Chapitre 10 : La Belle et la bête, deuxième partie

Note de l'auteur : Merci à tous mes petits lecteurs et à Baella qui me laisse toujours des commentaires. Voici sans doute la chapitre le plus long de la fic. Mais je me suis bien éclatée avec celui-là.

Bonne lecture

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S'armant de tout son courage (et aussi de son armure), Angelo du Cancer tenta quand même d'avoir une explication avec Aphro. Il avait beau être un génie, il n'en était pas moins qu'il se sentait minable sans la présence du poisson à ses côtés. Ils ne s'étaient pas surnommés le duo du Styx pour rien. Ils avaient commencés cette mission à deux et la finiraient à deux.

Sur un accord commun, tous les groupes avaient décidé de commencer les préparatifs le lendemain. Ils avaient tous besoin de temps pour finir le deuil d'Eliona et commencer celui de leur tranquillité.

Depuis la fin de la réunion, Aphro s'était enfermé chez lui, et le cosmos qui s'en ressortait laissait comprendre q'une visite était plus que déconseillée. Mais Angelo ne craignait point le danger. Il pensait assez connaître le suédois pour gérer ses sautes d'humeur. Et cette fois c'est sûr, pas question qu'il se rabaisse à cueillir des fleurs et inventer des rîmes minables. Il lui dirait les choses clairement, et c'est tout, ils pourraient ensuite continuer leur mission ensemble.

L'italien attendit un peu que le cosmos de son pair se calme un peu, puis alla le voir dans la soirée. Il ne prit pas la peine de frapper, au cas où Aphro ne voudrait pas lui ouvrir. Il entra directement dans le temple calme. Angelo trouva son ami dans la chambre, recroquevillé sur son lit, apparemment endormis, et ses yeux encore humides d'avoir probablement pleuré. De colère ? De chagrin ? Peut importe, Angelo voulu les essuyer, mais à ce moment, Aphro se retourna dans le lit et dit toujours endormi :

« Aphro : Père, pourquoi est-ce que vous m'appelez Ingrid pendant ces moment ? Je ne suis pas elle.

Angelo : Encore cette Ingrid ? Mais qui c'est bon sang ?

Aphro : Père, regardez-moi, je ne peux pas être elle. Je peux partir maintenant, pourquoi est-ce que vous fermez la porte ?

Angelo : Rah, j'en ai marre de cette histoire. Aphro, qui est Ingrid %§& ? Et que te faisais ton père ? Il ne t'a pas que battu, tu me caches autre chose. Ne me dis pas que… Mais répond moi %&§#.

Aphro (se réveille) : Hum… Angelo ?

Angelo : Aphro, tu faisais un cau… »

Le cancer ne put terminer sa phrase, il venait de se recevoir l'oreiller du poisson en pleine pomme. Ce dernier le regardait avec une haine jamais connue chez lui, avant d'à nouveau lui balancer un autre objet :

« Aphro (balance tout ce qui lui tombe sous la main) : Traite, %ù£$&, tu m'a trahi, et tu as trahi Aldé.

Angelo (esquive les objets) : Aphro, arrête. Laisse-moi t'expli…

Aphro : Ta µ$£¤, je ne plus voir ta face. Dégage, dégage de mon temple, dégage de ma vie. Va épouser Scylia, va rendre encore quelqu'un de malheureux. Va donc la sauter, toi qui en rêve depuis si longtemps. »

Angelo n'en croyait pas ses oreilles. Lui qui se croyait habitué aux sautes d'humeur d'Aphro, il était abasourdi par un tel langage et une telle violence. Il tenta de lui attraper les poignets, mais, le suédois se débattait avec ses jambes et sa tête. Il tenta alors de lui expliquer, mais les cris hystériques de son ami l'empêchaient de formuler la moindre phrase. C'est alors qu'il battit en retraite, il ne pourrait de toute façon rien obtenir pour le moment :

« Angelo (en descendant les escaliers) : Tu ne veux pas m'écouter pour le moment Niels ? Je comprends aussi, je ne sais pas comment j'aurai réagi si tu m'aurais fait le même coup. Mais ce n'est pas de ma faute non plus. Je n'avais pas prévu que Scylia accepterai ma demande. Tout ça c'est la faute de cette imbécile. Elle arrête de m'éconduire du jour au lendemain, et je doute que c'est parce qu'elle est subitement tombé amoureuse de moi. Peut-être qu'elle aime Aldé quand même. Rah, je n'ai jamais compris les femmes. Mais rassure-toi Niels, je ferai n'importe quoi, mais je ne l'épouserai pas. Foi d'Angelo. Tout ce que je veux dans la vie pour le moment, c'est juste ton bonheur, et ça commence par découvrir ce que t'a fait ton %ù£$¤ de père. Avant cela, j'ai quelques petites choses à faire pour régler mon problème actuel. »

Armé d'un nouveau plan, Angelo s'en alla chez lui.

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Palais du Sanctuaire

Une fois tout le monde parti, Shion poussa un soupir à fendre l'âme :

« Dohko : Quelque chose ne va pas ?

Shion : Vivement que tout ça se termine. Franchement, je déteste les mariages.

Dohko : Tu n'aimes pas, mais c'est bien pourtant. C'est une belle cérémonie, mais toi tu le prends comme un enterrement.

Shion : Dohko, si tu savais… Je suis maudit dès qu'il s'agit de mariage.

Dohko : Je ne comprends pas ce que tu dis. Explique-toi.

Shion : Cela fait des décennies que je suis Pope, et j'ai déjà eu l'occasion de célébrer ce genre de cérémonie. Je ne sais pas pourquoi, mais ça fini toujours mal en ce qui me concerne. Je suis maudit.

Dohko : Mais ne te fais pas de soucis mon mouton d'amour, tout ira bien, je suis avec toi cette fois.

Shion : Mon mouton d'amour…

Dohko : Allez, un peu d'enthousiasme, surtout que j'ai bien l'intention de profiter de toi jusqu'à demain.

Shion : Dohko, pas d'excès, nous devons garder toute notre énergie pour l'arrivée d'Athéna. Dohko… Pas ici… Dohko. »

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Temple du Taureau

Assis devant son temple, Aldébaran du taureau méditait sur la journée qui venait de s'écouler. D'abord Aphrodite était venu le trouver pour lui redonner confiance et courage. Il avait de nouveau espoir d'avoir Scylia à ses côtés. Il avait même passé une bonne partie de la journée à mimer devant la glace ce qu'il lui dirai en face. Mais tout cet entraînement aura finalement été inutile, car sa belle allait se marier.

Au lieu de fondre en larme, ce grand costaud avait simplement soupiré en se disant que c'était prévisible. Comment lui le grand molosse pourrait se faire aimer d'une fille aussi belle. Actuellement, il se demandait s'il devait féliciter Angelo ou lui casser la figure. Mais quand même, Scylia n'était pas une femme stupide, elle n'aurait jamais accepté une demande en mariage contre son gré. Sans doute éprouve-elle des sentiments à l'égard d'Angelo, et blesser ce dernier sera la blesser à elle, et ça il refusait que ça arrive. Angelo du Cancer, Italien dans l'âme et un peu bougre sur les bords, il n'était pas si mauvais que ça après tout. S'il faisait le bonheur de Scylia, alors il en serait heureux, car c'est tout ce qu'il souhaitait, son bonheur à elle, pas vraiment le sien.

Satisfait de cette conclusion, le deuxième gardien se releva avec pour ambition de préparer un dîner léger. Demain il se lèverait tôt pour commencer les préparatifs. Il doublerait d'effort pour offrir un beau mariage à sa bien-aimée. Tout serai parfait, hormis peut-être la présence d'Athéna et de ses cinq boulet de chevaliers divins. Ca lui faisait mal de penser ainsi de sa Déesse, mais ce n'était pas non plus sa faute si la toute puissante Athéna avait choisi une gourde comme enveloppe charnelle, avant d'être confiée à un vieux croûton dément qui avait choisi des jeunes arriérés pour protéger la divinité.

C'est sur cette pensée qu'entra dans le temple Angelo du Cancer, portant une énorme marmite bouillante qu'il posa sans ménagement sur la table du taureau, table qui était ornée d'une nappe en crêpe bleu à fleurs orange (cadeau de Mû) :

« Aldé : Ma nappe…

Angelo : Hey mon pote, je me sentais seul, Aphro me fait la gueule. Tu veux pas bouffer avec moi, j'ai fait toute une bonne marmite de pastas, et pas question de gâcher, c'est sacrilège pour les italiens que de laisser des pastas refroidir dans la marmite. Allez, met la table, j'emprunte tes chiottes. »

Le taureau en resta ébahi. Cet espèce d'énergumène grossier et impoli était-il vraiment le futur époux de sa dulcinée. Angelo revint et s'assit lourdement sur une chaise, attendant d'être servi. Aldé s'exécuta. Durant tout le repas, Angelo ne cessait de se vanter sur sa force, ses techniques, ses conquêtes, parlant même de sujet plus sérieux qui firent rougir le brésilien. Une fois le repas terminé, l'italien mit ses pieds sur la table et rota de façon la plus bruyante et impolie qui puisse exister tout en se curant les dents avec un couteau. Aldé commença à se demander si ce type était vraiment l'homme idéal de Scylia. Il tenta quand même d'engager la conversation :

« Aldé : Tu t'es disputé avec Aphrodite ?

Angelo : Ouais, il me saoule lui aussi, toujours à se vexer pour pas grand-chose.

Aldé : Mais pourtant vous vous entendez bien.

Angelo : Disons que c'est pratique de toujours se faire inviter à bouffer. C'est économique. Mais bon, maintenant que je vais avoir une femme à la maison, plus besoin de me taper les marches. En plus je pourrais faire des exercices post-prandiaux… Tu vois ce que je veux dire.

Aldé : je ne pensais que tu étais homme à te marier. C'est plutôt surprenant.

Angelo : C'est plutôt elle. Tu connais les femmes, ça veut se marier juste pour porter une belle robe. Pathétique.

Aldé : Scylia est une femme exceptionnelle, tu as vraiment de la chance.

Angelo : Certes, elle est douée pour le ménage et la cuisine. Ses seins sont un peu petits mais ses fesses splendides. J'espère qu'elle sera à la hauteur de mes espérances au lit.

Aldé : …

Angelo : Bon, je te laisse, demain je dois me lever pour aller faire du shopping avec elle. J'espère qu'elle va pas mettre trois heures à choisir une robe et un anneau. Je reviendrai chercher la marmite quand elle sera propre. Allez Ciao. »

Angelo quitta le temple du taureau, laissant là un Aldébaran complètement abasourdi. C'est pas possible, Scylia avait du être droguée ou n'importe quoi. A moins qu'il ne la connaisse pas aussi bien qu'il le pensait.

Scylia… Il se souvenait de quand il avait rencontré cette petite chose, sale, désespérée, trempée par la pluie dans les ruelles de Rodorio, et qui se débattait comme elle pouvait pour échapper à son agresseur. Le regard, ses grands yeux bleus suppliants qu'elle lui avait adressés furent comme la flèche de Cupidon. Au début, elle ne voulait pas lui parler, ni au Pope d'ailleurs. Elle baissait sans arrêt les yeux, les gardait au sol, à son grand damne, car il rêvait de les revoir, ses grand yeux bleus. Avec le temps, elle se détendit et prit place auprès des servantes, exécutant son travail avec rigueur et enthousiasme. Malheureusement pour le taureau, quand Saga était le Pope, il n'était pas correct qu'une simple servante fréquente un saint d'or. C'est pourquoi il avait gardé ses distances, il ne voulait pas qu'elle soit punie voire bannie à cause de lui. Puis ensuite ce fut le manque de courage. Scylia avait grandi, elle était si belle, que lui se trouvait pathétique à côté, et il n'avait jamais eu le courage de lui dévoiler ses sentiments. Maintenant c'était trop tard. Il n'était pas rassuré qu'elle ait Angelo comme époux. Mais que devait-il faire ?

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Temple du Cancer

A peine rentré chez lui, Angelo se laissa tomber sur le canapé. Enfin il pouvait reprendre un air « normal ». Effectivement, il avait un peu joué la comédie devant Aldébaran. Si ce dernier était effectivement fou amoureux de Scylia, il mettrait tout en œuvre pour empêcher ce mariage. Mais au cas où, aussi petite soit sa cervelle que grand sa taille, le Cancer avait décidé de donner un bon coup de pouce au destin, d'où cette petite mise en scène pour être sûr qu'il réagisse. Aussi idiot soit-il (point de vue d'Angelo), jamais le Taureau ne laisserai sa dulcinée dans les bras du rustre qu'il avait joué (et qu'il était un peu aussi, mais il refusait de l'admettre).

Il ne lui à présent plus qu'à attendre. Si jamais rien ne se passait, il avait toujours un plan de secours, mais celui-là il préférait quand même l'éviter.

Angelo alluma la télé, il avait bien le droit de se détendre à présent. Après avoir zappé sur plusieurs chaînes, il tomba sur ce qui semblait être un défilé de belles jeune femmes. Ca ferait l'affaire :

« Angelo : Je sais pas ce qui m'arrive en ce moment, mais même ces belles nenettes ne me donnent même pas envie.

Présentateur TV : Et pour continuer ce grand concours de Miss Monde, le jury appelle miss Allemagne…

Angelo : Le concours de Miss monde ?

Présentateur TV : Et voici Miss Suède, Grace O'Monou, vingt ans, un mètre soixante dix-huit. On reconnaît bien là ce que nous cache ce pays froid qu'est la Suède.

Présentateur TV 2 : Effectivement, les femmes de ce pays doivent en réchauffer plus d'un. Les miss obtiennent en génal une bonne place au classement final.

Présentateur TV : Cela dit, aucune des dernières ne parvient vraiment à faire le poids face à Ingrid McDinan, la miss Suède de mille-neuf-cent-soixante-trois. Quelle perle exceptionnelle cette Ingrid. Je crois qu'elle reste à l'image des Suédois, la plus merveilleuse miss de toute l'histoire de ce concours.

Angelo : Ingrid ?

Présentateur Tv : En plus d'être belle, elle était cultivée, modeste, pétillante, généreuse, humaine, et son sourire était des plus naturel. Il est fort dommage qu'elle n'est pas participée à l'élection de miss monde, à coup sûr qu'elle aurait gagné haut la main.

Présentateur TV 2 : Pas mal de rumeur ont circulé par rapport à son désistement. Notamment le fait que le stress de la compétition soit mauvais pour sa santé fragile, ou encore soit disant qu'elle était enceinte.

Présentateur TV : Nous ne le saurons jamais, quel dommage ! Voilà la miss suivante, miss Norvège…

Angelo (s'accroche au téléviseur) : Eh attends, dis-m'en plus sur cette Ingrid. Comment elle était ? Mais répond %$£&. Rah, ça ne peut pas être une coïncidence tout ça. Suède, Ingrid, santé fragile, mille-neuf-cent-soixante-trois, enceinte. Aphro est né en mars soixante-quatre. Me faudrait une photo de cette Ingrid… Je ne vois qu'une solution. Avec un peu de charisme et de biceps, on peut obtenir ce que l'on veut. Je m'en charge demain, le temps que Scylia choisisse sa robe. Pff, mais pourquoi je fais ça ? Pour cet espèce de thon qui m'a traité de tous les noms. Qu'est-ce que je ferai pas pour Aphro ? Oh et puis j'en ai marre de réfléchir, je vais le coucher, j'aurai besoin d'avoir les idées claires pour demain. »

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Au temple des Gémeaux

Revenons voir le GTK, en autre le Great Teacher Kanon (pas de moi je sais, je salue Tôru Fujisawa) et son élève Ilyas :

« Ilyas (en train de lire) : Le… couple… commence à se… déshabiller… puis la femme dit… à son mari… Vas y…

Kanon (tape derrière la tête) : Vas-y, fais la liaison idiot. Allez continue et concentre-toi.

Ilyas : Vas-y chéri… Met ta grosse… saucisse dans… mon hamburger. Et là Toto… sort de sousse…

Kanon (tape sur la table) : Sous, le s ne se prononce. Tu le fais exprès ? Allez continue.

Ilyas : de sous le lit… et dit… vous voulez pas… un peu de… moutarde.

Kanon (mort de rire) : HAHAHAHAHA, trop fort, je l'adore celle-là. Dément ce livre de blagues.

Ilyas : Je dois vous remercier Seigneur Kanon. Je ne me serai jamais cru capable de lire autant.

Kanon : Oh arrête avec tes « Seigneur ». Appelle-moi Kanon. Ou non tien, appelle-moi Senseï.

Ilyas : Kanon-senseï ?

Kanon : Yeah, ça sonne bien. Alors dis-moi mon petit Ilyas…

Ilyas (le coupe) : Petit ? J'ai quinze ans.

Kanon : Et moi vingt-huit. Alors quand tu auras vécu autant que moi, tu pourras dire que t'es grand.

Ilyas : Si je comprend bien, je ne pourrai jamais sortir avec vous, je serai toujours trop jeune.

Kanon : Parfai… (S'arrête net de parler)

Ilyas : Senseï ? Vous allez bien ?

Kanon (se reprend) : Oui, oui ça va. Bon ça suffit pour aujourd'hui. Rentre chez toi, entraîne-toi et on revoit dans quelques jours. Je vais être très occupé avec le mariage d'Angelo, Athéna qui arrive au Sanctuaire et tout ça.

Ilyas : Je vais travailler dur.

Kanon : Il y a intérêt, si la prochaine fois, tu fais ne serai-ce qu'une seule faute de lecture, je te fais nettoyer le temple des gémeaux de fond en comble.

Ilyas : Je peux vous emprunter un livre ? Je n'en ai pas chez moi.

Kanon : Prend ce que tu veux. »

Ilyas opta pour un livre de contes. C'est le seul choix potable pour lui. Sinon c'était roman philosophique incompréhensible de Saga, ou Revue cochonne de Kanon. Ce dernier semblait troublé par quelque chose. Avant de partir, Ilyas dit :

« Ilyas : Kanon-senseï, vous croyez que je pourrais venir à la fête ? Elia adorait ça.

Kanon (hausse les épaules) : Moi ça m'est égal. Je ne pense pas que ta présence gênera. Tout le monde te connaît maintenant ici.

Ilyas : Vous savez, j'étais sérieux quand je parlais de sortir avec vous. Vous me plaisez Kanon-senseï.

Kanon : File gamin. Tu ne sais pas ce que tu dis. Est-ce que tu te rends compte que nous sommes tous les deux des hommes ?

Ilyas (clin d'œil) : Au revoir senseï. Et n'essayez pas de m'échapper. N'oubliez pas la promesse faîtes à ma sœur. »

Le jeune homme s'en alla, laissant un Kanon complètement désemparé. Le gosse était beau, mais il était aussi si jeune par rapport à lui. Si jeune… Mais LUI, il n'était pas beaucoup plus vieux. Seize et vingt-huit, douze ans d'écart, n'est-ce pas un peu trop ?

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Afin de ne pas se perdre dans l'organisation des préparatifs, nous allons suivre nos groupes un à un durant ces trois jours (pas dans les détails). A commencer par le groupe… des futurs mariés bien sûr.

Angelo était passé cherché Scylia le lendemain pour l'emmener en ville. Ils devaient ensemble choisir leur alliance, la couleur de sa robe, celle de la décoration, la destination de leur voyage de noces. Ensuite, elle ferait les boutiques avec ses collègues pour choisir sa robe et ses dessous.

Pendant ce temps, Angelo pouvait se reposer ou aller voir ses collègues des autres groupes. Mais il avait d'autres projets en tête. Il devait fignoler certaines choses pour que son plan soit parfait. Et surtout, il y avait un endroit où il devait se rendre :

« Angelo (parle tout seul en ville) : Je rentre, je demande poliment d'abord. S'ils refusent, je m'explique un peu. S'ils refusent je les menace. S'ils menacent d'appeler la police, j'envoie tous les téléphones au puit des âmes. S'ils refusent encore, j'en envoie un au puit des âmes pour un rapide aller-retour. S'il ne croit pas la terreur de leur collègue, j'en découpe la tête d'un… Rah mais qu'est-ce que je dis, les humains ne sont pas bêtes à ce point.

Passant : Quel type bizarre !

Enfant du passant (regarde une vitrine) : Ah papa, regarde ces beaux livres. Qu'elle est belle la princesse. Mais la bête elle est moche.

Passant : Allez viens, ta mère nous attend. »

Angelo saisit ce que venait de dire l'enfant et alla regarder dans la vitrine. C'était une librairie et il y avait un tas de contes au premier plan. Beaucoup d'histoire connue. Mais un en particulier marqua l'attention du Cancer. Une nouvelle idée lui vint. Quel génie cet Angelo !

Laissons Angelo à ses activités secrètes tel un espion, et allons voir Scylia :

« Collègue de Scylia : Fais voir Sisi. Tu es magnifique. Tu seras sans doute la plus belle mariée de toute l'histoire du Sanctuaire.

Scylia : Merci, tu es gentille.

Collègue : Mais je doute quand même que tu remporte ce titre ?

Scylia : Je sais, il y tellement de femme plus belle que moi. Mais ça m'est égal.

Collègue : ta beauté est parfaite. Ce qui te manque Sisi, c'est un visage heureux.

Scylia : Un visage heureux ? Pourquoi est-ce que tu dis ça ?

Collègue : Je suis contente que tu te marie. Epouse de chevalier d'or, c'est une bonne situation. Mais franchement… Angelo du Cancer. Enfin, ce n'est pas un mauvais garçon. Je l'apprécie et le respecte, même si on aime bien rire de lui entre nous. Mais je ne comprends pas, Il ne t'a jamais intéressé. Tu l'as mainte et mainte fois repoussée. Et là, du jour au lendemain, tu nous annonce que tu vas l'épouser.

Scylia : J'ai changé d'avis, c'est tout. Angelo est un homme bien. Il m'a fait une déclaration que je n'aurais jamais cru possible venant de lui.

Collègue : Je suis sûre que tu n'aurais jamais fait un tel choix sans raisonnement. Tu as bien la tête sur tes épaules Sisi. Je m'inquiétais pour toi c'est tout. Si tu es heureuse, c'est l'essentiel.

Scylia (sourire forcée) : Ne t'en fait, c'est le stress. C'est fréquent quelques jours avant les mariages. Je t'assure que je suis heureuse. Merci pour ton soutien, vous êtes plus que des collègues pour moi, vous êtes de vraies sœurs. Pourquoi m'a-elle dit ça ? Est-ce que j'aurai laissé transparaître une faiblesse… une déception ? Est-ce qu'une femme qui se marie de son plein gré est déçue ? Non, ça doit être le stress… Je dois retenir mes larmes, elles attendront que je sois couchée. Je dois être forte, en mémoire à Aldébaran qui a fait preuve de courage tant de fois dans sa courte vie.

Collègue (désigne la robe) : Celle-là est vraiment la plus belle de toute.

Scylia : Tu as raison, elle me plait aussi. Je crois bien que je vais la choisir. Je ne pourrai jamais l'avoir à mes côtés, mais je serai plus proche de lui si je deviens l'épouse d'un gold. Ainsi va la vie, on ne peut pas toujours avoir ce que l'on veut. J'ai déjà de la chance de ne pas m'être fait emporté par l'épidémie autrefois, de ne pas avoir fini affamé dans une ruelle, ou encore de ne pas avoir été obligé de me prostituer pour survivre. »

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Et maintenant le groupe « Cuisine », qui je le rappelle est composé de Camus, Marine et Shina :

« Camus (au téléphone) : Oui, est-ce qu'il est possible de se faire livrer le vin avant mercredi ? Oui c'est urgent à ce point… Non je ne suis pas œnologue… Pourquoi une adresse d'un centre de sevrage, c'est du vin que je veux… Mais je ne suis pas alcoolique… Mais bien sûr que nous avons de quoi payer… Alors l'adresse ici c'est Sanctuaire d'Athéna, au pied des marches. Oui, je serai là avec des collègues pour m'aider… C'est ça à mercredi matin, bonne journée. (Raccroche) Bon pour le vin et le fromage c'est bon. Il reste encore le champagne et le gâteau. Marine, Shina, vous avez décidez de l'entrée ?

Marine : Des sushi, je te dis !

Shina : Non, une salade de pâte.

Marine : Athéna est japonaise, alors elle préférera les sushi.

Shina : Mais on s'en fiche de cette cruche. Le marié est italien, il voudra des pâtes et sans doute pas du poisson cru.

Marine : je suis le maître de Seiya, le plus grand chevalier de cette génération, alors mes conseils ne peuvent être que bon.

Shina : Oui, mais c'est un peu grâce à moi qu'il a réussi à devenir aussi fort et à rester en vie jusqu'à la fin des guerres. Combien de fois mon corps lui a servi comme bouclier.

Marine : Ouais c'est ça. C'était juste une excuse pour te retrouver dans ses bras.

Camus : Allons mesdemoiselles, calmez-vous.

Marine et Shina : Toi la ferme.

Camus (coi) : … »

Le fier chevalier du Verseau préféra battre en retraite. Encore pire qu'une guerre, un duel de femmes. Effectivement, Marine et Shina continuaient de se chamailler pour obtenir gain de cause. Allant de sujet concernant leur entraînement, leur rôle dans les guerres, leur talent personnel, leur mec :

« Shina : Ton Aiolia a fahi tuer Seiya à deux reprises, et une fois moi aussi. Il m'a même assommée avec un coup de poing dans le ventre (souvenir de la bataille du Sanctuaire). Moi je ne supporterai pas d'être avec un macho pareil.

Marine : Peut-être, mas le mien il s'est jamais rallié à Hadès.

Shina : c'était pour la bonne cause, et le tien est tellement bête qu'il a pas su s'en apercevoir. »

Une heure plus tard :

« Shina : Moi le mien il est aux petits soins avec moi. Il me fait des massages, des dîners aux chandelles. Tu crois que c'est ton minou qui va faire ça.

Marine : Je préfère mon minou que ta brebis.

Camus : Bon j'ai commandé le champagne et la gâteau. Quand à l'entrée, pourquoi ne pas faire une salade de pâtes avec du poisson.

Marine et Shina (s'arrêtent net de se chamailler) : …

Camus : Comme ça c'est équitable. Et puis tout le monde aimera.

Marine : Camus, je te reconnais bien là, toi un des plus intelligent gold.

Shina : Ah c'est sur qu'il dépasse de loin ton imbécile de chaton.

Marine : Sale %$£& (se jette sur Shina).

Camus (en bon professionnel) : Bien, il nous manque plus qu'à commander toute sorte d'amuse gueule, boissons sucrés… »

Et donc, après deux jours de bataille, le menu était enfin choisi, et la commande arriva à bon terme. En ramenant les derniers cartons de vin dans la cuisine, le pauvre Camus tomba sur un spectacle qui le dégoûta à vie des femmes… Shina et Marine se trouvait là, un verre à la main et des bouteilles entamées à côté, saoule et… triste :

« Marine (en larme) : Pardonne-moi ma chérie pour ce que j'ai dit l'autre jour sur ta chèvre. Shura est un homme bien, et tu as de la chance.

Shina (en larme) : Non, c'est moi qui ai commencé avec mes minous.

Camus : Marine, Shina, mais vous avez entamé les bouteilles ?

Marine (se jette sur Camus) : Camus, c'est toi qui a fait tout le travail pendant que Shina et moi on se chamaillait.

Camus (tente de repousser gentiment Marine) : Heu, non ce n'est rien. Et puis vous m'avez aidé quand même. Allez calmez-vous et arrêtez de boire. C'est pour demain.

Shina : Tu veux rire, c'est le meilleur champagne que j'ai jamais bu. Allez tiens goûte. Voilà une coupe pour toi.

Camus : Heu non.

Shina (visage qui fait peur) : Bois-le c'est un ordre. »

Le pauvre verseau n'eut d'autres choix que se plier aux ordres des deux femmes en furie. Il pria pour que Milo ne se ramène pas, surtout maintenant qu'il avait consommé quelques verres :

« Marine (saoule) : Dis Camus, il est comment Milo au lit ?

Camus (saoul) : Une bête féroce. J'en ai encore mal au derrière.

Shina (saoule) : Si je comprend bien, tu es le dominé.

Camus : Malheureusement, il parait que je fais trop efféminé pour être le dominant.

Marine : C'est clair, on t'ajoute une poitrine et on t'enlève tes bijoux de famille et t'es une femme parfaite.

Shina : Va savoir, si ça se trouve il EST une femme. Camus, déshabille-toi. »

Heureusement pour eux (surtout pour Camus), tout le monde était tellement occupé que personne ne se rendit compte de rien.

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Aiolia et Milo s'était chargé de louer du matériel pour la sono, ainsi que des disques pour compléter déjà leur collection personnelle. Au troisième jour, tout était prêt :

« Aiolia : La première danse, une belle valse ou Angelo invite Scylia.

Milo (perplexe) : Là déjà, ça fait bizarre.

Aiolia : Angelo qui se marie, ça fait bizarre. Mais que veux-tu ?

Milo : Attention, Marine voudra sans doute attraper le bouquet. Je te conseille de bien la tenir si tu ne veux pas te retrouver enchaîné prochainement.

Aiolia : Hum, j'y songerai.

Milo : Allez, on récapitule, du disco pendant le repas, de l'animation entre les différents plats, puis on attaque avec du rock.

Aiolia : Sans oublier les slow.

Milo (qui rêve) : Hum, tout serré contre mon Camus.

Aiolia (change de sujet) : Figure-toi que quand Marine est rentrée à midi, elle s'est écroulée sur la canapé et depuis elle dort comme une masse. Impossible de la réveiller.

Milo : Ah bon ! Toi aussi.

Aiolia : Camus aussi ? Impossible !

Milo : J'ai autant été surpris que toi. Mon si fier et droit Camus, arriver dans le temple en titubant et s'effondrant sur la canapé.

Aiolia : Je me demande bien ce qu'ils font dans le groupe cuisine.

Milo : Je te propose d'aller jeter un œil au chantier. »

C'est ainsi que les deux amis se rendirent à la cuisine déserte. Mais sur la table principale trônait encore les verres et les bouteilles vides de l'apéritif du groupe cuisine :

« Aiolia (outré) : Je le crois pas, ils ont commencé l'apéro sans nous.

Milo : Mon Camus bois du champagne. Mais c'est une grande nouvelle, je sens que je vais pimenter nos repas à présent.

Aiolia (prend deux coupes dans un placard) : Allez, buvons au mariage d'Aldé.

Milo (Prend une bouteille pleine) : Et au dévergondage de mon Camus.

Milo et Aiolia (trinquent) : Tchin. »

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Bon, et bien pendant voyons comment s'en sorte Aiolos et Shion :

« Aiolos (rebouche un trou) : Je ne comprend pas pourquoi tu m'as désigné pour un tel travail.

Shion (fait exploser une pierre tombale inutile) C'est tout ce que j'ai trouvé à te faire faire.

Aiolos : J'aurai très bien pu aider mes autres collègues à la cuisine et au nettoyage.

Shion : Je sais mais ça fait un moment que je me dis qu'il faut faire du nettoyage dans ce cimetière. Ce mariage est l'occasion idéale. Je regrette sincèrement que ce soit toi qui t'y colles.

Aiolos : Bon, de toute façon je suis là maintenant. Alors finissons. »

Alors que le Grand Pope et le héros du sanctuaire continuaient d'arranger le cimetière dans un calme total, Aiolos finit par dire :

« Aiolos : Shion ?

Shion : Oui ?

Aiolos : Pour ce qui s'est passé, il y a treize ans, je suis sincèrement désolée.

Shion : Allons, tu n'y est pour rien dans ma mort, et n'oublie pas que toi aussi tu y es passé.

Aiolos : C'est là que tu te trompes. A l'époque, Saga était mon meilleur ami, et je savais qu'il avait cette double personnalité maléfique. Seulement, je n'ai pas osé venir t'en parler parce que j'avais peur que tu le bannisses du Sanctuaire, à cause de la menace qu'il représentait. Il m'était incapable de penser que nous puissions être séparé. Il m'était aussi vital que mon petit frère.

Shion : Aiolos, tu te rends compte de ce que tu dis ? En avouant cela, tu serais porté comme responsable du chaos du Sanctuaire, de toutes ces morts inutiles.

Aiolos : J'en suis parfaitement conscient. Mais si je te dis cela, c'est pour te demander de ne pas lui en vouloir. Saga est quelqu'un de bien, et c'est lui qui était le plus à plaindre. Il souffrait atrocement de cette situation, il a combattu des années durant pour refouler cet être maléfique. Mais elle a quand même réussi à prendre le dessus.

Shion : Et résultat des courses, je suis mort, toi aussi, et le chaos s'installa pendant des années sur le sanctuaire. Mon disciple dut s'exiler, ton frère a atrocement souffert de ton absence et des insultes des autres. Et Dohko…

Aiolos : Je suis désolé, sincèrement, je ne voulais pas ça. Mais je t'en prie Shion, n'en veux pas à Saga. Tu peux me haïr mais pas lui. Il a déjà trop souffert.

Shion (sourit) : Tu tiens vraiment à Saga, n'est-ce pas ?

Aiolos : Je l'aime depuis toujours.

Shion : Je te comprends Aiolos, car moi aussi je suis fou amoureux de ce gamin de Dohko.

Aiolos : Il me fait rire, ce grand… enfin petit sage retrouver sa jeunesse, et tout ce qui va avec. Toi au moins tu as gardé ta sagesse.

Shion : C'est du Dohko jeune et fougueux dont je suis tombé amoureux autrefois. Mais en ce qui concerne Saga, ne t'inquiète donc pas Aiolos, il y a longtemps que je lui ai pardonné. Quant à toi (pose une main sur l'épaule d'Aiolos), tu n'as pas à culpabiliser. Moi aussi, j'avais senti le coté maléfique de Saga.

Aiolos : tu le savais ?

Shion : Entre autres, mais je n'ai rien fait, parce que je pensais que Saga serai assez fort pour repousser cet être maléfique. Puis en te désignant comme mon successeur, je pensais également que tu saurais l'aider. Mais rien ne s'est passé comme je l'aurai voulu. Alors ne t'en fait pas Aiolos, ce n'est pas ta faute mais la mienne, c'était moi le Pope à l'époque.

Aiolos : Alors…

Shion : Alors moi je dit, oublions le passé. Nous sommes vivant, l'esprit maléfique de Saga a disparu, et nous allons célébrer le mariage d'Angelo.

Aiolos : Tu aurais pu terminer sur une note positive. Le Mariage d'Angelo, ça sonne faux..

Shion : Comme quoi tout arrive. Allez, remettons-nous au travail, j'ai pas envie qu'Athéna passe son temps à critiquer l'entretien du sanctuaire.

Aiolos : Mais, elle est si terrible que ça ?

Shion : Ah c'est vrai que tu ne l'as jamais vu en version adolescente. Crois-moi mon pauvre Aiolos, il existe des choses bien pires que la double personnalité de Saga. »

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Allons à présent jeter un œil au groupe ménage composé de Mü, Dohko et Shura. Le capricorne avait décidé de faire bande à part. Lui nettoierait toutes les statuts du sanctuaire, notamment la statut d'Athéna, en plus du jardin. Le Bélier et la Balance, eux se chargeaient de nettoyer l'immense palais, la chambre de la Déesse et pour finir les thermes. C'est sur cette dernière tache que nous retrouvons Mü et Dohko en pleine conversation :

« Mü : Dohko, il y a vraiment une chose que je me demande. Qu'est-ce vous faites avec Shion dans ce lieu ?

Dohko (air innocent) : Voyons Mü, cela me parait évident. Nous nous lavons.

Mü : Et qu'est-ce que c'est que ces taches blanches qui n'arrive pas à partir. Je frotte depuis tout à l'heure, et les servantes m'ont même dit qu'elle n'y était pas arrivée même avec tous les produits dont elle pouvait disposer.

Dohko (fait mine de ne pas comprendre) : Hum Hum, c'est embêtant. Il faut vraiment trouver une solution. Athéna ne devrait pas tarder à arriver, et la connaissant, elle voudra sans doute se rendre ici.

Mü : Je pourrai essayer un mélange Atlante. C'est ce qui m'a permis d'enlever toute la poussière à Jamir.

Dohko : Essaye donc, au point ou nous en sommes.

Mü : Mais une fois le produit étalé, il faudra attendre au moins quatre heures qu'il sèche, et c'est très glissant.

Dohko : Soit, je ne vois ou serait le problème. Va donc me faire ça mon agneau.

Mü : … Dohko, ne me confond pas avec Maître Shion.

Dohko : Ah désolé, mais vous vous ressemblez tellement. Remarque, c'est un peu normal, puisque Shion est ton… Zut.

Mü : Quoi Zut, qu'est-ce que tu étais sur le point de dire Dohko ?

Dohko : Oh rien de bien intéressant. Allez dépêche-toi de nous faire ton mélange.

Mü : Non, pas tant que tu n'iras pas au bout de ta phrase.

Dohko : Shion et toi avez passé tellement de temps ensemble, il est normal qu'avec le temps, vous finissiez par vous ressemblez. Regarde, c'est pareil pour Kiki et toi.

Mü : Tu penses que je ressemble à Kiki ? Aux dernières nouvelles, je n'ai jamais été comme lui. J'étais extrêmement sage, contrairement à Kiki qui est très turbulent.

Dohko : Hum, après mûre réflexion, je retire ce que je viens de dire. Shion ne te ressemble pas toi mais plutôt à Kiki.

Mü : Mon Maître est quelqu'un de très sage.

Dohko : Maintenant oui, c'est l'âge. Mais quand il était enfant au sanctuaire, il était l'équivalent d'Angelo à votre époque.

Mü (bouleversé) : NON !

Dohko : Si, et je peux te dire qu'à côté, Angelo c'est du pipi de chat. Tu veux que je t'en dise quelques extraits.

Mü : Euh non ! Je préfère garder en tête l'image de sage Maître que j'ai actuellement.

Dohko : Ah Mü, viendra forcément le jour où tu sauras toute la vérité sur ton vénéré Maître.

Mü : Suffit, je vais faire ce mélange. Toi vas voir si Shura a besoin d'aide.

Dohko : A tes ordres mon agneau.

Mü : Et ne m'appelle pas comme ça. Je te signale que Shaka n'est pas loin. Alors si tu tien à tes sens, je te conseille de faire attention à ce que tu dis.

Dohko (sort en rigolant) : D'accord, d'accord. »

Mü soupira, ce que Dohko pouvait avoir changé. Il commençait à avoir du mal à se l'imaginer en couple avec son sage Maître. Mais, si Dohko disait la vérité, si Shion avait réellement été turbulent… Comment le savoir ?

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En ville, à Athènes, Saga et Kanon faisaient du lèche-vitrine. Ils n'avaient pas vraiment idée de ce que le futur couple avait besoin, alors ils avait opté pour des cadeaux qui pourraient s'avérer utile, comme de l'électroménager (idée de Saga), et de d'autres qui pourrait faire marrant lors de la fête, comme des accessoires que l'on trouve dans des sex-shop (idée de Kanon) :

« Saga : Tu m'as l'air bien motivé. Depuis quand tu t'intéresses au shopping.

Kanon : Depuis que je me suis mis dans les pattes ce pot de colle d'Ilyas.

Saga : Alors c'est vrai cette rumeur comme quoi tu lui donnes des cours de lecture.

Kanon : A la base, ce n'était pas vraiment ça.

Saga : C'était quoi alors ?

Kanon : C'est un secret entre lui et moi.

Saga : Tu me caches des choses maintenant ?

Kanon : Rien de bien passionnant. Occupe de tes fesses et ton centaure.

Saga (met son bras autour des épaules de Kanon) : Mon cher frère, je crois que je ne te remercierai jamais assez. Mais il serai peut-être temps que tu t'occupes un peu de toi, tu ne crois pas ?

Kanon : Laisse, je vais très bien. C'est plus pour Angelo que je m'inquiète en ce moment.

Saga : Angelo ?

Kanon : Rah, mais tu te rends compte. Ce type est sur le point de se marier. Mon pote à moi, je n'arrive toujours pas à réaliser la chose.

Saga : Faut te faire une raison mon grand. Chacun suit le fil de sa vie, et Angelo est sur le point d'entrer dans un mode de vie stable.

Kanon : Noooooon, ça et Athéna qui se ramène, je pars en voyage.

Saga (Retient Kanon qui se barre déjà) : Une petite minute, ne crois pas nous lâcher comme ça mon coco. Il faut te faire une raison. Allez, aide-moi à transporter nos affaires jusqu'au sanctuaire.

Kanon (regarde une vitrine) : Attend, qu'est-ce que tu penses de ça ? »

Saga regarda dans la vitrine que désignait Kanon. La boutique était en réalité une lingerie féminine, et dans la vitrine était exposé un mannequin portant un magnifique mini-bikini brésilien jaune :

« Saga (choqué) : Kanon, ne me dit pas que ton secret avec Ilyas c'était… Un fantasme prof-élève. Mais en plus, Ilyas est un garçon. Mais comme tes idées sont en règles générales complètement tordues, je ne suis même pas surpris.

Kanon : NON MAIS CA VA PAS. Tu divagues mon frère. Arrête de fréquenter ce centaure, je savais que ce n'était pas bon pour la santé.

Saga : Je ne te permets pas d'insulter Aiolos.

Kanon : Bref, je parlais de cet ensemble pour Scylia. En cadeau de mariage.

Saga : Un bikini brésilien ?

Kanon (sa fait des images dans sa tête) : Ca lui irai à ravir.

Saga : Et si ça ne plait pas au marié ?

Kanon : Mais on s'en fiche de lui, c'est de Scylia qu'on parle là. Bon, de toute façon, tu n'y connais rien en matière de femme. Allez, c'est décidé, je vais l'acheter.

Saga : Mais Kanon, c'est une boutique de femme. Hors de question que je rentre. Ces créatures me font peur. J'ai trop été traumatisé par Saori, et par Zeus, je me suis juré de ne plus jamais côtoyer une femme. »

Moralité : Les traumatismes de la jeunesse sont les plus difficiles à traiter.

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Et pour finir, allons voir le groupe « Décoration », composé d'Aphro, d'Aldébaran et Shaka. L'hindoue avait tenu à décorer l'autel de statuette de Bouddha, bien que les deux autres aient lourdement insisté sur le fait que les mariés étaient catholiques.

Laissant la vierge Folle à son interminable monologue sur la grandeur de Bouddha, Aphro et Aldé décoraient la salle de banquet principalement de roses :

« Aldé : Je me dois dans l'obligation de reconnaître que tu as très bon goûts en matière de décoration Aphro.

Aphro : Merci Aldé, j'en ferai autant à ton mariage.

Aldé (l'air triste) : Oh, je ne pense pas que ce sera nécessaire.

Aphro (baisse la tête) : je suis navré. C'est de ma faute, je t'ai donné de l'espoir, et j'ai laissé cette bête d'Angelo agir à sa guise avec Scylia. Vraiment… Pardonne-moi.

Shaka (parle tout seul) : Bouddha est pur et compatissant, il pardonne tout… (Continue de parler)

Aldé (main sur l'épaule d'Aphro) : Aphro, je ne t'en veux pas le moins du monde. Si Scylia choisit de se marier avec Angelo, c'est qu'elle le souhaite. Et je ne peux aller à l'encontre de sa décision. Si elle est heureuse, je le suis. Par contre, j'ai l'impression que ta peine actuelle a un lien direct avec Angelo.

Aphro : Je n'en ai rien à cirer de cette imbécile de crabe.

Shaka (parle toujours tout seul) : Bouddha pense que les imbéciles ont leur place sur cette terre. Ils nous aussi indispensable que l'air que nous respirons… (Continue de parler).

Aldé : Vous étiez pourtant proches ces derniers temps.

Aphro : Ces derniers temps oui. Mais il n'y en aura plus. Lui et moi ne seront plus jamais que de simple collègue.

Aldé : Ce que tu dis là est bien triste. Aphro, passe chez moi ce soir, je crois qu'un de mes cafés te fera du bien.

Aphro : Merci Aldé, tu es vraiment quelqu'un de bien.

Shaka (parle seul ?) : L'amitié commence par un café devant une table, et finit par un ébat au lit.

Aphro (qui n'en peut plus) : Oh toi la ferme la pucelle dévergondée. Moi je te dis que Bouddha, il n'était pas si sain que ça, et ses disciples ne sont pas mieux.

Shaka : Sacrilège ! Qui a osé pestiférer contre le Dieu Suprême.

Aphro : Va donc chercher la réponse dans une de tes petites séances de Zen attitude.

Shaka : Merveilleuse idée, de plus que j'ai depuis quelque temps perdu ma concentration avec tous ces évènements cérémonieux à venir. Il faut que je rattrape le temps perdu si je veux avoir une chance d'atteindre le Nirvana (sen va).

Aldé : Des évènements cérémonieux ? Ce n'est pas avec ce qu'il a fait qu'il a perdu sa concentration.

Aphro : Moi je pencherai plutôt pour un mouton égaré quelque part aux thermes.

Dohko (qui entre) : Bonjour les enfants.

Aldé : Dohko, faudrait savoir si oui ou non tu veux que l'on te prenne pour un vieux.

Dohko (tape sur l'épaule… les côtes d'Aldé) : Salut mon pote, alors, t'as fini ton taf ?

Aldé (goutte derrière la tête) : Non, vraiment, ça fait encore plus ridicule.

Dohko : Ah ces jeunes de nos jours, jamais en accord avec leur façon de parler.

Aphro : Dohko, tu as fini de nettoyer ?

Dohko : Oui, Mü vient de terminer les thermes. D'ailleurs interdiction d'y entrer pour le moment, c'est vraiment trop glissant.

Aphro : Tu y es allé ?

Dohko : Moi non, mais cet imbécile de Bélier a commencé son nettoyage par l'entrée des thermes. Et ce n'est qu'une fois son œuvre terminé qu'il s'est rendue compte qu'il aurait du commencer par l'autre coté. Je vous raconte pas, Shaka ne va même pas le reconnaître tellement il est couvert de bleus.

Aldé : La veille d'un mariage, c'est plutôt embêtant.

Dohko : Bah, on dira qu'il aime bien faire des cabrioles. HAHAHAHA.

Aphro : Dohko…

Dohko (reprend don sérieux) : Hum hum, bref, je vois que vous avez terminé vous aussi. Je vous suggère alors d'aller vous reposer avant l'arrivée de sa divinité Athéna. Elle voudra sans doute nous voir tous, alors allez vous préparer psychologiquement à ce genre d'épreuve.

Aphro : Nous prenons le conseil. Aldé, je peux venir chez toi, je n'ai pas envie d'être seul.

Aldé : Bien sûr.

Dohko (malicieux) : Et soyez sage…

Aphro : BLOODY ROSE.

Dohko (s'enfuit) : Au secours, Shioooooooon. »

Oubliant les paroles déplacées de la Balance, le poisson et la Taureau descendirent tranquillement les marches pour se rendre au second temple. Ils passèrent respectivement par les temples : Du poisson vide, mais Aphro salua quand même ses roses au passage du Verseau vide, mais où traînait par terre des traces de vomi (on se demande de qui ?) Du Capricorne, où Shura passait pour le dixième fois en trois jours le dépoussiérant sur sa statut divine :

« Aphro : Et bien alors Shura, t'es pas ave ta femme ?

Shura : Chut, elle dort, et n'allez pas réveiller un italien pendant sa sieste, surtout qu'elle est en proie à des sautes d'humeur inexpliquée. Par Athéna, j'espère qu'elle n'est pas enceinte. »

Rappelons que Shina s'est saoulé en compagnie de Marine et Camus. Aphro et Aldé hochèrent les épaules et continuèrent leur chemin. Ils passèrent encore par les temples du Sagittaire où Saga parlait à Aiolos de son inquiétude vis-à-vis de son jumeau :

« Saga : Non mais tu te rend compte. Mon propre frère fantasmer sur un de ses disciples en bikini brésilien. Un homme en plus !

Aiolos : Saga, il y a quelque chose de pas très cohérent dans ce que tu es en train de dire. Un homme, et nous alors ? »

Au temple du scorpion, Milo massait le crâne douloureux de Camus tout en essayant de l'apprivoiser pour savoir ce qu'il l'avait mis dans un tel état. Peine perdue puisque le Français souffrait d'une amnésie post-cuite.

Le Suédois et le Brésilien passèrent ensuite par les temple : de la Balance, où le Facteur essayait de faire rentrer en vain une carte postale dans la boîte aux lettres pleine à craquer (la faut à Shiryu bien sûr) De la Vierge où Shaka avait encore abandonné sa quête du Nirvana pour soulager les ecchymoses de Mü à coup de baiser du Lion où Aiolia arrosait les plantes, l'air morose :

« Aldé : Ben c'est quoi cette tête Aiolia ?

Aiolia : Marine m'a puni quand je lui ai dit que je ne voulais pas qu'elle attrape le bouquet demain. »

Au temple du Cancer, ils s'attendaient à entendre la télévision à fond diffuser un film classé X, mais non, ils n'entendirent rien. Le temple semblait être vide. Ils continuèrent leur descente et croisèrent Angelo dans les escaliers qui remontait chez lui. Il tenait dans ses bras une enveloppe qu'il serrait comme un précieux objet :

« Angelo : Salut Aphro. Alors tu me fais encore la tête. Remarque, il semblerait que tu te sois trouvé quelqu'un d'autre pour te réconforter.

Aphro : Il est sans doute plus tendre et plus fidèle que toi qui te retrouves seul.

Angelo : Pff, dès demain j'aurai quelqu'un pour me consoler, et d'une manière très efficace que je pouvais pas expérimenter avec toi. Et je compte bien en profiter un max. J'espère qu'elle n'a pas pour intention d'aider ses collègues, car elle ne va plus pouvoir. Qu'elle profite encore un max de ses petites copines. HAHA. »

Angelo continua de monter les marches en passant hautainement devant le duo. Aphro fit mine d'ignorer ses dires et continua de descendre les marches, Aldé sur ses talons. Au temple des gémeaux, Kanon s'affairait à emballer les cadeaux pour le mariage. S'il y avait une chose pour laquelle il était doué, c'était bien ça.

Enfin, ils arrivèrent au second temple. Aldé, qui s'inquiétait pour Aphro demanda :

« Aldé : Ne tiens pas compte de ce qu'il a dit. Tu sais bien que c'est dans sa nature de provoquer.

Aphro : …

Aldé : Aphro ?

Aldé : Aldé, entrons, j'ai quelque chose d'important à te dire. »

\************************/

Le jet de la riche princesse japonaise atterrit dans une des arènes du sanctuaire. La porte s'ouvrit, une jeune fille belle, à forte mais fausse poitrine, sortit, vêtue d'une robe blanche, chic et chère. Le sourire sur les lèvres, elle fit scintiller ce qu'elle appelait son aura doré (elle n'a pas compris ce que c'était son cosmos) parce qu'elle trouvait que ça faisait toujours de l'effet :

« Saori : Chevaliers, peuple d'Athènes, je vous remercie pour votre accueil.

Vent : FFFFFFHHHHH (souffle) »

La divinité resta pétrifiée devant l'arène vide. Le vent souffla encore et une botte de fouin passa devant le jet.

« Seiya : Saori, tu es si merveilleuse que le peuple entier en reste bouche bée.

Hyoga : Seiya, tu la fermes je n'ai pas envie de subir son courroux divin hystérique. Je tiens à me présenter convenablement devant mon vénéré maître.

Shiryu : Mon Maître à moi est bien plus grand que le tien… Enfin en puissance, je me fais bien comprendre, parce qu'en taille… même moi je le dépasse.

Seiya : Ouais, c'est un nain le chintoque.

Shiryu : Sacrilège ! N'avez-vous pas honte d'insulter vos aînés.

Ikki : Shun, reste dans le jet jusqu'à ce que l'autre folle ait fini de piquer sa crise.

Shun : Mais Ikki, j'ai envie d'aller saluer nos amis.

Ikki : Après qu'elle aura franchi les temples, je doute qu'il en reste grand-chose de nos amis. C'est fort dommage pour Shaka et Kanon, les autres je m'en fiche.

Hyoga : Mon Maître, non, ayez pitié de lui Athéna, il doit y avoir une explication.

Saori : SHION, TU VAS VOIR CE QUE TU VAS VOIR (commence à partir)

Seiya (la suit) : Saori, ne t'en vas pas seule. Attends-moi.

Hyoga : Ah, si elle s'en prend qu'à Shion, je m'en fiche.

Shiryu : Mon maître est toujours en compagnie de Shion. Je dois voler à son secours. Vieux Maître me voilà (part).

Shun : Et nous, on fait quoi ?

Ikki : Je pars en éclaireur, toi tu restes là, c'est plus sûr.

Shun : Mais Ikki, je suis un chevalier.

Hyoga : Je reste avec toi pour te tenir compagnie.

Ikki : Finalement, viens avec moi, mais ne t'éloigne pas, je n'ai pas confiance en l'oie là (part avec Shun)

Hyoga : C'est moi que tu traites d'oie, espèce de dindon. Attends tu vas voir (les suit).

Tatsumi (resté seul aux commandes) : Et moi, on m'abandonne. Personne pour m'aider à monter les bagages de ma princesse. »

\************************/

Au palais, Shion et Dohko profitaient du temps qu'ils pouvaient passer tranquillement ensemble, en attendant l'arrivée non souhaitée de la divinité :

« Dohko : C'est dommage que l'on puisse pas aller aux thermes, je me serai bien régalé de ton corps.

Shion : Être ensemble, rien que toi et moi me comble. J'ai l'impression que rien ne pourrait venir troubler ce moment. »

Ce moment fut quand même troublé par un coup de pied donné avec force dans la grande porte du bureau du Pope. Cela dit, la porte ne s'ouvrit pas :

« Dohko (saute dans les bras de Shion) : Shion.

Shion : C'était quoi ça ?

Saori (entre à cloche-pied) : Aïe, mais quelle idée de mettre des portes aussi lourdes. Mes chaussures sont cassées.

Shion (lâche Dohko) : Déesse Athéna.

Dohko : Shion, épargne mon derrière, c'est pour toi que je dis ça.

Shion: Pardon Dohko.

Saori: SHION.

Shion (prend la main de Dohko) : J'ai été ravie de notre relation Dohko, je t'aime.

Dohko (larmes aux yeux) : Shion, ne meurs pas, j'ai besoin de toi.

Saori : Arrêtez votre tragédie minable, je demande des explications.

Shion : Qu'est-ce qui vous a mis dans un tel état Déesse ?

Saori : Et tu oses demander ? Personne, je dis bien personne n'était là pour m'accueillir à mon arrivée. J'ai du me taper toutes les marches, et je suis tellement en pétard que je crois bien que j'ai pété mon record, le dernier en date est celui de la bataille du sanctuaire.

Shion : Vous accueillir ? Mais Déesse, vous ne m'avez pas stipulez que vous souhaitiez que l'on vous accueille.

Saori : Ah, je ne pensais pas avoir besoin de vous le dire. Ces chevaliers de nos jours, irrécupérables. Vous méritez tous une punition divine.

Dohko (s'accroche à la tunique de Shion) : Nous sommes trop jeunes pour mourir.

Saori : Vous vous fichez de moi, vous avez presque trois cent piges.

Shion : Je vais tenter de réparer l'affront qui vous a été causée Déesse. Il est normal pour une divinité tel que vous d'être dignement accueilli.

Saori : Voilà qui me parez raisonnable. Je veux que tous les Saints soient réunis dans la salle du trône dans deux heures.

Shion : Dans deux heures ?

Soari : Oui, ce voyage m'a épuisée et salie. Je vais aux thermes pour y prendre un bain. A mon retour, je veux que tout le monde soit là. Je n'accepterai pas une deuxième humiliation (s'en va)

Dohko : J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux. Quoique elle est tellement longue qu'elle défile encore. Tiens l'arrivée de Shiryu pour son entraînement !

Shion : Un bon bain la calmera, et nous avons le temps de preve…

Dohko : Qu'est-ce qui t'arrives Shion ?

Shion : Dohko, tu ne m'avais pas dit qu'il ne fallait pas encore utiliser les thermes ?

Dohko : Si, parce que Mü…

Shion et Dohko : ATHENA. »

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Pendant ce temps, allons voir les bronzes qui montent petit à petit les marches du Sanctuaire.

« Ikki : Nous voilà au premier temple, celui du Bélier.

Kiki : Salut.

Shun : Par Athéna, Kiki, si tu es là, c'est qu Mû a trépassé à la Déesse et que tu reprends le rôle de gardien du temple du Bélier.

Kiki : La Déesse ? Ah, cette espèce de bibip blanc et violet que j'ai vu passer à toute vitesse, c'était Athéna ?

Ikki : Oui, et le coyote qui la poursuivait, c'était Seiya.

Hyoga : Et je suis inquiet pour mon maître. Dépéchons-nous.

Kiki : En tout cas, mon maître n'est pas là, il est au sixième.

Shun : Ouf, je suis rassuré. Zeus seul sait de quoi est capable Athéna quand elle est en pétard.

Kiki : J'ai aussi vu passer Shiryu. Je ne sais pas ce qui lui prend, mais il ne m'a même pas dit bonjour. Pourtant on se connaît bien.

Hyoga (main sur l'épaule de Kiki) : Kiki, quand ton maître vénéré sera en danger, tu comprendras.

Ikki : Il faut qu'on continue. A plus microbe. »

Au temple du taureau, ils virent Aldébaran en compagnie d'Aphrodite :

« Aphro : Mon petit Shun.

Ikki : Pas touche morue.

Shun : Ikki ! Aphrodite est mon ami.

Aphro : Viens donc papoter avec nous Shun, cela fait un moment que je ne t'ai pas vu.

Ikki : Qui me dit que je peux te faire confiance à TOI ?

Aphro : A moi peut-être pas, mais à lui oui (désigne Aldébaran)

Ikki : Bon, Shun, si tu sens que la situation dégénère, appelle-moi pas télépathie et je volerai à ton secours. Allez l'oie, on continue.

Aphro : Bonne route.

Shun : Merci Aphro, cela fait un moment que je n'ai pas été tranquille. Finalement, je me demande si je ne préférais pas quand il vagabondait de droite à gauche.

Aphro : Oh toi, tu as des choses à nous dire. Viens donc par là.

Shun : Au fait, vous n'avez pas vu passer Athéna ?

Aldé : C'était Athéna ? J'ai cru que c'était une des ex hystérique d'Angelo. »

Au temple des gémeaux, Kanon finissait de faire un nœud :

« Kanon : Ouf terminé.

Ikki : Rah, mais qu'est-ce que c'est que tout ça ! Kanon, ne me dit pas que tu perds ton temps à des activités aussi inutile. Tu viens de baisser dans mon estime là.

Kanon : Bonjour à toi aussi.

Ikki : A quoi ça sert d'emballer des cadeaux qui seront de toute façon seront déballés dans peu de temps.

Kanon : C'est clair que c'est plus long à faire à qu'à défaire. La preuve même, il y eu un énorme courant d'air qui en a déchiré quelque un.

Ikki : Un courant d'air, tu veux parler d'Athéna ?

Kanon : Athéna ? Nom de Poséidon, il faut que j'aille vois comment se porte mon frère. Je vous accompagne.

Hyoga : Ton frère n'est pas là ?

Kanon : Non, il est au neuvième. Je suis à présent le seul gardien du troisième temple. Allez on y va. »

Au temple du Cancer, ils croisèrent le futur marié essoufflé et en sueur :

« Kanon : Ben qu'est-ce qui t'arrive ? On dirait que tu sors d'une épreuve d'athlétisme.

Angelo : Presque. J'étais en train d'analyser une photo quand soudain, un ACNI est passé à toute vitesse et l'a fait s'envoler. J'ai du courir après pour ne la perdre.

Hyoga : Un ACNI ?

Angelo : Un animal courant non identifié.

Ikki : bon, on te laisse à ton analyse et on continue notre chemin. Félicitation pour ton mariage, même si j'en reste étonné. »

Au temple du Lion, Aiolia était toujours occupé au jardin… où du moins ce qui restait du jardin :

« Hyoga : Il y a eu une tempête ici ?

Aiolia : Une rafale de vent coloré comme je n'en ai jamais vu. Regardez ce qu'elle a fait aux fleurs de Marine.

Hyoga : Oh, ce n'est pas bien grave, elles repousseront.

Aiolia : Vous voulez rire, Marine m'a menacée de m'emmener chez le vétérinaire pour me faire castrer si je ne les replante pas.

Ikki : J'avais raison quand je pensais que le chat est vraiment l'animal de compagnie le plus idiot.

Kanon : Demande à Aphro de les faire fleurir, il a un don pour ça.

Aiolia : Merci pour le tuyau, j'y penserai. »

Laissant le chat… euh le lion à son jardinage, ils passèrent à travers du temple bouddhiste, euh non du temple de la Vierge :

« Ikki : Shaka mon pote !

Shaka : Ikki du Phénix, ne t'ai-je pas déjà dit de ne pas entrer de façon si brutale dans ce havre qu'est mon temple ?

Kanon : Un havre ? Je croyais que c'était une maison close. Vous êtes presque nu avec Mü.

Hyoga : Ah bon, moi je croyais que c'était une salle de torture. Regarde tous ces débris et regarde Mü, il est couvert de bleus.

Ikki : Ah Shaka, je savais que derrière tes apparences de sainte nitouche, tu étais un adepte du sado-masochisme.

Shaka : Mais pas du tout. Mü est dans cette état parce qu'il est tombé, et le temple est dan cette état parce que j'ai reçu une punition divine.

Kanon : Une punition divine ?

Shaka : Je me suis trop éloigné de la route vers le Nirvana. Par conséquent, Bouddha est venue en personne pour dévaster mon temple et me rappeler à l'ordre.

Hyoga : Tu as vu Bouddha ?

Shaka : Il est allé tellement vite que mes yeux humains n'ont pas eu le temps de le voir. Mais j'ai senti un cosmos divin, ça ne pouvait être que lui.

Ikki : Manqué, c'était Athéna. Rassure-toi, Bouddha ne t'a pas puni, tu peux donc continuer tes petits jeux avec Mü. On vous laisse. »

Au temple de la Balance, ils y retrouvèrent Shiryu qui avait la tête dans le four :

« Shiryu : Maître, vous êtes là ? Répondez. Maître ?

Ikki : Je doute qu'il soit là.

Shiryu : Athéna est une divinité, elle pourrait l'avoir mis n'importe où. J'ai fouillé partout, mais je ne l'ai pas trouvé. Il doit bien être quelque part. Ah là !

Hyoga : Dans la boîte aux lettres ? Tu n'exagères pas un peu quand même.

Shiryu : Mais si regardez. Elle sur le point d'exploser. Pas de doute il est là. J'arrive Maître. »

Shiryu se précipita sur la boite aux lettres pleine et s'effondrit sous une avalanche de lettres de cartes postale, signées par lui bien sûr. Cette terrible attaque le mit KO. Ikki et Kanon haussèrent les épaules et s'en allèrent vers le prochain temple. Hyoga eut quand même la bonté d'installer le dragon sur le canapé de la balance.

Au temple du Scorpion, la mâchoire de Hyoga alla heurter la sol lorsqu'il vit la tête de son vénéré Maître sur les genoux de Milo du Scorpion :

« Hyoga : MAITRE.

Camus (balance un oreiller sur Hyoga) : La ferme stupide disciple, j'ai un mal de tronche horrible. Alors si tu veux pas te retrouver à nouveau dans un cercueil de glace, tu ferai bien de la boucler.

Hyoga (lames plein les yeux) : Mais Maître. Que vous arrive-il ? Et que faîtes-vous si proche de Milo du Scorpion ?

Milo : Tu veux le savoir gamin ?

Ikki : Bon, nous on continue, je m'en fiche de vos scène de ménage. Allez Kanon, droit vers le temple du Sagittaire.

Camus : Milo, ne tente ri… »

Mais trop tard déjà, le chevalier du scorpion s'empara des lèvres du Français pour un baiser passionné. Cet impact eu pour conséquence de traumatiser le pauvre cygne et d'énerver encore plus le Verseau.

« Hyoga (tombe à genoux) : POURQUOI ?

Camus (repousse Milo) : Milo, espèce de…

Milo : On ne va pas s'abstenir juste parce que ton collant de disciple est là.

Camus : Vous me saoulez, tous les deux. Je ne suis pas en état. Je veux du calme, alors entre vous deux et l'espèce de dinde au plumage violet à la course rapide qui est en train de faire le tour du Sanctuaire… pas moyen d'être tranquille dans ce pays. Je m'en vais à mon temple, et si vous me suivez, je m'exilerai en Sibérie. Voilà. Ciao.

Hyoga : Mon Maître…

Milo : Mon Camus…

Camus (sort du temple) : Je veux rien entendre.

Milo (prépare son ongle) : Mon cher Hyoga, il y a longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de me servir d'un punching ball. Pour avoir fait partir Camus, tu vas déguster.

Hyoga : Pour avoir touché à mon Maître, toi tu vas geler. »

Et pendant que le cygne et le scorpion se menaient un bataille sanglante, Camus monta lentement mais sûrement les marches menant à son temple.

Ikki et Kanon, eux, étaient déjà arrivés chez le sagittaire. Alors que tout à l'heure, Saga était blasé, cette fois c'était au tour d'Aiolos de l'être :

« Aiolos : Je ne peux pas y croire.

Saga : Je te jure pourtant que c'est vrai. C'était bien elle. Je te rassure, j'ai autant de frisson que toi.

Kanon : Saga, tout va bien ?

Saga : Ca pourrait aller mieux. Tu ne devineras jamais qui on vient de voir passer.

Ikki : Hum, laissez-moi devinez, une divinité hystérique enragée et courant à la vitesse de la lumière.

Saga : Ikki, je savais que le phénix pouvait renaître de ses cendres, mais je ne savais pas qu'il avait aussi la faculté de lire dans les pensées.

Kanon : Mais non, on sait très bien qu'Athéna est arrivé et qu'elle est en pétard parce qu'on ne l'a pas accueilli.

Aiolos : Je le crois pas, ce mignon petit bébé que j'ai sauvé autrefois serai devenue… OUIN (pleure toutes les larmes de son corps)

Ikki : Tapette.

Saga : Ikki, je ne te permets pas. C'est la première fois depuis des années qu'il voit la Déesse. Comprend sa déception.

Kanon : Je ne veux pas paraître rabat-joie, mais je suis d'accord avec Ikki. Nous aussi on est triste, mais on n'en pleure pas pour autant.

Aiolos (en pleurs) : Saga, tu aurais du la tuer. L'esprit d'Athéna se serait peut-être réincarné dans une autre personne.

Saga (larmes aux yeux) : Aiolos.

Kanon : Ah voilà qu'il commence à faire pleurer mon frère. Ca va pas se passer comme ça l'archer.

Ikki : Bon, je vous laisse à vos querelle, et je continue ma route.

Saga : Mais Kanon, c'est du soutien moral.

Kanon (fais craquer ses doigts) : Ca sera pas que du soutien moral qu'il lui faudra quand je lui aurai donner une bonne correction.

Aiolos : Oui Kanon, punit-moi de mes péchés.

Kanon : Oh, il est maso, Quelle chance tu as Saga ! »

Voyant que plus personne ne s'intéressais à lui, le chevalier du Phoenix continua seul son ascension vers le palais, non sans envoyer un message mental à son petit frère pour savoir si tout se passait bien en compagnie d'Aphrodite.

Arrivé au temple du Capricorne, il trouva Shura avec des pierres dans une main, une tube de colle forte dans l'autre, et un œil au beurre noir :

« Ikki : Shura, qu'est-ce qui t'es arrivé mon pote ?

Shura : C'est toute une histoire, et j'avoue que je ne comprends pas encore exactement ce qui vient de se passer.

Ikki : raconte, je peux peut-être t'éclairer ?

Shura : J'étais tranquillement en train de passer pour la dixième fois du dépoussiérant sur ma magnifique statut quand soudain, une personne non identifiée est passée à une vitesse inestimable, tellement que ma belle statut s'en ai renversée. Le bruit provoqué par le fracas a réveillé Shina qui dormait. Et par Athéna, je sais qu'il ne faut jamais réveiller un Italien quand il dort.

Shina : C'est ta femme qui t'a fait ça ?

Shura : De quoi, ah mon œil. Non ça c'est la statut qui m'est tombé sur la pomme.

Ikki : Mais qu'a fait Shina ? Tu viens de me dire qu'elle était de mauvaise humeur.

Shura : Oui, mais comme j'étais sous la statut, elle ne m'a pas vu. Et juste à ce moment là s'est ramené Seiya dans mon temple. Elle l'a pris par la peau du cou et l'a traîné dans la temple en disant un truc du genre Toi je me souviens pas t'avoir corrigé quand t'as préféré cette gourde à moi.

Ikki : Ouah, et ça te fait pas peur que ta femme soit en compagnie de son ex dans ton propre temple.

Shura : Je suis allée jeté un coup d'œil figure-toi, et le spectacle que j'ai vu ne m'a pas franchement motivé à aller déranger Shina.

Ikki : bah, je ne me fais pas de soucis pour Seiya. Il supporte déjà Athéna toute la journée. Même la colère de Shina fait pale figure à coté de ce qu'il endure quotidiennement.

Shura : Et toi tu es seul ? Tu fais quoi ?

Ikki : J'ai laissé mes compagnons en route, et là je poursuit Athéna. La personne non identifiée, c'était elle. D'ailleurs je continue, plus que deux temples.

Shura : C'était Athéna en personne ! Peut-être qu'elle a fait tomber ma statut parce qu'elle ne la trouvait pas belle. Là que j'y pense, on m'avait dit que la Athéna de la précédente guerre sainte avait des origines italiennes (Cf Saint Seiya The lost Canvas). Peut-être préfèrerai-elle un Picasso ? Bah de toute façon, ça donnera ce que ça donnera, je n'ai jamais été doué pour les puzzle. »

Ikki passa à travers des deux derniers temples vides. A noter que dans celui du verseau, tous les bibelots en cristal glacés étaient en fracas et éparpillés par terre, et que dans celui des Poissons, ce qui autrefois était un magnifique jardin de roses n'était plus qu'un tas de pétales rouge et de ronces. A coup sûr que les propriétaires de ces temples seraient fort content des dégâts causés par leur propre Déesse.

Enfin, le Phénix arriva devant le temple du Sanctuaire. Il se dirigea instantanément vers le bureau du Pope. Alors qu'il allait ouvrir la porte, la dite porte s'ouvrit avec force, tant et si bien que le chevalier divin se retrouva écrasé derrière :

« Shion et Dohko (sortent en fracas du bureau) : ATHENA. »

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Après avoir enlevé tous ses vêtements, Saori Kido se passa une serviette à travers son corps et se dirigea vers les thermes. Tous était tellement propre que cela lui éblouit les yeux. Mais cela lui plut car elle aimait tous ce qui brillait. Elle envisageait déjà ce doux moment qu'elle passerai au contact de l'eau chaude et parfumée. Quoi de plus merveilleux pour la plus merveilleuse des Déesse.

Cependant, son rêve fut vite rompu lorsqu'elle posa son premier pied dans l'enceinte même des thermes.

« Saori : AAAAAAAAH

Shion et Dohko (entrent en panique dans les thèmes) : Athéna, attendez avant d'aller aux thermes

Shion : Tiens, il n'y a personne.

Dohko : Athéna ?

Shion : Dohko, regarde. »

Le Pope et la Balance virent que devant les thèmes était disposés les vêtements de la Déesse. Donc elle était bien venue, mais où était-elle ? Les colonnes fracassées laissait comprendre que la divinité avait du glisser à cause du produit atlante, et s'être tamponnée ici et là comme un flipper en grandeur nature. Mais le pire dans cette scène :

« Dohko : Des bulles sortent de l'eau. Athéna a du tomber dedans. Nous devons aller la sortir de là, sinon elle risque de se noyer.

Shion : Dohko, jette un œil à ta droite.

Dohko : Oh une serviette ! Tu crois que c'est la serviette que portait Athéna ?

Shion : J'en ai bien peur…

Dohko : Tu veux dire qu'elle est… Ah Shion, c'est toi son chevalier la plus proche. Va la chercher.

Shion : Tu veux rire, j'ai vu assez d'horreur durant les guerres saintes.

Dohko : Mais on ne fait rien, elle va se noyer.

Shion : Une femme, il nous faut une femme.

Seiya (du couloir) : Shina, lâche-moi. Il n'y vraiment rien entre Saori et moi. Juste une bonne relation Déesse-Chevalier.

Shina : Que t'es naïf Seiya. Tu vois pas que je vois pas son jeu à cette pouffe. Je vais vous surveiller de près tous les deux.

Shion : Shina, Athéna soit loué, tu arrives juste à temps.

Shina : Que se passe-il ?

Shion : Athéna est sur le point de se noyer…

Seiya : Saori est en danger, j'arrive.

Shion : Non Seiya, Athéna est…

Dohko : Fais attention Seiya, les thermes sont…

Seiya (glisse) : AAAAAAH.

Dohko : Glissant.

Shina : Comment j'ai pu tomber amoureuse d'un abruti pareil ? Finalement, il va plutôt bien avec l'autre gourde.

Shion : Shina, pour Athéna ?

Shina : C'est bon, j'y vais. Vous occupez-vous de Seiya qui a la tête coincée dans un jet d'eau.

Seiya : Glou glou glou. »

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Et pendant ce temps là, au temple du Bélier :

« Tatsumi (chargés comme un âne) : Ma princesse, j'ai réussi, j'ai monté toutes vos bagages.

Kiki : Tiens, salut Tatsumi !

Tatsumi : C'est toi morveux. Qu'est-ce que tu fais là ?

Kiki : Je garde le temple de mon maître.

Tatsumi : Le temple de ton maître ? Mais ce n'est pas le palais d'Athéna ça ?

Kiki : Mais bien sûr que non, il faut traverser les douze temples pour y arriver.

Tatsumi : Et c'est encore haut ?

Kiki : Dix milles marches.

Tatsumi : DIX MILLES ?

Kiki : Seulement jusqu'au temple du scorpion, je sais pas compter au-delà de dix milles.

Tatsumi (en pleurs) : Le temps que je finisse de monter les bagages de ma princesse, il sera déjà l'heure de repartir

Kiki : Je peux t'aider avec ma télékinésie si tu veux ?

Tatsumi : C'est vrai ?

Kiki : Mais ça ne sera pas gratuit.

Tatsumi : Tout ce que tu veux.

Kiki : Je veux un séjour à la résidence Kido, avec un valet serviable et dévoué.

Tatsumi : Je pense que ça pourrait se faire.

Kiki : TU seras mon valet.

Tatsumi : Mais… je sers déjà la princesse capricieuse.

Kiki : Oh, je crois que je devrais économiser mes dons.

Tatsumi : D'accord d'accord, je ferai de mon mieux.

Kiki : Voilà qui est bien dit. Allez, accroche à toi à moi, je vais nous téléporter de temple en temple.

Tatsumi : Oui Maître. »

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Le temps que les deux oives de service reprennent connaissance, le Grand Pope fit venir tous les chevaliers d'or, de bronzes, les femmes chevaliers, Scylia et ses collègues :

« Ikki (se jette sur Shun) : Shun, tout va bien, ce maudis animal nageant ne t'a pas fait de mal ?

Shun : Ikki, je suis déçu de l'opinion que tu as d'Aphrodite.

Aphro (en admiration) : Ikki, quelle ligne tu as ! Donne moi ton secret.

Ikki : Va donc faire un tour derrière la grande porte là (Ikki était encore à moitié aplati à cause de son écrasement).

Saori (arrive dans la salle avec une grosse bosse sur la tête) : Mes chers amis…

Shion (se retient de rire) : UUUUH…

Saori : Mes chers chevaliers, j'ai été fort déçue de votre comportement à mon égard…

Seiya (la coupe) : Ouais, vous méritez tous le châtiment du plus grand des chevaliers. Préparez-vous, mes météores sont en charge.

Saori : Seiya, laisse-moi terminer. Je suis la Déesse de la sagesse et je suis prête à vous pardonnez cet affront que vous m'avez causé.

Shion : C'est un honneur toute puissante Déesse.

Saori : J'exige cependant une condition Vus croyez quand même pas que je me suis tapée tous ces kilomètres juste pour une banale bénédiction. Je veux que la fête de demain soit inoubliable pour ma vie d'adolescente. Et je demanderai aux principaux concernés de venir me rejoindre.

Scylia (s'incline) : C'est une grand honneur pour moi que d'être si proche de vous Athéna.

Saori : Voilà une future dame bien élevée. Ca me plait. Et toi Angelo du Cancer, tu peux faire de même.

Angelo : Ave Athéna…

Saori (le stoppe) : Non c'est bon. Ne me confond pas avec l'empereur Bonaparte.

Shina (tout bas) : C'est de César qu'il faisait référence, pas à ce Bonaparte. Quelle Gourde inculte !

Saori : Bref, Scylia, Angelo, demain nous célébrerons votre union. Conformément aux coutumes du Sanctuaire, comme personne ici n'a de famille, j'accompagnerai le marié à l'autel et le Pope accompagnera la mariée.

Angelo (gorge serré) : Gnnneuh…

Milo : Pauvre Angelo, je compatis. Devoir se tenir au bras de la Déesse sur plusieurs mètres.

Aphro : Il n'a que ce qu'il mérite.

Saori : S'en suivront le couple de témoins. Qui sont ?

Scylia : Ma collègue Eléonore

Angelo : Zut, j'ai pas choisi.

Saori : Et bien dépêche-toi de choisir maintenant.

Angelo (regarde l'assemblée) : Hum, Aphro ne voudra jamais, et je ne vais pas demander à Aldé d'être le témoin du mariage de la femme qu'il aime. Tous les autres gold peuvent faire l'affaire. Je vais dire Mü.

Shion (approuve) : Très bon choix.

Saori : Après la cérémonie suivra la séance photo, le vin d'honneur, le banquet et la fête. Et comme je suis la plus merveilleuse des Déesse, j'ai bien pensé que plus on est de fous, plus on rit.

Shion : Expliquez-vous altesse.

Saori : Demain matin arriveront des convives supplémentaires qui prendront part à cet événement. Mais que des gens que vous connaissez. Je ne vais pas vous dire de qui il s'agit, c'est une surprise. Vous le saurez demain matin.

Angelo (dans sa barbe) : j'ai jamais demandé des invités supplémentaires moi.

Saori : Et sur ce, je vous laisse quartier libre jusqu'à demain quinze heures.

Tous : OUAIS. »

Voyant qu'Aldé ne se décidait pas à empêcher le mariage, il décida d'aller le voir et de tout expliquer à Aphro en même temps. Alors que le poisson et le taureau descendaient les marches, le cancer leur courut après :

« Angelo : Aldé, Aphro, attendez.

Aphro (regard méchant) : Ne nous suis pas maudit crustacé.

Angelo : Aphro…

Aphro : Je ne veux plus te voir, et Aldé non plus. Tu nous a trahi tous les deux.

Angelo : Mais laissez-moi vous…

Aphro : Fiche-nous la paix, et ne compte certainement pas sur nous pour mettre les pieds à ton mariage. »

Le fier Cancer reconnut qu'il avait eu tord d'aller si loin dans la provocation. Il aurait du être clair depuis le début. Là maintenant, il était en train de tout perdre : sa liberté avec ce mariage, et son ami à cause de ses bêtises.

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C'est avec une mine dépitée qu'Angelo du Cancer noua la cravate qui allait avec son costume. Jamais de va vie il n'avait été aussi « chic ». Mais bon, non seulement il se sentait mal à l'aise dans ses vêtements, mais en plus il était sur le point de vivre la pire après-midi de sa vie. Et pour cause, il allait se marier avec une femme, certes belle et adorable, mais qu'il n'aimait pas, en plus de devoir se tenir au bras de la Déesse sur plusieurs mètres et de supporter les railleries de ses collègues. Sans compter qu'Athéna n'avait rien trouvé de mieux que d'inviter Julian Solo et tous les marinas à la cérémonie, car c'était bien eux les invités surprise :

« Angelo : J'imagine déjà la tronche que fera Kanon quand il verra Sorrente… Ce serait pour nous l'occasion de les caser. »

A ce moment là, le Cancer se rendit compte qu'il n'y aurait plus de « nous ». « Nous », Aphro et Angelo, le duo du Styx comme ils s'étaient surnommés :

« Angelo : Aphro, je ne peux pas le laisser. Il souffre. Surtout que je crois avoir découvert quelque chose. Je crois avoir bien compris qui était cette fameuse Ingrid. Et je suis persuadé que ton bâtard de père ne faisait pas qu te battre. Aphro… Niels… »

Angelo frappa avec rage sur le mur de son temple. Il avait encore et encore essayé de rentrer en contact avec son pair mais celui-ci refusait catégoriquement de lui parler. Que faire maintenant ? Il ne pouvait tout annuler à la dernière minute, il le traiterait alors d'irresponsable. Non, il devait assurer les conséquences de ses actes. C'est pourquoi il se rendit à la chapelle.

\*********************/

Et pendant ce temps, dans la chambre du Pope

« Dohko : Allez Shion, un peu d'enthousiasme.

Shion : Dohko, je le sens mal. Je ne veux pas y aller.

Dohko : Allez Shion, tu as une place importante dans la cérémonie. Tout se passera bien, je te le jure.

Shion : Déjà que ma journée a mal commencé.

Dohko : Bah pourquoi ?

Shion : Tu n'étais pas à côté de moi quand je me suis réveillé.

Dohko : Je n'y suis pour rien, mon disciple ne m'a pas lâché de toute la nuit. Il m'a raconté de ces histoires à dormir debout ! Crois-moi que j'aurai préféré te rejoindre.

Shion : Mais je ne t'en veux pas. Bon, allons-y, plus vite ce sera fait, et plus vite on sera tranquille.

Dohko : T'ai-je dit que tu étais magnifique dans cette tenue ?

Shion : C'est la tunique officielle pour les mariages.

Dohko : Mais pourquoi toute rouge ?

Shion (hausse les épaules) : Va savoir. »

Tout le monde était rassemblé devant la chapelle improvisée. Il ne manquait plus que les mariés qui devaient se montrer au dernier moment. Tout le monde choisi une place, certains râlaient déjà :

« Shaka (position de lotus, yeux fermés) : Par Bouddha, tant d'artifices inutiles pour une simple signature de papier.

Krishna (même position) : Tout à fait d'accord avec toi l'ami. Et l'on se demande qu'est-ce qui fait une telle pollution. Nous sommes sur la même longueur d'onde, on pourrai faire plus ample connaissance toi et moi.

Shaka : Serai-ce des avances que tu me fais là ? Malheureusement pour toi, je suis déjà pris.

Krishna : Fort dommage, pour une fois que j'avais trouvé quelqu'un à mon goût. Tant pis.

Aiolia (qui les regarde) : Ils sont tellement zen que ça en est effrayant.

Milo : Ne te serre pas si près de Mon Camus, maudit canard.

Hyoga : Toi donc, comment oses-tu pervertir à ce point mon si pur Maître ?

Camus (en sueur) : Je crève de chaud, arrêtez de me coller comme ça

Isaac : Maître, comme je suis content que vous goûtiez enfin aux joies du sexe et de la débauche. N'hésitez pas à venir me voir, Io et moi on déborde toujours d'imagination. Pas vrai chéri ?

Io : Avec toi je suis prêt à tout faire mon Krakounet.

Shun (déçu) : Aphrodite et Aldébaran ne sont pas là ?

Ikki : Tant mieux.

Kasa : Je peux prendre son apparence si tu le souhaites ?

Ikki : TOI.

Shun (le retient) : Ikki, c'est la paix, ne tente rien. Merci pour la proposition Kasa, mais ça ira.

Kiki : Tiens, mais c'est toi la Morue !

Thétis : Toujours aussi morveux microbe.

Kiki : T'as pas de petit copain ?

Thétis : Non, être enchaînée à une homme, quelle horreur, je préfère de loin ma liberté.

Kiki : Ouais, c'est surtout que personne ne veut de ta face de poulpe.

Thétis : espèce de sale petit…

Julian : Sorrente ?

Sorrente : Oui Maître ?

Julian : Pourrais-tu me dire quelle substance j'au pu fumer probablement à forte dose la jour où j'ai demandé Saori en mariage.

Sorrente : Je ne sais pas, mais c'était sans doute une drogue très hallucinogène.

Julian : Pourquoi ai-je accepté de venir ?

Sorrente : Vous ne vous sentez pas bien maître ?

Julian : Moi ça ira. Mais toi je te sens tendu depuis que tu es arrivé. Et tu n'es même pas allé saluer Kanon.

Sorrente : Ca va bien maître. Je vous assure. J'irai voir Kanon après. C'est que là je ne savais pas vraiment quoi lui dire.

Julian : Si tu commençais par un simple bonjour.

Sorrente : Vous avez raison Maître.

Saga : Kanon ?

Kanon : …

Saga : Kanon, tu vas pas tirer cette tronche tout le long de la cérémonie.

Kanon : Il est à quelques mètres. Je sens que je ne vais pas pouvoir en supporter d'avantage. Tant qu'il était loin ça allait encore, mais là…

Saga : Ca va aller Kanon. Tu n'as qu'a rester avec Aiolos et moi. Et ne crois pas t'en sortir comme ça.

Kanon : Saga, si tu tentes quoi que ce soit…

Shura : Les voilà. »

La musique démarra, et on vit Angelo entrer dans l'église au bras de la Déesse. Si l'un abhorrait un sourire idiot, l'autre avait l'air de se rendre à un enterrement. Certains comme Milo, Aiolia et Ikki ne manquèrent pas de ficher de lui. En temps normal, Kanon se mêlait aussi à ce genre de moquerie, mais là il n'était pas d'humeur.

S'en suivit Scylia au bras de Shion. Tout le monde poussa un « Ouah » d'admiration devant la beauté de la mariée, sauf Dohko qui grogna de jalousie de voir cette femme au bras de son Shion.

Angelo lui-même reconnut que Scylia était vraiment belle et qu'elle méritait vraiment mieux que lui comme époux. Une fois qu'elle fut à coté de lui, il remarqua la bague qu'elle portait à son doigt. La bague qu'il voulait absolument récupérer. Cette bague, c'était l'alliance de sa mère. Le cancer eut soudain une pensée pour sa défunte famille. Que penseraient-ils de lui à ce moment-là ? Sa mère aurai-elle un mouchoir pour éponger ses larmes d'émotion. Ou au contraire seraient-ils tous déçus de son comportement vis-à-vis d'Aphro et Aldé.

Alors qu'il pensait à tout ça, Shion avait déjà commencé son discours. A mille lieux de là, Angelo se rappela que ses parents étaient très croyants et avaient une foi inébranlable. Petit Angelo suivait leur exemple, mais il n'avait plus prié depuis leur mort à tous. Il se mit à faire une prière intérieure :

« Angelo : Seigneur, vous n'avez pas sauvé ma sœur de la maladie, vous n'avez pas redonné la volonté de vivre à ma mère, vous n'avez pas donnez la force de lutter à mon père. Mais aujourd'hui, je ne vous le demanderai pas deux fois, donnez à Scylia le bonheur qu'elle mérite. Et ce n'est pas avec moi qu'elle l'aura.

Shion : Nous allons maintenant passer à la question décisive.

Camus : Milo, réveille-toi bon sang.

Milo (émerge) : Hein !

Hyoga : Tu nous fiche la honte, sale insecte.

Milo : Mais je m'ennuis.

Shion : Hum hum. Angelo, chevalier d'or du Cancer, acceptes-tu de prendre pour épouse Scylia, de l'aimer et de la protéger jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Angelo : euh…

Voix : Je m'y oppose. »

Tout le monde se retourna à la grosse voix qui venait de résonner. Aldébaran du taureau, correctement vêtu se présentait dans l'entrée de la chapelle et regardait le Cancer. Ce dernier poussa un grand soupir de soulagement et décida de jouer le jeu jusqu'au bout :

« Angelo : Qu'est-ce que tu viens faire là le gros ?

Aldé : C'est à moi que tu parles ?

Mü : Il a dit Gros ?

Aldé : C'est à moi que tu parles ?

Mü : Erreur fatale.

Aldé : Cest à moi que tu parles ?

Mü : Tous aux abris (ces dernières paroles ne m'appartienne pas, je suppose que vous aurez touts reconnus les dialogues du meilleur des Disney).

Aldé : Prépare-toi Angelo du Cancer. Subis LA CORNE DU TAUREAU. YAAAAAAH.

Angelo (prend la tunique rouge de Shion et l'agite comme un toréador) : Hey, taureau taureau.

Shion : NON ALDE STOP. »

BAM, trop tard, Angelo s'esquiva à la dernière minute et Aldé défonça le Grand Pope pour aller s'écraser près de Saori :

« Seiya : SAORI.

Saori : Attention messieurs, vous avez fahi me décoiffer.

Dohko : SHION.

Shion (avec des spirales dans les yeux) : je te l'avais dit, je suis maudit dès qu'il s'agit de mariage.

Dohko (esprit vengeur) : Aldé, tu vas payer.

Milo (se relève avec enthousiasme, poing levé) : BASTON.

Aiolia (suit le mouvement) : OUAIS.

Marine (autoritaire) : Aiolia, assieds-toi.

Aiolia (suppliant) : Mais ma chérie.

Shaka (toujours position lotus et yeux fermés) : Amis Krishna, cette cérémonie est en train de prendre une drôle de tournure.

Aldé (se relève de toute sa hauteur) : Pour Scylia, je me battrais contre vous tous en même temps s'il le faut.

Shura : Mais il est con, il a aucune chance.

Shina : c'est toi qui es bête. Il n'y a pas plus merveilleux pour une femme que d'entendre ce genre de parole.

Scylia : Aldébaran.

Aldé (s'agenouille devant elle) : Scylia, je veux que tu me le dises sincèrement. Désires-tu vraiment épouser Angelo. L'aimes-tu ? Si c'est le cas, je vous laisserai, et mon amour pour toi n'en sera jamais altéré. Tu es la femme de ma vie Scylia, et je veux que tu sois heureuse.

Aiolia : Marine, je ne comprend pas. Pourquoi tu me fais noter tout ce que dit Aldébaran.

Marine : Pour plus tard. Occupe-toi d'écrire pour le moment. C'est sûr que mon idiot de fiancé ne dira jamais ça de lui-même.

Scylia (larmes aux yeux) : Aldébaran…

Saori (pleure bruyamment) : OUIN. C'est trop beau.

Thétis : Elle est en train de gâcher toute la scène la cruche là.

Seiya : Ma Saori, tu veux un mouchoir ?

Saori (se mouche avec la chemise de Seiya) : Merci mon fidèle chevalier.

Dohko : Berk, dégueu.

Shion : Je te signale que tu fais pareil avec mes tuniques.

Scylia : Seigneur Aldébaran, depuis que vous m'avez sauvé, j'ai fait de mon mieux pour être digne de cette chance que vous m'avez accordée. Mais aujourd'hui, me donnez-vous l'autorisation d'être égoïste et d'exiger quelque chose ?

Aldé : Que désires-tu, princesse Scylia ?

Marine (à Aiolia) : Souligne le « Princesse ».

Aiolia (écrit) : Oui oui.

Scylia : Vous, dîtes-moi sincèrement que vous ressentez pour moi ?

Aldé : Je t'aime, depuis le début je suis fou de toi. Tu es ma raison de vivre, tu étais la raison de mes combats en tant que chevalier. Je voulais créer un monde où tu pourrais vivre heureuse et en paix.

Scylia : Je n'aurai jamais été heureuse dans un monde où tu n'es pas là.

Aldé : Par la puissance des Dieux, nous sommes ensemble dans ce monde.

Scylia : Alors pourquoi continuer ainsi, à se parler comme si nous étions de parfait inconnus alors que ce lien puissant nous lie l'un à l'autre. Aldébaran du Taureau, devant Athéna et devant tous les Dieux, je te le demande. Veux-tu m'épouser ?

Aldé : Oui, et toi Scylia, devant Athéna, devant les Dieux, devant tes collègues et tous les saint d'or, veux-tu devenir ma femme ?

Scylia : Oui.

Shion : C'était pas mon texte ça ?

Dohko : C'est fini pour toi les mariages Shion. »

Le calme était revenu dans l'assemblée. Scylia et Aldébaran se levèrent, la mariée enleva la bague offerte par Angelo et la jeta à ce dernier resté en retrait :

« Scylia : Tu m'en verras navrée, Angelo du Cancer.

Angelo : Il n'y pas de quoi Scylia. Après réflexion, je remarque que j'ai eu la prétention de croire que je pouvais te rendre heureuse. Mais j'ai eu tord, seul ce grand molosse là peut y arriver.

Aldé : On réglera nos comptes plus tard en ce qui concerne l'insulte. En attenant, je connais quelqu'un qui a besoin de toi, Angelo. Et cette personne attend devant ton temple.

Angelo : Merci l'ami. Prend soin d'elle (s'en va)

Aldé : Compte sur moi.

Mû : Je suis très heureux pour toi Aldé.

Mü : Je suis heureux que tu sois mon témoin Mü. »

Alors qu'Angelo quittait la chapelle, une aura dorée et puissante scintilla. Tout le monde se retourna vers Saori qui avait d'un seul coup pris un air mature. Sa puissance résonnait dans la chapelle. Une puissance divine, pas de doute, c'était Athéna. Tout le monde s'agenouilla, de même qu'Aldébaran et Scylia qui se tenaient la main. Athéna posa ses mains sur une des épaules des mariés et dit :

« Athéna : Par les pouvoir qui me sont confrérés, Moi Athéna, fille de Zeus, je déclare Aldébaran du Taureau, né Carlos le quatre mai mille-neuf-cent soixante-cinq à Sõa Paulo au Brésil, et Scylia, née le dix septembre mille-neuf-cent-soixante-six à Rodorio en Grèce, unis par les liens sacrés du mariage. »

Aldébaran embrassa Scylia et toute la troupe applaudit. Shion s'avança vers Athéna et dit :

« Shion : Déesse, vous avez été magnifique.

Saori (tape du pied par terre) : Elle m'énerve quand elle fait ça. Elle me pique toujours le beau rôle.

Dohko : Oh, la Saori qu'on connaît est de retour.

Milo : C'est vraiment le couple du siècle.

Hyoga : Et vous alors !

Camus : Ca me rappelle un vieux conte que me racontait ma mère. Mais je ne me souviens plus du titre.

Hyoga : Maître, vos aussi vous pensez des fois à votre maman.

Camus : Pas autant que toi, fifils à maman. Tiens mais où sont Isaac et Io, ils étaient à coté de toi ?

Hyoga : Je sais pas, mais pendant la cohue, Isaac a dit un truc du genre « On a jamais fait ça dans une chapelle avec plein de monde ».

Milo : HAHA, il me plait ton autre disciple.

Saori : Bon, allez, on va pas restez ici toute la journée. Que les mariés et témoins viennent signer les papiers, puis tout le monde au vin d'honneur. Sans oublier la séance photo. »

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Revenons-en à Angelo qui avait dévalé les marches du sanctuaire pour revenir à son temple. Aphro l'attendait effectivement, bras croisé contre une des colonnes. Il attendit qu'il soit à sa hauteur pour dire :

« Aphro : Tu m'invites à boire un café pour te faire pardonner ?

Angelo : Entre. »

Alors qu'ils étaient de grands amis, qu'Aphro était d'un naturel bavard, là le temple resta calme jusqu'à ce qu'Angelo revienne avec deux cafés et s'installe devant la table basse du salon :

« Angelo : Je suppose que tu attends des excuses.

Aphro : J'attends surtout un rapport de la situation.

Angelo : À l'heure qu'il est, Aldé et Scylia se sont avoués leur amour commun et doivent être mariés.

Aphro : C'est bien, je suis heureux pour eux.

Angelo : C'est ce que tu voulais, alors pourquoi contins-tu à faire cette tête ? Tu ne me fais plus confiance ?

Aphro : …

Angelo : Attends, bouge pas. »

Angelo partit dans sa chambre et revint avec un paquet cadeau qu'il tendit à Aphro :

« Aphro : Tu crois te racheter en m'offrant des cadeaux ?

Angelo : Ouvre. »

Aphro ouvrit le paquet mal emballé et découvrit qu'il s'agissait d'un livre. Un conte, mais pas n'importe lequel :

« Aphro : La belle et la bête.

Angelo : Tu as gagné ce livre autrefois, puisque tu as réussi à voler l'ardoise dans la salle de classe. J'ai décidé de tenir mes engagements jusqu'au bout, et il en va de même pour notre mission. Aphro, je ne peux pas faire ça sans toi, nous sommes une équipe, nous sommes le duo du Styx. »

Aphro regarda Angelo droit dans les yeux et y vu son air sincère et sérieux. L'air le plus sérieux qu'il est jamais vuchez le Cancer. N'y tenant plus, il éclata de rire :

« Angelo : Hein ! Pourquoi tu rigoles ? J'ai dit quelque chose de drôle ?

Aphro (entre deux rires) : Excellent, dommage qu'Aldé ne voit pas ça.

Angelo : Aphro bordel, ta vas arrêter.

Aphro : Angelo, tu as cru nous avoir berné avec ton mariage, mais c'est toi qui t'es fait berné.

Angelo : Explique-toi.

Aphro : Angelo, je ne t'aurai jamais laissé aller voir Scylia si je n'avais pas confiance en toi. Depuis le début je savais que tu n'avais pas l'intention de l'épouser, mais que tu voulais créer une belle ambiance pour Aldé. Et ton plan a réussi, mes félicitations, je regrette de ne pas avoir pu y assister.

Angelo : Ce n'était pas vraiment ça à la base. Mais attends, tu me fais la gueule depuis trois jours, en fait c'était… de la comédie. ?

Aphro : Absolument.

Angelo : Mais mais mais, je me suis fait un sang d'encre moi. J'ai cru que tu m'en voudrais éternellement. Tu n'imagines pas ce que j'ai vécu ces derniers jours, rongé par l'angoisse de…

Aphro : Et bien fini ta phrase.

Angelo (baisse la tête) : de te perdre à jamais. Je ne l'aurai jamais supporté. Car tu m'es cher Niels. »

Emue par la sincérité de ces paroles, Aphro se leva et se dirigea vers Angelo. Là il approcha son visage du sien et posa un baiser… sur son front. Le Cancer en resta figé, il avait eu tellement peur ces derniers jours, toute la pression qu'il avait accumulé retombait d'un seul coup. La proximité qu'il entretenait avec Aphro lui avait manquait et son corps le faisait sentir. De plus, ce geste affectueux, un baiser sur le front, il n'en avait plus eu depuis que sa mère mourante l'embrassait pour la dernière fois en lui disant « soit fort mon fils ». Angelo retint ses larmes de toutes ses forces, maudits sentiments humains. Il sera l'alliance de sa mère dans son poing, et se promit de la remettre vite à sa place, soit à coté de l'alliance de son père, dans la petite peluche de Karina.

Aphro se recula et retourna s'asseoir.

« Aphro : Bon, tout ceci dit, il serai fort dommage de ne pas prendre part à la fête. Surtout que j'ai entendu dire que Julian et les marinas étaient présents.

Angelo (sourire malicieux) : Tu penses la même chose que moi.

Aphro : Il est temps d'entrer dans la phase finale de notre mission, qui est de caser Sorrente avec Kanon.

Angelo : Tu as une idée ?

Aphro : Non, mais on a un peu de temps pour y réfléchir.

Angelo : Au fait, il y a quand même une chose que je me demande. Si Aldé et toi saviez depuis le début que je ne voulais pas vraiment épouser Scylia, pourquoi avoir fait souffrir cette pauvre fille qui était persuadée qu'elle allait épouser un autre homme que celui qu'elle aime ?

Aphro : Ah ça, c'est Aldé qui a demandé à intervenir une fois la cérémonie débutée.

Angelo (boit son café) : Et pourquoi donc ?

Aphro : Parce qu'il ne voulais pas que Saori l'accompagne à l'autel.

Angelo (recrache son café) : QUOI ?

Aphro : On va dire que c'est ta punition pour avoir choisi d'un plan sans m'en demander avant mon avis.

Angelo : Vous deux… Espèce de… Ca vous a pas suffit de me faire languir pendant trois jours.

Aphro : Bah, ce que tu peux être émotif.

Angelo (bougonne) : Même pas vrai.

Aphro : Bon, je vais à mon temple pour me changer, et je te propose d'aller au vin d'honneur. J'ai bien envie d'amuse-gueule, et j'ai hâte de voir la belle robe de Scylia. A plus tard, on se retrouve devant mon temple, et ne me fait pas attendre.

Angelo : Maudit soit-il tous les deux, j'y ai vraiment cru à cette histoire de « Je ne veux plus te voir ». Pff, enfin, je suis bien content que tout soit rentré dans l'ordre. Ca me fait d'ailleurs penser que je n'ai pas interrogé Aphrodite sur ma découverte le concernant. Hum, il a l'air tellement joyeux, je ne vais pas l'embêter avec ça pour le moment. On a d'autres choses à penser pour notre mission. Et cette fois, on risque d'être limitée dans le temps. »

C'est sur cette pensée qu'Angelo du Cancer commença son ascension vers la temple des poissons.

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Ouf fini, je n'en voyais jamais le bout de ce chapitre, je reconnais que je me suis bien lachée. J'espère qu'il vous a plu et que vous n'avez as trouvé trop long.

Donc plus qu'un seul couple, et je suis sincèrement désolée pour les fans du Kanon x Rhadamanthe, mais ça ne sera pas pour cette fois.

J'attends vos cm et toutes vos critiques, mêmes mauvaises, sont les bienvenues.

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