Remarque: Je ne possède pas Dragon Ball Z, Akira Toriyama si. Je ne possède pas cette histoire, je l'adapte juste en français. Pour voir l'original à Possession par Android18

Chapitre 10: Lamentation

Bulma se réveilla le lendemain avec un important mal de tête. Les mots qu'elle avait prononcé la vieille l'avaient hanté toute la nuit…

« Tu es ici par pitié. Tu n'as aucune valeur. Tu me dis de te respecter car tu es « le Prince des Saïyen », laisse moi rire. Tu n'as même pas put protéger ton soi-disant peuple de leur ennemi numéro un. Même lorsque tu as essayé de te venger, tu as échoué. Sangoku aurait du terminer le travail. Tu n'as jamais été utile. Ni pour ton peuple, ni pour le mien, et certainement pas pour moi. »

Bulma roula dans son lit et gémit. Ces mots étaient-ils vraiment sortis de sa bouche ? Maintenant, elle allait devoir affronter un Saïyen en colère… Et un Saïyen en colère n'est certainement pas une partie de plaisir.

Bulma soupira, resté dans son lit était tellement mieux. Mais le soleil filtrait déjà à travers ses rideaux, perçant l'obscurité. Elle tira les couvertures sur sa tête, essayant d'échapper à la lumière. Elle sentait que ce serait une mauvaise journée.

Mais là encore, comme l'avait lui-même souligner Végéta, la situation n'est pas toujours ce qu'elle semble être. Peut être pourrait-elle passer la journée sans se faire tuer. C'était risqué mais cela valait mieux que de se terrer dans sa chambre toute la journée.

Bulma se souvenait du regard du Prince Saïyen quand ces mots cruels sont sortis de sa bouche. Elle l'avait blessé. Il avait essayé de le cacher, mais elle l'avait vue. Elle l'avait blessé. Il serait vraiment en colère. Se cacher n'était peut être pas une si mauvaise idée après tout. Peut être qu'elle pourrait se cacher dans son laboratoire. Au moins là, elle pouvait travailler tout en l'évitant.

C'était la meilleure option, Bulma se força à sortir du lit et se dirigea à regret vers la salle de bain. L'eau chaude détendait son corps lentement.

Après s'être habillée et brosser les cheveux, Bulma descendit à la cuisine. Comme d'habitude son père était assis avec le journal et une tasse de café. Cependant, nulle trace de Végéta, au grand soulagement de Bulma.

Mais la curiosité eue raison d'elle. « Où est Végéta ? » demanda-t-elle.

« Et bien » commença à expliquer sa mère, « il était déjà dans cette salle d'entraînement quand je me suis lever. Il n'est même pas venu déjeuner. Je pense que quelque chose le tracasse, le pauvre chéri. »

« Pauvre chéri ? » Bulma roula des yeux.

« Il doit être bouleversé. » continua sa mère, plein de pitié, « après tout, il doit ressentir tellement de chose, et il n'a personne vers qui se tourner. Je pense que je serais très triste si je n'avais personne avec qui parler. C'est une honte, un tel jeune homme si séduisant. Si dévoué, dirais-je. »

« Maman ! Tout d'abord, il a des gens à qui parler - mais il ne veut pas parler ! Deuxièmement, il n'est pas dévoué. Il est obstiné ! Et troisièmement - il n'est pas séduisant ! » Bulma attrapa une tasse de café et parti vers son laboratoire en fulminant.

« Je me demande si qui est arrivé à ma petite Bulma. » commenta sa mère.

Le Dr. Brief haussa simplement les épaules, tapotant la tête de son chat. « C'est difficile à dire chérie, c'est notre fille. »

Bulma entra dans son laboratoire et soupira de soulagement. Elle était enfin seule. Bulma n'aimait pas être très entourée. Elle aimait travailler seule, dans son laboratoire. Cela lui donnait un étrange sentiment de réconfort.

Aujourd'hui, cependant, l'esprit de Bulma n'était pas dans son travail. Les passait lentement tandis que Bulma tachait de se concentrer sur son travail. Mais son esprit finissait toujours par dériver.

Pourquoi était-il comme ça ? Pourquoi était-il si cruel ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement la laisser seule ? Ce ne serait pas arriver. Pourquoi jouait-il à ces jeux avec elle ? Et pourquoi bordel de Dieu n'arrivait-elle pas à le sortir de son esprit ?!

Bulma tapota ses ongles sur la table de frustration. Ca ne fonctionnait pas. Elle devait sortir. Bulma acquiesça pour elle-même, ôtant sa blouse. Elle saisit ses clés et une capsule avant de bondir vers la porte.

Elle conduisit jusqu'au centre commercial, où elle repéra une longue robe bleue marine. Elle décida de l'acheter juste pour embellir sa journée. Mais, si vous avez une nouvelle robe, il faut des nouvelles chaussures pour allez avec n'est-ce pas ?

Cependant, elle n'était pas tout à fait convaincue. Elle voulait du changement, du vrai changement. Après avoir acheté quelques nouveaux produits elle su que ce dont elle avait besoin, était d'un tour chez le coiffeur.

Elle en ressortie avec un carré lisse un peu au dessus des épaules. Elle applaudie de bonheur devant le changement évident.

Elle acheta également des sels de bain et un film. Elle pensait acheter une romance puis réalisa que se serait vraiment trop déprimant, et opta pour un film d'horreur. Ce n'était habituellement pas son genre, mais aujourd'hui, un drame ou une histoire d'amour la rendrait juste malade.

Satisfaite, elle prit le chemin du retour. Elle se sentait beaucoup mieux, ressourcer. Mais elle avait toujours une pointe de culpabilité au sujet de la veille. Pourquoi devrait-elle ce sentir coupable ? Il l'avait mérité. Et tout ce qu'elle avait dit était vrai. Enfin, presque tout.

Bulma se mordit la lèvre inferieur, il n'y avait rien de pire que de sentir inutile. Et c'est exactement ce qu'elle lui avait fait ressentir, comme s'il était indésirable. Bulma secoua la tête… il était indésirable, n'est-ce pas ? Qu'il le soit ou non, c'était mesquin de le lui dire.

Mais elle se rappelait sa rupture avec Yamcha. Végéta avait été tellement cruel ! Pour ne pas dire qu'il en était directement la cause. S'il n'avait pas été là, elle serait encore avec Yamcha ! Qui sait, peut être ce seraient-ils mariés. Yamcha et elle avait parfaitement bien ensemble. Végéta avait joué avec son esprit et l'avait convaincue qu'elle ne l'aimait plus.

Les yeux de Bulma se rétrécirent de colère. Non, Végéta méritait tout ce qu'elle lui avait dit. Tous ces mots… et plus encore.

Yamcha. Elle avait mal pour lui. Était-ce une bonne chose ? Elle avait vraiment ressenti qu'ils n'allaient nulle part… ou était-ce simplement le résultat des jeux d'esprit du Prince ?

« C'est tellement confus ! » Hurla Bulma.

Elle rentra pour trouver tout exactement comme elle l'avait laissé. Sa mère dans la cuisine, son père à table et la salle de Gravité en cours d'exécution.

« Végéta a-t-il quitté la salle de gravité ? » Demanda Bulma, juste par peur qu'il ne sorte pour la tourmenter encore.

« Non » répondit son père, « il est resté là dedans toute la journée. N'est-ce pas Kitty ? »

Bulma soupira, « il va aller plus loin. »

« Il est tellement déterminé. » commenta sa mère de sa voix enjouée. « Oh d'ailleurs, Yamcha a appelé. C'est un garçon très gentil, ton père dit que vous vous êtes séparés. »

« Euh, oui. Je vais le rappeler. »

Bulma couru dans l'escalier, se sentant un peu nerveuse. Elle n'était pas sur de ce qui avait motivé cet appel. Peut être, était-il prêt à lui pardonner. Est-ce qu'elle le voulait ? Il était peut être en colère contre elle. Elle ne le voulait certainement pas.

« Je vais très vite le savoir. » conclue-t-elle en composant le numéro familier.

« Allo ? »

« Yamcha ? »

« Oui ? »

« Euh, ma mère m'a dit que tu avais appelé. »

« Oui, je l'ai fait. » Bulma entendit un profond soupire de l'autre côté du téléphone. « Je vais partir m'entraîner pendant un certain temps, dans le désert. »

« Yamcha ! Tu sais que sa me faire peur quand tu fais ça ! Je n'ai aucun moyen de savoir si tu vas bien ! Que se passerai-t-il si un animale t'attaque ou si tu gèle jusqu'à la mort ? Combien de temps pars-tu ? L'hiver sera bientôt là ! »

Yamcha rit légèrement. « Ne t'inquiète pas, Bulma. Je resterais en vie. Je reviens dans quelques mois, alors, oui, je vais encore manquer la chute de neige, mais ce n'est pas pour ça que je t'ai appelé. »

« Que… que veux-tu ? »

« Et bien… avant de partir… Je… Je voulais éclaircir les choses entre toi et moi. »

« Que veux-tu dire ? »

« Pouvons-nous nous voir demain, afin dans discuter ? »

« Bien sur. »

« Très bien. Euh, je viendrais te chercher à 8 heures. Nous pourrions faire une balade. Comme avant. »

« D'accord, » dit Bulma « ça m'a l'air bien. »

« A demain alors. »

En raccrochant, Bulma ne put ôter son sourire de ses lèvres. Elle n'était pas sûr de ce qui allait ce passé, mais c'était un grand soulagement de savoir qu'il ne lui tenait pas de rancœur.

Elle décida de prendre un bon bain, ce soir, elle ce détendrait. Elle commença à faire couler l'eau quand quelqu'un frappa à la porte.

« Bulma, chérie. »

« Oui, maman ? »

« Désires-tu manger quelque chose ? »

« Oui, je me suis acheter ce qu'il faut, pourrais-tu le mettre au four s'il te plait ? »

« Bien sur, chérie. »

Bulma shampooina ses chevaux en souriant, elle aimait prendre soin d'elle. Après avoir trainé dans son bain, elle mit son nouveau pyjama et descendit manger.

Ses parents dormaient déjà, indiquant à Bulma qu'elle avait passée plus de temps que prévue dans son bain. Cela n'avait pas d'importance, elle n'avait pas l'intention de travailler toute la nuit.

Le four sonna et Bulma s'installa devant un film d'horreur qu'elle avait déjà vue. Elle entendit l'eau couler dans les tuyaux, ce qui signifiait que Végéta avait finalement décidé de faire une pause « hygiène » dans son entrainement.

« Génial » murmura Bulma, ne voulant pas affronter Végéta ce soir.

Bulma aimait le suspens, mais le reste était ridicule. Il y avait du sang partout et des scènes de violence intense. Comme si la violence à laquelle elle faisait face tous les jours n'était pas assez. Mais bon, à quoi d'autre s'attendre d'un film d'horreur ?

Evidemment, par rapport à son expérience de la violence, tout sonnait tellement faux. De ce point de vue, le film en était presque drôle. Elle rit mentalement, se moquant des « méchants » et de tout ce suspens que tentaient de reproduire les acteurs. C'est certainement ce dont avait besoin Bulma… se détendre sur un canapé avec un plat emporter. Se sentir de nouveau calme.

Bulma attrapa la couverture et s'installa convenablement, continuant son assaut mental sur le film et mangeant son plat.

Soudain, Bulma senti une main chaude glisser sur ses cheveux. Elle se retourna rapidement pour voir Végéta debout derrière le canapé, le visage impassible.

« Je l'ai est coupé. » chuchota-t-elle.

« Ce n'est pas trop moche. » Répondit Végéta d'un ton froid.

Bulma arque un sourcil, venait-il de lui faire un compliment ?

« Végéta, » elle décida qu'il était temps de mettre fin à son angoisse, « es-tu fâché contre moi ?

« Pourquoi serais-je en colère ? » demanda-t-il d'un ton bas.

Un sourire narquois ce glissant sur son visage sombre, tandis qu'il fit courir ses doigts dans ses cheveux une fois de plus.

Il demanda, « Tu pense que tes mots m'atteignent ? »

Bulma détourna rapidement les yeux, « Je suppose que non. »

Une atmosphère pesante semblait s'être infiltrée dans la pièce en même temps que le générique.

« Bulma. »

Bulma braqua ses yeux pleins de surprise dans les siens. Il avait dit son prénom.

Un sourire sombre passa sur le visage de Végéta, il voulait qu'elle réagisse. « As-tu peur de moi ? »

Bulma secoua la tête. « S'il te plait Végéta, arrête avec ces jeux stupides. »

« C'est une simple question. Oui ou non ? »

Bulma prit une grande inspiration, cherchant ses mots. Elle murmura, « J'ai peur pour toi. J'ai peur pour ton âme. »

« J'irais en enfer, femme. Mais je n'ai pas peur. Je ne crains rien. » Sa voix était dure mais ses mots étaient sincère, il ne laissait pas la peur prendre le contrôle sur lui.

Bulma s'approcha du Saïyen, « Tu peux changer Végéta. Tu peux changer ton destin et… »

« Non ! » l'interrompit-il, « Je ne peux pas changer, et mon destin non plus ! Tu es juste une femme stupide ! Tu ne comprendrais pas ! »

Femme stupide ? D'une certaine façon ses mots la blessèrent. Était-ce ce qu'il pensait d'elle ? Il lui avait une fois qu'il la trouvait intelligente. Maintenant que pensait-il ? Qu'elle était stupide ?

Que lui avait-elle fait ? Pourquoi la traiter de cette façon ? Pourquoi était-il… lui ?

« C'est Freezer qui t'as fais ça n'est-ce pas ?

Végéta jeta un œil sur elle, « Silence, femme. Tu ne sais pas de quoi tu parle. »

« Il à mutiler ton âme. Tout ce que tes yeux ont vu… Le sang sur tes mains… C'est pour ça que tu es comme ça. C'est pour ça que tu me traite de cette façon. »

Végéta la fusilla du regard. Ses yeux semblaient pourvoir la tenir immobile aussi longtemps qu'il le désirait.

« C'est donc ce que tu pense, » murmura-t-il tout bas, « ce que tout le monde pense. Pauvre Végéta, abusé, contraint de vivre sans famille, forcé de tuer des millions de personnes. Permets-moi de te dire une chose, femme… »

Végéta avançant lentement vers elle, plaquant son corps contre le sien. Son souffle chaud dans son cou envoyant un frisson dans tout le dos de la jeune femme. « Tu ne sais rien. » il sifflait de colère. « Tu ne pourrais même pas éventuellement commencer à essayer de me comprendre. Alors arrête.

Il se tourna et commença à monter les escaliers. Maintenant que son corps était loin du sien, Bulma sentit le froid entrer dans son âme. Elle détestait cette sensation. Elle avait besoin de chaleur. Son âme quémandait l'incendie, la passion.

« Tu as raison Végéta. » lui dit-elle.

Végéta s'immobilisa sur les marches sans pour ôtant se retourner.

« Je ne pourrais peut être pas commencé à comprendre ce qui se passe dans ta tête. »

Bulma s'approcha lentement, elle marchait droit vers lui, n'osant pas s'approcher de trop tout de même. Doucement, elle posa une main sur son dos, la laissant glisser vers le bas d'une manière étrangement réconfortante.

« Mais je ne cesserais jamais d'essayer. » chuchota-elle.

Pendant longtemps, seul le silence ce fit entendre. Puis Végéta ouvrit la bouche.

« Alors tu es encore plus ridicule que ce que je pensais. »