Je vous épargne le blabla, je crois que vous avez suffisamment attendu ce chapitre ! Pas d'excuses, si ce n'est ce que j'ai écris sur mon blog. J'espère juste ne pas avoir perdu trop de monde en route. Merci à flora, une fan, vicky30, diana, ananas, nanouche et Amaria pour leurs reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre !

Bienvenue aux nouveaux lecteurs et ... j'espère que ça vous plaira !

Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.


- Chapitre 10 -

- A cœur ouvert -

Mardi 9 décembre 2008

Toutes les femmes on connu cette réaction au moins une fois dans leur vie, si ce n'est plusieurs fois, ou carrément tous les mois pour les véritables râleuses. Lorsque cette période du mois fait son entrée sur scène, il peut arriver d'être agacée ou déçue. Comme si on avait réussi à se convaincre que ce mois-ci on y échapperait, que le mois dernier marquait leur dernière représentation, alors que chacune d'entre nous sait que c'est inévitable … Vraiment stupide comme réaction, n'est-ce pas ?

Et comme toutes les femmes j'avais connu cette réaction, mais cette fois-ci, la déception était toute autre. Voir mes règles débarquer signifiait que, non seulement j'étais partie pour cinq jours de galère et de douleurs désagréables, mais aussi que l'insémination n'avait pas fonctionné, que je n'étais pas enceinte, et que mes rêves s'écroulaient une fois de plus devant moi.

Au moment où j'avais aperçu la petite tache de sang au fond de mon sous-vêtement, l'espoir qui s'était fait une petite place en moi avait plié bagages et s'était fait la malle en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « c'est raté ».

Le docteur Masen et tous les sites internet que j'avais consultés en rentrant de la clinique disaient la même chose, il valait mieux attendre quelques semaines après l'insémination pour tenter un test de grossesse. Idéalement pour une impatiente comme moi, trois semaines était un bon temps. Lorsqu'on avait compté une semaine de retard du cycle, on pouvait commencer à espérer que le résultat soit positif. Alors c'est ce que j'avais fait ! J'avais tracé une petite croix sur mon calendrier pour signaler la date à laquelle je pourrai effectuer un test, dans le cas -tout à fait improbable- où j'aurai oublié que j'avais tenté de me faire mettre enceinte, et j'avais attendu aussi patiemment que possible que cette date arrive.

Malheureusement pour moi, effectuer un test la semaine prochaine ne servirait absolument à rien puisque je n'étais, de toute évidence, pas enceinte.

Avait alors commencé une période très sombre. En lançant des répliques ironiques, j'avais rayé d'innombrables coups de stylo la case du 24 novembre sur mon calendrier jusqu'à ce qu'elle soit remplacée par un trou. Puis, après avoir récupéré la télécommande de ma chaine hifi et accompagnée d'un verre et d'une bouteille de la très fiable déesse latine Tequila, je m'étais effondrée dans mon canapé. J'avais bu beaucoup. Jusqu'à ce que je ne sois plus capable de me pencher vers la table basse pour remplir mon verre. Et puis la sonnerie programmée sur mon portable m'avait réveillée le lendemain matin avec une gueule de bois épique, alors qu'une compile de chansons plus déprimantes les unes que les autres continuait de tourner en fond sonore. Après un mail à la boutique pour informer de mon absence, une douche bien chaude, et un cachet contre le mal de tête, je m'étais barricadée sous ma couette jusqu'au lendemain, ne sortant que pour les inévitables passages aux toilettes et un rapide diner le soir.

Le mercredi matin, je m'étais levée, préparée, puis j'avais repris le travail comme si rien de tout ça ne s'était produit. Comme si les dernières semaines, les conversations avec ma famille et Angela, les rendez-vous gênants avec le docteur Masen, et surtout l'insémination ratée, n'avaient pas eu lieu.

A moi seule, je ne savais pas quoi faire. Je savais que j'avais envie de recommencer, de retenter ma chance, mais j'étais aussi terrifiée à l'idée d'un nouvel échec. J'aurai eu besoin de soutien, de quelqu'un qui me pousse dans la bonne direction : celle de la clinique. C'est peut-être pour ça que les gens sont si hésitants quand une femme célibataire décide de faire un bébé toute seule, parce qu'elle est justement toute seule et ne bénéficie pas du soutien d'un conjoint.

Je n'avais même pas le soutien de ma famille ! Mes parents continuaient d'éviter le sujet, Alice m'écoutait quand j'en parlais mais ne semblait pas se passionner pour autant, changeant rapidement de conversation, et je ne voulais pas en parler sur mon lieu de travail ce qui excluait mes collègues.

Angela m'avait conseillé un docteur, mais c'était le genre de personne qui ne se mêle pas des affaires des autres. En temps normal je lui en étais reconnaissante, mais là je n'étais pas certaine de ne pas vouloir qu'elle me saute dessus et me harcèle de question.

Dans la matinée, Alice avait débarqué dans mon bureau, un faux air sévère sur son visage.

« Alors comme ça on feignasse à la maison ? » Avait-elle demandé.

« J'étais malade. » Avais-je répondu, espérant qu'elle laisserait tomber. A ce moment là, tout était encore trop frais dans ma mémoire pour que j'ai envie d'en discuter.

« Malade ? »

« La gueule de bois. » Avais-je éclaircie.

« Depuis quand est-ce que tu bois à l'excès un soir de semaine ? » S'était-elle inquiétée. « Depuis quand tu bois à l'excès tout court ? Tu avais quelque chose à fêter ? » Avait-elle ajouté avec un petit sourire de conspiratrice.

Un petit rire ironique m'avait échappé pour tenter de repousser les larmes qui menaçaient d'arriver.

« Je fêtais l'échec de mon utérus. »

« Oh … Bella c'est … » Avait-elle commencé mais je l'avais vite interrompue, sachant que je ne tiendrai pas le coup face à une discussion. Et je refusais de craquer au boulot.

« C'est bon Alice, n'en parlons plus. J'ai du travail. » Et ce n'est pas comme si ça te chagrinait vraiment, m'étais-je retenue d'ajouter.

« Très bien … »

Et ma demande elle l'avait suivie à la lettre. Pas une seule fois elle n'avait mentionné mon projet d'insémination au cours des trois dernières semaines. Et je n'avais pas lancé le sujet non plus. Au contraire, je m'étais jetée dans le travail tête la première après avoir mis de côté tout ce qui concernait la clinique et le docteur Masen. Étrangement, même si je n'arrivais pas à me relancer dans le processus, je ne pouvais pas non plus me débarrasser de tout et oublier cette idée à jamais.

Je ne voulais pas continuer à vivre ma vie comme elle l'était actuellement, mais j'étais trop terrifiée pour remédier seule à ce qui n'allait pas.

M~B

C'est en ce mardi 9 décembre, après trois semaines de déprime silencieuse, que la monotonie de mon quotidien fut rompue.

Alors que j'étais enfermée dans mon bureau, plongée une fois de plus dans les problèmes de management de la boite, Bree vint timidement cogner à ma porte. Ce n'était pas un phénomène totalement inhabituel mais ça restait tout de même extrêmement rare.

« Mademoiselle Swan ? Excusez-moi de vous déranger mais il y a quelqu'un dans la boutique qui vous demande. » Lança-t-elle d'une voix si basse que j'eus presque du mal à l'entendre.

« Qui me demande ? » Répétai-je étonnée. « C'est-à-dire ? Qui demande le manager ou … »

« Non. Ce monsieur a demandé si mademoiselle Isabella Swan travaillait bien ici, et quand je le lui ai confirmé il a demandé s'il pouvait vous voir. J'ai dis que j'allais vérifier avec vous. » Expliqua-t-elle en triturant ses mains.

Autant Bree pouvait être assurée dans son travail et avec les clientes, autant elle n'était pas à son aise face à Alice ou moi. Pour Alice, je pouvais comprendre, puisque c'était son boss, mais moi … je n'étais qu'une simple employée pas forcément là pour donner des ordres.

« Est-ce qu'il a dit qui il était ? » Demandai-je en refermant le dossier sur lequel je travaillais.

« Non mademoiselle. »

« Très bien … dîtes-lui de patienter quelques instants. J'arrive. »

Bree s'empressa d'acquiescer et de retourner dans sa zone de confort, là où elle contrôlait sa timidité. Pour ma part, je terminai un point important avant de m'accorder une pause et d'aller voir qui me voulait quoi.

A peine eussè-je mis un pied en dehors de mon bureau que je me stoppai net devant le tableau qui s'offrait à moi.

Pliée en deux sur le comptoir, offrant une ample vue de son décolleté, Jessica servait son meilleur rôle d'aguicheuse au docteur Masen. Celui-ci se tenait bien droit, semblant se retenir de s'éloigner de la prédatrice suprême, et essayant de regarder partout sauf vers Jessica sans pour autant se montrer impoli.

Sans vraiment y réfléchir, et dans l'intention de lui sauver la vie, je m'approchai du duo qui tourna immédiatement les yeux vers moi.

« Mademoiselle Swan. » Salua poliment le docteur Masen et je lui adressai un signe de tête et un sourire avant de me tourner vers Jessica.

« Tu n'as pas du boulot ? » M'enquis-je.

« Bree s'occupe des clientes. » Répondit-elle en fixant le médecin, une sorte de lueur démente dans les yeux.

« Oh. Et est-ce que tu t'es occupée des colis qu'on a reçus ce matin ? »

« Non. » Lâcha-t-elle de sa voix rêveuse.

« Et bien vas-y maintenant. Madame Whitlock déteste que les vêtements soient froissés quand ils sont mis en rayons. Tu sors et tu suspend tout. »

Mentionner son employeuse était une solution plus qu'efficace pour mettre Jessica au travail. Elle en retint pourtant pas un soupire et un regard languissant vers le docteur Masen lorsqu'elle s'éloigna vers sa tâche.

« Tu passeras le bonjour à Mike ! » Lançai-je avec un faux enthousiasme.

Comprenant que je lui rappelai l'existence de son petit-ami, elle m'envoya une légère grimace avant de s'enfermer dans la réserve.

Ma collègue contrôlée, je me tournai vers celui qui avait demandé ma présence.

« Docteur Masen … que puis-je faire pour vous ? » Questionnai-je avec un sourire commercial. Le voir ne me rappelait pas exactement que de bons souvenirs.

« Bella … je sais que j'outrepasse surement les limites en venant ici, et si vous voulez me voir partir je le ferai sans discuter mais d'abord j'aimerai vous parler de quelque chose. » Commença-t-il avec une grimace d'excuse sur le visage.

« Allez-y. » L'encourageai-je.

« Je sais que je n'aurais pas dû faire ça. J'ai consulté votre dossier pour trouver vos coordonnées et je me suis longtemps demandé s'il valait mieux que je vienne vous voir à votre domicile ou ici. Finalement j'ai pensé que venir sur votre lieu de travail serait moins … personnel pour vous. Que vous ne vous sentiriez pas aussi … » Il laissa sa phrase en suspens, ne semblant plus trouver ses mots.

« Est-ce que ça à quelque chose à voir avec … nos rendez-vous médicaux ? » Demandai-je sans me montrer explicite.

« Oui. »

« Alors je préfèrerait vraiment ne pas en parler sur mon lieu de travail, docteur Masen. » Précisai-je en jetant un coup d'œil par-dessus mon épaule aux autres personnes présentent dans la boutique.

« Peut-être accepteriez-vous un rendez-vous ? Ou alors un café ? Vous pouvez prendre une pause ? » Insista-t-il.

« Je ne sais pas si c'est une bonne idée … » Marmonnai-je.

Je ne savais pas ce qu'il me voulait mais j'étais quasiment certaine que j'allais pleurer si on parlait d'insémination. Et je ne voulais pas pleurer devant un quasi inconnu.

« Je ne veux pas paraître insistant Bella, mais j'aimerai vraiment vous parler. Vous aviez l'air tellement décidée dans votre démarche … laissez-moi voir si je peux vous aider. » Proposa-t-il avec un air suppliant.

« Est-ce que vous faites ça avec toutes vos patientes ? » Demandai-je en grimaçant, m'en voulant de craquer devant sa moue.

« Seulement avec celles qui abandonnent leurs rêves et dont je n'ai pas de nouvelles depuis des semaines. » Sourit-il. « Laissez-moi vous aider Bella. S'il vous plait. »

Et comme c'est ce dont j'avais besoin depuis des semaines, de quelqu'un qui me soutienne et soit à mon écoute, j'acceptai.

M~B

Quelques minutes plus tard, nous étions installés à une table relativement isolée dans un café de la galerie commerciale. Il était resté silencieux le temps du trajet, et n'avais parlé que pour passer sa commande. Le serveur parti, je me tournai vers lui, prête à l'écouter.

« La parole est à vous docteur Masen. » L'encourageai-je lorsque je vis qu'il ne disait toujours rien. « Vous vouliez me parler non ? »

« Appelez moi Edward, le docteur Masen c'est vraiment trop … dramatique et sérieux. »

« D'accord. » Acquiesçai-je.

« Je ne m'attendais pas à avoir de vos nouvelles pendant les deux, peut-être trois, semaines suivant votre insémination, mais après cinq semaines de silence radio je me suis décidé à venir aux nouvelles. »

« Pourquoi ça ? Vous n'avez aucune obligation envers moi. »

« Et bien … vous aviez l'air tellement décidée à avoir un enfant … Je pensais vous voir pour une confirmation si l'opération avait fonctionné, ou pour une nouvelle tentative le cas échéant. Mais vous n'en avez rien fait. Alors que j'aurai tout misé sur la fille qui poursuivait son rêve malgré l'avis de sa famille et de ses proches. »

« Et c'est justement ça … le problème. Je suis toute seule. Et à chaque fois que j'envisage de prendre contact avec la clinique je remets tout en question ! Je me demande s'ils n'ont pas tous raison de penser que je ne devrai pas faire ça. »

« Mais vous en avez envie ? Vous voulez avoir ce bébé non ? » Demanda-t-il.

« Bien sur que oui ! » M'exclamai-je avant de soupirer et de frotter le visage d'un air las. « Mais je me sens extrêmement seule et je ne sais pas si je pourrai tout traverser, un possible échec ou la grossesse, toute seule. »

Le serveur apporta nos boissons chaudes et les quelques muffins que nous avions commandés, interrompant notre conversation. Lorsqu'il s'éloigna de nouveau, je me cachai dans ma tasse le temps de trouver quoi dire.

« Alice est ma sœur jumelle. » Lançai-je et il porta son attention sur moi.

« Vraiment ? Je n'aurai jamais pensé en vous voyant toutes les deux. Enfin vous êtes sœurs, il n'y a aucun doute la dessus mais … »

« Mais on ne se ressemble pas comme deux gouttes d'eau. » Terminai-je pour lui. « On a toujours vécu notre vie ensembles, chaque étape, chaque classe, chaque aventure. Pas toujours exactement en même temps mais … » Je soupirai de nouveau. « Quand on était petite on adorait jouer à la maman. Et j'ai toujours su au fond de moi que je serai maman. Même si tout ce que je souhaitais d'autre dans ma vie ne se réalisait pas, je savais que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette partie de ma vie de rêve se réalise. »

Il acquiesça silencieusement. C'était un énorme soulagement de pouvoir enfin parler de ça à quelqu'un que ça intéressait réellement et qui ne s'empresserait pas de changer de sujet de conversation.

« Quand Alice a rencontré Jasper, j'avais déjà un petit-ami alors ça n'a pas vraiment été un grand bouleversement. Puis Spencer m'a plaquée, je suis allée à la fac et j'ai évité les mecs. Et Alice filait le parfait amour avec Jasper. » Repris-je, décidant qu'il serait mon psy et que je lui raconterait ma vie. « Je me doutais bien qu'un amour de lycée avait peu de chances de durer une vie entière, mais après tout je suis une fille alors j'ai le droit de croire au grand amour ! » Plaisantai-je. « Et puis l'histoire de mes parents avait duré, elle, alors je savais que c'était tout de même possible. J'ai retenté ma chance avec Jackson et ça aurait pu marché si on avait pas eu des vies si différentes. On a continué chacun sur notre chemin, et Alice était désormais madame Whitlock enceinte de son premier enfant. »

« Vous n'étiez plus du tout à égalité. » Constata simplement Edward.

« C'est peu de le dire. Et les trois derniers n'ont pas arrangé les choses. » Rigolai-je amèrement. « Comprenez-moi, j'adore ma sœur, son mari et plus que tout j'adore mes neveux et nièces, mais ils ne font que me rappeler que je n'ai pas aussi bien réussi qu'elle. Qu'elle a atteint notre rêve de petite fille avec son prince charmant et tous ces petits enfants, et que moi je suis toujours … toute seule. » Terminai-je la gorge serrée.

Je plongeai immédiatement dans ma tasse, le liquide chaud apaisant ma gorge et faisant descendre la boule qui s'y était formée.

« Je ne veux pas faire un bébé juste pour ne pas finir ma vie toute seule. Je ne suis pas égoïste à ce point ! Non je veux seulement … je veux seulement avoir quelqu'un à qui donner tout mon amour. Parce que la science a fait en sorte qu'une femme puisse faire un bébé toute seule, mais qu'elle n'a toujours pas trouvé le moyen de cloner les princes charmants. » Plaisantai-je à nouveau.

« Ca serait assez étrange, toutes ces femmes qui auraient le même mari. Et puis un même homme ne correspond pas forcément à tout le monde. »

« Vrai. » Acquiesçai-je. « En tous cas ne vous méprenez pas, ça n'a rien à voir avec un choix entre « bébé ou époux », non ! On m'a toujours montré les choses de manière conventionnelle. On rencontre quelqu'un, on tombe amoureux, on se marie et on fait des enfants. J'ai simplement décidé de sauter les étapes que je n'arrivais pas à valider. Et c'est ça que mes parents ont du mal à comprendre. »

« Ca peut être difficile pour eux. Ils ne sont pas dans votre cas et ils ont du mal à vous comprendre. Peut-être aussi qu'ils ont peur que vous soyez trop seule. »

« Mais faire un bébé maintenant ne m'empêche pas de trouver l'amour plus tard ! Je prend juste mes précautions. Si jamais l'amour ne pointe pas son nez j'aurai tout de même profité de ma meilleure période de fécondité pour … continuer sur le programme. C'est pour ça que je ne veux aucun lien avec le donneur, pour que si plus tard je rencontre quelqu'un, il n'y ait pas de compétition de papa. »

« C'est une sage décision. » Approuva-t-il.

« Mes mais parents pensent que faire un bébé maintenant, toute seule, ça m'empêchera à jamais de rencontrer l'homme de ma vie. » Dis-je d'un air dédaigneux.

« Et vous n'êtes pas d'accord avec cette idée ? » Demanda-t-il.

« Non ! » M'exclamai-je. « Je pense que si l'homme en question m'aime vraiment il comprendra et acceptera le fait que j'ai déjà un enfant. C'est peut-être me montrer trop naïve et romantique … »

« Pas forcément, mais certains hommes peuvent être effrayés par un tel engagement. Ou ne pas être près à accepter l'enfant d'un autre. Même si cet autre est un inconnu qui ne fera jamais irruption dans leur vie. »

« Vous avez surement raison. » Marmonnai-je en fixant la cuillère que je faisais tourner dans ma tasse à moitié vide.

« Mais vous pensez toujours que vous voulez faire cet enfant. » Devina-t-il.

Je relevai les yeux vers lui et le fixai quelques secondes, réfléchissant en silence.

« Oui. » Finis-je par avouer.

« Alors qu'est-ce que vous attendez ? »

« Je ne veux pas être seule. » Dis-je en détournant le regard, de nouveau prête à pleurer.

« Est-ce que vous me laisseriez être là ? » Questionna-t-il.

« Vous n'avez pas à faire ça … » Soupirai-je.

« Bella. » Me coupa-t-il. « Si je vous le propose c'est que j'en ai envie. J'ai envie de vous aider à atteindre votre vie de rêve, et pas seulement en étant le médecin qui fait les injections. »

« Comment ça ? » Demandai-je, ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir.

« Je peux être là pour vous écouter, comme aujourd'hui, et vous encourager. Je peux être votre ami. Si vous le voulez … »

Et comme plus tôt, c'était exactement ce dont j'avais envie et besoin, alors j'acceptai.

« Oui. Oui je crois que c'est quelque chose qui me plairait. »

« Très bien. » Acquiesça-t-il en souriant. « Mais il faudra me refaire beaucoup de ces cookies et de ces muffins de la dernière fois ! » Plaisanta-t-il en me menaçant de son index pointé.

« Je crois que c'est un bon prix. » Rigolai-je avec lui.


Je dois avouer que ça a été dur à écrire. Difficile de se remettre dans le bain, surtout sur un chapitre qui exprime autant de sentiments que je ne connais pas vraiment moi-même. J'espère que ça restera crédible.

Pour répondre à ceux qui le demandaient, il n'y aura pas de POV d'Edward. Du moins pas pour l'instant, on a bien vu que j'avais craqué sur BPHS.

J'essayerai de garder le rythme et de ne pas vous laisser des mois sans chapitre ! Je ferai de mon mieux !