It's not easy to be me

Chapitre 10

Missing you


Tout d'abord, je voudrais vous remercier. Pour tous vos commentaires, remercier ceux qui suivent et mettent en favoris cette fiction. Ca me touche énormément.

Je m'excuse du temps encore une fois, je fais de mon mieux pour tout faire, mais c'est difficile. Fac = partiels. + mon départ futur -je croise les doigts- à préparer, ça fait beaucoup.

Je vous remercie d'être patient. Merci aussi de ne pas m'avoir menacée de mort xD


Licorne-Klaine :

Je suis heureuse de savoir que tu aimes ma fiction. En ce qui concerne la mort de Burt, crois moi, ça a été difficile. Malheureusement, c'était nécessaire pour la suite .

Merci pour ton commentaire. :)


Mollymousine :

Encore une fois, je suis désolée TT

Pour la petite histoire, j'étais partie avec l'idée de le faire se réveiller -parce que je l'adore. Ensuite, j'ai eu cette idée folle et la suite est venue. Ca a été difficile -je voulais écrire des scènes plus explicites, avec plus d'explications, mais je n'ai pas pu, incapable de ne pas fondre en larmes en écrivant.


El :

Waouh, quelle belle review ! Saches qu'elle m'a énormément touchée !

Je suis désolée pour les deux semaines d'attentes. Malheureusement, mon emploi du temps ne me permets pas de faire plus vite -dieu que je regrette l'époque ou je n'avais rien à faire de mes journées- je suis très contente de savoir que ça ne déçoit pas et j'espère que ce chapitre ne te décevra pas non plus !

Je HAIS Rachel -désolée les fans !- mais c'est vrai. J'apprécie Lea Michelle, mais Rachel ? Non. Quand à Santana, je suis simplement amoureuse du personnage ( et de Naya, mais c'est un secret) . Du coup, ça se ressent quand j'écris. XD

J'ai parfois ces idées, qui viennent comme ça, genre « tiens, et si … » XD . Pour Cooper, je le vois comme un mec bien qui ferait tout pour son frère mais qui est surtout très maladroit.

A vrai dire, le prénom m'est venu à l'esprit comme ça D : J'aime assez ce prénom en faite, j'ai d'ailleurs une amie très gentille qui s'appelle ainsi.

Je te remercie et j'espère te voir pour la suite !


XXmwaXx :

Haha, avec moi il faut savoir qu'il faut toujours s'attendre à des fins comme ça. Sadique dans l'âme la petite :D

Merci pour ton commentaire, je suis heureuse de voir que les gens aiment , ça motive ! J'espère que tu aimeras la suite ;)


Tytycy :

Merci pour le compliment, il me va droit au cœur.

J'avoue avoir aimé écrire le passage de leurs coming out et montrer que non, Kurt et Blaine ne sont pas vraiment seuls. (c'est une chose que je reprocherai toujours aux scénaristes, non mais ! )

Quand à Santana et Blaine, on les verra beaucoup je pense :D


Voilà mes chéris -j'écris ceci tard et je suis fatiguée. Je vous laisse donc lire le chapitre, en espérant qu'il vous plaira !

Bonne lecture.

Higure. (S'il vous plait , rendez nous Klaine ! Et rendez moi monsieur sexy... *pleurniche* )


Hors sujet : Si vous ne connaissez pas STARKID, allez voir leurs comédies musicales. (surtout celles Harry Potter. - A very Potter Musical /Sequel/ Senior Year. Ca vaut le détour ! )


Petit rappel du chapitre précédent : Ne voulant pas aller à Dalton, Blaine et Santana ont monté un plan : se faire passer pour un couple auprès des parents de Blaine. Après leur « coming-out » devant tout le lycée, Kurt et Blaine ont fait face aux commentaires de Rachel Berry et Kurt ne les a pas bien pris.


« Gimme something good
Don't wanna wait I want It now
Pop It like a hood
And show me how you work It out

If I said my heart was beating loud
If I said I want your body now
Would you hold it against me ?

If I said my heart was beating loud
If we could escape the crowd somehow
If I said I want your body now
Would you hold it against me ?

Cause you feel like paradise
And I need a vacation tonight
So if I said I want your body now
Would you hold it against me ? »

Hold it against me – Britney spears


Blaine se laissa tomber à genoux devant son petit-ami qui tenait une lame dans la main.

« -B-blaine... Tu es resté.

-Évidemment ! Kurt, lâche ça, s'il-te-plaît.

Kurt s'exécuta, Blaine s'empara lentement de la lame et la jeta plus loin au sol avant de tirer son petit-ami à lui. Le bouclé traça des cercles sur son dos pour le calmer et lorsqu'ils se détachèrent, il vit quelque chose changer dans le regard de Kurt. Le châtain se jeta littéralement sur ses lèvres, l'embrassant avec passion, le renversant à terre. Blaine voulait lui dire de s'arrêter, Finn et Carole étaient là, peut être même que Rachel Berry était là. Mais c'était Kurt, ses lèvres, tout à coup, il ne pouvait même pas se rappeler qui étaient ces trois personnes et puis ce n'était qu'un baiser, n'est-ce-pas ? Ce n'était pas si grave... Sauf que ça l'était. Parce qu'il savait déjà ce que ferait Kurt, ce qu'ils feraient. Blaine ne mentait pas en disant qu'il se sentait connecté à son petit-ami et qu'il ressentait tout ce que celui-ci ressentait. Cooper avait sûrement raison à propos de cette histoire d'âme sœurs... Attendez, pourquoi pensait-il à son frère alors que les mains de Kurt se baladait sur son corps... ?

-K-kurt...

-S'il-te-plaît Blaine... J'ai besoin de toi, murmura Kurt.

-J-je suis là chéri.

-Ne t'en va pas... Reste avec moi... Ne m'abandonne pas.

-Jamais, dit Blaine en prenant son visage en coupe.

Il lui offrit un baiser langoureux et amoureux, abandonnant totalement le combat. Ce n'était pas raisonnable, c'était peut être même pathétique. Pour être franc, il s'en moquait totalement. Il savait que Kurt en avait besoin, tant pis pour le motif.

Il ne pu retenir un gémissement lorsque Kurt s'attaqua à son cou, leurs vêtements s'envolèrent, comme par magie, Blaine ne s'en rendait même pas compte, tout ce qu'il était capable de voir ou de ressentir était Kurt.

-I-il faut que j'aille chercher...

-Je t'attends.

-Tu n'as pas intérêt à bouger Anderson.

-Ne t'en fais pas, mais tu ne préfères pas aller dans ta chambre... ?

-Non.

-Okay.

Blaine ferma les yeux, soudain, le corps de Kurt était de retour contre le sien et il perdit derechef le fil du temps et des événements. Puis, la douleur le frappa. Mais elle n'était pas seule. La peine, le chagrin, le regret, l'amour, la passion, le désir, tout se mélangeait dans sa tête, dans son âme. Ils étaient liés. Connectés contre vents et marées.

-Détends toi, souffla Kurt à son oreille.

-J-je suis détendu, répondit doucement Blaine.

-Ca fait mal... ?

-O-oui.

-Tu veux que je me retire ?

-N-non. Je vais m'y habituer. Est-ce que tu peux juste patienter un peu ?

-Bien sûr. Tant que je suis avec toi.

Le sol de la salle de bain était froid contre sa peau brûlante, il passa ses mains sur le dos de Kurt, ses ongles se plantèrent dans sa chair et son petit-ami gémit, leurs lèvres se trouvèrent, affamées. Ils souffraient ensemble, en symbiose.

Blaine rompit le baiser pour prévenir son petit-ami qu'il était prêt.

Malgré le désespoir et le besoin, Kurt fut plus doux que tout. Il n'y avait plus qu'eux dans cette salle de bain, leurs gémissements emplirent les murs jusqu'à ce que l'apothéose les frappe. Ils restèrent imbriqué le temps de reprendre leur respiration, puis se séparèrent. Ils geignirent tout deux à la perte. Kurt rangea tout sans un mot, Blaine se releva, également silencieux. Lorsque Kurt finit, il le prit dans ses bras et le souleva. Il le déposa sur son lit tendrement, chercha un boxer, enfila le sien et mit son boxer à Kurt avec précaution. Ses gestes étaient précis et doux, comme s'il avait peur de le blesser. Il s'allongea ensuite à ses côtés, le ramena contre lui et leurs larmes se mêlèrent à leurs tours.

-Je t'aime, susurra Blaine à l'oreille de Kurt.

-J-je t-t'aime aussi Blaine, t-t-tellement, sanglota le châtain.

-Tout ira bien, je suis là. »

Ils s'endormirent ensemble, Blaine espérant que Kurt aurait une nuit de répit, Kurt priant pour pouvoir garder le bouclé à jamais avec lui.


Une semaine était passée depuis le fiasco au Glee Club, les choses s'étaient tassées, pas forcément améliorées. Finn faisait des efforts, Rachel les ignorait. Quinn passait énormément de temps avec Mercedes et Kurt. Blaine quant à lui jonglait entre les Skanks et Kurt. Quand il avait du temps pour lui. Le châtain souffrait énormément, même s'il ne le montrait pas, Blaine le savait, parce qu'il passait son temps à lui faire l'amour. Ouais, c'était une sorte de thérapie. Kurt ne se coupait pas. Dès qu'il se sentait sur le point de craquer, il entraînait Blaine dans un coin et lui sautait dessus. Ils restaient silencieux, les mots étaient inutiles et Blaine préférait ça plutôt que de savoir que Kurt se coupait. Au moins, il pouvait être utile à son petit-ami...

La veille, les choses s'étaient cependant envenimées. Santana et Blaine avaient mis au point un plan pour rendre leurs mises en couple plus réelle aux yeux des parents du bouclé. Chose qui n'avait pas du tout plu à Kurt qui s'était montré très possessif.

« -Anderson, sors de tes pensées et retire ce putain de haut avant que je ne le fasse.

Blaine sursauta et observa Santana avec des yeux ronds.

-P-pardon ?

-Oh s'il-te-plaît. Tes parents rentrent d'ici une demie-heure en théorie. Si tu veux qu'ils pensent qu'on couche ensemble, il va falloir leur donner quelque chose. Alors vire ton haut.

Tout en parlant , la latina retira son propre haut, restant ainsi en soutien-gorge.

-Wa, wa.. Santana, remets ton haut !

-Tu ne vas pas te la jouer prude avec moi Blaine. Vire ce bout de tissus, magne toi.

Blaine secoua la tête et soupira, mais il s'exécuta. Il ne servait à rien de discuter les ordres de Santana Lopez, la cheerio fixa son torse et se mit à rire.

-Porcelaine à rendu le travail tellement plus simple pour moi. Oh... Mais c'est que ces suçons vont très bas... Je suis impressionée.

-Lopez, on peut éviter de parler de ça ?

-Okay, okay. Oh attends ! Ils sont récents... Oh ! Il t'a fait une crise de jalousie ?

-Ouais, peu importe, ça nous arrange, non ?

-Clairement.

Santana s'approcha alors de lui et posa ses lèvres sur les siennes.

-Blaine, il va falloir que tu fasses quelque chose quand tes parents nous surprendront.

-Q-quoi ?

-Il va falloir que tu penses à Porcelaine pour pouvoir... Disons qu'il faudrait que tu sois excité.

-T'es sérieuse là Santana ?

-Ecoute, j'ai déjà fais ça avec des mecs sans que ce ne soit un jeu. En général, les mecs en question bandent à partir du moment ou il me voit sans haut. Si tu veux que tes parents pensent qu'on était sur le point de le faire, il va falloir leur montrer des signes physiques évident..

-Ok. Ok... T'as raison, désolé.

-T'en fais pas. Autre chose, dis moi que tu as des préservatifs.

-J'en ai.

Blaine ne posa pas de questions, il fouilla dans son tiroir et sorti la boite.

-Pose là sur la table de chevet, comme ça, pas de doutes.

-Okay.

-Maintenant, il faudrait peut être que nous reprenions, tu ne crois pas?

-Ouais, bonne idée.

Leurs lèvres se joignirent de nouveau et Blaine se retrouva allongé sur le lit, Santana au dessus de lui. Les minutes passèrent, le bruit d'une portière qui claque les sépara. Santana observa Blaine et sourit.

-Tu as l'air débauché. Parfait.

-Toi aussi, rit Blaine. C'est le moment de jouer le jeu.

Blaine retourna la situation et se mit au dessus d'elle. Il fit ce qu'elle lui avait dit. Il imagina être avec Kurt, il imagina Kurt descendre ses mains sur ses hanches nus comme le faisait Santana. Par reflexe, ses mains remontèrent également et l'une d'elle se retrouva à caresser la poitrine de la cheerio. Il se senti durcir et retint un sourire satisfait.

La porte s'ouvrit. Santana joua le jeu en le repoussant, se cachant avec sa couette.

-P-papa ! S'écria Blaine.

-Qu'est-ce qui se passe ici ?

-M-monsieur Anderson... Ce n'est pas … Ce que vous pensez, balbutia Santana.

-Je pense que si, répliqua Xavier, son regard trouva la boite de préservatifs, puis descendit vers l'érection que Blaine faisait semblant d'essayer de cacher. Je vous attends dans le salon, vous avez cinq minutes.

Avec un sourire, l'adulte sorti de la chambre.

-Il avait l'air fier, souffla Santana, à peine audible.

Blaine entoura son visage de ses mains et posa un chaste baiser sur ses lèvres.

-Ca a marché ! Merci Santana.

-De rien. Habillons nous.

Les deux adolescents se rendirent présentable pour rejoindre les parents de Blaine dans le salon. Santana salua les deux adultes et s'excusa une nouvelle fois avant de dire qu'elle devait rentrée, car elle n'avait pas vu l'heure. Blaine la raccompagna à sa voiture, caressa sa joue et l'embrassa encore une fois.

-Ils regardent ? Demanda t-il.

-Carrément, ils ont l'air satisfait. Tu pourras dire à Porcelaine que vous êtes couvert. Amuse toi bien Anderson.

-Toi aussi Lopez. Merci encore.

Blaine observa la voiture de la cheerio disparaître au bout de la rue. Il souffla.

Pense à Kurt.

Il sourit.

Pense à ce que Kurt t'as fais hier.

Il rougit.

Bien, maintenant, tu peux les affronter.

-Papa, maman, commença t-il en entrant dans la demeure.

-Assis toi Blaine, ordonna son père.

L'adolescent s'exécuta.

-Blaine, est-ce que toi et cette jeune fille avez des relations sexuelles ? Demanda sa mère.

-Oui, menti Blaine.

-Tu l'invites souvent ici pour ça ? S'enquit son père.

-N-non... On voulait juste discuter, mais on s'est laissé emporté... Kurt ne va pas bien et il passe avant nous... Mais il passe l'après midi avec Finn, son demi frère, alors on s'est dit qu'on allait en profiter pour avoir du temps pour nous... Et puis..

-Tu fais passé ta relation après Kurt ?

-Non... Bien sûr que non ! Mais Kurt va mal et ça nous inquiète..

-Tu es un bon ami, sourit sa mère.

-Je suis d'accord, tu agis bien mon fils.

Mon fils... Oh alors maintenant je suis vraiment ton fils...

Son téléphone sonna.

-Je … C'est Kurt, je dois prendre cet appel, excusez moi.

Blaine se leva et alla dans la cuisine pour décrocher.

-Toujours avec Santana ?

-Non.

-Avec tes parents.

-Bien entendu.

-Tu penses pouvoir t'échapper pour venir me voir ?

-Kurt, je sais, calme toi, tout va aller bien.

-Tu m'utilises comme prétexte ? Judicieux Blaine.

-Non, non... Je sais mais il faut que tu te calmes... Je suis là le plus vite possible, ça va aller.

-Je t'attends.

-A tout de suite.

Blaine raccrocha et retourna dans le salon, les yeux humides.

-Je … Kurt s'est disputé avec Finn … Est-ce que je peux aller le voir ?

-Bien sûr mon chéri, dit sa mère, vas-tu dormir chez lui ?

-Je ne sais pas encore, je verrai suivant son état.

-Aller fonce, oh et Blaine ?

-Oui papa ?

-Je suis fier de toi mon fils. »

Blaine sorti précipitamment de la maison, horrifié par ces paroles. Cooper avait vraiment raison.. Il suffisait de leur donner ce qu'ils souhaitaient alors.


Kurt ruminait dans sa chambre en attendant Blaine. Il avait hâte de voir son petit-ami. Il lui manquait, il l'avait vu la veille pourtant, mais ces derniers temps, Blaine lui manquait constamment. Il avait l'impression que sa présence était aussi indispensable que l'oxygène, parce que le bouclé savait le calmer, lui changer les idées.

Ses mauvaises idées revenaient et il avait besoin de son petit-ami. Il ne voulait pas se couper, il voulait cesser, son père n'aimerait sûrement pas ça. Non, Kurt Hummel ne croyait pas en Dieu, mais il croyait en l'existence des anges et si un homme devait devenir un ange, c'était bien Burt Hummel. Alors Kurt refusait de se montrer faible.

« -Kurt ?

Blaine entra et Kurt se jeta immédiatement dans ses bras, il plaqua fiévreusement ses lèvres sur celles de son petit-ami et ferma la porte d'un coup de pied avant de l'entraîner vers le lit.

-Tu as l'air débauché mon cœur, murmura t-il contre ses lèvres, est-ce que tu as aimé l'embrassé ?

Kurt commença à soulever le t-shirt de Blaine pour le lui retirer sans attendre de réponse, il embrassa de nouveau le bouclé qui prit ses mains et l'arrêta. Le brun retourna la situation pour se retrouver au dessus de lui, les larmes aux yeux, Kurt remarqua qu'il tremblait. Blaine s'assit au bord du lit.

-B-blaine ?

-Il faut qu'on parle, soupira le bouclé. On ne peut plus continuer comme ça.

-Qu-qu'est-ce que tu veux dire ?

Blaine se leva et ferma la porte à clef avant de retourner s'asseoir en tailleur sur le lit. Il prit doucement les mains de Kurt entre les siennes.

-Chéri, je sais que tu veux être fort, j'en ai conscience, mais tu ne peux pas... Me sauter dessus dès qu'une idée triste te traverse l'esprit... Kurt, la première fois pour nous, était emprunte d'amour, on acceptait enfin nos sentiments, c'était magique, la seconde fois, le soir de ton anniversaire, c'était la même chose, c'était un partage amoureux... Mais là, tu … Je ressens ta peine, ta douleur, mais je ne peux pas continuer comme ça, ce n'est pas toi, ce n'est pas nous... Kurt, tu sais que tu es en sécurité avec moi... Je connais déjà tes faiblesses, tu connais les miennes... Chéri, il n'y a que nous ici... Parle moi, je t'en supplie.

Kurt l'écouta sans flancher, la culpabilité le frappant encore une fois. Blaine n'avait pas tort, il s'était servi de lui.

-Kurt, chuchota Blaine en relâchant une de ses mains pour poser la sienne sur sa joue, dis moi ce que tu ressens, ne te ferme pas à moi, s'il-te-plaît.

-Je ne me ferme pas !

-Kurt.

-Alors quoi ? Je veux faire l'amour avec toi et c'est le drame ?

-Je n'ai pas dis ça !

-On dirait bien que si ! Si c'est un problème, je peux aussi laisser une distance de sécurité hein !

-Kurt arrête.

-Non ! Toi arrête !

-Kurt je sais ce que..

-TU NE SAIS PAS CE QUE JE RESSENS PERSONNE NE LE SAIT !

-Kurt, s'il-te-plaît tu sais bien que je sais ce que tu ressens, dit tristement Blaine. Il avait les larmes aux yeux et Kurt se sentit encore plus mal. Il était égoiste et agissait comme le pire des abrutis.

-Je... Je...

Il en avait besoin. Blaine avait raison. Il avait toujours raison. Il laissa alors tomber toutes les barrières qu'il avait crée. Il laissa ses larmes couler le long de ses joues.

-Je le hais, il m'a laissé Blaine ! Et... Et je me hais ! Parce que je l'ai déçu ! Si... Si je n'avais pas tout abandonné ainsi, si je n'étais pas devenu... Cet enfoiré, on... On se serait mis ensemble... Mon père aurait été heureux... Et... Et peut être qu'il n'aurait pas eu cette crise cardiaque... Peut être... Je me déteste d'être faible aussi !

-Kurt, tu n'es pas faible.

-BIEN SUR QUE SI ! J'inquiète tous le monde !

-Hey, regarde moi, ordonna Blaine en prenant ses joues entre ses mains. Il passa doucement ses pouces sur la peau pour essuyer ses larmes et sourit gentiment. Kurt, tu es la personne la plus forte que je connaisse, tu as su te faire un nom au lycée, protéger les gens que tu aimes, tu acceptes tellement de choses sans broncher, bon dieu, à ta place je me serais effondré avant.

-J-je suis tellement désolé Blaine... je … Je me suis servi de toi... Sans prendre conscience de tes sentiments...

-Je sais chéri, je ne t'en veux pas. Je sais que tu ne pensais pas à mal.

-J'ai tellement besoin de toi, sanglota Kurt, quand tu es là, j'ai l'impression que c'est plus facile à supporter … Et … Je suis désolé...

-Kurt, tu n'as pas à t'excuser. Je suis là, tout va bien. »

Blaine prit le châtain dans ses bras, l'entraînant ainsi dans une étreinte protectrice et réconfortante. Kurt pu enfin tout laisser sortir : sa peine, sa colère. Il pleura, cria et frappa même le torse de Blaine. Même si le bouclé détestait ça, il savait qu'il venait de faire une bonne chose et que Kurt venait de faire un pas vers la guérison. Il le laissa alors exprimer son chagrin jusqu'à ce qu'il s'effondre de sommeil entre ses bras.


Blaine descendit les marches de l'escalier le plus doucement possible pour ne réveiller personne. Kurt était encore plongé dans le doux pays des songes mais il n'arrivait pas à dormir. Il haissait être la cause -indirecte certes mais tout de même, des pleurs de son petit-ami.

«-Mon chéri, est-ce que tout va bien ? Demanda doucement Carole lorsqu'il entra dans la cuisine.

-Oh... Euh... Oui, Kurt s'est endormi et je n'y arrivais pas, alors je me suis dis que j'allais boire un peu d'eau.

-Viens, installe toi, je vais te préparer un verre de lait chaud.

-Vous n'avez pas... Je me contenterai d'un peu d'eau.

-Obéis Blaine, aller, assis toi.

-D'accord, souffla Blaine en s'exécutant.

-Tu es sûr que tout va bien ? S'enquit Carole en ouvrant le réfrigérateur. J'ai entendu des cris venant de la chambre de Kurt tout à l'heure.

-O-oui.. Kurt a juste... Craqué... Enfin je l'ai fais craquer... Je n'en suis pas fier mais je n'arrivais plus à le voir faire semblant d'aller bien... Ses barrières sont tombées du coup... Il a un peu crié, désolé.

-Ne t'excuse pas Blaine, c'est une bonne chose, je te remercie de l'avoir fait. Personne n'aurait réussi en dehors de toi.

Carole mit le lait à chauffer et s'installa en face du bouclé lorsqu'il fut prêt.

-Ce n'est pas tout n'est-ce-pas ?

-Je... Ne veux pas vous déranger.

-Blaine, tu fais parti de la famille. Premièrement, tutoies moi. D'accord ? Ensuite, tu peux me parler, je suis là pour t'écouter.

Blaine hocha la tête puis se mit à sangloter.

-J-je suis désolé.. J-j'ai … Juste... Je ne comprends pas... Burt était un homme formidable... Mon père est un enfoiré... Alors pourquoi Burt est-il mort et pas mon père ? Mon Dieu, je dois … C'est horrible ce que je dis...

-Ce n'est rien... Dis moi pourquoi Blaine, que c'est-il passé ?

-M-mon père veut m'envoyer dans une école privé pour garçon... A-alors je lui ai fais croire que j'ai des relations sexuelles avec Santana, la meilleure amie de Kurt... Il a passé son temps à me dire que j'étais un déchet incapable parce qu'il pensait que je suis gay... Tout à coup il est fier de moi...Ca me révolte... Il voudrait que je sois comme mon frère... Cooper est génial.. Je l'adore... Je l'aime même c'est mon frère... Mais il a eut sa première petite-amie à douze ans, il a perdu sa virginité à treize ans et n'a jamais pu faire durer une histoire d'amour plus de trois semaines... Je ne vois pas en quoi mon père … Peut être fier de lui mais dégoûté de notre histoire, à Kurt et moi, alors qu'on s'aime vraiment...

-Oh mon chéri...

Carole se leva et l'attira dans ses bras et Blaine pu à son tour pleurer. Il se rendit compte qu'il n'était vraiment qu'un adolescent qui avait besoin de quelqu'un, d'un adulte pour le conseiller, Burt faisait ça... Mais maintenant...

-Je suis là, chuchota Carole en lui caressant le dos, tout ira bien... Tu verras Blaine, tout rentrera dans l'ordre.

-M-merci. »


Juin

« -Prenez une chambre d'hôtel ! Grogna Azimio.

-Vous êtes sérieusement dégoûtant ! Ajouta David Karofsky.

Blaine et Kurt ne les entendirent même pas, trop occupé à s'embrasser. Kurt devait aller à son entraînement de cheerio, mais le corps de son petit-ami contre le sien ne lui donnait absolument pas envie d'y aller, au contraire, il aurait aimé pouvoir rester là pour tout le reste de l'après-midi.

-Tiens, Azimio tu traînes encore avec Karofsky ? Tu n'as pas trop peur qu'il te refile sa « maladie », soupira Puck.

-Perso, j'pense qu'ils sont juste jaloux. J'ai été avec Anderson, Britt' avec Kurt, ces deux là sont des bêtes, sourit Santana, je ne préfère même pas imaginer ce que ça donne quand ils sont tous les deux.

-Ca doit être chaud, je suis tellement fier d'eux, ajouta Puck en posant une main sur son cœur.

Les deux footballeurs s'en allèrent sans commenter, ils ne faisaient pas le poids pour le moment et le savaient.

-Sannie, on va être en retard ! S'exclama Brittany.

-KURT ! DETACHE TOI D ANDERSON AVANT QUE JE NE LE FASSE ! Cria Santana .

-Fiche le camp Lopez.

-ANDERSON ! RELACHE PORCELAINE !

-Blaine Skanks, rends nous Kurtie !

-Il est à moi, gronda Blaine avant de retourner à l'assaut des lèvres du châtain.

-Sannie ! Fais quelque chose !

-Porcelaine, si tu n'arrêtes pas tout de suite, je brûle tes vêtements !

-TU N OSERAIS PAS SANTANA ! S'écria Kurt en repoussant Blaine.

-Eh ben voilà, grouille toi, si on est en retard, c'est encore toi qui va prendre.

-De quoi elle parle ?

-De rien du tout mon cœur, on se retrouve chez moi ?

-Hey les mecs ! Dit Finn en arrivant à leur hauteur.

-Salut.

-Blaine, ça te dit de venir jouer aux jeux vidéos avec nous ? On se retrouve chez moi avec tous les mecs du glee club.

Kurt hocha la tête et poussa Blaine vers son demi frère.

-Ok.

-On se rejoint ce soir, sourit le châtain en embrassant une dernière fois son petit-ami.

-Je t'aime, murmura Blaine.

-Moi aussi.

Les trois cheerios se mirent en route vers le gymnase mais Kurt entendit quelque chose qui lui donna encore plus envie de sourire. Un « mec, tu veux venir aussi ? » destiné à Noah Puckerman. Peut être que ces deux là réussiraient à s'en remettre.

-PORCELAINE ! UNE MINUTE DE RETARD ! Hurla Sue Sylvester lorsque Santana, Brittany et Kurt entrèrent dans le gymnase. TROIS TOURS DE TERRAIN ! MAINTENANT ! »

Kurt soupira mais s'exécuta immédiatement. Il devait tenir bon.


Blaine rentra chez lui le sourire aux lèvres. Finn, les garçons du Glee Club et lui avaient passé une bonne heure et demie à jouer ensemble aux jeux vidéos jusqu'à ce que Kurt arrive ce qui lui avait permis d'apprendre à connaître Mike et Sam un peu mieux. Finn également, qui avait fait beaucoup d'efforts. Puis, il avait passé une heure avec Kurt jusqu'à ce qu'il le quitte pour rentrer.

Quelque chose n'allait pas cependant. Son père était assis sur le canapé, fixant la table basse sur laquelle était posée un dossier et sa mère sanglotait à ses côtés en murmurant des « ce n'est qu'un cauchemar ».

« -Euh... Salut ?

-SALUT?! BLAINE EVERETT ANDERSON ! ESPECE DE SALE PETIT MENTEUR !

-Oh... Euh... Qu'est-ce que j'ai fais ?

-QU EST CE QUE TU AS FAIS ? JE N Y CROIS PAS ! TU Y CROIS TOI ELEONOR ?!

-N-non, chuchota la femme.

-Papa...

-TU N AS PLUS LE DROIT DE M APPELER AINSI ! JE NE SERAIS PLUS TON PERE JUSQU A CE QUE TU AIES DECIDE DE RETOURNER SUR LE DROIT CHEMIN !

-Mais qu'est-ce qui se passe ici ?

-IL SE PASSE QUE JE VOUS AI VU TOI ET TON PETIT PEDE ! SANTANA N EST PAS TA PETITE AMIE ! ET TU AS REUSSI A ENGRAINER TON FRERE LA DEDANS.

-C-comment...?

-JE SUIS VENU TE CHERCHER POUR PASSER L APRES MIDI AVEC TOI. ENTRE PERES ET FILS ! ET QU AI JE VU ? MON SOIT DISANT FILS EN TRAIN DE... PELOTER SON SOIT DISANT MEILLEUR AMI !

-Kurt est mon meilleur ami... Mais... C'est vrai...C'est également mon petit-ami, avoua Blaine, de toute façon, si la vérité était sortie, à quoi bon essayer de nier ?

-Ce ne sera pas le cas pour longtemps. Tout d'abord, j'ai appelé ton lycée. Il ne reste que deux semaines de cours et puisque tu n'es qu'en seconde, ce n'est pas grave. Tu n'y retournes donc pas et tu es immédiatement transféré à Dalton. Enfin, tu y seras en septembre prochain.

-Je... Tu ne peux pas me transférer à Dalton !

-Pourquoi pas ?

-Papa...

-Tu n'es pas mon fils !

-Bien, comme tu veux, mais c'est illogique ! Tu m'envoies à Dalton parce que je suis gay ?

-Exact !

-C'est stupide ! Tu ne peux pas m'envoyer dans une école pour garçon parce que je suis gay ! J'aime les garçons ! Ce n'est pas une punition !

-Tu seras entouré de Wes et de Sebastian. Sebastian à changé. Je suis certain qu'il t'aidera à trouver la voie.

-Sebastian a changé ? Laisse moi rire ! S'il a changé, pourquoi m'a t-il fait du rentre-dedans pendant toute la soirée la dernière fois ? Pourquoi m'a t-il dit , je cite, que je suis bandant et qu'il me laisserait bien le défoncer ?

-BLAINE SURVEILLE TON LANGAGE ! Hurla sa mère.

-Je suis désolé, c'est ce qu'il m'a dit. Heureusement qu'il a changé. Je n'imagine pas ce que c'était avant.

-Encore des mensonges, grogna son père. Ecoute moi bien, si tu veux encore faire parti de cette famille, tu vas devoir rompre avec cette chose que tu appelles petit-ami. Ensuite, tu iras à Dalton et tout rentrera dans l'ordre.

-Je ne casserai pas avec Kurt.

-Tu le feras. Tu ne veux pas me mettre plus en colère que ça Blaine.

Ecoute Cooper, se dit Blaine. Il n'a pas tort.

-Bien... Bien... Je vais rompre avec Kurt.

-Bien. Tu lui demanderas de passer ici demain. Je veux assister à la scène.

-D-d'accord... »

Blaine s'en alla sans un mot de plus, il s'enferma dans sa chambre et s'effondra. Il envoya alors un sms à Kurt.

Kurt, on a un problème. Mon père nous a vu. Je suis transféré à Dalton. Il veut que nous nous séparions. Je lui ai dis que je te quitterai. Je vais avoir besoin de toi mon cœur. Demain, il faudrait que tu passes à la maison. Tu es un excellent acteur et il va falloir que tu te serves de ce talent. Gifle moi, pleure, dis moi des mots horribles, mais par pitié, n'y crois pas. Je t'aime. Je t'aimerai toujours mais nous allons devoir trouver une solution, pour le moment, c'est tout ce que je peux faire. Je suis tellement désolé... Je t'aime Kurt, n'en doute jamais. Blaine. Xoxo.

Blaine se coucha, encore habillé, les larmes dévalant ses joues. Son cerveau marchant à plein régime, essayant de trouver une solution à ce carnage.

Il faut croire que rien n'est simple pour nous. Je compte sur toi pour m'expliquer un peu plus ce chaos mais je suppose que tu ne peux actuellement pas. Je serais là demain. Je jouerai le jeu. Promets moi que ça ne voudra rien dire... Je t'aime également. Tu tiens le coup ? Kurt -xoxo.


Kurt pensa à son père. Son père qui apparemment aurait été heureux de voir que Blaine et lui s'étaient enfin décidé à se mettre ensemble. Il se sentit triste. C'était une bonne chose. Il avait tout perdu, à une chose prêt : Blaine. Si Xavier Anderson avait décidé de les séparer, il ne savait clairement pas ou il mettait les pieds. Kurt ne le permettrait pas. Même s'il devait faire croire à ce putain d'enfoiré qu'ils s'étaient quittés. Même s'il devait supporter Azimio et Karofsky. Il n'en avait plus rien à foutre.

Blaine Anderson était son petit-ami. Son meilleur-ami. Et pour une fois, il allait le prouver.

Alors il sonna. Il sourit en voyant Blaine, fronça les sourcils, prétendit qu'il ne comprenait pas l'attitude de ce dernier. C'était une chorégraphie, répétée, effectuée à la perfection. Des deux côtés. Blaine expliqua qu'il ne voulait plus voir Kurt. Kurt tenta de lui tirer une explication. Blaine dit qu'il n'y en avait pas. Il expliqua qu'il ne voulait plus le voir. Kurt laissa tout sortir. Il pleura. Il supplia, sous les yeux de ce connard de Xavier Anderson. C'est qu'il prenait son pied en plus, le bougre. Honnêtement, Kurt avait envie de lui en coller une, d'attraper le visage de Blaine entre ses mains, de lui rouler la pelle du siècle et de cracher à la figure de ce putain d'adulte à l'esprit trop etroit pour son propre bien. Mais il ne le fit pas. A la place, il gifla Blaine, lui dit qu'il le détestait et s'en alla.

Le trajet jusqu'à chez lui fut difficile. Les larmes coulaient inlassablement sur son visage, intarissable, tout comme sa haine pour cet homme qui décidait qu'il n'était pas assez bien pour son fils. Tu parles.

Il ouvrit la porte, se retint de soupirer en voyant Noah Puckerman jouer à la xbox dans le salon avec son demi frère. Les deux adolescents tournèrent leurs têtes vers lui, se levèrent, abandonnant leur partie. Kurt les ignora. Il monta les marches. S'enferma dans sa chambre. Il serra son ours en peluche contre son cœur.

Tout irait bien.


Blaine semblait incapable de bouger le moindre membre, que ce soit son petit orteil, sa main, ou même ses paupières qui ne voulaient pas se fermer. Il fixait la porte. Il était conscient du fait que techniquement, Kurt et lui avaient manigancé cette rupture qui n'en était pas une. Ouais, mais ça faisait un mal de chien. L'air lui manquait, son cœur était broyé par la douleur. Il n'avait envie que d'une chose : courir. Courir loin. Retrouver Kurt, le serrer dans ses bras et lui assurer qu'il l'aimait, que tout irait bien. Que rien ne pouvait les toucher. Qu'ils étaient inséparables, invincibles. Ils ne l'étaient pas. Ils n'étaient que des gosses trop attachés l'un à l'autre, ils partageaient la même âme, c'était douloureux. C'était destructeur. Parce que le monde était hostile, qu'il était lié à Kurt et que désormais, il ressentait tout en double. Deux fois plus fort. Deux fois plus faible.

« -Bravo fils.

-Je ne suis pas ton fils, murmura Blaine.

-Excuse moi ?

-Si j'étais ton fils, tu voudrais mon bonheur.

-Je veux ton bonheur Blaine, c'est pour ça que j'ai fais ça.

-Non. Tu vois ce garçon qui est sorti de cette maison en pleurs ? C'est … C'était mon petit-ami. L'homme que j'aime. L'homme que j'aimerais toujours. A cause de toi, on est plus ensemble. Mais tu veux un scoop ? Tu peux nous séparer. Tu peux me faire rompre avec lui, m'empêcher de le voir. M'empêcher de lui parler. Tu peux faire en sorte qu'il ne veuille plus jamais entendre parler de moi. Je sais, au fond de moi, que jamais rien ne tachera ce qu'on a. On ne l'aura peut être plus. C'est vrai. Mais je n'en ai rien à foutre. Kurt sera toujours l'amour de ma vie. Si tu penses que cette rupture va me rendre « normal », que je vais accepter de me marier avec une gentille fille, tu te trompes. Il n'y a et il n'y aura que Kurt.

-Tu ne sais pas de quoi tu parles !

-J'en sais plus que toi à propos de l'amour. Tu n'aimes même pas maman !

-BLAINE ! S'exclama sa mère.

-Oh, tu réagis maman ? Peu importe.

Blaine réussit à se diriger vers sa chambre sans tomber, il mit quelques affaires dans un sac et retourna dans la salle à manger.

-Ou comptes-tu aller ? Demanda son père.

-Chez Noah.

-Qui est Noah ?

-Un pote. Tu dois le connaître. C'est le gars qui nettoie notre piscine.

-Encore un gay ? S'enquit Xavier.

-Non, répondit sa mère. Je connais ce garçon, il n'est en rien gay, au contraire.

-Et qu'en sais-tu ?

-Oui, maman, dis nous comment tu sais ça.

-Je...

-Ouais. Bref, je me casse.

-Blaine.

-Fiche moi la paix. »


« -Les mecs, laissez moi passer ! Gronda Blaine.

Il en avait marre et les deux gardiens n'arrangeaient rien à la situation. Il voulait voir son petit-ami. Maintenant !

-Non, mec, sérieux, Kurt était en pleurs. Il était avec toi, donc tu l'as fais pleuré, dit Puck.

-La dernière fois, tu m'as empêché de le voir parce qu'on l'avait blessé, alors tu ne passes pas, ajouta Finn.

-Laissez moi le voir, vous ne comprenez rien !

-Les garçons, tenta Carole.

-Non ! Kurt est mon petit frère. Mon rôle est de le protéger.

-Finn, tu ne peux pas comprendre ce qui nous est arrivé, alors laisse moi passer !

-Non.

-Finn, laisse le passer, dit Kurt.

Blaine devina au son de sa voix que le châtain avait passé son temps à pleurer. Putain...

-Vieux, s'il t'a fait du mal, commença Puck.

-Laissez le entrer !

Les deux se poussèrent et Blaine se précipita à l'intérieur de la maison comme si sa vie en dépendait. Kurt descendit les marches à toute vitesse et leurs corps entrèrent en collision, là, en plein milieu du salon des Hudson-Hummel, en compagnie de Noah Puckerman, Finn et Carole. Ils n'en avaient rien à faire. Ils s'agrippaient l'un l'autre comme s'ils allaient mourir et que c'était leur dernier moment. Blaine respira l'odeur des cheveux de son petit-ami, parce qu'il adorait cette odeur de vanille exquise qui le calmait. Kurt plongea la tête dans le cou du bouclé, ses boucles lui chatouillant le visage. Il adorait ça.

-Les garçons, dit doucement Carole, venez vous asseoir et nous expliquer. Je voudrais comprendre ce qu'il se passe.

Alors ils racontèrent. Finn fronçait les sourcils, Puck serrait les poings. Carole semblait juste concernée, attristée. Elle proposa à Blaine de passer la nuit chez eux. Il accepta.

-Vous devriez monter dans la chambre de Kurt, suggéra Puck, vous devriez en profiter.

-PUCK ! C'est mon petit frère !

-Pas dans ce sens là mec ! Ils sont meilleurs-amis. Ils passent leur temps à parler, ça va leur manquer, et même s'ils voulaient s'envoyer en l'air, excusez moi madame Hummel, ils en ont le droit, vieux, soit pas rabat-joie.

-On va monter, soupira Kurt, on a effectivement besoin de parler.. Merci Carole. Finn, je suis touché, mais s'il-te-plaît, arrête. »


« -La fin des cours approche, soupira Kurt, l'été va être nul sans toi...

-On s'en sortira Kurt, je ne sais pas encore comment, mais on a vécu pire, n'est-ce pas ?

-C'est vrai.

Blaine se pencha alors et leurs lèvres se joignirent tendrement. Petit à petit, ils se laissèrent aller, jusqu'à ce que le téléphone de Blaine sonne.

-Merde ! C'est mon père ! Je suis sensé être chez puck !

-Tu as de la chance, chéri, Puck est en bas, avec Finn. File.

Blaine dévala les escaliers et tendit son téléphone à l'adolescent à crète.

-Puck, c'est mon père, répond et dis que je suis avec toi, s't'euplait mec.

-Donne. Je gère mon pote.

Noah prit le téléphone et répondit.

-Blaine ?

-Non monsieur Anderson, c'est Noah.

-Oh oui. Le garçon qui nettoie notre piscine.

-C'est exact monsieur.

-Est-ce que Blaine est là ?

-Oui monsieur, il est en train de tuer des zombies.

-Excuse moi ?

-Il joue à un jeu vidéo.

-Bien, dis lui que je ne prends pas en considération son comportement aujourd'hui, cependant, je veux qu'il soit à la maison demain, prêt à accepter les règles. Sans broncher.

-Je le lui dirai monsieur.

-Et tu es viré. Je pense que tu t'en doutes.

-Oui monsieur. Bonne journée.

Puck soupira en redonnant son téléphone à Blaine.

-Tu as jusqu'à demain pour accepter la situation, il te laisse aujourd'hui pour t'y faire..

-Merci mec. Il t'a dit autre chose ?

-Je suis viré.

-Desolé.

-C'est pas de ta faute, le rassura Noah. Je l'ai bien cherché.

-Ca va aller ?

-T'inquiète, je gère. Retourne profiter de Porcelaine.

-Mais pas trop, grogna Finn.

Blaine éclata de rire.

-Ne t'en fais pas Finn, nous n'allons pas coucher ensemble alors que vous êtes là. »


Il était déjà minuit. Kurt et Blaine parlaient depuis plusieurs heures, incapables de s'arrêter, ils savaient tout les deux qu'ils n'auraient pas de telles opportunités avant un moment. Ils en profitaient.

« -Cooper vient dans deux semaines, peut être qu'on .. Qu'on pourra se voir, murmura Blaine.

-Deux semaines... Oui.. Hum... Blaine, juste.. Tu sais que je t'aime, n'est-ce pas ? Quoi qu'il arrive.. Ne laisse pas ton père te faire croire le contraire.

C'était certaine ce dont Kurt avait le plus peur. Il savait à quel point Xavier Anderson pouvait être convaincant. Et, s'il ne pouvait pas voir, ou parler à Blaine pour le rassurer, qui savait ce que pourrait faire cet homme affreux ? Il serait capable de le convaincre que Kurt ne l'aimait pas, il ne voulait pas ça.

Blaine prit ses deux mains dans les siennes en souriant. Il se pencha et leurs lèvres se trouvèrent. Il n'y avait pas besoin de mots. C'était une promesse. Ils ne laisseraient personne les séparer.

Alors ils se laissèrent aller, laissèrent leurs corps faire la conversation. Chaque geste était lent, doux. Ils souhaitaient se souvenir de ce moment. En faire le leur. La nuit était à eux, pour eux. Ils avaient encore du temps. Quelques heures avant de devoir retourner à la réalité. Les deux adolescents se perdirent dans un flot de sensations, dans un torrent de sentiments. Plus rien autour d'eux n'existait. Ni Finn qui ronflait dans la chambre d'à côté, ni la lune qui brillait dans le ciel noir. Pas même Puck qui était encore avec le géant et qui n'hésiterait pas à les embarrasser à la première occasion s'il les entendait. Rien ne comptait.

Kurt sorti de son état second lorsqu'il comprit que Blaine s'attendait à ce qu'il prenne le contrôle. Ce qu'il aurait fait habituellement. Ils n'avaient jamais inversé les rôles. Mais cette nuit était particulière.

Il fut alors incapable de bouger. Au dessus de Blaine, qui était haletant. Il voulait donner quelque chose à Blaine. Quelque chose d'important. Quelque chose à quoi s'accrocher quand les temps seraient difficiles, quand il ne pourrait plus tenir.

-K-kurt ?

-Je...

Pourquoi était-il si nerveux tout à coup ?

-Chéri, dis moi ce qui ne va pas, dit Blaine en prenant son visage en coupe.

Kurt plongea son regard dans le sien.

Amour. Inquiétude. Dévotion.

C'était Blaine, son Blaine. Son meilleur ami. Son petit-ami. Son âme sœur.

-B-blaine... On a … On a jamais vraiment euh... Waouh, pourquoi c'est si compliqué à dire ? Je veux dire... On... Arg !

-Dis le juste Kurt, tu sais que je ne vais pas te juger.

-Vrai. Kurt se mit à rire d'une manière légère et cristalline pour se détendre. C'était efficace. Ok, continua t-il. D'habitude je suis euh... Au dessus ? Enfin.. Ouais, c'est moi qui m'occupe de .. Tu sais ?

Blaine hocha la tête.

-J'aimerai bien que... Tu sais, que tu prennes le contrôle.

-Oh... Tu es sûr de toi ?

-Eh bien... Oui... Je suis curieux.. Et puis... J'ai envie de t'offrir quelque chose.

-Kurt tu n'as pas...

-Je sais. Je ne veux pas ça parce que je le dois... C'est juste que … Je te fais confiance Blaine. J'ai envie que ce soit toi. J'ai juste envie de voir ce que ça fait... Mais si … Si tu n'es pas prêt, je peux aussi … On peut aussi faire comme d'habitude, tu vois ? Enfin de toute façon.. Oh mon dieu ! J'ai cassé l'ambiance hein ?

Blaine se mit à rire à son tour.

-Tu n'as pas cassé l'ambiance. C'est inattendu, c'est tout. Et … Waouh, ouais... Je suis prêt à le faire... Mais c'est flippant... Oh Dieu, est-ce que tu as eu peur à cette idée la première fois ?

-Oui, confirma Kurt, je ne savais pas vraiment ce que... Enfin c'était nouveau.

-Ouais, j'ai juste... J'ai pas envie de faire quelque chose de mal... Ok... Tu me le dirais n'est-ce-pas ? Tu m'arrêterai … ?

-Sans aucun doute.

-A-alors c'est d'accord.

-Blaine tu n'as pas à..

-Chut.. C'est juste nous, c'est le plus important..

C'était la vérité. Ils ne l'avaient pas toujours su, pas consciemment, mais en grandissant, ils apprenaient. A présent, ils étaient certain que quoi qu'il arrive, ils pourraient faire face ensemble.

Blaine passa beaucoup de temps à préparer Kurt cette nuit là, incertain de ses mouvements, la seule chose qu'il savait était qu'il désirait plus que tout éviter toute douleur à son petit-ami et prendre le plus soin de lui, comme il l'avait fait pour lui.

Kurt de son côté se laissait porter par les sensations nouvelles qu'il découvrait, rassurant Blaine dès qu'il le pouvait.

Puis, ce ne fut plus qu'eux. Blaine Anderson et Kurt Hummel. Pour le meilleur et pour le pire.

-Tu sais, sourit Kurt en traçant de façon distraite des motifs sur le torse de son petit-ami plus tard, j'ai un peu l'impression d'être Juliette là.

-Ca ferait de moi Roméo ?

-Je crois ouais.

-Hum... Maintenant que tu le dis, ouais, on est définitivement Roméo et Juliette, mais cette histoire à besoin d'un petit rafraîchissement.

-Ah oui ?

-Oui, Kurt et Blaine, c'est bien aussi.

-Blaine Anderson, ou l'homme qui arrive toujours à briser mes rêves, soupira dramatiquement Kurt.

-Je ne suis pas d'accord, Blaine Anderson, ou l'homme qui est toujours prêt à les rendre meilleurs, et à les réaliser pour toi.

-Idiot !

-Il faut de tout pour faire un monde.

Kurt bailla, le sourire aux lèvres. Pour être franc, il avait mal partout. Mais il s'en foutait complètement.

-Je t'aime, dit-il.

-Moi aussi je t'aime, répondit Blaine. »

Et avec ces quelques mots, l'ordre était rétabli. Ils furent alors capables de s'endormir, blottis l'un contre l'autre. Indifférent aux futurs épreuves, aux futurs au revoir.


Juillet.

Un mois. Un putain de mois, pensa Blaine. Ses poings se serrèrent alors qu'il observait ses voisins rigoler à l'extérieur. Il vit sa voisine embrasser tendrement son petit-ami et il grogna de frustration.

Oui, Blaine Anderson avait une belle maison, grande, luxueuse, et bla et bla et bla. Ouais, ses parents avaient de l'argent et encore une fois, oui, sa chambre était fantastique et il aurait facilement pu avoir tout ce qu'il voulait d'un claquement de doigt s'il le désirait, à condition que ce soit matériel.

Vous savez quoi ?

Blaine Anderson vivait dans une foutue cage dorée. Non, une cage en satanés diamants.

Il ne pouvait pas voir ses amis. Pour l'amour de dieu, il n'était pas sorti de sa maison depuis un mois. Et surtout, il n'avait pas vu son petit ami depuis un putain de bordel de foutu mois.

Vulgarité, oh papa ne serait pas d'accord avec ça.

Qu'il aille se faire foutre cet enfoiré.

Il se laissa tomber sur son lit, en soupirant. Ces derniers temps, il faisait que ça. Certes, il parlait souvent à Kurt par sms, tous les jours même, il n'y avait pas un jour ou il ne se réveillait pas avec un joli message, pas une nuit ou il s'endormait sans un message. Mais ce n'était pas suffisant. Son meilleur ami lui manquait. Regarder des films avec lui lui manquait. Son petit ami lui manquait et son corps d'adolescent lui faisait clairement comprendre. Salopards d'hormones.

Blaine entendit la porte d'entrée claquer. Son père était enfin parti. Sa femme n'était pas là. Il n'y avait plus que lui et …


Pour être honnête, Cooper n'avait pas identifié l'ampleur de la situation. Au téléphone, Blaine mentait. Il était doué en plus. A présent, il comprenait. Son frère était une ruine. Une épave. Kurt devait probablement être dans le même état. Quoi que, Kurt pouvait au moins se changer les idées. Si seulement il n'avait pas cru son père, Blaine.

Il attendit que son père s'en aille -enfin- et monta les marches menant à la chambre de son petit frère.

Il était arrivé la veille et avait tout de suite remis les morceaux de puzzle en place.

Blaine n'avait pas l'autorisation de quitter la maison et les seules personnes qui avaient la permission de venir le voir étaient Wes et Sebastian.

Cette saleté de fouine.

Cooper n'avait rien contre Wes, c'était un mec bien et qui prenait soin de Blaine. Mais Sebastian ? Une salope. C'était tout ce qu'il y avait à dire. Et un très bon comédien, il fallait l'avouer.

« -Petit-frère ?

-Hey, murmura tristement Blaine.

-Okay, soupira Cooper en s'asseyant sur le lit de l'adolescent. Tu vas m'expliquer ce qui s'est passé ici, sans mensonges.

-Il n'y a pas grand chose à dire Coop', papa nous a vu avec Kurt, il n'a pas aimé. Ca fait un mois que je suis enfermé ici. Je vois toujours Wes ou Sebastian qui viennent pour soit disant me remettre dans le droit chemin. Wes m'écoute. Sebastian essaie de me convaincre de coucher avec lui. Je parle à Kurt via texto. Parfois on arrive à improviser une session skype sans le son au cas ou. On s'appelle quand les parents ne sont pas là.

-Pourquoi est-ce que tu ne profites pas de leurs absences ?

-Parce qu'ils sont intelligents. Papa ment toujours et est imprévisible quand il s'agit de son retour. Il dit qu'il rentre à 17h ? Il peut être là à cette heure là, comme il peut rentrer avec trois heures de retard. S'il me trouvait avec Kurt ici, ou s'il ne me voyait pas ici à ma place, il ne m'enverrait pas à Dalton. Mais chez les grands parents ou autre part, loin, pour être sûr que je ne vois pas Kurt. Alors c'est hors de questions. Je ne suis pas stupide. Je préfère attendre Septembre.. Enfin on avait prévu de te demander de nous couvrir mais ensuite tu as eu ce tournage et tu n'es pas venu..

-Je suis venu, avec deux semaines de retard, je te l'accorde,mais je suis là maintenant. T'as l'air misérable. Je n'aime pas ça.

-Sans vouloir te vexer, j'ai de quoi. Je n'ai pas le droit de sortir. Je ne vois plus mes potes. Je ne vois plus mon meilleur ami, qui est en plus mon petit-ami. Je suis en manque. Et Sebastian Smythe tente constamment de me mettre dans son lit, enfin le mien, alors qu'il est sensé être un modèle.

-Waouh waouh, hey ! Ralentis, retourne en arrière. Tu es en manque ?

-Oh putain.. J'arrive pas à croire que j'ai dis ça.

-Est-ce que... Oh mon dieu ! Okay... Bon. Je n'ai rien à dire, il fallait s'en douter. Appelle Kurt. Dis lui qu'on arrive. Et habilles toi. Prends une douche aussi.

-C EST VRAI ? S'écria Blaine en sautant sur ses pieds.

-Oui. Calme toi, le chiot. »

Cooper se moquait mais en réalité, il était heureux. Son petit frère avait l'air plus vivant que jamais et c'était grâce à lui.

Il se promit qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les aider.


Voilà la fin de cette première année !

Dans deux semaines, vous aurez le droit au début de la deuxième année.

Que prépare Cooper? Que fera le Glee Club ? Vous aurez également droit au retour des Warblers ! Je ne vous en dis pas plus ;)

A bientôt et j'espère que vous n'êtes pas déçus !

Prenez soin de vous, aimez le monde !

N'oubliez pas, lorsque les temps sont sombres, il suffit de se rappeler d'allumer la lumière !

Higure.