Chapitre 9 : Je ne suis rien …
Kikou tout le monde !
Je fais un rapide tour sur le site pour vous poster ce nouveau chapitre avant d'aller dodoter ^^
Je tiens à remercier celles qui ont pris le temps de me laisser une review. Cela me fait toujours autant plaisir de lire ce que vous avez dans la tête. je suis heureuse de constater que cette histoire vous plait et que vous êtes impatiente de lire la suite …
Assez blablater je vous laisse lire …
Chapitre 9 : Je ne suis rien …
PDV Edward
Après cette révélation j'eus du mal à faire me comporter comme un simple collaborateur avec elle.
J'avais passé le reste de la soirée en sa compagnie et bien que nous n'ayons pas échangé beaucoup de mots, je sentais sa présence au plus profond de ma peau.
Pour la première fois de ma vie, je voulais construire quelque chose avec une femme. Je voulais connaître Charlotte et Lise, je voulais rencontrer sa fille aînée qui restait un mystère dont elle ne parlait pas.
Je voulais tellement de chose avec elle tout en sachant qu'elle ne ressentait absolument pas la même chose que moi. Comment m'étais-je débrouillé pour me mettre dans une situation pareille ?
Bien heureusement ma famille qui nous observait tous du coin de l'œil n'avait pas tenté de venir voir Isabella. Sans doute ma mère les avait-elle briffés puisqu'aucun d'eux n'avait cherché à lui parler en dehors d'un bonjour conventionnel.
Elle avait quitté mes bureaux avec ses filles vers 9h30 sous les protestations de ses enfants qui ne demandaient qu'à rester encore. Un regard de leur mère les avait dissuadés de continuer leurs jérémiades. Visiblement il n'y avait pas qu'au sein de son travail qu'elle avait de l'autorité.
Le lundi suivant, j'avais reçu une invitation pour le vendredi suivant. Il s'agissait de la fameuse soirée de Monsieur Caïus Vladescu. Rien que le papier était pompeux. Il tenait à ce qu'on sache qui il était.
Je n'avais pas envie de me rendre à ce truc cérémonieux ou les gens allaient me regarder comme une bête de foire. Mais Isabella serait là et ça n'avait pas de prix.
Pour l'occasion j'avais demandé à ma sœur de venir chercher un smoking avec moi. Bien entendu elle n'avait pas eu besoin de longtemps pour me dénicher quelque chose et me voilà devant l'hôtel particulier qui avait été loué pour l'occasion.
Je me trouvais dans un coin de la pièce avec une flûte de champagne dans la main. Je guettais son arrivé à elle. Je ne l'avais pas revu depuis la soirée dans mes bureaux et j'étais impatient de la découvrir dans une robe de soirée.
Mon vœu ne mit pas longtemps à s'exaucer puisque je vis bientôt Marcus entré suivit d'Aro et Isabella à son bras.
Je restai scotché face au spectacle.
Elle portait une robe de couleur mauve qui lui collait comme une seconde peau. Elle était attachée dans son cou et descendait en courbe harmonieuse révélant sa poitrine généreuse. Une pierre qui ne devait pas être en pacotille se trouvait sur son estomac. Les pans de la robe descendaient sur ses jambes fuselées et une fente remontait très haut sur sa cuisse dévoilant plus qu'il ne cachait.
Le pire fut quand elle se tourna pour saluer des personnes.
La moitié de son dos était découvert et une simple bande de tissus se trouvait au centre. Bien entendu elle était juchée sur des talons aiguilles vertigineux et ses cheveux étaient savamment noués en une coiffure improbable.
Elle était tout simplement époustouflante, d'une beauté saisissante.
Je la dévorais littéralement des yeux et apparemment je n'étais pas le seul dans un état second. Quand je me ressaisis une seconde plus tard, je me rendis compte que je n'étais pas le seul à avoir la langue tiré face à une telle beauté.
La plupart des hommes qui m'entouraient avaient les yeux braqués sur elle.
J'aurais aimé me diriger vers elle pour lui parler mais elle était entourée de ses associés. J'allais attendre un peu avant de pouvoir m'approcher.
Je me forçais à me tourner vers le buffet et à faire la conversation avec un homme qui se servait un verre de champagne. Ce n'est qu'une heure plus tard que je pus enfin m'approcher d'Isabella qui parlait avec un groupe d'homme d'affaire tous plus âgés qu'elle d'au moins 20 ans.
Pourtant cela ne les empêchaient pas de se rincer l'œil à tout va.
J'allais me joindre à eux, quand une personne s'incrusta dans le petit groupe.
Je n'eus pas besoin que l'on me donne l'identité de cet homme d'environ une cinquantaine d'année. Caïus Vladescu.
Il était aussi arrogant que les journaux le disaient. Il avait une attitude de conquérant et marchait la tête levés pour se donner un air supérieur.
Je m'arrêtais à quelque mètre de la femme qui hantait mes nuits. J'étais assez près pour pouvoir sentir son parfum floral et entendre ce qui se disait.
Aussi les mots de cet homme détestable ne m'échappèrent pas.
- Bonne soirée Messieurs … Isabella …
Je fus un instant choqué que cet homme utilise son prénom et non son nom comme le faisait la plupart des personnes extérieures à la compagnie.
Mise à part Aro, Marcus et Jacob je n'avais jamais entendu personne l'utilisé. Quelque chose me disait que Madame Voltury n'allait pas apprécier. Quelle ne fut pas ma surprise quand elle ne pipa mot. Je ne la voyais que de profil et elle avait tendance à cacher ce qu'elle ressentait réellement pourtant je commençais à déchiffrer certaines de ces attitudes. Bien qu'elle paraisse impassible en surface, ses points étaient resserrés sur ses pouces. C'était imperceptible mais je l'avais perçu quand même.
J'étais totalement obnubilé par cette femme il n'était donc pas étonnant que je le perçoive.
- J'attendais cette soirée avec impatience … cela fait un moment que nous ne nous sommes pas croisés …
Je n'avais pas besoin d'être un expert en relation humaine pour percevoir le ton cinglant des propos de cet homme. Il n'aimait visiblement pas du tout la PDG de la compagnie et ne cherchait même pas à s'en cacher.
- J'ai eu l'occasion de regarder la côte en bourse de la compagnie … visiblement vous vous en sortez … étonnant …
Comment pouvez-t-il l'attaquer devant tout le monde ? Il n'avait même pas la décence de lui parler avec respect. Ce qui était d'autant plus rageant c'est que ni Aro ni Marcus ne disait rien. Pas un des deux ne prenaient la parole pour remettre l'autre à sa place. Quant aux 3 hommes avec lequel elle parlait avant que Caïus débarque, ils préféraient observer la scène en spectateur.
- D'autant plus quand on songe que vous n'avez pas l'envergure pour diriger une telle affaire …
Cette fois ces mots étaient insultants. J'avais envie de le prendre par le col pour lui faire cracher des excuses pourtant je me contins.
- Quand on est une rien on le reste … qu'importe que l'on s'entoure d'apparat …
J'étais certain qu'il voulait tirer une réaction de la jeune femme qui heureusement ne bronchait pas d'un pouce. J'étais content qu'elle ne lui fasse pas se plaisir mais je me doutais qu'elle devait intériorisée et ce n'était pas ce qu'il fallait.
Comment les autres pouvaient-ils entendre ça sans broncher ?
D'un air hautain il toisait Isabella comme si elle ne valait rien.
J'aurais tellement aimé lui dire ma façon de penser mais je ne pouvais pas provoquer un esclandre au milieu de la soirée. Je me doutais qu'elle n'apprécierait pas que je me mêle ainsi de sa vie. Je n'étais rien pour elle je devais le garder en tête.
Sans rien ajouter, il tourna les talons pour s'en aller.
Au passage, je perçus parfaitement le sourire méprisant qui lui barrait les lèvres. Pour me contenir je me forçais à reporter mon attention sur le groupe qui était autour d'Isabella. Les trois hommes trouvèrent bientôt une excuse pour filer. Même Aro et Marcus finirent par tourner les talons après avoir jeté un léger regard à la jeune femme qui était restée raide comme un piquet de bois au milieu de la salle.
Je la vis parfaitement prendre une profonde inspiration avant de se diriger vers les portes fenêtres. J'attendis quelques secondes avant de la suivre au dehors.
Le froid saisissant de cette fin de soirée me procura des frissons et je serrais mes bras contre moi pour conserver un minimum de chaleur corporelle. Il ne me fallut que quelques instants pour localiser Isabella qui me tournait le dos.
Dans sa petite robe, elle ressemblait à une illusion face à cette nuit noire. Elle ne semblait pas ressentir le froid mordant qui l'entourait. Pourtant je savais que si elle restait longtemps ici dans cette tenue elle allait tomber malade.
Doucement je m'approchais d'elle. Bien que je n'aie pas fait de bruit je savais qu'elle savait que j'étais là.
Bien que j'eus très froid, j'hottais ma veste que je lui déposais sur les épaules. Je la sentis tressaillir mais elle ne me la rendit pas au contraire elle attrapa les pans pour les resserrer contre elle.
- Vous ne devriez pas prendre en compte ce qu'il vous a dit …
Elle haussa les épaules d'un air nonchalant comme si elle se moquait de la scène qui venait de se dérouler quelques instants avant. Ce que j'avais du mal à croire.
Caïus Vladescu venait quand même de l'agresser en plein milieu d'une soirée et devant des hommes influant. J'avais du mal à comprendre pourquoi elle ne lui avait pas répondu et ne l'avait pas remis à sa place. La femme que j'avais appris à connaître ses dernières semaines l'aurait fait.
- Pourquoi ? … C'est la vérité après tout …
Il me fallut un moment pour arriver à retrouver l'usage de la parole. Comment une femme si sûre d'elle au quotidien pouvait-elle baisser sa garde comme ça ce soir ?
- Pas pour moi … Vous êtes une dame …
Elle eut un petit rire visiblement incontrôlable et un peu hystérique. Son attitude était de plus en plus étrange ce soir.
- Si vous le dîtes …
Elle regardait le ciel étoilé et exposait son visage à la brise. Ses paupières se refermèrent doucement.
- Vous ne devriez pas pensez que cet homme à raison … vous dénigrer ne sert à rien …
Elle rouvrit les yeux d'un seul coup et tourna la tête vers moi.
- C'est ce que vous dîtes … mais ce n'est pas la vérité …
Je fronçais les sourcils. J'avais envie de l'attraper par les bras pour la secouer et lui faire entendre raison.
- Je sais ce que je pense de vous … Je vous admire beaucoup vous savez … vous êtes magnifique, intelligente …
Elle me coupa nette dans mon élan.
- Vous ne devriez pas dire des choses comme ça, cingla-t-elle comme si ses compliments que je pensais sincèrement étaient une insulte.
Caïus Vladescu l'avait littéralement agressé verbalement sans quel ne bronche et moi je lui sortais trois compliments et elle me jetait ? C'était un peu le monde à l'envers.
- Vous ne devriez pas parler à tort et à travers comme ça … vous ne me connaissez pas …
- Je pense en savoir assez depuis toutes ses semaines … vous ne croyez pas ?
Elle secoua la tête absolument pas convaincu. Cette femme était plus têtue qu'une mule.
Mais c'est ce caractère qui me plaisait avant tout chez elle.
- Je vous assure que non …
J'allais pour protester une nouvelle fois mais d'une seule main, elle m'intima l'ordre de me taire.
- Ne dîtes plus rien … cela vaut mieux.
D'un seul mouvement elle attrapa ma veste qu'elle me tendit. J'eus juste le temps de l'attraper qu'elle prit la direction de la porte fenêtre.
- Bonne soirée Monsieur Cullen.
Sans attendre ma réponse elle retourna à l'intérieur.
Pendant un long moment je restai sur la terrasse en essayant de décortiquer ce qu'il venait de se passer.
Décidément mes pressentiments étaient les bons. Cette femme cachait de lourds secrets. Si au premier abord elle paraissait hautaine et inaccessible, ce n'était en fait qu'un mur derrière lequel elle se retranchait pour éviter que les gens ne s'approchent trop près d'elle.
Mais j'étais déterminé.
J'avais conscience que je n'avais aucun droit et que dans ma situation c'était une très mauvaise idée. Pourtant j'allais tout de même continuer, il fallait que je perce les secrets de cette femme.
Au bout d'un moment et après une profonde inspiration, je me calmais et je finis par rejoindre la salle. Inutile de chercher longtemps pour savoir qu'Isabella n'était nulle part. Elle était sans doute rentrée chez elle puisqu'Aro et Marcus étaient encore là.
Après un rapide coup d'œil à l'heure je me rendis compte que deux heures s'étaient écoulées depuis que j'étais arrivée. Je pouvais donc m'éclipser.
J'étais conscient que cette soirée n'avait pas atteint le but premier, du moins celui qu'Isabella m'avait fait entrevoir. Mais pour moi elle avait rempli un tout autre objectif.
Je venais d''entr'apercevoir une toute nouvelle facette de la femme incroyable pour laquelle j'éprouvais des sentiments. Ce côté d'elle était tout à fait différent de ce que j'avais pu voir jusque-là, une partie fragile à laquelle on ne pouvait pas s'attendre quand on la voyait au premier abord.
Mais cette part d'elle me donnait encore plus envie de découvrir les secrets enfouis au fond d'elle et de rentrer au moins un peu dans son monde … ou dans sa vie.
PDV Bella
Quand j'étais rentrée de nouveau dans le salon j'avais fait un rapide tour de tout le monde avant de m'éclipser discrètement pour enfin rentrer chez moi. Sur la route, je restai le regard rivé sur le paysage qui défilé sous les fenêtres de la voiture. Je ne distinguais pas grand-chose dans la nuit noire mais je n'arrivais pas à détourner le regard.
Je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'il venait de se dérouler ses dernières semaines et plus particulièrement ce qu'il venait de se passer. Bien entendu une personne me revenait souvent à l'esprit depuis un petit moment … Edward Anthony Cullen.
Et je m'en voulais.
Je refusais de penser à cet homme et surtout pas de cette manière. Me gifler pour me forcer à penser à autre chose n'était pas la solution et ça n'avait servi à rien.
Décidément la vie que j'avais vécu jusqu'à ce jour, les drames et la souffrance que j'avais dû endurer depuis toutes ses années ne m'avait pas servi de leçon.
Après la mort de Dimitri quatre ans plus tôt, c'est sur sa tombe que j'avais juré que jamais, jamais je ne m'intéresserais de nouveau à quelqu'un d'autre ou ne regarderais de près ou de loin un autre homme.
Pourtant et bien que j'aurais voulu continuer à me mentir, c'était bien le cas avec mon collaborateur.
Pour la première fois depuis des années, un homme avait réussi à attirer mon attention plus de deux secondes.
Il m'arrivait de penser à lui quand mon esprit était accaparé par autre chose qui n'avait aucun rapport avec le travail, quand je m'occupais de mes filles par exemple et que pour une fois le travail était loin.
Je refusais que cela continue encore. Je ne voulais pas m'intéresser à lui.
Pas parce qu'il ne me plaisait pas … j'avais conscience que s'était le cas bien que je me sois voiler la face pendant longtemps. Edward Cullen était l'un des plus bels hommes que je n'avais jamais vu mais cela ne constituait pas non plus une raison suffisante de se laisser aller.
Je devais le tenir à l'écart de ma vie. Il était déjà trop entré dans mon intimité. Cette invitation que j'avais acceptée pour mes filles, jamais je n'aurais dû céder devant son insistance.
Quand Aro avait compris ou je comptais me rendre il était dans une colère noire. Il était hors de question que je fricote comme je le faisais avec un homme qui ne devait être qu'un simple collaborateur. Je n'étais plus une gamine, j'avais un nom maintenant que je me devais de protéger et surtout de préserver. C'était ses propres termes lancés d'une voix cinglante avant de quitter la pièce.
Parfois dans ces moments là j'avais du mal à rester impassible face à telle accusation.
J'étais consciente que sans mon mari je n'en serais pas là aujourd'hui. Quand Caïus Vladescu m'avait attaqué dans la salle de cette soirée, je savais que je ne pouvais pas répondre à ses accusations qui étaient en partie la vérité.
Quand on est une rien, on le reste. Les apparats et toutes ses choses sans réelles valeurs qui m'entouraient, ça n'avait pas d'importance. C'était futile et sans grand intérêt.
Quand je passais enfin le pas de la porte de la maison, je montais les escaliers en silence avec mes talons aiguilles à la main.
Pour me rassurer je passais par la chambre de chacune de mes filles tout en terminant par Kiara.
Ma fille aînée avait déjà 15 ans. Pourtant je ne pus m'empêcher de sourire en apercevant son ours en peluche défraichis et plus vraiment blanc, sa couleur d'origine dans ses bras. C'était difficile en ce moment avec elle. Elle était à un âge ou cela devenait particulièrement compliqué. Elle commençait à faire ses premières crises d'adolescence et un sujet bien particulier revenait sans cesse sur le tapis : qui était son père ? Une question à laquelle je refusais de répondre.
Il y a quelques semaines elle s'était enfuit de son école et les choses avaient mal tournées pour elle puisqu'il y avait eu un accident de voiture et qu'elle s'était retrouvé à l'hôpital. Elle trainait avec des garçons de plus de 20 ans qui buvaient quand ils prenaient le volant. Pendant deux jours, je n'étais pas allé travailler pour m'occuper entièrement d'elle et essayer de lui faire entrer du plomb dans la tête mais c'était peine perdu. Elle continuait à faire n'importe quoi, j'avais peur de sa prochaine bêtise, peur qu'elle aille trop loin. Aro avait suggéré de l'envoyer dans un pensionnat en Suisse. Il s'agissait d'un établissement très strict ou la discipline était presque militaire.
Mais je m'y opposais farouchement. Je refusais de me séparer de mon bébé. Elle était trop jeune et puis s'était trop loin. Qui sait ce qu'elle pourrait faire une fois dans cet établissement ?
Je refermais la porte avant de me diriger vers ma chambre. Je m'arrêtais sur le seuil et déposais mes talons soigneusement sur le meuble près de l'entrée.
Sans prendre la peine de retirer ma robe ou de me démaquiller, je m'installais sur mon lit puis je m'allongeais de tout mon long.
Je fixais le plafond et pris une profonde inspiration.
Je donnerais tout pour mes enfants, mais ce n'était pas tous les jours faciles de les élever surtout avec l'emploi du temps surchargé qu'Aro me forçait à prendre.
Avant la mort de Dimitri, je m'étais occupé de Charlotte et Kiara à plein temps mais maintenant j'avais du mal à leur réserver une demi-journée.
J'étais consciente que mon aînée n'était pas heureuse de la situation. Jusqu'à ses 10 ans j'avais passé l'essentiel de mon temps avec elle et maintenant … elle venait au bureau pour arriver à me voir. Quand je lui proposais de passer du temps toutes les deux, elle rejetait l'idée et préférait s'isoler.
Elle n'était plus la petite fille adorable que j'avais élevé et surtout que j'avais connu avant la mort de mon mari.
Cette histoire l'avait marqué, j'en étais consciente.
Charlotte et Lise était trop jeune pour comprendre réellement que leur papa était mort. Mais pas Kiara. Elle commençait à considérer Dimitri comme un père et au moment où elle lui accordait enfin un peu de confiance, il était partit.
Je savais que ce n'était en rien sa faute, il n'avait pas demandé à mourir aussi jeune. Il n'avait que 35 ans. C'était beaucoup trop jeune pour partir. Mes filles n'avaient pas mérité de perdre leur père ainsi.
Dimitri était un bon mari et surtout un très bon père. Bien que Kiara ne soit pas sa fille, il l'avait élevé comme la sienne. Au moment de la naissance de Charlotte, il avait été aussi soucieux que moi sur le bien-être de Kiara. Mais cela n'avait pas duré longtemps.
Six ans de relation et quatre ans de mariage … envolés … parce qu'un accident avait eu lieu et nous l'avait enlevé.
Je ne laisserais plus jamais quelqu'un s'approcher de mes filles au point qu'elles s'attachent à lui, ni elles ni moi. Pour souffrir plus tard, autant éviter les problèmes à la base en ne laissant s'approcher personne.
Et cela s'appliquer aussi et surtout à Monsieur Edward Cullen.
Alors vos avis ?
Isabella se dévoile et Edward lui essaye de percer à jour sa collaboratrice …
Pour le prochain chapitre … une première pierre du secret d'Isabella est soulevée !
A la semaine prochaine tout le monde ^^
