presque sacré d'être là le matin et de se réveiller et qu'ils soient ensemble.

Harry s'assit sur le coin du lit, à côté de son fils et de son amant. "Bonjour." Fit-il, un petit sourire - toujours un peu crispé - sur les lèvres. "Tu vas bien?" La question rituelle depuis cinq jours résonna un peu dans la chambre sombre et Percy tourna sa tête vers lui, le visage soudain - comme toujours - plus grave. "Je vais bien Harry." Assura-t-il - mais il pouvait mettre toute l'assurance qu'il voulait dans ses mots, Harry n'y croyait pas - ne parvenait pas à y croire.

Se redressant, l'homme roux attrapa son fils dans ses bras pour le placer sur ses genoux et s'avança ensuite un peu pour poser sa main libre sur l'une des joues d'Harry.

"Je vais bien Harry. Je suis là."

Toujours avec ce même sourire, Harry hocha la tête. "Le petit déjeuner est servi." Murmura-t-il en réponse. Puis il se leva, se pencha pour déposer un baiser sur le front de chacun des hommes de sa vie et sortit de la pièce. Et Percy, les lèvres perdus dans les cheveux de Teddy - silencieux et attentif - ferma très fort les yeux.

Avec le temps oui, tout irait bien.


Voilà voilà, nous y sommes enfin. J'espère que vous ne serez pas déçu, j'aime ces côtés un peu entrecoupés, pour que l'on sache ce qui est important sans trop s'étendre sur des banalités. Les sentiments forts sont là et Percy est en vie. C'est à eux maintenant de se rafistoler. Peut-être y aura-t-il un épilogue, mais je ne l'annonce pas pour demain.

Bisous -encore)

Blibl'

.