Bonsoir !
Comment ça "ça fait déjà un mois" que j'ai pas publié ?
Le temps passe vite, je m'excuse ! Mais j'ai une bonne raison : le BTS approche et les révisions augmentent. Je suis pardonnée alors ? Je trouve que c'est une bonne excuse. (a)
Donc je vous pose ça là en attendant vos réactions... J'espère qu'il vous plaira, et n'hésitez pas à me donner votre avis comme d'habitude ! (Au passage, sachez que le retour des lecteurs c'est super important pour un(e) auteur(e) et que ça nous fait plaisir même si le commentaire n'est pas bon, parce que ça nous permet de nous améliorer...). Et oui, c'est relativement COURT. Et ça sera pareil pour les suivants je pense, mais ils seront peut-être publiés plus rapidement. Peut-être...
Merci à ma Bêta Nuit Noire Reflet d'Argent qui a fait un super boulot.
Sur ce, bonne lecture et à bientôt !
"La vie est parfois faite d'imprévus : obstacles ou vraies bénédictions, ils nous permettent avant tout d'avancer."
Inconnu(e)
Septembre 1977
Talhiana était assise avec ses amis à la table des Gryffondors. La bonne ambiance de la Grande salle ne l'atteignait pas. Elle attendait la fin de la chanson du Choipeaux.
« ...Poudlard vécut alors en harmonie
De longues années libres de soucis.
Mais parmi nous la discorde grandit
Nourrie de nos peurs et de nos folies.
Les maisons qui comme quatre piliers
Soutenaient notre école et ses alliés
S'opposèrent bientôt à grand fracas
Chacune voulant imposer sa loi. » (nda : oui c'est la chanson de 1995)
Les paroles la touchèrent, mais elle ne le montra pas. La discorde ? Peut-on dire qu'une guerre est une simple « discorde » ? Le Choipeaux était détraqué, il n'y avait plus de doute. Elle tourna la tête vers la place où Carole s'asseyait habituellement, à sa gauche. La chaise était vide, attendant de servir. Mais personne n'oserait l'occuper, Talhiana avait lancé des regards noirs à chaque personne ne pensant qu'à s'approcher. Elle refusait qu'on la remplace, comme si elle n'avait plus aucune existence, aucune réalité. Non, elle n'était plus présente. Elle ne le serait plus jamais. Et la jeune Tourment sentit la rage monter en elle. Elle avait envie d'aller se venger, de venger son amie. Pourquoi l'avaient-ils tuée ? Sous prétexte que Carole était une Gryffondor ? Traître à son sang ? Foutaises. Carole Preston était la personne la plus belle, la plus honnête, la plus courage qu'elle n'ait jamais connu. Elle était sa meilleure amie, et le restera toujours.
Elle sentit Sirius lui prendre la main et la serrer. Elle tourna la tête vers lui et tenta un sourire qui ressemblait plus à une grimace qu'à autre chose. Elle n'avait plus souri depuis le drame. Elle n'en avait plus la force.
La répartition avait commencé, et les élèves étaient petit à petit envoyés dans leurs nouvelles maisons.
« Alfred Hurst »
Un petit blond s'avança d'un air fier vers le Choipeaux. À peine celui-ci était-il posé sur sa tête qu'il hurla « SERPENTARD ». C'était le 8ème élève sur 12 qui était réparti à Serpentard. Aucun n'avait été envoyé à Gryffondor, et le bout de table était désespérément vide. C'était triste à voir. Il ne restait que trois élèves.
« Nathan Jedusor »
Talhiana se figea à l'entente de ce nom. Tous les muscles de son corps s'étaient crispés. « Jedusor » ? Combien de sorciers portaient ce nom en Angleterre ? Un seul. Son père. Il n'avait pas de famille ce ne pouvait être que lui. Elle tourna doucement la tête vers l'estrade. Nathan avait le Choipeaux sur la tête, Choipeaux qui semblait en plein dilemme. Elle observa le jeune garçon dont on ne voyait que la mâchoire. Elle attendit en serrant les dents, broyant la main de Sirius qui grimaça. Talhiana paraissait faible mais elle avait une sacré force. La Grande Salle était silencieuse, ce qui était rare. Il y avait toujours des chuchotements mais là tout le monde semblait retenir son souffle. Soudain, on entendit un « SERDAIGLE ! » s'élever. Inconsciemment, elle poussa un soupir de soulagement. On retira le Choipeaux de la tête du jeune Jedusor et Talhiana fut horrifiée.
Elle venait de découvrir un jeune homme brun avec des yeux verts pâles. Combien de chances y avait-il pour que ce soit une coïncidence ? Mais sa mère était morte à son accouchement. Il ne pouvait être son frère. Le vert rencontra le vert et le jeune garçon lui fit un petit sourire en coin. Typiquement Jedusor, le même que le sien.
Elle se leva et sortit de la Grande Salle en courant. Elle ne pouvait pas supporter ça. Pourquoi ? Comment ? Il y avait forcément une explication logique. Non ? Merlin semblait avoir décidé de faire de sa vie un enfer.
Elle courut dans les couloirs en réfléchissant et se demandant comment c'était possible. Le problème étant que ça ne l'était pas. Seuls les Tourment avaient les yeux de cette couleur. Alors qui était sa mère ? Elle avait tant de questions mais aucune réponse. Elle détestait cela, elle était frustrée plus qu'elle ne pouvait le concevoir. Alors, pour ne plus avoir de pensées trop humaines, elle se métamorphosa. Elle continua de courir, perdant la notion du temps. Quand elle réalisa enfin ce qu'elle était en train de faire, elle fit demi-tour mais se retrouva face à un gros chien noir. Elle se retransforma en même temps que Sirius et se logea dans ses bras.
Le jeune homme ne savait pas comment réagir. Il savait qu'elle devait se poser beaucoup de questions, mais il n'avait pas de réponse. Il sentit sa robe s'humidifier. Elle pleurait. Et cela lui brisait le cœur. Il ne pouvait rien faire pour elle, et ça le révoltait.
« Mon ange... »
Talhiana releva la tête et sourit. Il l'avait toujours appelé « mon ange ». Il lui disait qu'elle était son ange, son soleil, sa princesse. Il était tout ce qu'elle avait désormais avec ses 5 autres amis. Lui, elle ne voulait plus s'en séparer. Il lui sourit en retour et lui sécha ses larmes.
« Remus, Mary, Lily et James voulaient venir avec moi. Mais Lily et James ont leurs obligations de préfets-en-chef, et j'ai dit à Remus que je devais venir seul. Ils m'ont chargé de te dire qu'ils sont tous là pour toi. »
Elle rit légèrement. Un rire qui sonnait faux. Sarcastique. « Et Peter ? » pensa-t-elle. Peter s'était éloigné du groupe. Il était devenu distant, grognon. Cela la blessait parce qu'il était également son ami. Son ami maladroit, gourmand, qui la faisait rire par sa bêtise parfois.
« Sirius ? »
« Hum ? »
« Je t'aime. »
« Je sais, mon ange. »
Elle remit sa tête contre le torse de son amant et inspira longuement son odeur. Il sentait le bois, la nature sauvage.
« Pourquoi ? Comment c'est possible ? »
« On va essayer de le découvrir. »
« Et comment ? On est bloqués ici Sirius ! Bloqués ici alors que dehors la guerre fait rage ! » hurla-t-elle soudain en s'éloignant de lui.
Il ne la retint pas. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait des accès de mauvaise humeur comme celle-là. Il savait qu'il ne pouvait rien faire d'autre que d'écouter sa copine se défouler sur lui. Alors il la laissa hurler pendant encore 10 minutes, jusqu'à ce qu'elle s'écroule en pleurs sur le sol. Il s'approcha doucement d'elle et la reprit dans ses bras. Talhiana était brisée. Elle n'était plus la même, et il doutait retrouver un jour totalement la fille dont il était tombé amoureux. Il tenait dans ses bras la femme qu'elle était devenue : la mort de son amie l'avait fait mûrir, l'avait endurcie. Et il ne voulait plus qu'une seule mort revienne tout briser. Il la sentit trembler dans ses bras et s'éloigna juste à temps pour ne pas être aspergé de vomi. « Ça, par contre, elle me l'a jamais fait. ». Il s'inquiéta et la redressa pour voir comment elle allait. Il remarqua qu'elle avait de la fièvre en touchant son front et jura.
« Tally ? Tu m'entends ? »
Elle hocha faiblement la tête.
« Je sais que t'aimes pas ça mais je vais te porter. Je t'amène à l'infirmerie. »
« Non… je… peux... »
« Tu ne peux rien du tout, tu m'écoutes et tu te tais. Tu es malade, tu es brûlante de fièvre. Alors, on y va. »
Il la porta et remarqua à quel point elle avait perdu du poids. Il l'avait bien sûr remarqué, mais pas à ce point-là. Pourtant, elle avait l'air plutôt en forme. Il s'inquiétait probablement plus qu'il ne le devait, mais on était sûr de rien. Il courut jusqu'à l'infirmerie et appela Miss Pomfresh qui arriva précipitamment vers lui.
« Vous commencez fort l'année ! Dès le jour de la rentrée, vous devriez avoir honte ! » dit-elle en s'affairant autour de Talhiana. « Qu'a-t-elle ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils après avoir remarqué qu'elle n'avait aucune plaie.
« Elle est malade. Elle a vomi et elle est brûlante. Elle tremblait. » répondit Sirius en se mettant de l'autre côté du lit de Talhiana en lui prenant la main.
« Oust Monsieur Black ! J'ai besoin de place, allez attendre dans le couloir ! »
Sirius sortit de la pièce.
Pomona Pomfresh avait vu beaucoup de choses depuis qu'elle travaillait à Poudlard. Mais au fur et à mesure de ses examens, elle écarquilla de plus en plus les yeux. Elle devait être sûre. Elle lança le sort qui lui permettrait de confirmer ou non ses suppositions.
« MONSIEUR BLACK ! »
Sirius accourut, les yeux écarquillés, imaginant le pire.
« Allez chercher le professeur Dumbledore. Dites-lui que c'est urgent. »
« Mais... »
« Obéissez ! »
Sirius courut jusqu'à la Grande Salle et y entra en trombe. Il ne tint pas compte des chuchotements sur son passage et sprinta jusque Dumbledore.
« Talhiana a un problème. Elle est à l'infirmerie. Pomfresh dit que c'est une urgence. » expliqua-t-il à toute vitesse.
Dumbledore ne prit pas la peine de corriger son élève et se dirigea d'un pas rapide en direction de l'infirmerie. Il fut vite suivi par un groupe de 6 personnes. Les amis de Talhiana s'inquiétaient pour elle. Même Peter avait un air anxieux sur le visage.
« Restez dehors. » leur dit-il avant d'entrer dans l'infirmerie.
Sirius tapa dans le mur de rage. Il gémit en entendant son auriculaire craquer.
« Et merde ! » hurla-t-il.
« Sirius… SIRIUS ! » dut hurler Lily pour qu'il se tourne vers elle. « Qu'est-ce qu'elle a ? »
« Je sais pas… Elle a commencé à trembler, à vomir, et elle est devenue brûlante. »
« Et qu'a dit Pomfresh ? » demanda James en prenant la main de Lily.
Sirius sourit faiblement. Ils n'étaient pas encore en couple mais il parierait que ça ne tarderait pas. Ils étaient faits pour être ensemble.
« D'aller chercher Dumbledore parce que c'était urgent. » Il entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir. « Quand on parle du loup... »
« Monsieur Black, suivez-moi. Seul. » précisa le directeur.
Sirius lui jeta interrogateur mais le suivit malgré tout.
« Asseyez-vous » lui ordonna Pomfresh.
Il s'exécuta et attendit que Dumbledore prenne la parole.
« Monsieur Black, ce que je vais vous demander est extrêmement personnel, mais je n'ai pas le choix. Avez-vous des rapports intimes avec Mademoiselle Tourment ? »
Les yeux du directeur semblaient l'analyser de fond en comble tandis qu'il écarquillait les yeux. Il jugea qu'il devait répondre sincèrement. Qui sait si elle n'avait pas une maladie, qu'il aurait aussi ?
« Oui. »
« Bien. » dit doucement le directeur. « Elle n'est pas malade. »
« Alors qu'a-t-elle ? » demanda Sirius, perdu.
« Elle est enceinte. Vous allez avoir un bébé. » annonça Pomfresh.
