Auteur : Moi, quelle question !
Rating : K+
Disclamer : Tout à Tite Kubo sauf ce qui est à la mythologie et à mon imagination !
Note : Enfin un nouveau chapitre. Je sais, j'ai mis du temps à le mettre en ligne et je n'ai aucune excuse à part ma flemme et, peut-être, le fait que mon ordi qui rame…
Soul Society, 5h33 :
Ça y était. Je devais m'en aller. Lentement, je quittai l'ombre des arbres pour m'avancer dans la lumière du petit matin, qui n'éclairait encore, de ses pâles rayons, que le Temple des Regrets et la Colline des Condamnés. C'est sur cette dernière que je me trouvais. En face de moi, au pied de l'échafaud brisé, cinq personnes m'attendaient dont quatre ayant des ailes blanches ou noires dans le dos. C'était les anges, ceux qui étaient comme moi. Mes semblables, le peuple dont j'étais issue. A ma grande surprise, le Soutaïsho était également présent.
« A quelle heure a-t-il dut se lever pour être présent à l'aube ? » ne pus-je m'empêcher de penser, songeant aux rhumatismes qui devaient le faire souffrir.
Il s'était placé légèrement en retrait par rapport aux autres, quoique légèrement surélevé par une petite élévation naturelle du terrain ; son apparence de vieillard contrastant comme toujours avec la puissante énergie brûlante qu'il dégageait. Je m'avançai vers eux. Eux me dévisageaient ; moi j'observais le ciel qui avait changé de couleur suite au lever du soleil et que je ne reverrais peut-être jamais. Enfin, j'arrivai à hauteur de mes compagnons. Ils m'accueillirent avec le sourire.
Les adieux se firent rapidement, il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de monde pour le dire, tout le Seireitei dormant encore ou se réveillant à peine, excepté Yamamoto. Le départ, quant à lui, se fit de manière très bizarre. Lionel s'envola et traça une porte dans l'air, avec son épée. Là où il avait pointé son arme, une espèce de brouillard grisâtre et scintillant s'installait. Lorsqu'il eut fini de tracer les contours, le brouillard se mit à scintiller de plus en plus et je dus fermer mes yeux pour ne pas être éblouie. Presque aussitôt après, il y eut un courant d'air qui ébouriffa mes plumes et, lorsque je rouvris les yeux, je vis qu'à présent, à l'endroit où Lionel avait manié la lame, se trouvait, non pas le ciel bleu de la Soul Society, mais un ciel rougeâtre où un gaz non identifié circulait. L'ange brun semblait assez fatigué.
« C'est ça, le ciel de mon monde ? »
Lionel prit la parole :
- Voici le ciel du 2ème monde, à un des rares endroits où il y en a, ce monde se trouvant essentiellement sous terre… Nous ne pouvons passer outre que d'un monde à la fois, c'est pourquoi il nous faut passer par là. De plus, il nous faudra beaucoup de temps pour y parvenir et le portail ne reste pas longtemps ouvert.
En effet, pendant qu'il parlait, le dit portail se rétrécissait lentement mais sûrement. Les trois autres s'étaient déjà envolés et attendaient juste à côté de la faille spatiale. Il me fit un signe et s'envola à son tour. Après quelques secondes, je déployai, moi aussi, mes ailes et m'envolai à sa suite. 2 s'engouffrèrent dans le passage puis se retournèrent et m'attendirent. Il s'agissait du frère et de la sœur, Démétri et Gabrielle, je crois.
Je jetai un dernier regard en arrière, voyant le paysage de la Soul Society en son entier. D'abord, il y avait le Seireitei, avec le Temple des Regrets, les divisions organisées en cercle près de celui-ci et les maisons des shinigami. Ensuite, venait le Rukongai, entourant le Seireitei, avec ses maisons de plus en plus pauvres suivants les districts, ses forêts, ses champs et ses rivières. C'était le paradis ou, plutôt, un des paradis. Et je ne le reverrais sans doute jamais. Mais pas le temps d'être nostalgique, le portail se refermait. Alors, résolument, je m'avançai vers l'inconnu, laissant mes peurs derrière moi. En parlant de derrière-moi, les deux autres anges me suivirent dans le passage.
Je me retournai encore une fois mais on ne voyait plus la Soul Society. Devant nous, on ne voyait plus non plus le bout du chemin. Nous étions plongés dans le néant. Il n'y avait rien autour de nous, que du vide et de la lumière. Une lumière blanche qui semblait jaillir de partout et qui nous guidait, j'en avais l'intime conviction. Mes compagnons et moi-même, nous volions sans nous arrêter ; de toutes façons, nous n'aurions pas pu puisqu'il n'y avait aucun endroit où se reposer. J'ignore combien de temps nous sommes rester dans ce passage et quand il a pris fin. Simplement, à un moment nous nous trouvions dans le passage, l'instant suivant nous volions dans un ciel rougeâtre où les nuages étaient noirs. Nous nous posâmes sur un rocher – rouge lui aussi – et mes semblables changèrent aussitôt d'apparence. Gabrielle s'approcha de moi :
- Pour changer d'apparence, il suffit que tu visualises un autre corps.
- Je veux bien moi, mais je ne sais pas à quoi ressemblent ces démons !
- Ces simples, regarde-nous. Ils sont petits, cornus, rouges et très laids
Il était vrai qu'ils s'étaient tous transformés en ça. Gabrielle sourit, d'un sourire effrayant qui dévoila les dents aiguisées du monstre en lequel elle s'était transformée.
- Si on m'avait dit qu'un jour je devrais te donner des conseils, Angel, je ne l'aurais pas cru !
Je souris. Je ne me souvenais de rien mais, ces gens, je savais qu'ils étaient mes amis.
- Bon alors, qu'est-ce que t'attends ? Transforme-toi !
- Ah, oui ! Désolée !
- C'est bon, ne t'excuse pas.
- Désolée ! Euh…
- Pff !
Je n voulais pas passé pour une incapable. Je me concentrai donc et visualisai le démon dans ma tête, comme me l'avais conseillé Gabrielle. Je me sentais un peu ridicule mais bon, tant qu'à faire, autant essayer ! Alors que j'imaginais être ce monstre, à ma grande surprise, je sentis mon corps changer. Avant que je n'ai eu le temps de m'exclamer de surprise, je me retrouvai dans le corps d'un démon. Lionel esquissa un sourire amusé.
- Angel, une des raisons pour lesquelles nous nous transformons est de ne pas nous faire remarquer en changeant nos vêtements et nos ailes. Or, tu possèdes encore les deux.
Je me regardai et découvris, qu'effectivement, c'était le cas.
- …
Je me dépêchai de modifier cette erreur.
Fin P.O.V.
Soul Society, 5h35 :
Seireitei, Colline du Sôkyoku :
Alors que les Anges venaient de diparaitre dans le portail, six hommes masqués apparurent devant le Capitaine Commandant. Cinq étaient agenouillés tandis que le sixième se tenait debout. Il baissa son masque et se révéla être une jeune fille.
- Capitaine Soi Fong, avez-vous fait ce que je vous avais demandé ?
- Hai, Soutaïsho. Les trois individus surveillés n'ont eu aucune activité suspecte. Ils ont juste parcouru le Seireitei et le Rukongai. Ils ont également parlé à quelques personnes dans les districts 5, 15 et 25. Leur chef est resté dans ses quartiers jusqu'au milieu de la nuit. Il a ensuite regardé le ciel avant d'y retourner. Quant à la jeune fille, il n'y a rien à signaler d'inhabituel par rapport à ce dernier mois.
« Quoi que… » songea le Taïsho de la seconde division.
- Bien.
Seireitei, 13ème division :
Ukitake Juushiro observait le plafond de sa chambre. Il savait qu'elle était partie et il ne restait rien de son passage à part des traces de réatsu et une unique plume blanche. Il se sentait triste mais, en même temps, le Capitaine ne s'était jamais senti aussi bien depuis que sa fichue maladie s'était déclarée. Il avait l'impression qu'il aurait pu courir dans les champs à perte d'halène et combattre les hollows sans avoir de problèmes.
« Hane… »
L'homme aux cheveux blancs soupira.
Seireitei, manoir des Kuchiki :
Kuchiki Byakuya n'arrivait plus à trouver le sommeil. Il était troublé par cette jeune fille bien plus qu'il ne se l'avouait. Inconsciemment, il cherchait son réatsu et, lorsque celui-là disparut, il sursauta. C'était étrange, bien qu'il sût pertinemment que l'Ange s'en était allée, il ne pouvait s'empêcher de guetter sa présence dans la chambre d'à côté ; de tendre l'oreille en essayant d'entendre à nouveau le bruissement des draps du futon de la jeune lorsque celle-ci se retournait en dormant, de s'attendre à tout moment à ce qu'elle se réveille et appelle encore et toujours cette même personne. Raphaël. Le noble était aux aguets et il détestait ça. Jamais, il n'aurait du ressentir le besoin de l'entendre. Jamais il n'aurait du éprouver cet étrange sentiment qui l'avait pris cette nuit lorsque la jeune femme lui avait pris la main…
Résolu à s'occuper l'esprit, le leader de la famille Kuchiki se leva et se rendit à la salle d'eau bien qu'il fut encore très tôt. Sans le vouloir, il ralentit lorsqu'il passa devant la chambre d'Hane.
Rukongai, 15ème district :
Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus. Et bien plus longtemps encore qu'ils ne s'étaient pas réunis, tous ensemble. Cela ne s'était produit que deux fois depuis qu'ils avaient emménagé dans les districts. D'abord, parce qu'ils habitaient assez loin les uns des autres. Ensuite, parce que ils n'en voyaient pas l'intérêt.
Dans la cave d'une maison comme les autres, les Anges reprirent leur véritable apparence et un débat commença. L'aube venait à peine de naître mais ils avaient beaucoup de choses à discuter. Ce n'était pas pour rien que l'on était venu les informer.
2ème Monde (Enfers) :
Raphaël était revenu depuis quelques jours déjà lorsqu'on signala l'intrusion. Des Anges s'étaient posés dans le 5ème secteur. Certain de l'identité des visiteurs, il se dirigea tranquillement à leur rencontre. Cependant, il n'eut pas le temps d'y arriver que les intrus disparurent. Surpris, il se hâta pour trouver sur les lieux des démons plus que perplexes. Il y avait 10 Démons Mineurs et un Démon Majeur, tous très laids. Aucun d'entre eux n'étaient un Ange. Le chef de l'opération (le Démon Majeur évidemment, les autres étant trop bête pour comprendre quoi que ce soit) s'expliqua avec Raphaël :
- Ils étaient là, sous l'apparence de démons, et puis, ben, ils ont disparu !
- Comment ça, « disparu » ?
- Ben ouais, disparu, disparu. Z'étaient là et puis, pouf !, à plus personne.
- J'avais compris, triple imbécile ! Mais comment peuvent-ils avoir disparu, crétin ?!
- J'en sais rien moi !
Le traître, furieux, passa ses nerfs sur une de ces immondes créatures, la réduisant en pièces détachées devant son chef, avant d'aller retrouver Satan. Ce n'était pas ainsi que ça devait se passer ! Ils ne devaient pas s'échapper ! Et puis d'abord, comment avaient-ils fait ? Lorsque ces fichus habitants du premier monde passait dans un autre monde grâce au portail, ils étaient censés devoir se reposer avant de pouvoir repartir !!!
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que ce chapitre est dans un tout autre ton que les précédents… Et qu'il est un peu guimauve, au niveau de Byakuya et Juushiro -_-''
Donc voilà le départ d'Hane et cie. Mais comment ont-ils échapper aux Démons Mineurs et au Démon Majeur ? Réponse dans le prochain chapitre ! ^^
