La belle-fille de l'espionne

Chapitre 9, déclaration au frère.

Bonsoir, je suis de retour ! :)

Vous apprendrez avec plaisir (du mois, je l'espère) que le prochaine chapitre est déjà écris. J'ai déjà fais lire ce chapitre à deux personnes qui ont faillis mourir (celui que je poste, donc.)

Dans le prochaine chapitre, on verra tout le monde (Mycroft, Mary, Lestrade, John, Sherlock) et la mère d'El' sera même mentionnée.

Trève de bavardage, venons en au fait.

Rappel :

Sherlock fait constater à Elizabeth qu'elle est amoureuse de Mycroft. Elle se dispute ensuite avec Mary et pars, envoyant un message à Mycroft.

Réponses aux reviews :

aliena wyvern :

La voilà !

Inconnu :

Dois-je réelllement répondre ?

Ilfasidrel 57 :

Et bien, dans le prochain chapitre, John apprend que Mycroft et Elizabeth... :3 Un ^poisson rouge dépravé x)

laptiteanaelle :

On m'appelle ?

Noooo Aime :

Et bien la réaction de Mycroft est très... Je te laisse lire ;)

ElewenHolmes :

Va taper Mycroft ;) Non, j'y ai pensé aussi x) !

Disclaimer : Je ne possède que Elizabeth Watson, les personnes de son école et Rebecca le reste appartient aux talentueux Steve Moffat et Mark Gatiss et à Sir Arthur Conan Doyle.


Je range mon téléphone dans ma poche, déglutis et me tourne vers la route. Je ne vais pas prendre un taxi, je dois réfléchir. Je suis en train de faire une grosse connerie.

Je vais y aller à pied. Je commence à marcher, fixant le sol sans regarder devant moi, les passants n'ont qu'à se décaler. Je me mords encore la lèvre en réfléchissant, elle va finir par être totalement abîmée.

Je vais me ridiculiser devant Mycroft. Mais je serai totalement humiliée si je me rends compte qu'il est au courant que je suis amoureuse de lui mais qu'il fait « comme si » depuis le début. Je ne veux pas être ridiculisé.

Je veux encore moins être humiliée.

Il commence à pleuvoir.

C'est la merde.

Au diable les bonnes manières, je vais annoncer au gouvernement britannique que je l'aime. Et par la même occasion, battre un record dans l'histoire du ridicule.

J'arrive devant chez Mycroft, et je me demande une nouvelle fois pourquoi.

Je frappe à la porte et salue Oliver d'un signe de la tête.

- Il est dans le salon.

Le pauvre, il ne sait pas encore ce qui l'attend. Je marche sur la moquette parfaitement propre du hall et pénètre dans le salon, toujours aussi somptueux qu'avant. Mycroft est assis dans son canapé, les jambes croisées, un livre à la main. Son ordinateur est posé en face de lui, sur la table basse.

Il lève la tête et me fixe en haussant un sourcil.

- Quelle est cette « urgence » ?

Ma gorge se noue, les mots se bousculent, mes mains deviennent moites et j'ai l'impression que je vais exploser sous la pression. Il me fixe et fronce les sourcils après quelques secondes.

Je prends une inspiration et dit haut et fort.

- Je suis amoureuse de vous.

La réaction de Mycroft est étrange. Il ne réagit pas, il me fixe simplement, sans avoir l'air de me voir et j'ai presque l'impression de voir ses pensées et idées défiler à toute vitesse dans sa tête.

Après une ou deux minutes, il semble se ressaisir et m'offre un sourire de pitié.

Un affreux sourire.

Qui veut dire « Tant pis pour toi, tu es la seule ma chère ».

J'ai presque envie de pleurer.

- Ta déclaration me surprend, Elizabeth, dit-il avec un ton parfaitement mesuré, faux. Mais je crains que nous allions devoir arrêter de nous voir.

Il y a déception et anéantissement.

Mycroft est au stade destruction.

- ...Mais… Pourquoi ?

- Il ne faut pas que tu sois amoureuse, ni de moi ni de personne. Ce serait une erreur.

Il le dit avec tellement de facilité, je suis amoureuse de lui et c'est à peine si ça a l'air de le toucher.

- Mais… Nous pouvons rester... amis…

- Nous n'étions pas « amis », Elizabeth.

Mon téléphone vibre dans ma poche mais je garde mon regard vissé dans celui de Mycroft, serrant les dents. Il me fixe avec un air faussement dédaigneux.

- Oh pitié, ne me dis pas que tu vas pleurer.

Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais. Je le hais.

- Mycroft, je suis amoureuse de vous. J'apprécie votre compagnie. Je supporte vos silences. Je ne déteste pas votre manière d'être. Je vous apprécie, réellement. Alors vous n'allez pas vous débarrasser de moi comme un vieux chien, dis-je avec le plus de froideur possible.

Mon argument a fait mouche, son air dédaigneux à la con se fissure de manière presque imperceptible.

- Tu ne dois pas être amoureuse de moi, Elizabeth. Tu n'as aucune chance. Et même si tu en avais, je suis trop vieux pour toi. Tu es jeune, trouves toi un garçon de ton âge qui t'aimera mais oublie-moi.

Je serre les dents et m'avance vers lui, sifflant entre mes dents.

- Il est hors de question que je vous oublie.

Il me fixe comme si j'étais un agent indiscipliné du MI-6.

- Fais-toi une raison. Maintenant pars.

- Mycroft, je vous le ferai regretter, amèrement.

Il ne réagit même pas et je m'en vais, essuyant mes yeux en chemin. Je sors mon téléphone de ma poche, 7 appels manqués de Mary et 4 messages.

Je lis mes messages, me crispant à chaque larme qui tombe. Je suis ridicule.

« John est à St-Barth's. Chambre 228. –SH »

Je ne lis pas les autres messages, range mon portable et cours jusqu'à l'hôpital, comme dans ces stupides films américains.

J'arrive à l'hôpital, le souffle court, les cheveux mouillés par la pluie et le visage humide de larmes.

Triste spectacle.

Je trouve enfin la chambre et y pénètre. Mary se lève de sa chaise et se tourne vers moi. Elle me sourit, plutôt tristement et regarde là où doit sûrement être mon père.

- Je vous laisse, je reviens demain.

Elle salue mon père d'un signe de la main et s'en va, passant doucement sa main sur son bras que je dégage brusquement.

- Chérie ? dit mon père, la voix aussi rauque que la mienne.

Je m'avance et découvre mon père, mon père soldat et meilleur ami du seul détective consultant au monde, allongé sur un lit d'hôpital avec l'air de celui qui a passé une journée exténuante. Il fronce les sourcils en me voyant et tapote le bout de son lit pour que je m'y asseye.

Je le fixe un instant puis m'assois là où il m'a montré.

- Raconte-moi.

- Il n'y rien à dire.

- Tu ne pleures pratiquement jamais, et encore moins pour rien. Je ne t'ai vu pleurer devant un film qu'une seule fois.

- Je n'y pouvais rien, c'est super triste « Gran Torino », puis y'avait Clint Easwood, je pleure toujours avec Clint. Encore plus quand un enfoiré, froid et raciste meurt.

- Oh oui, réellement très dramatique, dit-il avec une ironie qu'il ne prend pas la peine de cacher.

Je souris légèrement et hausse les épaules.

- Allez, que s'est-il passé ?

- Ce serait à moi de poser la question, je fais remarquer.

- Il n'y a rien de notable à dire, dit-il en haussant les épaules.

- Ouais, c'est normal de finir sous un feu de joie, moi parfois je me mets à la place du Bonhomme Hiver.

Il grimace quelque peu.

- Je ne sais pas trop, je voulais aller voir Sherlock mais je me suis fait agresser par deux hommes.

- Oh… Toujours avec Sherlock, dis-je avec une moue exagérée.

Il sourit doucement et je baille.

- Allez, rentre, va te coucher.

Je hoche la tête, embrasse exceptionnellement sa joue et je sors de l'hôpital. Il est hors de question que je rentre et que j'aille voir Mary. Je ne veux pas voir Sherlock, tout ça c'est de sa faute. Je ne peux évidemment plus aller voir Mycroft.

Il ne me reste que trois options.

Lestrade.

Louis.

Rose.

Je vais donc aller dans chez moi.

Mon vrai chez moi.

Avec ma mère.

Je glisse lentement ma main dans ma poche et prends en main mon maigre trousseau de clef. Je le sors et le regarde fixement.

Trois clefs.

Chez mon père.

Chez moi.

Baker Street.

Je hèle un taxi et m'éloigne progressivement du centre de Londres, retrouvant le quartier de banlieue où j'ai passé mon enfance.

Ras le bol d'être aussi niaise.

Je vais faire l'armée pour m'endurcir.

Cette phrase pourrait être affreusement dégueulasse si j'étais une homosexuelle refoulé. Et si je devenais lesbienne ? Shannon l'est aussi et on l'aime quand même.

J'arrive devant mon ancien appartement, ma première maison, mon véritable foyer.

Totalement niaise.

Je glisse la clef dans la serrure et j'ai l'impression que le nœud dans ma gorge se desserre quand j'entends le cliquetis salvateur.

J'entre et je regarde partout, comme une proie cernée.

Je fais même des comparaisons animalières, c'est magnifique.

Le premier truc qui me vient à l'esprit c'est « ça pue ».

Ça sent le renfermé, la poussière m'agresse les bronches, mais il y a toujours cette vieille odeur.

Cette odeur si typique.

Son odeur, la Sienne.

Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas revenue avant mais je me rends compte de l'erreur monumentale que j'ai fait, rien que Son odeur me remonte le moral.

Mais j'ai quand même envie de pleurer.

Je m'avance, et ouvre toutes les fenêtres malgré le froid glacial. J'entends des disputes chez les voisins, des gens qui couchent ensembles au-dessus et une fête qui doit avoir lieu dans la rue.

Je vais dans mon ancienne chambre et regarde celle-ci, le visage impassible, mais je dois me retenir de ne pas m'effondrer sur le lit.

Je prends une grande inspiration et fait volte face.

« Elizabeth ? Tu veux qu'on se fasse du chocolat chaud ? Il passe un film avec Colin Firth ce soir, Bridget Jones je crois. On peut le regarder ensembles si tu veux. »

« Ton père ? c'était un bon coup au lit, c'est tout ce que je peux dire. »

« Elizabeth, c'est les soldes ! »

« Chérie, viens, je vais te coiffer ! »

« Encore Peter Pan ? Grandis un peu enfin ! »

« Je t'aime, El'. »

« Chérie, nous partons au Maroc ces vacances-ci ! »

Sauf que nous sommes jamais allées au Maroc.

Maman, tu me manques.

Je vais dans Sa chambre et ouvre doucement la porte. Je m'allonge lentement dans le lit qui n'a pas été touché, et me blottis dans les draps froids. Je passe la couette sur moi et niche mon nez dans l'oreiller avant de sentir son odeur.

Mes mains passent sous l'oreiller mais je fronce les sourcils et relève la tête. Je remonte mes mains à la surface, un papier en main. Juste quelques phrases et une signature.

« J'ai fais en sorte qu'on ne touche à rien. Je pense que tu auras 18 ans quand tu liras ces lignes. Sache que je t'aime, Elizabeth.

Mycroft. »


Réponses aux questions :

Mycroft, c'est vrai que l'amour rend bête ? Je m'attendais a mieux de la part du gouvernement americain. Tomber dans le piège d'une ado qui n'a pas 15 ans, franchement ... Vous me décevez.

MH : Je suis britannique, ma chère.

Sherlock, dis moi, tu as prépare ton testament ? Parce que vu la colère de El' ...

SH : Je n'ai pas peur d'elle.

EW : Ah non ?

SH : ...

Et par ce que je sui sadique : Joooooohn ... Savais tu que l'homme dont El' est amoureuse est ... *roulement de tambours* *esquive d'El'* Mycroft ! Quelle est ta réaction ? Compte tu le buter ? Si oui, comment ?

*John est actuellement décédé.*


Je rappelle (rapport au chapitre), qu'Elizabeth ne devait aller dans l'ancien appartement de sa mère qu'à ses 18 ans.

Envoyez moi tous vos avis !

J'vous aime.