Le 109ème surplis

Titre:

Le 109ème surplis

Chapitre:

Les conseils de Rune

Couple:

Hadès et ?

Saga: Quelque chose me dit que ça va pas être un secret très longtemps...

Karha: Niark !

Note de l'auteur:

Aucun personnage n'est à moi à mon grand désespoir. Je suis complètement folle. Et j'espère de tout mon cœur que les deux personnages principaux me pardonneront mon audace.

Hadès: Pour une fois que je suis dans une de tes fic je ne vais pas t'en vouloir pour si peu...

Karha: Ouf...

Camus: (regard noir) Ce n'est pas mon cas par contre...

Karha: Gloups...

Résumé:

Hadès accepte de ramener à la vie les chevaliers d'Athéna...à une condition. Athéna aussi décide d'imposer ses règles. Yaoi/ Lemon

Commentaires: Baella: Bah...non, pour Camus c'est pas ça...c'est un truc que j'aurais inventé de A à Z et je ne suis pas fidèle à n'importe quel mythe. J'espère quand même que ça plaira.

Newgaia: J'ai jamais pu supporté le surnom «Rhada», c'est instinctif. Et non, pour Camus ça n'a rien à voir avec Ganymède, c'est un truc que j'ai inventé, j'aime trop innover pour rester fidèle à je ne sais quel mythe ^^. C'est pas un défaut j'espère ?

Alb 1: Je suis content que me fic te plaise ^^. Tes petits commentaires mon fait rire un peu. J'espère que la suite te plaira tout autant.

Chapitre 9. Les conseils de Rune

Une fois de plus, Camus ressortait du bureau d'Hadès, avec le cœur battant à cent à l'heure...mais la c'était encore pire que d'habitude...en fait, il devait plutôt faire du deux cents à l'heure. Et ce pour une raison toute simple. Après avoir posé le plateau sur le bureau, le verseau s'était baissé pour refaire le lacet de sa sandale, il était juste à côté du fauteuil ou était assis le seigneur des Enfers, celui ci en avait profité pour tendre la main et replacer une mèche de cheveux vert derrière son oreille ce qui fit sursauter le chevalier qui se releva en quatrième vitesse...tellement vite qu'il fut pris d'un vertige. Il tangua et Hadès le réceptionna dans ses bras et l'assit sur ses genoux le temps qu'il se remette...mais cela eut tout l'effet contraire...Camus se sentait encore plus troublé qu'avant. Sentir le corps du dieu en contact avec le sien le mettait dans tous ses états. Aussi quand il fut remit de son vertige, il sauta des genoux d'Hadès, rouge de gène et sortit presque en courant du bureau en balbutiant un «à plus tard».

Et maintenant, il déambulait dans les couloirs sans savoir ou il allait. Il n'avait même pas remarqué qu'il était sorti du palais. Il marcha, croisant quelques spectres par ci par la. Il arriva près de la deuxième prison, devant la niche de Cerbère, celui ci, en sentant probablement son odeur, sortit en trombe pour courir vers lui, quand il arriva devant lui, il abaissa ses trois têtes espérant obtenir une caresse, qui leur fut vite donnée. Camus avait tendu la main et offrit une petite caresse suivit d'un petit grattouillement derrière les oreilles à chacune de ses trois tête. Le chien des Enfers grogna de contentement, il aurait pu rester comme ça pendant des heures...mais ce n'était pas vraiment de l'avis de son maitre...

-Cerbère, rentre !

Camus se tourna vers l'entrée du tribunal et aperçut Pharaon qui les regardait l'air impassible. Le chien grogna un peu, mais une caresse de la part du verseau le fit taire et comprendre que ce n'était pas grave et qu'il pouvait y aller. Cerbère aboya joyeusement avant de partir vers le tribunal. Le sphinx le regardait toujours sans rien dire. Il finit cependant par ouvrir la bouche et déclarer:

-Je ne sais pas comment tu as fait mais Cerbère semble t'adorer. En temps normal il t'aurait déjà avalé tout cru.

Camus haussa les épaules.

-Je ne sais pas pourquoi il m'apprécie autant. J'ai rien fait pour pourtant. Se contenta de répondre le verseau.

-D'ailleurs en y pensant bien, j'ai du mal à comprendre pourquoi le seigneur Hadès te laisse rester ici et te mouvoir à ta guise.

-Je ne sais pas moi non plus. C'est tout ce que je peux te dire...

-Je crains fort que notre pauvre Seigneur Hadès n'est plus toute sa tête. Toutes les guerres qu'il a livré on du lui ramollir un peu le cerveau...

Pharaon ne put terminer sa phrase, Camus venait d'augmenter son cosmos et de lui envoyer une vague de froid considérable. Il se retrouva donc à terre, grelottant de froid. Le verseau le toisa de toute sa hauteur et cracha froidement:

-Sphinx...je préfère te prévenir, insulte encore une fois le seigneur Hadès...une seule fois, et je t'enferme dans un cercueil de glace après avoir lâché tous les piques de glaces que j'ai en réserve sur toi. Personne, pas même tous les spectres réunis, ni le Seigneur Hadès, si Pandore, ni les dieux jumeaux, ne pourront t'en libérer. Ai-je bien été clair ?

Pharaon ne put que hocher la tête en tremblant encore. Camus s'en alla donc, retournant au palais. Tout en marchant il soupira...mais qu'est ce qu'il lui avait pris...? Lui d'habitude si calme et serein, la il avait totalement perdu son sang froid pourtant légendaire. Mais...il n'avait pas supporté qu'on insulte Hadès...entendre le sphinx le faire, et devant lui de surcroit, l'avait mis dans une colère noire. En y réfléchissant bien...il était vrai que depuis quelques temps, il ne se passait pas une journée sans qu'il ne pense à lui, sans qu'il ne cherche sa présence...même si celle ci le troublait plus qu'autre chose. Le dieu hantait sans cesse ses jours et ses nuits. Le verseau commençait tout juste à comprendre à quel point Hadès commençait à prendre une part importante dans sa vie...et dans son cœur.

Ses pensées furent interrompue lorsqu'il entendit, au détour d'un couloir du palais, un petit grognement. Il se pencha pour regarder dans le couloir sombre...il se figea. Minos se tenait la, et dévorait presque la bouche de Rune qui avait les mains plongées dans sa longue chevelure blanche. Le griffon avait passés ses main sous la chemise du balrog et caressait tendrement sa peau. Camus se racla un peu la gorge pour attirer leur attention...et c'est ce qu'il se passa. Deux têtes se tournèrent vers lui, Minos poussa un petit grognement de mécontentement et Rune vira au rouge pivoine.

-Tu...es la depuis longtemps ? Risqua le balrog.

-Un petit moment en effet. Répondit le verseau. Quand même...faire ce genre de chose dans les couloirs...je ne vous aurais pas cru capable de ça.

Rune rougit encore plus, puis il se tourna vers Minos et balbutia:

-Mi...Minos, vous devriez retourner au tribunal.

-Mais pourquoi ? S'écria l'interpellé.

-Minos, il faut quelqu'un pour le gérer et moi, c'est mon jour de congé.

-Bon très bien. Mais je te préviens, ce soir, on se rattrape.

Rune grogna de protestation, Minos sortit du palais. Maintenant seuls, le balrog et le verseau s'entreregardèrent.

-Tu ne le répètera pas pas vrai ? Demanda le norvégien.

-Je serai une tombe, ne t'inquiète pas.

Petit silence.

-Sinon, sans vouloir être indiscret, ça fait combien de temps ? Demanda Camus.

-Pas longtemps...trois jours seulement.

-A peine ? Et vous avez déjà...

-Non ! On a encore rien fait ! Minos précipite un peu les choses...Termina Rune en soupirant. Maintenant je comprends pourquoi il voulait que je reste bien couvert, il ne supportait pas qu'on me regarde...

-Tu n'es pas aussi perspicace que je le pensais finalement...même moi j'ai réussi à être au courant qu'il en pinçait pour toi...

-Je peux en dire autant de toi avec le Seigneur Hadès ! Riposta le norvégien.

Camus devint encore plus pale que d'habitude.

-De...de quoi tu parles...? Articula le français.

-Ne fais pas l'innocent. Tu crois que je n'ai pas remarqué la façon que tu as de le regarder ? Et pour le Seigneur Hadès, à force de te tourner autour de façon si peu subtile, je peux t'assurer que tout le monde aux Enfers, sauf toi, a remarqué qu'il est complètement fou amoureux de toi !

En plus d'être devenu encore plus pale qu'un cadavre, il rougit comme une pivoine...le résultat était des plus intéressant. Rune le regarda un moment avec un petit sourire sur les lèvres. Puis, reprenant tout son sérieux, il posa une main sur l'épaule de son ami et demanda du but au blanc:

-Et toi ? Que ressens-tu pour lui exactement ? Est-ce que tu l'aimes dans le sens amoureux du terme ?

Franchement plus direct tu meurs ! Camus baissa la tête, jouant nerveusement avec ses doigts. Ce qu'il ressentait pour Hadès ? Il n'en savait rien. Ou plutôt, il avait peur de savoir. C'est vrai, il était un chevalier d'Athéna ! Il n'avait pas le droit d'aimer le dieu des Enfers ! D'ailleurs, en temps que chevalier des glaces, il ne devait rien ressentir du tout ! Mais...pourtant...il y avait quelque chose en lui qui lui disait d'admettre la vérité...de voir les choses en face. Il ferma les yeux un moment...et décida d'arrêter de se voiler la face. Il laissa ses émotions le submerger. Tout prenait du sens maintenant, le trouble que lui apporte sa présence, le flux de sentiments qui l'envahissait dés qu'il le voyait, la colère...tout. Oui, il aimait Hadès, de tout son cœur, de toute son âme, de tout son corps. Profondément. Passionnément. Éperdument. Il ne put retenir un sourire en sentant de chaude émotion entourer son cœur. Quand il rouvrit les yeux, il croisa le regard violet de Rune. Celui ci comprit en voyant la lueur dans le regard du verseau qu'il avait vu juste. Il sourit et passa un bras atour des épaules du français.

-Tu vois, c'est bien d'être amoureux non ? Demanda le norvégien.

-Je...je dois avouer que...ce n'est pas désagréable.

-Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver un moyen de te faire tomber dans tes bras et le tour est joué, on aura un couple de plus aux Enfers !

-Co...Comment ?

-Ben quoi ? Tu n'as pas envie d'être avec lui ?

-S...si mais...je ne te connaissais pas ce côté entremetteur...

-Comment crois-tu que j'ai réussi à faire tomber Minos dans mes bras plus vite que lui ne l'aurait fait ?

-Euh...

-Bon, ne t'inquiète pas, j'ai une idée. Après tu fais comme tu veux mais voilà ce que je te propose...

Se penchant à l'oreille de son ami, Rune lui murmura son idée.

Hadès observait la scène de loin, les sourcils froncés, la mâchoire crispée, les poings serrés. Depuis quand...? Depuis quand Camus était-il si proche de Rune ? Les voir si près l'un de l'autre le mettait dans une colère noire. Il n'avait qu'une envie...aller les voir et écarter le balrog de SON Camus, et pas de la manière la plus douce. Pourtant, il ne fit rien et se contenta de retourner à son bureau. Devant la porte il vit Pandore qui lui demanda ce qu'il n'allait pas, le dieu ne répondit pas et claqua violemment la porte derrière lui.

Le lendemain, Camus se leva tôt, à sept d'heure du matin pour être plus précise. Il avait décidé de suivre l'idée que lui avait proposé Rune. Au début il s'était montré septique mais cela s'était fait un chemin dans son esprit et finalement...c'était plutôt pas mal comme plan. Simple et efficace comme il a dit. Il eut un sourire en repensant à sa conversation de la veille avec son ami...

Flash Back...

Rune se pencha vers son oreille et lui demanda:

-Quelle est la ville la plus romantique que tu connaisses ?

-Comment ?

-La ville la plus romantique que tu connaisses. Celle de ton pays si possible.

-Euh...De mon pays...et bien euh...Paris, la capitale.

-Et bien voilà. Tu vas le voir et propose lui de sortir avec toi. Emmène le passer la journée la bas.

-Qu...quoi ?

-Tu vas pas attendre qu'il te tombe dans les bras seulement en passant ton temps à le regarder en coin. Vas-y franco, va le voir et demande lui de sortir avec toi.

-Je...j'oserai jamais...

-Tu veux que j'aille le voir pour toi ?

-NON !

-Alors t'as pas le choix. Vas-y !

-Je...j'irai le voir demain.

-Tu n'as pas intérêt à te défiler, j'y veillerai.

Fin du flash back...

Donc maintenant, Camus se retrouvait devant son armoire à choisir des vêtements afin de remonter à la surface, c'est vrai quoi, il n'allait pas y aller en toge quand même. Il opta pour un pantalon taille basse noir, qui moulait à la perfection ses jambes et surtout ses cuisses, puis pour un petit pull du même bleu que ses yeux, avec un col un peu serré, manches longues et qui laissait voir son nombril et ses abdominaux. N'allez pas croire qu'il souhaite être une beauté, tout ce qu'il veut c'est espérer attirer l'attention d'Hadès de cette manière...même si celui ci le considère comme la plus belle créature de toute la création et ce dans n'importe quelle tenue. Camus se regarda une dernière fois dans la glace de sa salle de bain, coiffant un peu sa longue chevelure qu'il avait décidé de laisser détachée. Sur ce, il sortit de sa chambre. Quelques spectres étaient déjà levés, le peu qu'il croisait le regardait les yeux écarquillés. Il croisa Rune accompagné de Minos, le balrog lui fit un sourire suivit d'un pouce levé. Une fois devant la porte du bureau, il inspira profondément espérant ainsi faire abstraction des battements pour le moins irréguliés de son cœur, et frappa. Il savait qu'Hadès était la, au vu de la lumière qui passait sous la porte.

-...Entrez.

Camus haussa un sourcil, que signifiait cette voix monotone ? Il entra et trouva Hadès assit sur le canapé, un livre sur les genoux.

-Seigneur Hadès, bonjour.

Le dieu releva la tête...et du faire un énorme effort pour que sa mâchoire ne tombe pas. Par tous les dieux qu'il était beau dans cette tenue ! Dessous on pouvait parfaitement deviner ses formes parfaites, les cuisses fines, les fesses charnues, le torse finement musclé, sans compter ce si magnifique visage auréolé de mèches vertes...Oh par les Enfers, ce qu'il pouvait être beau et désirable...s'il s'était écouté il lui aurait déjà sauté dessus mais il n'était pas une bête quand même et puis...or de question de déflorer cet ange si merveilleux.

-Camus...tu voulais quelque chose ?

-Oui...je suis venu demander un congé.

-Pour quoi faire ?

Camus baissa les yeux, les joues un peu rouge. Hadès haussa un sourcil, le verseau était-il gêné ? Et pourquoi demandait-il un congé ? Le dieu sentit une bouffée de colère gonfler en lui, il ne voulait quand même pas passer sa journée avec Rune quand même ?

-En fait je...euh...Balbutia Camus.

-Et bien, parle !

-Euh...

Camus prit une profonde inspiration et se lança:

-Je voulait savoir si je ne pouvais pas aller passer la journée à la surface...

Hadès fut encore plus surpris, à la surface ? Pourquoi ? Néanmoins, il ne pouvait pas le garder prisonnier quand même, il soupira et dit:

-Je comprends que tes amis te manque, tu peux aller les voir si tu veux, mais à la fin de la journée...

-Non...enfin, ce n'est pas ce que je voulais dire...

-Quoi alors ?

-En fait je voulais savoir si cela ne vous dérangerait pas...de venir...avec moi...

Le dieu laissa tomber son livre et regarda le français les yeux grands ouverts.

-Comment ?

-Je...je suis pense que cela vous fera du bien de changer d'air...et puis, cela fait longtemps que vous n'avez pas du prendre le temps de visiter la terre non ?

-En effet.

-Et je...je connais quelques endroits sympathique à Paris cela devrait vous plaire...enfin, je ne veux pas vous forcez ! Si vous ne voulez pas, ne vous sentez pas obligé.

Hadès réfléchit un moment. Changer d'air...cela lui plaisait bien comme idée et puis...passer un peu plus de temps avec Camus...le dieu sourit.

-Très bien, je viens. Laisse moi juste le temps de me changer. Contrairement à ce que tu sembles croire, je ne porte pas que des tenues de l'antiquité.

Un immense sourire apparut sur les lèvres de Camus. Il s'assit sur le canapé en attendant qu'Hadès revienne, commençant à penser à ce qu'il pourrait lui montrer: la tour Eiffel, l'arc de Triomphe, le musée du Louvre, ils iraient dans un restaurant ou ils pourraient manger quelque chose de typiquement français...

-Je suis prêt, on peut y aller.

Camus se leva et se tourna vers Hadès qui lui souriait...le verseau se retint du mieux qu'il put pour ne pas piquer un fard. Le dieu avait opté pour un ensemble noir, un pantalon en cuir, une chemise dont les premiers boutons étaient ouvert sur sa clavicule et le haut de son torse, une paire de botte et enfin un manteau en tissu qui descendait jusqu'à ses genoux. Oh la la...ce qu'il pouvait être beau...tellement que le chevalier en avait mal aux yeux tant le seigneur des Enfers l'éblouissait. Celui ci ouvrit un portail qui donnait sur la ville de Paris et fit signe à Camus de venir, celui ci s'accrocha à son bras ce qui ne fut pas pour déplaire au dieu. Ensemble, ils franchirent le portail.

A suivre