Coucou à tous! J'espère que vous allez profiter de vos vacances d'été! Bonne lecture!


Sanctuaire Nord-Ouest de l'Amérique Nord

Ashley se baissa souplement pour éviter le coup et faucha les jambes de son adversaire qui se releva promptement pour ré-attaquer. Henry entra dans la salle promptement, ordinateur portable sur les bras avant de s'arrêter surpris par la grâce de deux adversaires et ne put s'empêcher un commentaire, amusé.

- En général, les filles se contentent de s'agripper les cheveux.

- Qu'est-ce que tu veux, Henry?

- Un bateau du Sanctuaire en pleine avarie au beau du milieu du Pacifique. Druitt les téléporte mais Magnus et Big Foot auraient besoin d'un coup de main. Beaucoup de blessés à soigner.

Kate tenta une dernière attaque qui l'envoya dos à terre avant que les deux jeunes femmes, devenues inséparables, ne sortent du tatami et ne le suivent dans l'infirmerie où se trouvait déjà une dizaine d'Anormaux sur les lits, apeurés et choqués. Dans un nuage électrostatique rouge, Druitt apparut avec deux autres personnes, blessés. Il semblait épuisé dans son long manteau de cuir. Mais ses yeux noirs et la fine ligne formée par ses lèvres révélaient sa détermination. Et effrayait quiconque qui voulait l'aider, même si Helen le couvait des yeux à chaque retour. Ashley s'était raidi à son nom, n'ayant pas vraiment digéré sa fuite et son refus de paternité.

- Il s'agit d'un remake du Titanic ou quoi? Maugréa Will.

- J'y étais, William et il était déjà trop tard pour sauver la moitié du bateau quand l'alarme a sonné, lança Helen en recousant une blessure.

- Quoi? S'exclama-t-il, en aidant un homme clopinant à s'asseoir sur l'un des lits. Vous étiez sur le Titanic?

- Plus tard. Ashley, les compresses, exigea-t-elle sans lever la tête mais ravie d'avoir une fois de plus prouvé à son protégé qu'il ne connaissait pas tout sur elle.

Retenant un rire, Big Foot attendait la fournée suivante de victimes, sans se douter des ennuis qui allaient débouler.


Après des explications plus ou moins éclairantes sur les décisions de Praxis qui dominait le sous-sol, la destruction de leur cité natale et leur fuite vers la surface. Des fuites désorganisés, des survivants qui étaient perdus sur la surface. D'où leur nouveau job. Réunir les survivants vers Los Angeles. Bon, Roy ne lui avait toujours pas pardonné son faux pas mais les voyages semblaient le dérider. Ils ressemblaient à deux globe-trotteurs, avec leurs sacs à dos. Roy était ravi de découvrir de nouveaux endroits. Pour Zach, du moment qui n'y avait pas de morts, d'adversaires et d'ennuis, c'était une place sympathique. Aider des gens était un bonus. Veiller sur Roy peut-être un devoir. Après, il s'agissait d'un ami. D'un comptable. La brise caressa son visage alors qu'il jouait une partie de carte avec deux membres de l'équipage. Un équipage uniquement composé d'empathes. Bon, il était clairement en train de perdre mais pourquoi pleurer deux cents dollars quand il avait la possibilité de hacker n'importe quel compte? C'était un must, non? Roy était quelque part sur le bateau. Le roulis était moins fort qu'auparavant mais il n'avait pas de raison de vraiment de raison de s'inquiéter. Le capitaine était un vieux loup des mers, une connaissance de Mac qui avait été ravi de faire le reste du chemin en bateau depuis l'Inde plutôt qu'en téléportation. Il était dans son élément.

- Tu viens de te faire plumer, Zach, jubila Lori en ramassant la mise. Une revanche?

- Roy me tuerait si je finissais nos économies.

- Allez, tu pourrais peut-être remporter ce que tu as déjà perdu et en plus ceci, fit-elle en sortant un médaillon de sa poche. Ça, un totem fait un partir d'une écaille d'un des sept dragons.

- Une écaille de poisson, tu veux dire. Il s'agit d'un mythe, Lori, la raisonna Jori, son frère.

- Nos parents y croyaient.

- Et ils ne croyaient pas en l'existence de vie à la surface. Ils pensaient ce que Praxis voulaient qu'ils croient: une surface polluée par une race d'insectes. Regardes-moi ce soleil.

- Bref, il est dit qu'elle est magique. Si tu nommes trois fois le nom de son propriétaire, il apparaitra.

- Et les ennuis commenceront, continua Jori, complice. On sait tous que les dragons sont avide d'or et de pouvoirs en plus d'être omniscients.

- Je ne penses pas que ça soit raisonnable. En plus, je suppose que vous connaissez pas le nom de ce fameux dragon, non? Clôtura le blond en se levant.

Un mauvais pressentiment l'ennuyait. Quand le capitaine se disputa violemment avec son second, il sut quelque chose n'allait pas.

- Que se passe-t-il? Fit Lori, en regardant l'horizon. Le bateau n'avance plus.

- Et on est où?

- Très loin des terres.

Cette constatation le fit frémir.


John se téléporta encore une fois mais sur le pont cette fois-ci. Apparemment, le second avait sollicité l'aide du Sanctuaire sans l'accord de son supérieur. Il empoigna les deux premiers malheureux qu'il avait sous la main et se téléporta sur la Terre ferme. Ses déplacements l'épuisaient rapidement et ça l'étonnait. D'habitude, il pouvait faire des massacres aux quatre coins de la Terre sans dormir pendant une semaine mais une dizaine d'aller-retours pour sauver des anormaux le vidaient littéralement de son énergie. La nature de la mission ne pouvait qu'influer sur son mental pas sur ses réserves de nutriments. Rien que formuler l'hypothèse dans son esprit était ridicule. Il se dissolut en un battement de cœur dans son nuage rouge, voyageant à la vitesse de la lumière. Le sel marin emplit ses narines avant que le silence ne le choqua. Un groupe restreint se tenait devant lui prêt à se défendre. L'adrénaline le requinqua. Il eut un sourire en coin.

- Je suis là pour vous sauver, assura-t-il, certain que son physique ne pouvait qu'avancer le contraire.

- Je ne veux pas de votre aide, cracha le vieux de loup de mer qui le tenait en joue avec son fusil.

- Capitaine, l'incendie s'étend! Ce bateau ne tiendra pas très longtemps … Oh.

John fronça les sourcils. Cette voix. Cette voix lui était étrangement familière. Il prit son temps pour se retourner. L'agaçant et non-mort Zachary Smith. Qui venait apparemment de remonter de la cale, vu la suie collée à ses vêtements et mains. Une pulsion meurtrière monta comme une vague en lui. Oh, il se sentait beaucoup mieux ayant maintenant une cible à tuer. Ce qui n'était pas rationnel, il en convenait mais il s'en fichait. Il avait besoin de ce coup de fouet. Il vivait pour ça.

- Smith.

- Druitt. Vous avez pas des gens à sauver?

- Ils ne veulent pas de mon aide.

- Parce que vous leur laissez le choix d'habitude, rétorqua le blond, sarcastique.

Il se fendit d'une révérence, attrapa la fratrie avant de disparaître, de réapparaitre dans un souffle et de se dissoudre dans un nuage pourpre avec la capitaine et son second. Son regain d'énergie surprit le personnel du Sanctuaire et il capta le regard d'Helen qui comprit rapidement ce qu'il comptait faire. Il devait avoir le même regard lorsque sa lame avait tranché la gorge de cette prostituée à Londres. Le souvenir du goût ferreux du sang flotta un instant sur ses papilles, le distrayant quelques secondes.

- Will, le bouclier! Levez le bouclier!

Surpris, John sentit plus qu'il ne vit le bouclier le piéger dans le Sanctuaire. Une rage furieuse le poussa à les attaquer. Les tuer un par un pourrait peut-être nourrir cette monstrueuse soif de sang qui battait sous ses tempes.

- Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Cria Ashley alors qu'elle évacuait les victimes, se maudissant de ne pas être descendue avec son arme.

- Je dirais qu'il a pété un câble, tout simplement, répondit Kate de l'autre côté du hangar avec Big Foot.

Mais il ne les entendait pas, ne voyant qu'Helen qui reculait.

- Je ne te ferais aucun mal.

- Laisses-moi en douter, John. Tu n'es plus maître de toi-même.

- Vraiment? Peut-être qu'il s'agit finalement de …

Elle avait appris à se défendre, lui concéda-t-il. Le coup de poing le sonna quelque secondes. Assez pour déchirer les brumes qui enfermaient son esprit. Pour qu'il s'arrête, se rende compte de ses actes.


Roy recula afin d'arriver à sa hauteur, arme au poing.

- Zach?

- Je sais. On est fini.

- Non. Oui. Ce … Ce type a le même don que toi. Quand tu parlais de parenté, c'est à lui que tu faisais référence?

Après un silence où seul le crépitement des flammes résonnait sous leurs pieds, Zach répondit avec réluctance.

- Oui. Pas qu'il le sache en passant. Et je me sentirais plus rassuré si tu rangeais ton arme. J'ai hérité de certains de ses talents particuliers.

- C'est pour compenser ton manque d'agressivité flagrante, ce qui m'étonne puisque d'habitude c'est toi qui arrose.

- Il retournera ton arme contre toi. Ranges-la. Il prend son temps. Il doit avoir deviner que tu étais avec moi.

Ronchon, le brun s'exécuta et ramassa leur sac à dos. La chaleur maintenant se faisant sentir sous leurs pieds et le choc de la réalisation lui coupa les jambes.

- Il va nous laisser mourir sur ce rafiot pourri! Il faut qu'on partes!

- C'est un homme de parole. Il reviendra me tuer, Roy.

- Il n'en aura pas besoin si tu t'entêtes à rester ici!

Zach fut forcé d'admettre qu'il avait raison. Il ne restait plus que quelques minutes avant que le bateau ne soit que cendres emporté par la mer. Mais pourquoi son géniteur ne revenait-il ? Ou bien ne pouvait-il pas revenir, trop occupé à massacrer les pauvres diables qu'il venait de secourir? Inquiet, il tenta de les téléporter au Sanctuaire pour se heurter au mur éléctro-magnétique qui entourait la vieille bâtisse. Ils atterrirent lourdement sur le trottoir devant les grilles fermées. Le loup était enfermé dans la bergerie.

- On doit entrer.

- Comment?

- Je connais cet endroit comme ma poche, Roy. Il y a toujours des sorties de secours. J'espère que tu as ramené ton tuba.


- Zach. Je crois que.. je crois... que je te hais, asséna son colocataire, totalement à court de souffle, par terre. Ses poumons étaient en feu à cause du manque d'oxygène. Il était comptable pas plongeur médaillé!

- C'était un peu plus long que prévu mais on est là, non?

Le regard noir qu'il reçut en réponse le convainquit de ne pas en rajouter. Les tunnels souterrains et inondés (d'où la difficulté) étaient plus long que dans son souvenir, beaucoup plus long en réalité mais une fois la limite du bouclier passé, il avait pu les transporter dans les souterrains.

- Et maintenant on fait quoi? Ce type est, selon toi, passé en mode Massacre à la tronçonneuse et on est coincé avec lui dans cette cave plus que glauque parce qu'on sensé faire quoi?

- L'arrêter, sauver le monde, ce genre de truc quoi. Et tu as oublié qu'ils me croient mort.

- Tu es sur de vouloir rien ajouter?

- Peut-être aussi traître mais je suis pas sur.

- C'est bon, maintenant c'est clair: je te hais.

Les deux hommes sursautèrent quand l'alarme hurla avant de s'éteindre brusquement. Ils se mirent dos à dos. Étrangement le mécanisme de fermeture des tunnels s'enclencha, fermant ainsi leur seul échappatoire. Ils montèrent par les escaliers, l'ascenseur semblait-être bloqué entre le sous-sol et le première étage pour découvrir que seules les fenêtres et les portes en bois leur obéissaient. Zach fronça les sourcils mais les mena vers le bureau de sa mère. La pièce était semblable à ses souvenirs. Élégante, sobre, victorienne. Un reflet de la personnalité de sa mère. Il se dirigea vers l'armoire vitrée pour servir deux verres. Ils allaient en avoir besoin. Un brin coupable pour l'eau qui allait imprégner le cuir du fauteuil, il alluma l'ordinateur pour avoir accès aux vidéos de surveillance. Mais le mot de passe fut refusé. Bien sur, ce n'était pas le sien mais celui d'Ashley. A moins qu'elle l'ait changé. Il tenta celui d'Henry. Même refus. Il entra l'auteur préféré de Will mais essuyant le même échec. Il attendit le commentaire sarcastique de Roy mais ce dernier était bien plus intéressé par la bibliothèque fournie.

- Je crois qu'on va devoir aller sur le terrain.

- Ce centre, cet endroit, c'est quoi?

Devant sa soudaine curiosité, Zach se méfia, automatiquement sur ses gardes. Son ami le sentit.

« Je demande juste. Ce Sanctuaire, ces gens exceptionnels qui ont un lien de parenté avec toi, ton don … tu ne m'as pas tout dit, n'est-ce pas? Comme à propos de tes cicatrices, de ta dégénérescence cellulaire. A propos de toi et de la raison de ta présence ici.

- Ce n'est pas le meilleur moment pour en parler.

- Et quand ça le sera? A t'entendre, j'ai pas vraiment l'impression que …

Un téléphone sonna. Dans le tiroir du bureau. Ils s'entre-regardèrent avant de découvrir un téléphone datant de l'avant guerre d'un vernis vert qui continuait à sonner. Comment quelque chose d'aussi vieux pouvait être encore en état de marche? Incrédule, Roy décrocha pour atterrir au beau milieu d'une conversation-conférence très animé.

- Tout ce qui est relié au réseau électrique est hors de contrôle!

- Pourquoi ce téléphone marche-t-il alors?

- Il date de la construction du Sanctuaire. Il dépend du réseau filaire primaire. Il y a une créature qui s'est infiltré dans le second qui gère la majorité des appareils du Sanctuaire.

- Comment a-t-elle pu passer mes par-feu?

- Sans vouloir vous faire paniquer, cette créature va chercher à nous tuer.

- PARDON !?

- Comment a-t-elle pu pénétrer dans le Sanctuaire?

- Les empathes sont les seuls à être venus mais ils l'auraient senti si elle avait été sur le bateau. Des livraisons aujourd'hui?

- Cette créature est entré dans le réseau quand j'ai réanimé Druitt grâce à un défibrillateur.

- …

- Je crois qu'on a plus d'un problème.

- Non. Cette créature a dû le parasité lors d'un de ses déplacements et le poussait à tuer.

- Will a raison. Parce que la créature vient de servir dans la réserve de produits toxiques.

- Elle va nous tuer et essayer de détruire le monde.

- Ça ressemble vachement à un début de Skynet, dit comme ça.

- Rendez-vous au sous-sol, le plus vite possible et en un seul morceau.

La conversation s'arrêta et tous les participants raccrochèrent.


Deux mains sur les murs pour se stabiliser, Kate était appuyée contre la paroi, inquiète. L'ascenseur faisait des soubresauts et elle craignait le moment où il ferait une descente directe en enfer, elles à l'intérieur. Ahsley cherchait une sortie. La conversation téléphonique ne les avait pas rassuré. L'ascenseur était un piège idéal. Clos, espace restreint, totalement dépendant de l'alimentation reçue et des câbles le retenant. Heureusement qu'aucune des deux n'étaient claustrophobes, songea l'indienne, amusée.

- On peut toujours monter dessus et grimper par les câbles.

- Outre le fait que je ne suis pas Spider-Man, les portes ne s'ouvriront pas toutes seules.

- Je te fait la courte échelle, montes.

- Tu m'écoutes?

- Tu as une meilleure idée?

Elles se retrouvèrent perchées sur la cabine qui tanguait. Soudain l'un des câbles lâcha et le duo fut suspendu, l'une par la cheville coincé dans les fils, l'autre solidement ficelé à l'une des barres en cuivre de la cabine. Si l'ascenseur se crashait plus bas, Ashley finirait écartelée et Kate en crêpe flambée. Pas vraiment une fin glorieuse, fit remarquer l'indienne en tentant de se dégager.

« D'accord, ce n'était pas génial comme plan, s'excusa la blonde en tentant de passer outre le sang qui battait trop fort dans ses tempes. Mais on s'approche des portes, au moins.

Comme pour lui donner raison, quelqu'un toqua aux portes et cria leurs noms.

- Un peu d'aide ne serait pas superflu!

Les portes frémirent avant de s'ouvrir lentement. Centimètres par centimètres. Les deux hommes finirent par ouvrir complètement le sas.

- Zach?

- Roy, Kate et Ashley, anciennes collègues. Kate, Ashley, Roy, mon coloc.

- Mec, t'as pas lu le script ? T'es mort!

- Vraiment dommage. Bon, même en vous balançant vous ne pourrez pas atteindre l'entrée.

- Marrant à quel point vous vous ressemblez. Frère et sœur?

Zach jura dans sa barbe. Roy avait le don de mettre les pieds dans le plat dans les situations les plus critiques. Le brun l'entendit et chuchota:

- Quoi? Elle peut pas se téléporter comme toi?

Ou alors Roy était un génie incompris. Mais sa sœur ne s'était jamais téléporter de sa vie. Et ce n'était le meilleur moment pour lui apprendre toutes les subtilités de cet art. Le plus important était qu'elle ne lui faisait pas confiance. Si ses yeux étaient des armes, il serait cendres depuis quelques minutes déjà.

- On doit avoir une heure, voir une demi-heure avant que cette créature choisisse l'un des nombreux moyens d'anéantir Old City. Je vais avoir besoin d'un peu de bonne volonté et de beaucoup d'imagination, expliqua-t-il s'asseyant sur le rebord en priant que les portes ne se ferment pas. Parce que je lui donne dix minutes avant de lâcher cet ascenseur. Alors?

Brusquement, la cabine descendit de quelques mètres, tendant l'enchevêtrement des câbles. Derrière lui, Roy sursauta.

- Et comment tu vas faire? Rétorqua Ashley, en croisant les bras, résignée à devoir l'écouter.

- Moi, rien. Kate, attrapes sa main. Maintenant, Ash, concentres-toi. Visualises l'endroit le plus sur que tu connaisses, tous les détails doivent être le plus nets possible, la lumière, les odeurs et les sons. Comme une scène de film. Tu dois t'y trouver avec Kate. Détends-toi. Il n'y pas de danger.

La cabine grinça. A moins que ça soit les portes, malgré le pied de biche.

« C'est bon? Tu vois la commode avec le liseré en forme de liane? La carafe d'eau vide?

- Non, elle est pleine, rectifia-t-elle, les yeux fermées.

- Parfait. Ne perds pas cet image. Accroches toi y. Kate, ne lâches pas sa main.

Il glissa sa main vers sa cheville et lança son couteau vers le câble qui tenait l'ensemble. L'adrénaline et la peur étaient de bons déclencheurs. Le cri de Kate fut interrompu par la téléportation. Roy le traîna en arrière avant que l'explosion de l'ascenseur ne lui grille les jambes.

- Elle pouvait se téléporter, alors?

- Non, enfin son don est en latence, mais je peux téléporter les objets à distance et sans contact. C'est juste … pour qu'il n'y est pas plus d'argument sur notre lien de parenté.

- Mais vous êtes bien frère et sœur.

- C'est plus compliqué que ça! Je … je viens d'une dimension parallèle. Ici, Ash est fille unique. Je n'ai jamais existé, avoua-t-il, agacé par son insistance sur le sujet.

- Dimension parallèle? Sérieux? Je veux dire une épidémie, des super-pouvoirs, des …, récita Roy, sarcastique avant de s'interrompre sous le regard intense de son ami. L'épidémie, tu savais avant tout le monde ce qui allait se passer.

- Je l'ai vécu. Dans ma dimension, la Cabale a réussi à anéantir l'humanité en la transformant en zombie.

- Comment? Comment as-tu pu y survivre? Venir ici ?

Ils étaient plantés au milieu du couloirs, au vu et au su des caméras du second étage qui continuaient d'enregistrer leurs faits et gestes mais Roy ne bougerait pas avant d'avoir ses réponses. Le blond désigna le canapé et tenta de faire court et concis. Après tout, ils avaient encore le monde à sauver.


Will fut soulagé de voir Magnus et Druitt le rejoindre. Parce qu'à moins de créer un black-out qui risquaient de les laisser (ainsi que le monde) à la merci de tous les phénomènes du Sanctuaire, la créature allait finir sa potion fatale. Et ni Henry ni Big Foot n'avait de meilleur idée.

- Comment ça se présente?

- Mal. Très mal, assura-t-il. Tout ceci sert à créer du sarin.

- Je peux le stopper, déclara Druitt.

- Comment? Demanda le psychologue, les cheveux en bataille à force d'y fourrer ses mains.

- Non, refusa promptement Helen, ne voulant pas reperdre l'homme qui l'avait réellement aimé. James et moi pouvons t'aider mais tu dois pas …

- J'ai réussi à l'enfermer en moi pendant plus siècle, Helen, à le contenir. Et si je recommences pas, elle détruirait tout sur son passage.

- John

- Pour l'éternité

Avant que John ait pu attendre une réponse de sa part, les portes du sous-sol s'ouvrirent, révélant des bras mécaniques immobiles et deux hommes qui s'en tapaient cinq. Dont l'un bien trop familier.

- Zachary ?! S'exclama la centenaire, arme pointée vers le duo.

- Je te jure que je vais te tuer, fulmina une Ashley, furieuse qui venait de se téléporter dans le sous-sol en compagnie d'une Kate désorientée.

- Je vois que tu maîtrises ça de mieux en mieux, la félicita le blond en contrant son coup de poing, destiner à faire une rencontre douloureuse avec son nez. Sans stimulus, ça n'aurait pas fonctionné.

- Tu as coupé les cordes qui retenaient l'ascenseur! Laisses moi te jeter du haut la tour Nord et on sera quitte.

Laissant les deux blonds se disputer (plus précisément se battre mais elle avait confiance en les capacité de combat rapproché d'Ashley), Helen exigea qu' Henry relança le système et que Big Foot attrapa le compagnon de son ex mercenaire pour l'interroger.

- Qu'avez vous fait de la créature?

- Enfermé. Comme un mauvais génie dans sa lampe.

Quelqu'un siffla, près des escaliers. Le capitaine des empathes s'impatientait, son équipage avec lui.

- Nous avons un contrat, Smith.

- Quelle contrat? Demanda Will. Pour aller? Vous venez d'où d'ailleurs? Une aussi grande communauté de phénomènes ne passe pas inaperçu parmi les hommes.

- De Praxis. Oh, Docteur Magnus, vous avez les salutations de votre père, Grégory Magnus.

Ceci à peine déclaré, ils disparurent dans un nuage rouge collectif. Un coup d'œil à John et Helen sut … sut que Zachary était réellement le fils de John. Il possédait les même dons mais les maniait mieux. Qu'il avait des secrets, des connaissances qui pouvaient aider à améliorer le Sanctuaire.

- Je n'ai pas tout compris, confessa Big Foot, ses mains se renfermant sur le vide.

- Votre père est vivant et vit à Praxis, Ashley et Zachary possèdent les même dons, ce qui me poussent à croire que, peu importe d'où il vient, il s'agit … d'un Magnus, résuma Will, encore surpris par la rapidité de événements.

- Et on fait quoi maintenant? Fit Ashley, nonchalante.

- On part en chasse, conclua Helen, le regard déterminé. Elle ramènerait son fils à la maison.


Alors? Vous en dites quoi?